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Saputo

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FY2002 Annual Report · Saputo
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Rapport annuel • 2002

www.saputo.com

Ensemble
Ensemble

Conseil d’administration
Conseil d’administration

André Bérard
Président du Conseil d’administration
Banque Nationale du Canada

Caterina Monticciolo, CA
Présidente
Julvest Capital Inc.

Lino Saputo, Jr.
Président et chef de l’exploitation, 
division Fromage (États-Unis)
Saputo Inc.

Claude Blanchet
Président du Conseil d’administration,
président et chef de la direction
Société générale de financement 
du Québec

Patricia Saputo, CA, PF
Présidente
Gestion Pasa Inc.

Pierre Bourgie
Président et chef de la direction
Société Financière Bourgie Inc.

Lino Saputo
Président du Conseil d’administration
et chef de la direction
Saputo Inc.

Louis A. Tanguay
Administrateur de sociétés

Sommaire •

Faits saillants • 02

Message aux actionnaires • 16

Secteur Produits laitiers • 20

Secteur Produits d’épicerie • 26

Analyse par la direction • 27

Haute direction • 34

États financiers consolidés • 37

Notes afférentes aux états financiers consolidés • 40

Renseignements à l’intention des actionnaires • 54

Conseil d’administration • 55

Vous avez entre les mains le 
rapport annuel 2002 de Saputo. 
Au moment où vous lisez ces lignes,
partout en Amérique du Nord, 
dans tous les secteurs d’activités 
de la Société, les employés de 
Saputo sont à l’œuvre. 

Guidés par les plus hauts 
standards de qualité de l’industrie, 
nous ne passons pas une minute 
sans accorder la plus grande attention
aux produits qui font notre fierté, 
de nos usines à votre table.

Ensemble
Ensemble

La croissance • Voilà ce à quoi nous, les quelque 7 100 hommes et femmes qui formons Saputo, nous activons jour après jour dans nos
52 usines, nos succursales et nos centres de distribution. Par notre engagement. Par notre dévouement. Par notre sens du dépassement.
De fait, par le dynamisme constant de nos actions, nous avons réussi à faire de Saputo le premier transformateur laitier du Canada et
l’un des cinq plus importants producteurs de fromage en Amérique du Nord. 

Nous sommes actifs dans deux secteurs de l’industrie de la transformation alimentaire : les produits laitiers et les produits d’épicerie.
On retrouve nos produits laitiers dans tous les segments de marché de l’alimentation, soit la restauration, le détail et le segment industriel.
Les produits de nos divisions Fromage (Canada) et Fromage (États-Unis) sont commercialisés sous des marques de commerce solidement
établies telles que Saputo, Stella, Frigo, Dragone, Armstrong, Caron et Cayer. Notre division Lait englobe la fabrication de toutes les catégories
de produits laitiers autres que le fromage. Ses produits sont présents partout au Canada sous les marques Dairyland, Baxter et Nutrilait.
Active à l’échelle canadienne, notre division Boulangerie fabrique et commercialise des petits gâteaux et des tartelettes. Notre marque Vachon,
bien connue partout au Canada, chapeaute toute une variété de petits gâteaux depuis 1923.

REVENUS

BAIIA

BÉNÉFICE NET

FLUX NETS DE TRÉSORERIE 

(en millions de dollars)

(en millions de dollars)

(en millions de dollars)

LIÉS À L’EXPLOITATION

(en millions de dollars)

1 860,8

2 161,7

3 457,4

236,9

271,0

352,4

100,1

110,2

160,2

176,0

190,1

244,5

2 174,9

1 282,5

1 055,7

1 106,0

674,7

1 186,1

218,4

102,7

134,2

139,4

131,6

134,0

2000

2001

2002

2000

2001

2002

2000

2001

2002

2000

2001

2002

Canada          États-Unis

Tous les montants de ce rapport sont en dollars canadiens, sauf indication contraire.

RENDEMENT CUMULATIF TOTAL DEPUIS LE PREMIER APPEL PUBLIC À L’ÉPARGNE
Investissement fait le 15 octobre 1997

Saputo

S & P TSX

15/10/97

31/03/98

31/03/99

31/03/00

31/03/01

31/03/02

$
0
0
1
=
7
9
9
1
e
r
b
o
t
c
o
5
1

400 $

350 $

300 $

250 $

200 $

150 $

100 $

50 $

02 • 03

 
 
 
 
 
Faits saillants •

Aux 31 mars

(en milliers de dollars, sauf les données par action et les ratios)

2002

2001

2000

Revenus

Secteur Produits laitiers

Canada

États-Unis

Secteur Produits d’épicerie

Bénéfice avant intérêts, impôts sur les bénéfices et amortissement (BAIIA)

Secteur Produits laitiers

Canada

États-Unis

Secteur Produits d’épicerie

Bénéfice net

Flux nets de trésorerie liés à l’exploitation, avant la variation 

des éléments hors caisse du fonds de roulement d’exploitation

Fonds de roulement

Total de l’actif

Dette à long terme, incluant la tranche échéant à moins d’un an

Capitaux propres

Par action

Bénéfice avant l’amortissement des écarts d’acquisition

De base

Dilué

Bénéfice net

De base

Dilué

Flux nets de trésorerie liés à l’exploitation, avant la variation 

des éléments hors caisse du fonds de roulement d’exploitation

Valeur comptable

Ratios financiers

Dette portant intérêts / Capitaux propres

Rendement sur les capitaux propres moyens des actionnaires

1 987 486 $

1 282 555 $

3 270 041 $

187 371 $

3 457 412 $

183 054 $

133 996 $

317 050 $

35 372 $

352 422 $

160 161 $

803 970 $

1 106 039 $

1 910 009 $

251 662 $ 

2 161 671 $

96 912 $

131 555 $

228 467 $

42 507 $

270 974 $

110 241 $

528 466 $

1 186 136 $

1 714 602 $

146 276 $

1 860 878 $

81 539 $

134 188 $

215 727 $

21 218 $

236 945 $

100 068 $

244 535 $

258 908 $

190 090 $

242 878 $

176 047 $

171 232 $ 

2 046 675 $

2 012 979 $

1 441 002 $ 

675 125 $

900 588 $

795 896 $

747 901 $

501 575  $

628 894  $

1,56 $

1,54 $

1,56 $

1,54 $

2,38 $

8,73 $

0,78

19,4 %

1,21 $

1,20 $

1,08 $

1,07 $

1,86 $

7,30 $

1,07

16,0 %

1,10 $

1,09   $

1,00   $

0,99   $

1,76   $

6,14   $

0,83

18,6 %

nous créons de la valeur
nous créons de la valeur

Ensemble
Ensemble

L’esprit d’initiative • Sans conteste, voilà le cœur de la culture entrepreneuriale de Saputo. L’esprit d’initiative,
c’est notre carburant, notre énergie, notre vivacité. C’est ce qui nous donne la capacité d’innover, d’agir rapidement
sur tous les fronts et de réagir adéquatement aux mouvements du marché. Bref, c’est ce qui nous permet de faire
croître notre entreprise, et cela, depuis sa fondation.

Au fil de nos récentes acquisitions, nous n’avons donc négligé aucun effort pour propager cet esprit à travers nos
nouvelles entités. Entre autres, nos gestionnaires se concentrent sur les activités quotidiennes et disposent de toute
la souplesse nécessaire pour s’adapter rapidement aux changements. Chez Saputo, nous savons que c’est forts
d’un esprit commun que nous réussirons à aller au bout de notre potentiel.

04 • 05

Joseph Milhomme et Marc-André Milhomme, usine de Saint-Léonard, Québec

nous poursuivons la tradition
nous poursuivons la tradition

Ensemble
Ensemble

L’excellence • Chez Saputo, c’est cette qualité qui nous a portés à nous munir de tous les atouts nécessaires
pour nous positionner comme un joueur important de la transformation laitière en Amérique du Nord. Voilà
pourquoi nous disposons d’une gamme de produits dont la notoriété n’est plus à faire. Voilà pourquoi nos 52 usines
de production sont réparties stratégiquement près de nos sources d’approvisionnement et des grands centres de
consommation. Voilà aussi pourquoi nous comptons sur la contribution essentielle de tous nos employés.

Indéniablement, notre engagement envers l’excellence nous confère un positionnement avantageux partout en
Amérique du Nord. Et c’est également ce qui nous permettra de renforcer notre enracinement dans nos marchés
tout en couvrant de plus en plus de territoire.

06 • 07

Bob Van Ommen et Laura Schwartz, Burnaby, Colombie-Britannique

nous faisons du chemin
nous faisons du chemin

Ensemble
Ensemble

L’engagement • Chez Saputo, voilà certainement la qualité la plus estimée. Surtout lorsqu’il s’agit d’assurer
une solide continuité au sein de la Société. D’où l’attention particulière que nous accordons à la sélection de nos
ressources, à tous les niveaux. Conscients que nos employés représentent notre capital le plus important, nous
nous affairons à leur créer un environnement de travail stimulant qui les valorise et leur permet de se développer,
notamment en privilégiant les promotions à l’interne. 

D’ailleurs, chez Saputo, nous n’offrons pas des emplois, mais bien des carrières. Parce que nous apprécions au plus
haut point l’apport de notre personnel et parce que nous sommes convaincus que nos gens demeurent les meilleurs
agents de transmission des valeurs et de la culture qui font notre succès. Et nous comptons bien qu’il en soit ainsi
pour encore plusieurs générations.

08 • 09

Danielle Doyon, Francine Rhéaume et Georgeline Poulin, usine de Sainte-Marie, Québec

nous relevons de nouveaux défis
nous relevons de nouveaux défis

Ensemble
Ensemble

Les perspectives • C’est avec pertinence et discernement que nous envisageons atteindre notre objectif de
devenir l’un des plus importants et l’un des meilleurs transformateurs laitiers à l’échelle mondiale. Notre expansion ne
pourra être efficace que si nous conservons notre souci de bien faire les choses. D’autant plus que nous comptons
la faire par le biais d’acquisitions, dans la mesure où celles-ci ajouteront de la valeur à l’ensemble de la Société. Nous
avons su, par le passé, démontrer notre capacité à bien les intégrer et il en demeurera ainsi. 

Notre intention est de nous concentrer principalement sur les produits laitiers, en nous implantant géographiquement
là où il y a du lait à transformer, pour ensuite y faire profiter notre culture d’entreprise, notre connaissance de
l’industrie et notre expertise en matière d’exploitation.

10 • 11

Modesto Di Raimo, Di Raimo Pizzeria, et Jeffrey Pugliese, Huntington, New York

nous préparons l’avenir
nous préparons l’avenir

Ensemble

nous vous livrons la fraîcheur
nous vous livrons la fraîcheur

14 • 15

Julia Znoj, Clémence Blais et Francis-Olivier Alleyne, Montréal, Québec

Message aux actionnaires

Le bénéfice net au 31 mars 2002 s’est établi à 160,2 millions de dollars, soit une augmentation de 29,1 % sur les
124,1 millions de dollars (avant amortissement des écarts d’acquisition) de l’exercice précédent. Ces résultats
traduisent bien la justesse de nos décisions de la dernière année quant à la mise en place d’une nouvelle structure
d’exploitation de même qu’à toute l’attention que nous avons portée à transmettre, au sein de Dairyworld, nos
valeurs, nos systèmes et nos procédures. Nous sommes fiers de ces résultats, car ils démontrent également que
nous avons très bien tiré notre épingle du jeu sur le marché américain qui connaît beaucoup de fluctuations.

Revenus •
Les revenus de l’exercice 2002 ont totalisé 3,457 mil-
liards de dollars comparativement à 2,162 milliards
de dollars pour l’exercice 2001. Cette augmentation
de 60,0 % est due principalement à la contribution pour
l’année entière de Dairyworld, acquise en février 2001.

Cette importante croissance des revenus est conforme
à notre objectif de faire de Saputo l’un des meilleurs
transformateurs laitiers à travers le monde. Du reste,
la Société n’a procédé à aucune acquisition majeure
en 2002, afin de se consacrer à l’intégration de
Dairyworld.

Revue de l’année •
L’exercice 2002 aura permis à toute l’organisation
de faire le point sur son développement. À l’été, nous
avons annoncé la mise en place d’une nouvelle structure
d’exploitation dans le but d’accorder à chacune de nos
divisions l’autonomie nécessaire lui permettant de porter
toute l’attention requise à ses activités afin de les faire
fructifier. Nous avons également cédé nos activités
de fabrication et de commercialisation de biscuits,
de biscottes et de soupes à Dare Foods. Tout le long de
l’exercice, nous avons progressé dans l’intégration de
Dairyworld. En fin d’année, plus forts de cette acquisition

et du déroulement de son processus d’intégration, nous
avons procédé à l’achat d’une usine de fabrication de
fromage aux États-Unis. Le dernier exercice nous aura
aussi donné l’occasion de consolider nos activités,
d’améliorer davantage nos résultats et de rassembler
tous nos effectifs autour d’une même vision : poursuivre
notre croissance.

NOUVELLE STRUCTURE D’EXPLOITATION
En juin dernier, lorsque nous avons mis en place notre
nouvelle structure d’exploitation constituée de quatre
divisions d’affaires, nous avons annoncé la nomination
d’un président et chef de l’exploitation à la tête de
chacune d’elles. Notre secteur Produits laitiers est
formé de la division Fromage (Canada), présidée par 
Dino Dello Sbarba, de la division Fromage (États-Unis),
présidée par Lino Saputo, Jr., et de la division Lait, présidée
par Randy Williamson. Le secteur Produits d’épicerie,
quant à lui, est composé de la division Boulangerie,
présidée par Daniel Boulais. 

Cette nouvelle structure organisationnelle nous permet
de consacrer toute l’attention nécessaire à l’exploitation
des divisions. La dernière année aura donc permis aux
gestionnaires de se concentrer sur les activités propres
à chacune d’entre elles, tout en assurant la transmission
de la culture et des valeurs fondamentales de Saputo.

16 • 17

Rapport annuel • 2002

ENTENTE AVEC DARE FOODS
En juillet 2001, nous avons annoncé que nous cédions
les activités de fabrication et de commercialisation
de biscuits, de biscottes et de soupes de notre secteur
Produits d’épicerie à Dare Foods. En contrepartie,
nous détenons maintenant une participation de 21 %
au sein de cette entreprise. À la suite de cette entente,
la division Boulangerie a pu porter toute son attention
sur les petits gâteaux et les tartelettes. Ce faisant, la
division a profité de l’exercice pour s’affairer de façon
plus soutenue à l’amélioration de son efficacité et au
développement de sa croissance organique dans cer-
tains de ses marchés existants, notamment dans l’Ouest
canadien. Des actions ont également été entreprises
dans le but de percer de façon graduelle le marché
américain.

INTÉGRATION DE DAIRYWORLD
Au moment de l’acquisition de Dairyworld, nous avions
mentionné que son processus d’intégration se réaliserait
selon un plan d’action échelonné sur une période de
12 à 18 mois. Nous avons donc procédé, au cours de la
dernière année, à une révision complète de l’ensemble
de ses activités. Grâce à l’appui de tous nos employés
ainsi qu’à notre expertise en matière d’exploitation,
nous avons procédé à l’intégration des activités
fromagères de Dairyworld (Armstrong) au sein de notre
division Fromage (Canada). Nous avons également
créé notre nouvelle division Lait à partir des activités
d’embouteillage et de fabrication de produits laitiers
autres que le fromage de Dairyworld et de nos activités
existantes de Trois-Rivières, au Québec. De par sa taille,
l’intégration de Dairyworld présentait tout un défi à
la Société pour ce qui est de la transmission de son
expertise, de ses façons de faire et de ses processus.
Nous tenons en effet à appliquer nos méthodes de
travail partout au sein de l’entreprise afin que nos
employés s’investissent tous en fonction des mêmes
objectifs. Et en ce sens, nous sommes très fiers des
progrès accomplis à ce jour quant à l’intégration de
Dairyworld. Pendant le prochain exercice, nous com-
pléterons notre plan d’action initial et continuerons en
même temps à améliorer l’efficacité de ses activités. 

ACQUISITION D’UNE USINE DE FABRICATION

DE FROMAGE EN PENNSYLVANIE
Du côté américain, nous nous sommes concentrés
sur l’amélioration de nos activités quotidiennes afin
de nous assurer de la compétitivité de la division
Fromage (États-Unis) ainsi que sur le développement
et l’élargissement des bases de notre clientèle.
Parallèlement, nous sommes restés à l’affût des

occasions d’affaires potentielles et c’est ainsi que
nous avons procédé, le 11 mars 2002, à l’acquisition des
actifs de production de l’usine de ConAgra Foods située
à Whitehall, en Pennsylvanie. Grâce à la solide structure
organisationnelle de notre division Fromage (États-Unis),
l’intégration de cette usine à nos activités américaines
devrait s’effectuer à un rythme accéléré. Cette acquisi-
tion nous permet d’ajouter environ 14 millions de kilos
de fromage à la capacité de production de la division,
en plus de nous donner accès à de nouvelles sources
d’approvisionnement en lait. Je profite de l’occasion pour
souhaiter la bienvenue aux employés qui se joignent à
notre entreprise à la suite de cette acquisition.

NOUVELLE IMAGE CORPORATIVE
Comme vous avez pu le constater en feuilletant le
document que vous avez entre les mains, nous intro-
duisons, avec le rapport annuel de l’exercice 2002, une
toute nouvelle signature corporative qui devient, par
le fait même, la nouvelle identité visuelle de la Société.
L’idée d’une nouvelle signature corporative a pris nais-
sance il y a quelques mois lorsque nous avons entrepris
la modernisation du logo de la marque de commerce
Saputo. Nous avons alors constaté que le design distinctif
du script utilisé dans ce nouveau logo traduisait
parfaitement la richesse de l’expérience qui caractérise
notre entreprise. Nous avons donc extrait le nom
« Saputo » pour en faire notre nouvelle signature
corporative. Cette nouvelle signature sera introduite
progressivement au cours du prochain exercice.

Industrie •
Nous voyons d’excellentes occasions aux États-Unis,
où l’industrie alimentaire est en pleine période de
consolidation. Le marché américain, qui se distingue
du marché canadien et de son système de gestion de
l’offre et de la demande de lait, représente un bon défi
pour toute entreprise voulant s’y développer. Nous conti-
nuons de porter une très grande attention à la volatilité
des prix du fromage sur le marché américain qui ont
une incidence directe sur les résultats de la Société.

Au Canada, nous constatons que la croissance de
la consommation de fromage ne se fait pas au même
rythme que dans le reste de l’Amérique du Nord. Il y a là
matière à réflexion pour tous les acteurs de l’industrie.

Au terme de l’exercice 2001, nous attendions toujours
la décision du panel d’appel de l’Organisation mondiale
du commerce (OMC), au regard du jugement sur
les efforts du Canada à se soumettre à une décision
du panel quant à la modification de son système

d’approvisionnement en lait pour la transformation
de produits destinés à l’exportation, afin que celui-ci
soit conforme aux exigences de l’OMC auxquelles le
Canada doit s’astreindre. Dans la décision finale rendue
le 3 décembre 2001, le panel d’appel indiquait qu’il ne
possédait pas l’expertise nécessaire afin de compléter
l’analyse requise pour en arriver à un jugement sur la
question. Conséquemment, en janvier 2002, les États-
Unis et la Nouvelle-Zélande ont demandé à ce qu’un
nouveau panel soit constitué et le processus de révision
est toujours en cours. Le rapport de ce nouveau panel
est attendu au milieu de l’été 2002. L’incertitude relative
à ces délibérations déstabilise malheureusement notre
approvisionnement en lait pour l’exportation et nous
oblige à procéder avec beaucoup de prudence pour
répondre à nos engagements sur le marché international.
Au Canada, le lait industriel disponible à l’exportation
généralement représente approximativement 6 % de
la production totale de lait industriel.

Perspectives •
Le travail effectué au cours du dernier exercice
nous a permis de consolider notre position de joueur
important de l’industrie de la transformation laitière
nord-américaine. Nous avons profité de cet exercice
pour fortifier la nouvelle structure de la Société et,
de là, permettre à chacune de nos divisions de renforcer
sa propre organisation et de se préparer à relever
de nouveaux défis. Dans la prochaine année, nous
poursuivrons donc notre croissance avec le même
enthousiasme et le même discernement que par le passé. 

Notre stratégie de croissance se définit sur deux plans.
Organiquement, nous nous employons tous les jours
à développer nos affaires dans le but de combler nos
disponibilités de production. Nous investissons donc
beaucoup d’efforts dans la qualité des relations que
nous entretenons avec nos partenaires et notre clientèle
ainsi que dans le développement de nos affaires auprès
de nouveaux clients. 

Notre stratégie est également basée sur les acquisitions.
Devant chaque occasion qui se présente, nous considé-
rons toujours les critères fondamentaux suivants : les
activités de l’entreprise doivent être complémentaires
aux nôtres et son acquisition potentielle doit pouvoir
ajouter de la valeur à la Société, et ce, à juste prix.

Par le passé, cette stratégie nous a bien servis. D’autant
plus que nous avons su démontrer notre capacité à
bien intégrer chacune des acquisitions que nous avons
effectuées. Notre nouvelle structure sous forme de

quatre divisions d’affaires facilitera encore davantage
l’intégration d’éventuelles acquisitions ainsi que leur
contribution aux résultats et au développement de
la Société.

Au cours du prochain exercice, nous demeurerons
plus que jamais à l’affût des occasions d’affaires
qui pourraient se présenter. Bien implantés dans
tous les secteurs de l’industrie laitière canadienne,
nous concentrerons notre développement sur les
États-Unis, organiquement et par acquisitions,
ainsi que sur les marchés internationaux. 

Aux États-Unis, nous possédons déjà une base solide
que nous pouvons développer au moyen d’acquisitions
d’envergure nationale et régionale, dans la fabrication
de fromage. Nous regarderons, au moment opportun
et lorsque nous nous sentirons prêts, la possibilité
d’étendre nos activités dans la fabrication d’autres
produits laitiers sur divers marchés.

Nous analyserons également les possibilités de croissance
qui passeraient par l’acquisition de manufacturiers de
fromage établis au-delà des frontières nord-américaines.

Saputo est aujourd’hui plus forte que jamais. Plus forte
de tous ses employés qui partagent les mêmes valeurs
et, surtout, la même culture entrepreneuriale qui a permis
à la Société de croître à un rythme impressionnant
au cours des cinq dernières années. Le dévouement
au travail de nos employés ne cessera jamais de
m’impressionner et je profite de l’occasion pour les
en remercier sincèrement.

Je tiens aussi à remercier notre clientèle de sa loyauté
et de la confiance qu’elle continue de nous accorder
de même que tous nos fournisseurs qui, année après
année, se révèlent des partenaires d’affaires hors pair.

Enfin, je tiens à remercier les membres de notre Conseil
d’administration de leur soutien et de leurs conseils
éclairés tout le long de l’exercice 2002.

Ensemble, nous préparons l’avenir.

«Lino Saputo»
(signé)

Lino Saputo

Président du Conseil d’administration 

et chef de la direction

Le 4 juin 2002

18 • 19

Rapport annuel • 2002

SIÈGE SOCIAL

USINES

DIVISION FROMAGE (CANADA)

DIVISION FROMAGE (ÉTATS-UNIS)

DIVISION LAIT

SUCCURSALES / CENTRES DE DISTRIBUTION

DIVISION BOULANGERIE

Secteur Produits laitiers

Notre secteur Produits laitiers représente 95 % de l’ensemble des revenus de la Société. 

Ce secteur est composé de trois divisions : la division Fromage (Canada), la division Fromage

(États-Unis) et la division Lait, active à l’échelle canadienne. Saputo est le chef de file de la

production fromagère au Canada et l’un des cinq plus importants producteurs de fromage

en Amérique du Nord. Nos divisions Fromage (Canada) et Fromage (États-Unis) fabriquent

et commercialisent une gamme complète de fromages allant de la mozzarella au cheddar, en

passant par les fromages fins, les fromages de spécialité et le fromage à effilocher. Les deux

divisions commercialisent également des sous-produits du lait tels que le lactose et les protéines

de lactosérum. La division Lait fabrique et commercialise principalement du lait nature. Elle

détient des marques de commerce dominantes dans toutes les catégories de produits laitiers.

Division Fromage (Canada)

Présente dans tous les segments de marché de
l’alimentation, notre division Fromage (Canada) offre à
sa clientèle une gamme de produits des plus complètes.
Récipiendaires de nombreux prix, nos fromages,
commercialisés sous des marques telles que Saputo,
Armstrong, Caron, Cayer et Tavistock, sont reconnus
pour leur excellente qualité.

Au cours du dernier exercice, nous avons d’abord
procédé à l’analyse des activités fromagères de
Dairyworld (Armstrong) dans le cadre de son intégration
au sein de la division. Le regroupement de l’ensemble
de nos activités en une seule et unique force était
nécessaire, car il nous a permis de nous positionner de
façon privilégiée dans un contexte de consolidation des
marchés. L’objectif premier du regroupement était de
s’assurer que la synergie de tous les éléments pouvait
être réalisée, et ce, tant au niveau des opérations que
de la clientèle, des ventes et de la logistique. 

Nous avons donc amélioré les opérations des usines
d’Armstrong grâce à l’application de nouveaux processus
et à des contrôles de production adaptés. À la suite de
l’analyse de l’ensemble des composantes de la division,
nous avons aussi procédé à la fermeture des usines de
Saint-François au Québec et de Bashaw en Alberta,

ainsi qu’au transfert de leurs activités vers d’autres unités
de production. Nous avons, par ailleurs, procédé à l’agran-
dissement de nos installations de Saint-Hyacinthe au
Québec qui abritent nos activités de transformation
de sous-produits. 

Nous avons ensuite organisé notre réseau de ventes
de manière à coordonner les activités d’Armstrong
aux activités déjà en place dans la Société, et cela, dans
le but de tirer l’efficacité maximale de la conjugaison
de nos deux systèmes.

Dans le but de toujours mieux servir nos clients, nous
avons modernisé nos usines situées dans l’Ouest canadien
en y installant certains équipements qui nous permettent
de livrer des produits transformés dans leur propre
région à nos client de l’Ouest tout comme à ceux du
centre et de l’Est du Canada.

Au cours des dernières années et au fil des acquisi-
tions que nous avons effectuées, notre division
Fromage (Canada) s’est enrichie de toute une nouvelle 
gamme d’excellents produits. En plus des fromages
mozzarella, cheddar et de spécialité, Saputo fabrique
aujourd’hui la plus grande variété de fromages fins 
du Canada.

20 • 21

Rapport annuel • 2002

La grande variété des produits que nous offrons nous
positionne auprès de nos clients du segment du détail
comme un fournisseur de choix, pouvant répondre à
l’ensemble des besoins liés à leur comptoir de fromages
fins. Grâce à nos ententes avec des distributeurs
nationaux, nous sommes également en mesure de
fournir ce type de fromages à notre clientèle du segment
de la restauration, ce qui a pour effet d’augmenter
les occasions d’utilisation de nos produits par 
les consommateurs.

Nous travaillons depuis quelques années à la 
consolidation de nos diverses marques de commerce
afin de nous concentrer sur nos marques principales
telles que Saputo, Stella, Armstrong, Caron, Cayer
et Tavistock. Nous devons maintenant nous affairer
à bien positionner ces marques dans le marché. Pour
ce faire, nous avons fixé des objectifs propres à chacune
d’elles, identifié leurs avantages comparatifs et mis
ceux-ci en évidence, afin que nos clients et les consom-
mateurs puissent encore mieux les reconnaître.

Au cours du dernier exercice, nous avons appuyé nos
marques à l’aide de diverses promotions régionales
ciblées. Nous nous sommes associés à Aliments du
Québec qui, avec cinq autres transformateurs alimen-
taires québécois, a mis de l’avant une campagne
médiatique et de relations publiques destinée au
marché québécois. 

Afin de soutenir la marque Armstrong en 2001, 
nous avons lancé la promotion « Part of the Family »
avec, en vedette, les personnages de la populaire bande
dessinée canadienne « For Better or for Worse ». Cette
promotion exhaustive réalisée auprès des consomma-
teurs et de nos partenaires commerciaux a été conçue
pour augmenter la notoriété de la marque et accroître
les ventes de fromages
Armstrong.

Également, dans l’Ouest canadien, nous avons tenu
des programmes de dégustation dans les principales
chaînes d’alimentation afin d’augmenter la pénétration
des marques Saputo et
Cayer dans cette région. 

Par ailleurs, nous avons
enrichi notre gamme de
fromages naturels en
tranches de deux nouvelles
variétés. Nous avons aussi
introduit plusieurs
nouveaux produits
sur le marché dont le
Mozzarellissima, un
fromage mozzarella haut de gamme destiné aux
consommateurs du segment du détail. 

À titre de joueur important de l’industrie laitière du
Canada, la Société a toujours privilégié une approche
des affaires qui tient compte des intérêts de l’industrie
tout en participant à son développement. Et c’est
certainement ce que nous continuerons de faire dans
l’Ouest canadien maintenant que nous y occupons
une place d’envergure. Afin de contribuer à la stabilité
de la gestion de l’approvisionnement en lait de la
Saskatchewan, de l’Alberta et de la Colombie-Britannique,
Saputo a conclu des ententes avec les autorités compé-
tentes de ces provinces, selon lesquelles elle s’engage
à transformer tous leurs surplus de lait. Ces ententes
démontrent la volonté de la Société de développer et
de maintenir des relations de qualité avec les différents
intervenants de l’industrie. Ces efforts nous permettent
de plus d’entrevoir l’avenir avec optimisme quant à nos
capacités d’exportations internationales.

Division Fromage (États-Unis) 

Représentant environ 6 % de l’ensemble de la production
de fromage américaine, notre division Fromage (États-
Unis) est reconnue pour la qualité et la variété de ses
produits. Ces derniers sont commercialisés sous des
marques implantées depuis plusieurs années telles
que Stella, Frigo, Dragone et Lorraine. 

La vague de consolidation que connaît actuellement
l’industrie alimentaire pousse ses différents joueurs
à se positionner de façon très spécifique. À l’instar
des autres divisions de la Société, la division Fromage
(États-Unis) réaffirme
sa position en tant que
l’un des plus importants
transformateurs laitiers
américains. Pour concrétiser
et renforcer son positionne-
ment de même que pour
optimiser l’ensemble de
ses activités, cette division
compte maintenant sur
l’appui d’un président
sur place, aux États-Unis.
En plus de continuer de
veiller à l’amélioration de
ses performances quotidi-
ennes, la division s’est fixée
des objectifs de volumes de production, qu’elle soutient
notamment avec des programmes de ventes et de
marketing d’impact.

Cette première année de la division Fromage (États-Unis)
en tant qu’unité d’affaires autonome lui a permis
de gagner en efficacité, en rendement et, surtout,
en flexibilité. La nouvelle structure organisationnelle
permet à la division de réagir rapidement aux diverses
occasions qui pourraient se présenter. Par ailleurs,
nous demeurons toujours à l’affût des opportunités
sur ce marché tout en concentrant notre attention sur
la croissance du rendement quotidien de nos activités. 

L’acquisition, en mars 2002, de l’usine de ConAgra

Foods située à Whitehall, en Pennsylvanie, cadre
parfaitement avec les objectifs de la division.
En effet, en plus d’augmenter la capacité de pro-
duction de l’ensemble de la division, cette usine
très flexible pour ce qui est de son exploitation,
ajoute une équipe d’employés qualifiés aux
ressources actuelles de la division. Sa situation
géographique, à proximité des marchés, nous
donne également accès à de nouvelles sources
d’approvisionnement en lait.

Profitant du fait que nous avons toujours été
reconnus pour l’excellence et la performance
de nos produits, nous avons concentré le déve-
loppement de la division sur le segment de
la restauration. C’est ainsi qu’au cours du dernier

exercice, nous avons lancé Saputo Premium, une marque
de mozzarella haut de gamme destinée aux pizzerias
indépendantes de la côte Est. Nous avons choisi de cibler
ce marché en premier, car les restaurateurs qui y font des
affaires connaissent déjà la marque Saputo depuis le
début des années quatre-vingt.

22 • 23
22 • 23

Rapport annuel • 2002

auprès des jeunes. La première, qui fut lancée lors de la
rentrée scolaire en août 2001, mettait en vedette l’illus-
tre chien Scooby-Doo et permettait au grand gagnant
de mériter un voyage à Hollywood afin de visiter les
studios de Cartoon Network. Cette campagne a
remporté le prix de la meilleure publicité télévisée
de l’International Dairy Foods Association (IDFA),
dans la catégorie Fromage. 

La seconde promotion, conçue en collaboration avec
Nintendo et lancée en février 2002, mettait en vedette
les célèbres Pokémon et donnait la chance aux consom-
mateurs de gagner instantanément un appareil et une
cassette Nintendo.

Sur le plan marketing, nous nous sommes
concentrés, au cours du dernier exercice,
sur nos marques de commerce déjà bien
établies dans le marché. Nous avons
notamment retouché l’ensemble des
emballages de nos produits de marque
Stella, et ce, tant dans le segment
de la restauration que dans celui du
détail. Les nouveaux emballages portent
maintenant les couleurs de l’Italie ainsi
que la mention « Quality since 1923 »,
intégrée au logo de la marque, de façon

à mettre en valeur la tradition de qualité et l’héritage
italien associés à ces produits.

Durant l’exercice, nous avons également ajouté les
nouveaux Frigo Cheese Heads Swirls à notre célèbre
gamme de fromages à effilocher. Ce nouveau produit,
qui combine les fromages mozzarella et au goût de
cheddar, complète à merveille notre offre de produits
aux consommateurs à la recherche d’une collation
santé. Ainsi, malgré la stabilité de ce segment, la part
de marché de notre marque Frigo Cheese Heads a connu
une croissance de 1,4 point pour atteindre 21,7 %1,
renforçant ainsi notre position de chef de file de
cette catégorie de produits.

Afin d’appuyer nos efforts
de vente sur le terrain, nous
avons conçu deux promotions
importantes rattachées à des
personnages très populaires

1 Information Resources Inc. - 24 mars 2002 (52 semaines)

Division Lait 

Les usines de la division Lait, réparties à l’échelle du
Canada, fabriquent et commercialisent une gamme
complète de produits laitiers incluant du lait, de la
crème, du yogourt, de la crème sûre et du fromage
cottage. Des produits non laitiers, tels que des crèmes
à café aromatisées, des jus et des boissons, complètent
la gamme de produits de la division. Nous commercia-
lisons les produits de cette division sous les marques
Dairyland, dans l’Ouest canadien et en Ontario, Nutrilait,
au Québec, et Baxter, dans les Maritimes.

La division Lait complète sa première année au sein
de la Société. L’exercice 2002 aura été une année
d’intégration pour la division où le point d’attention
aura été la réévaluation de tous les processus de travail
afin de simplifier et d’améliorer la gestion de nos affaires
sur une base quotidienne. Nous nous sommes concentrés
sur la création d’un environnement de travail positif
pour nos employés en partant du principe que ces
derniers reconnaissent et acceptent de prendre
personnellement la responsabilité de leurs activités.

Au niveau de la vente et de la distribution, l’exercice
2002 a été très fructueux. L’année a commencé avec
l’intégration de la nouvelle structure organisationnelle,
modelée selon les valeurs liées à la philosophie et aux
systèmes de gestion de Saputo. De plus, nous avons pris
des initiatives pour améliorer la performance financière
de nos affaires. Cela nous a entre autres amenés à
nous concentrer sur la rentabilité indépendante de
chaque route de distribution et à développer 
de nouvelles clientèles.

Du côté de l’exploitation,
nous avons obtenu cette
année la reconnais-
sance formelle des

programmes d’Analyse des dangers et maîtrise des
points critiques (HACCP) dans nos usines de Saint-Jean
au Nouveau-Brunswick, de Brampton en Ontario et de
Saskatoon, Burnaby et Annacis dans l’Ouest canadien,
en plus des usines où les programmes avaient été
reconnus l’an dernier.

Nous avons aussi entrepris une initiative majeure axée
sur l’amélioration de l’efficacité de notre service de
livraison à domicile qui rejoint près de 60 000 clients.
Au cours des vingt dernières années, le marché du
service à domicile en Colombie-Britannique a été
exploité au moyen de feuilles de contrôle sur lesquelles
les laitiers enregistraient les achats quotidiens des con-
sommateurs en inscrivant manuellement les produits
commandés sur des formulaires préimprimés. 

Notre objectif était de remplacer ce lourd système
de gestion par une technologie nouvelle, en simplifiant
le processus entier tout en améliorant la productivité
des livreurs. Le nouveau système devait être fiable, précis
et rapide. Étant donné la nature du travail, quelques
secondes de plus à chaque arrêt peuvent ajouter
des heures de travail à la journée. En janvier 2002,
nos laitiers ont donc commencé à gérer les achats
de leurs clients au moyen d’ordinateurs à main sur
toutes nos routes de livraison à domicile.

La division Lait commercialise des marques dominantes
à travers le Canada. Dairyland est la marque de lait
nature et de produits laitiers la plus importante de
l’Ouest canadien. Les produits de marque Dairyland
sont maintenant vendus de la Colombie-Britannique
à l’Ontario, dans tous les principaux marchés de
ces provinces. Notre stratégie consiste à
maintenir la valeur et à rehausser l’apprécia-
tion des marques appartenant à la Société.

24 • 25

Rapport annuel • 2002

L’exercice 2002 a été une année de transition au cours
de laquelle nous avons déployé des efforts significatifs
afin de formuler une stratégie étoffée pour notre porte-
feuille de marques de lait nature et d’autres produits
laitiers. En Saskatchewan, nous avons effectué avec
succès la transition du lait et des produits laitiers de
la marque Dairy Producers à la marque Dairyland.
L’acceptation de la marque Dairyland par les
consommateurs et nos partenaires commerciaux de la
Saskatchewan fut très positive. Le fait de nous concentrer
sur la marque Dairyland nous permet de maximiser la
valeur et le retour sur investissement de nos dépenses 
de marketing.

Le marché du lait nature au Québec représente 
une zone à haut potentiel de développement pour
la division Lait. Encouragés par le soutien et les plans
de croissance de nos clients nationaux, nous avons
lancé avec succès la marque de produits laitiers
Nutrilait dans le marché québécois en janvier 2002.
Les produits de marque Nutrilait arborent les mêmes
éléments graphiques que ceux de marque Dairyland,
de façon à créer une uniformité sur nos emballages
à travers le pays. 

Nous avons également converti nos
produits de marque Régal en produits
de marque Nutrilait. L’introduction
de la marque Nutrilait dans la région
de la Mauricie au Québec, a reçu une
réponse fort positive tant du côté
des consommateurs que de celui 
de nos partenaires commerciaux.

Dans les Maritimes, nous conti-
nuons d’appuyer notre marque
Baxter qui domine le marché du

lait au Nouveau-Brunswick et qui se classe également
parmi les trois marques les plus importantes de cette
catégorie en Nouvelle-Écosse. Au cours de l’exercice 2002,
nous avons appuyé cette marque au moyen de divers
programmes de marketing. Durant le prochain exercice,
nous appliquerons une série d’innovations à nos embal-
lages dans le but de profiter de l’excellente réponse
des consommateurs 
vis-à-vis les produits
de marque Baxter.

La division
Lait détient
une impor-
tante part des
ventes de yogourts dans
l’Ouest canadien. Notre stratégie,
dans ce segment à valeur ajoutée et en pleine croissance
du marché des produits laitiers, est de développer et de
commercialiser des produits novateurs. Cela nous a ainsi
amenés à lancer une gamme de yogourts desserts haut
de gamme, au cours du quatrième trimestre de l’exercice
2002. Ces produits offrent aux consommateurs un goût
subtil de vanille de même qu’une texture onctueuse et

crémeuse. Durant le nouvel exercice,

nous continuerons de

soutenir cette gamme
de produits par des activités
de ventes et de marketing
pertinentes afin de tirer
profit de son élan initial.

Secteur Produits d’épicerie

Notre secteur Produits d’épicerie, formé de la division Boulangerie, représente

5 % des revenus de la Société. La division compte sur l’appui de marques 

de commerce solidement établies au Canada. La division fabrique, distribue

et commercialise une vaste gamme de petits gâteaux et de tartelettes.

Les activités de notre secteur Produits d’épicerie nous placent au

premier rang des fabricants de petits gâteaux du Canada.

Division Boulangerie

Notre division Boulangerie dispose d’un arsenal de
marques vedettes telles que Jos.Louis, Hop & Go!,
Ah Caramel!, May West et Passion Flakie. Le nom
Vachon, qui occupe une place bien spéciale dans le cœur
des consommateurs depuis de nombreuses années,
chapeaute l’ensemble de ces marques. Nous fabriquons
et commercialisons également toute une variété de
tartelettes, principalement sous la marque Granny’s.

À l’instar des autres divisions de la Société, la division
Boulangerie a procédé à une révision complète de ses
activités au cours de l’exercice financier 2002. Cette
révision a amené l’entreprise à conclure une entente 
avec Dare Foods, selon laquelle cette dernière a procédé
à l’acquisition de nos activités de fabrication et de com-
mercialisation de biscuits, de biscottes et de soupes. À la
suite de cette transaction, Saputo détient maintenant
une participation de 21 % au sein de Dare Foods, le
deuxième plus important fabricant de biscuits du Canada.

La révision de l’ensemble des activités avait pour but
d’optimiser l’exploitation de la division. Ces efforts
d’optimisation sont nécessaires afin de nous permettre
de poursuivre nos objectifs d’efficacité et de dévelop-
pement dans un marché de plus en plus compétitif. Par
conséquent, nous concentrerons nos efforts de croissance
vers les marchés actuellement moins développés. 

de nous assurer que nos produits profitent du meilleur
apport possible de nos spécialistes en distribution de
produits de boulangerie. 

En toute fin d’exercice, nous avons également procédé
à l’embauche d’un directeur des ventes américaines
dont le rôle sera de développer graduellement l’ensemble
de nos activités sur ce marché.

La Société continue aussi de développer ses marques
existantes par ailleurs toutes dominantes dans la caté-
gorie. De fait, les marques établies de l’entreprise
font l’objet d’importantes campagnes de publicité et
de promotion, selon une stratégie qui favorise l’extension
des gammes existantes. 

Le lancement des barres-gâteaux Sous-zéro (Jos.Louis,
May West, Ah Caramel!), une gamme de gâteaux con-
gelés conçus spécialement pour être consommés durant
l’été, a connu un franc succès l’an dernier et permis
d’atténuer la saisonnalité des ventes de gâteaux Vachon.

Enfin, des carrés granola ont été lancés sous la marque
Hop & Go! en octobre 2001. Ce lancement, qui a été
appuyé par une campagne de publicité télévisée au
Québec, a connu un vif succès et contribué à la crois-
sance de la gamme de produits Hop & Go!, en deuxième

moitié d’année.

En Ontario, nous avons mis en place une
nouvelle équipe de direction dont le mandat
est de consolider nos marchés existants
tout en s’attaquant à de nouveaux
créneaux. Dans l’Ouest canadien, nous
avons revu nos réseaux de distribution afin

Nous travaillons quotidiennement
à l’amélioration continuelle de nos
activités afin d’assurer le développe-
ment de la division et de renforcer notre
position de chef de file dans ce marché.

26 • 27

Analyse par la direction
Analyse par la direction

L’exercice 2002 a été exceptionnel. Le bénéfice net a atteint 160,2 millions de dollars, une hausse

de 29,1 % sur les 124,1 millions de dollars (avant amortissement des écarts d’acquisition) 

de l’exercice précédent. Dairyworld, acquise le 5 février 2001, a été le moteur principal de cette

progression et, encore une fois cette année, chacune des divisions a été performante. Ces

résultats ont permis de dégager un rendement sur les capitaux propres moyens de 19,4 %

pour l’exercice 2002.

Cette année, Dairyworld a contribué aux résultats pour l’année entière comparativement à huit

semaines lors de l’exercice 2001. Également, les activités de fabrication et de commercialisation

de biscuits, de biscottes et de soupes du secteur Produits d’épicerie ont contribué durant

15 semaines en 2002 comparativement à une année entière en 2001, ces activités ayant été

transférées à Dare Foods en contrepartie d’une participation de 21 % au sein cette dernière.

Durant l’exercice, la dépense d’amortissement a totalisé
68,1 millions de dollars en comparaison de 51,8 millions
de dollars un an plus tôt. 82 % de cette hausse est relative
à l’amortissement des immobilisations de Dairyworld
pour une année entière.

Au cours de l’exercice terminé le 31 mars 2002, les
intérêts ont augmenté de 13,1 millions de dollars
par rapport à ceux de l’exercice précédent, pour se
solder à 52,6 millions de dollars. Cette augmentation
reflète les frais relatifs au financement de l’acquisition
de Dairyworld pour 52 semaines comparativement à
huit semaines l’an dernier. Les intérêts auraient été
supérieurs n’eut été des excellents résultats de la Société
qui ont permis d’effectuer d’importants remboursements
de dette à long terme. La conjoncture des bas taux
d’intérêt a également profité à la Société.

REVENUS

BAIIA

(en millions de dollars)

(en millions de dollars)

1 860,8

2 161,7

3 457,4

236,9

271,0

352,4

Résultats d’exploitation •
Les revenus se sont soldés à 3,457 milliards de 
dollars au 31 mars 2002, en hausse de 60,0 % sur
les 2,162 milliards de l’exercice précédent. 90 % de
la hausse des revenus est attribuable à la contribution
de Dairyworld pour 52 semaines cette année. Le reste
de l’augmentation est relatif à la combinaison des
revenus supplémentaires provenant des activités
américaines et des revenus inférieurs des activités du
secteur Produits d’épicerie, principalement en raison
du transfert à Dare Foods des activités de fabrication
et de commercialisation de biscuits, de biscottes et
de soupes, selon l’entente intervenue en juillet 2001.

Au chapitre du bénéfice avant intérêts, impôts 
sur les bénéfices et amortissement (BAIIA), 
l’exercice 2002 s’est soldé à 352,4 millions de dollars,
soit 30,0 % de plus que les 271,0 millions de dollars de
l’an passé. Les composantes canadiennes du secteur
Produits laitiers, fortes de la contribution de Dairyworld,
ont été la principale source de cette augmentation.

Quant à la marge de BAIIA, elle est passée de 12,5 %
en 2001 à 10,2 % en 2002. La marge de Dairyworld
était de 4,6 % l’an dernier et a progressé significative-
ment durant l’exercice 2002. Les revenus de Dairyworld
représentent près de 40 % des revenus totaux de la
Société mais génèrent une marge de BAIIA inférieure
à ses autres activités. L’importance des revenus de
Dairyworld à une marge de BAIIA inférieure exerce
conséquemment une pression à la baisse sur la marge
de BAIIA de l’ensemble des activités de la Société.

2000

2001

2002

2000

2001

2002

Les impôts sur les bénéfices ont totalisé 71,6 millions
de dollars pour l’exercice 2002, pour un taux d’imposition
effectif de 30,9 %, soit sensiblement le même taux que
pour l’exercice précédent.

action en comparaison des 0,18 $ par action de l’exercice
précédent. La Société s’est engagée à revoir sa politique
de dividendes annuelle au moins une fois l’an, en relation
avec les résultats, la situation financière et les perspec-
tives à venir.

Reflet de toutes les initiatives de chacune des divisions
et particulièrement des efforts consacrés à l’intégration
de Dairyworld, le bénéfice net a atteint 160,2 millions
de dollars, une hausse de 36,1 millions de dollars ou
29,1 % sur les 124,1 millions de dollars (avant amortis-
sement des écarts d’acquisition) de l’exercice antérieur.

Trésorerie et ressources financières •
L’exercice 2002 a été une autre excellente année au
chapitre des flux de trésorerie liés aux activités de la
Société. Ainsi, les flux de trésorerie liés aux activités
d’exploitation, avant la variation des éléments hors
caisse du fonds de roulement, ont totalisé 244,5 mil-
lions de dollars, soit une hausse de 28,6 % sur les 190,1
millions de dollars de l’exercice précédent. Au cours de
l’exercice 2002, la Société a consacré 59,7 millions de
dollars à l’ajout d’immobilisations, bien répartis dans
chacun des secteurs d’activités. Environ la moitié de ces
sommes a été consacrée au remplacement de certaines
de nos immobilisations. Près de 22 % du montant a
servi à l’augmentation de nos capacités de production,
soit par agrandissement, soit par nouvelles acquisitions,
de façon à permettre la rationalisation de quelques-unes
de nos activités. Enfin, environ 17 millions de dollars ont
été investis dans le but d’améliorer nos processus et
notre technologie et de répondre aux normes environ-
nementales. Pour l’exercice 2003, nous prévoyons
débourser 64 millions de dollars en ajouts aux immobili-
sations, un montant bien inférieur aux 71 millions de
dollars de dépenses d’amortissement prévues pour le
même exercice.

Également en 2002, les activités d’investissement ont
consacré 16,4 millions de dollars à l’acquisition d’entre-
prises. Quant aux activités de financement, la Société
a remboursé, au cours de l’exercice, 125 millions de
dollars sur la dette à long terme, soit 30 millions en sus
des engagements prévus, et ce, grâce aux excellentes
rentrées de fonds de l’exercice. De plus, 21,6 millions
de dollars ont été versés en dividendes, soit 0,22 $ par

En excellente santé financière et forte d’un ratio de
fonds de roulement de 1,57 et d’un ratio de dettes
sur les capitaux propres de 0,78, la Société entrevoit
l’avenir avec optimisme. Avec son objectif de croissance
par acquisitions, la Société pourrait ajouter 600 millions
de dollars d’endettement additionnel à sa situation
financière actuelle sans contrevenir à l’intégrité de
certains ratios qu’elle s’est engagée à respecter.

Instruments financiers, risques 
et incertitudes •
L’année 2002 a été marquée par une conjoncture
économique qui influence à la baisse les taux d’intérêt.
Depuis le 31 mars 2001, alors que la moitié de sa dette
à long terme était à taux variable, la Société a profité des
baisses de taux d’intérêt pour conclure des contrats de
crédit croisé (contrats de swap) de telle sorte qu’en date
du 31 mars 2002, seulement 11 % de la dette à long
terme est sujette à des fluctuations de taux d’intérêt.

BÉNÉFICE NET

FLUX NETS DE TRÉSORERIE 

(en millions de dollars)

LIÉS À L’EXPLOITATION

(en millions de dollars)

100,1

110,2

160,2

176,0

190,1

244,5

2000

2001

2002

2000

2001

2002

28 • 29

Rapport annuel • 2002

Perspectives •
La croissance marquée des bénéfices de l’exercice 2002
démontre, encore une fois, la capacité de la Société
d’acquérir, d’intégrer et d’améliorer efficacement les
résultats des entreprises acquises. Bien que très avancé,
le processus d’amélioration des activités de Dairyworld,
orchestré depuis le 5 février 2001, se poursuivra pendant
une bonne partie de l’exercice 2003. Grâce à cette
acquisition, la Société s’est positionnée de façon
stratégique à l’échelle canadienne. Les efforts d’inté-
gration visent, avant tout, l’amélioration des processus
d’exploitation. Il arrive toutefois qu’une rationalisation
des emplacements doive s’insérer dans le cadre de nos
processus d’amélioration afin de renforcer encore
davantage la Société pour l’avenir. 

La croissance de la Société, bien qu’elle puisse être
organique, repose essentiellement sur des acquisitions.
Nous l’avons démontré au cours des dernières années,
en faisant passer les revenus de 450 millions de dollars
lors de l’exercice 1997 à près de 3,5 milliards de dollars
au cours du dernier exercice tandis que nos résultats
généraient un retour sur les capitaux propres moyens
de 18,4 % durant cette même période de cinq ans.

La Société démontre son leadership à titre de conso-
lidateur et d’intégrateur. Notre situation financière est
excellente. Transformateurs laitiers avant tout, forts
de notre expérience et de l’avancement marqué de
l’intégration de Dairyworld, nous axerons notre travail
de développement sur le marché américain, où notre
croissance, bien qu’organique en partie, passera surtout
par des acquisitions. Nous serons donc à l’affût de tout
ce qui pourrait contribuer à la croissance de Saputo et
ciblerons conséquemment des entreprises qui pourront
grandir à l’intérieur de 
la Société.

La Société réalise approximativement 37 % de son
chiffre d’affaires aux États-Unis et est donc exposée
à la fluctuation de devises. Les flux de trésorerie liés

aux activités américaines constituent une protection
naturelle contre le risque de change lié
aux dettes exprimées en dollars améri-
cains. La Société est également sujette
à la fluctuation du prix des denrées.

La Société évolue dans le domaine des
produits comestibles destinés à un large
éventail de consommateurs et agit de
façon diligente avec l’ensemble de ses
procédés de contrôle de qualité tout le
long du processus de fabrication et de
commercialisation. Pour tout autre risque
auquel la Société pourrait être exposée,
les contrôles actuels et les mécanismes en

place permettent continuellement de les atténuer.

Modifications de conventions 
comptables •
L’Institut canadien des comptables agréés (ICCA) 
a publié en 2001 les chapitres 1581 « Regroupement
d’entreprises » et 3062 « Écarts d’acquisition et
autres actifs incorporels ». Les nouvelles normes
exigent l’utilisation de la méthode de l’acquisition
pour le regroupement d’entreprises et que les écarts
d’acquisition ne soient plus amortis, mais soumis
à un test de dépréciation annuel. Toute dépréciation
permanente de la valeur comptable des écarts
d’acquisition doit être portée aux résultats. La
Société n’amortit donc plus les écarts d’acquisition
depuis le 1er avril 2001. Les tests de dépréciation ont
été appliqués aux 31 mars 2002 et 2001, et aucune
baisse de valeur n’a été constatée. 

Également, l’ICCA a publié une norme comptable, soit
le chapitre 3870 « Rémunération et autres paiements
à base d’actions », à être adoptée pour les exercices
ouverts à compter du 1er janvier 2002. La Société
en a fait l’application à compter de cette date. Pour
l’exercice 2002, l’effet de l’application du chapitre sur
le bénéfice net de base par action pro forma est de
moins de 0,02 $ par action.

Information sectorielle

La Société administre deux secteurs d’activités, 
soit le secteur Produits laitiers, exploité au Canada
et aux États-Unis, et le secteur Produits d’épicerie,
constitué de la division Boulangerie.

Produits laitiers •
Les revenus au Canada se sont établis à 1,987 milliard
de dollars pour l’exercice terminé le 31 mars 2002,
soit 147 % de plus que les 804,0 millions de dollars
de l’an passé. La contribution de 52 semaines de
Dairyworld cette année, comparativement à seule-
ment huit semaines un an plus tôt, explique 99 % de
l’augmentation de revenus constatée durant l’exercice
2002. Depuis cette acquisition, nos revenus laitiers cana-
diens sont mieux partagés géographiquement et notre
gamme de produits plus vaste est mieux répartie
dans les différents segments de marché.

Aux États-Unis, les revenus se sont soldés à 
1,283 milliard de dollars, en hausse de 16 % sur les
1,106 milliard de dollars de l’an passé. Lors du dernier
exercice financier, le prix moyen par livre de fromage
a été plus haut que pour l’exercice précédent.
Également en 2002, le dollar canadien s’est affaibli
par rapport à la devise américaine. L’effet combiné
de ces deux éléments représente 185 millions de dollars
de plus en revenus en comparaison de l’exercice
antérieur. Au chapitre des volumes transformés et
commercialisés, les données sont demeurées sensible-
ment les mêmes que celles de l’exercice précédent.
La dernière acquisition, une usine de transformation
en Pennsylvanie en mars 2002, devrait permettre
d’augmenter nos volumes d’environ 6 % au cours
du prochain exercice, auxquels s’ajoutera la croissance
organique sur laquelle la Société accentue ses efforts.

L’ensemble du secteur Produits laitiers a généré un
BAIIA de 317,1 millions de dollars au 31 mars 2002,
soit 38,8 % de plus que les 228,5 millions de dollars
de l’exercice 2001.

Au Canada, le BAIIA s’est établi à 183,1 millions de dol-
lars au 31 mars 2002, en comparaison des 96,9 millions
de dollars de l’an passé, soit une hausse de 86,2 millions
de dollars ou 89 % d’augmentation. La source principale
de cette progression est
la pleine contribution
de Dairyworld
comparativement

à huit semaines l’année précédente. Au delà de cette
pleine contribution, les efforts d’intégration et d’amélio-
ration déployés durant cet exercice sur les activités de
Dairyworld ont été très bénéfiques. Ces
efforts se poursuivront pendant une
bonne partie de l’exercice 2003 de
façon à obtenir une exploitation laitière
canadienne pleinement efficace.
Depuis le début de l’exercice 2002,
nous avons fait croître le BAIIA
de Dairyworld de trimestre 
en trimestre.

Quant à la marge de BAIIA laitière
canadienne, elle est passée de 12,1 %
l’an dernier à 9,2 % cette année. Le
fait que Dairyworld affiche une marge de BAIIA
inférieure au reste des activités laitières canadiennes
et qu’elle ait contribué durant les 52 semaines de
l’exercice 2002 comparativement à huit semaines
pour l’exercice 2001, explique la pression à la baisse
sur la marge de BAIIA. Si nous annualisions les revenus
et le BAIIA de Dairyworld pour les huit semaines
d’exploitation du précédent exercice, nous obtiendrions
alors une marge de BAIIA laitière canadienne de 7,7 %.
Ainsi, cela permet de constater que la marge de 9,2 %
obtenue cette année est en nette croissance, ce qui
démontre très bien tous les efforts de redressement
et d’amélioration effectués au cours de l’exercice.

Le BAIIA du secteur Produits laitiers américain a clôturé
à 134,0 millions de dollars au 31 mars 2002, en hausse
de 1,8 % sur les 131,6 millions de dollars générés l’an
passé. Certes, la faiblesse du dollar canadien durant
le dernier exercice a apporté une contribution positive
de cinq millions de dollars en BAIIA comparativement
au précédent. Par contre, lorsque nous examinons
minutieusement le marché américain pour l’exercice
terminé le 31 mars 2002, nous pouvons constater trois
éléments importants. Le premier est que le prix d’achat
de la matière principale, le lait, n’a pas fluctué en tandem
avec la variation du prix de vente par livre de fromage,
ce qui entraîne un effet négatif sur le BAIIA. Le second
est que le prix par livre de fromage s’établissait à
1,2350 $ US au 31 mars 2002, en baisse de 0,12 $ US

sur les 1,3550 $ US du 31 mars 2001, ce qui a aussi
eu un effet négatif sur le BAIIA. Le troisième,
finalement, est que durant l’exercice 2002,
le prix de vente moyen par livre de fromage

30 • 31

Rapport annuel • 2002

Produits d’épicerie •
Les revenus du secteur sont passés de 251,7 millions
de dollars au 31 mars 2001 à 187,4 millions de dollars
pour l’exercice terminé le 31 mars 2002. Cette baisse
s’explique principalement par le transfert, en juillet dernier,
de nos activités de fabrication et de commercialisation
de biscuits, de biscottes et de soupes à Dare Foods. Ainsi,
ces dernières activités ont contribué pendant seulement
15 semaines aux revenus de l’exercice 2002 comparati-
vement à 52 semaines au cours de l’exercice 2001.

Notre nouveau positionnement qui met l’accent sur
les petits gâteaux nous permettra de mieux nous
concentrer sur nos activités dans le but d’élargir
le marché de l’Ouest canadien et de développer
graduellement celui des États-Unis.

Le BAIIA a clôturé à 35,4 millions de dollars au
31 mars 2002 pour une marge de BAIIA de 18,9 %
comparativement à 42,5 millions de dollars et une
marge de BAIIA de 16,9 % au 31 mars 2001. Tel que
nous l’avons mentionné précédemment, le transfert de
certaines activités à Dare Foods explique principalement
la baisse de 7,1 millions de dollars du BAIIA. De notre
participation de 21 % dans Dare Foods, nous avons reçu
un dividende inclu à nos revenus et nous escomptons
une appréciation de la valeur de notre investissement.
Ce transfert d’activités permettra à la division
Boulangerie d’avoir un axe très précis, ce qui nous
aidera à en améliorer la rentabilité. Les dernières initiatives
annoncées dans ce secteur, notamment la consolidation
de nos installations manufacturières, nous permettront
de faire progresser le rendement 
de la division.

s’élevait à 1,45 $ US en comparaison de 1,17 $ US en
2001, ce qui s’est traduit par un impact favorable sur
le BAIIA, les frais autres que le lait ayant ainsi une
meilleure base d’absorption. Ces trois éléments combinés
masquent les améliorations effectuées aux États-Unis
cette année tant au niveau du meilleur rendement de
l’exploitation qu’à celui du contrôle serré des coûts. De
fait, leur effet combiné représente un manque à gagner
de près de 11 millions de dollars de BAIIA.

La marge de BAIIA de 10,5 % au 31 mars 2002,
comparativement à 11,9 % au 31 mars 2001, aurait
été de 12,8 % si l’on extrait des revenus du dernier
exercice les 185 millions de dollars reliés au prix de
vente moyen par livre de fromage ainsi que l’impact
d’un dollar canadien plus faible et si l’on réajuste le
BAIIA de cet exercice pour pallier les éléments négatifs
et positifs mentionnés plus haut. Ainsi, nos systèmes
d’exploitation ont démontré encore une fois leur
performance malgré des conditions défavorables
et indépendantes de notre contrôle.

REVENUS

BAIIA

SECTEUR PRODUITS LAITIERS

SECTEUR PRODUITS LAITIERS

(en millions de dollars)

(en millions de dollars)

1 714,6

1 910,0

3 270,0

215,7

228,5

317,1

1 987,5

183,1

528,5

804,0

1 186,1

1 106,0

1 282,5

81,5

134,2

96,9

131,6

134,0

2000

2001

2002

2000

2001

2002

Canada          États-Unis

Information financière trimestrielle 2002
États consolidés des résultats

(en milliers de dollars sauf les données par action)

(non vérifié)

(non vérifié)

(non vérifié)

(non vérifié)

(vérifié)

1er
trimestre

2e
trimestre

3e
trimestre

4e
trimestre

Exercice
2002

Données tirées des états 
des résultats

Revenus

873 056 $

893 443 $

857 279 $

833 634 $

3 457 412 $

Coût des ventes, frais de vente et 

d’administration

781 947

802 413

779 517

741 113

3 104 990

Bénéfice avant intérêts, 

impôts sur les bénéfices et 
amortissement (BAIIA)

91 109

91 030

77 762

92 521

352 422

Marge de BAIIA

10,4 %

10,2 %

9,1 %

11,1 %

10,2 %

Amortissement des immobilisations

18 257

Bénéfice d’exploitation

Intérêts de la dette à long terme

72 852

14 291

17 085

73 945

13 907

16 974

60 788

12 842

15 771

76 750

12 339

68 087

284 335

53 379

Autres intérêts

(338) 

(235)

(92)

(136)

(801)

Bénéfice, compte non tenu des 

impôts sur les bénéfices et de 
l’amortissement des écarts 
d’acquisition

Impôts sur les bénéfices

Bénéfice avant l’amortissement 

58 899

18 622

60 273

18 815

48 038

12 943

64 547

21 216

231 757

71 596

des écarts d’acquisition

40 277

41 458

35 095

43 331

160 161

Amortissement des écarts 

d’acquisition

Bénéfice net

Marge nette

Par action

Bénéfice avant l’amortissement 

—

—

—

—

—

40 277 $

41 458 $

35 095 $

43 331 $

160 161 $

4,6 %

4,6 %

4,1 %

5,2 %

4,6 %

des écarts d’acquisition

0,40 $

0,40 $

0,34 $

0,42 $

1,56 $

Bénéfice dilué avant l’amortissement 

des écarts d’acquisition

Bénéfice net

Bénéfice net dilué

0,39 $

0,40 $

0,39 $

0,40 $

0,40 $

0,40 $

0,34 $

0,34 $

0,34 $

0,41 $

0,42 $

0,41 $

1,54 $

1,56 $

1,54 $

32 • 33

Rapport annuel • 2002

Information financière trimestrielle 2001
États consolidés des résultats

(en milliers de dollars sauf les données par action)

(non vérifié)

(non vérifié)

(non vérifié)

(non vérifié)

(vérifié)

1er
trimestre

2e
trimestre

3e
trimestre

4e
trimestre

Exercice
2001

Données tirées des états 
des résultats

Revenus

479 949 $

503 508 $

490 135 $

688 079 $

2 161 671 $

Coût des ventes, frais de vente et

d’administration

413 190

436 478

432 534

608 495

1 890 697

Bénéfice avant intérêts, 

impôts sur les bénéfices et 
amortissement (BAIIA)

66 759

67 030

57 601

79 584

270 974

Marge de BAIIA

13,9 %

13,3 %

11,8 %

11,6 %

12,5 %

Amortissement des immobilisations

12 392

Bénéfice d’exploitation

Intérêts de la dette à long terme

54 367

9 907

12 052

54 978

9 446

11 960

45 641

9 233

15 359

64 225

12 117

51 763

219 211

40 703

Autres intérêts

(57)

(274)

(680)

(173)

(1 184)

Bénéfice, compte non tenu des 

impôts sur les bénéfices et de 
l’amortissement des écarts 
d’acquisition

Impôts sur les bénéfices

Bénéfice avant l’amortissement 

44 517

14 027

45 806

14 529

37 088

11 480

52 281

15 571

179 692

55 607

des écarts d’acquisition

30 490

31 277

25 608

36 710

124 085

Amortissement des écarts 

d’acquisition

Bénéfice net

Marge nette

Par action

Bénéfice avant l’amortissement 
des écarts d’acquisition

Bénéfice dilué avant l’amortissement

des écarts d’acquisition

Bénéfice net

Bénéfice net dilué

3 180

3 177

3 235

4 252

13 844

27 310 $

28 100 $

22 373 $

32 458 $

110 241 $

5,7 %

5,6 %

4,6 %

4,7 %

5,1 %

0,30 $

0,30 $

0,25 $

0,36 $

1,21 $

0,29 $

0,27 $

0,26 $

0,30 $

0,27 $

0,27 $

0,25 $

0,22 $

0,22 $

0,36 $

0,32 $

0,32 $

1,20 $

1,08 $

1,07 $

Haute direction
Haute direction

De gauche à droite :
Pierre Leroux, vice-président exécutif, ressources humaines et affaires corporatives
Lino Saputo, président du Conseil d’administration et chef de la direction
Louis-Philippe Carrière, vice-président exécutif, finances et administration
Dino Dello Sbarba, président et chef de l’exploitation, division Fromage (Canada)
Daniel Boulais, président et chef de l’exploitation, division Boulangerie
Lino Saputo, Jr., président et chef de l’exploitation, division Fromage (États-Unis)
Randy Williamson, président et chef de l’exploitation, division Lait

34 • 35

Énoncé de responsabilité
Énoncé de responsabilité

de la direction relativement à l’information financière

La direction est responsable de la préparation et de la présentation des états financiers consolidés et de l’informa-
tion financière présentée ailleurs dans ce rapport annuel. Cette responsabilité comprend le choix de conventions et
de pratiques comptables ainsi que le recours au jugement et à des estimations nécessaires pour la préparation des
états financiers consolidés, conformément aux principes comptables généralement reconnus.

La direction a également préparé l’information financière présentée ailleurs dans le présent rapport annuel et s’est
assurée qu’elle correspond aux états financiers consolidés.

La direction maintient des systèmes de contrôle interne conçus en vue de fournir une assurance raisonnable quant
à la protection des éléments d’actif contre la perte et à la pertinence et la fiabilité de l’information financière produite.

Le Conseil d’administration a la responsabilité de s’assurer que la direction remplit ses responsabilités à l’égard
de l’information financière et est responsable de la révision et de l’approbation des états financiers consolidés.
Le Conseil d’administration s’acquitte de cette tâche principalement par l’entremise de son comité de vérification,
composé exclusivement d’administrateurs qui ne sont pas des employés de la Société. Le comité de vérification
se réunit périodiquement avec la direction et les vérificateurs externes afin de discuter des contrôles internes et
de sujets portant sur la vérification et la présentation de l’information financière. Il révise également le rapport
annuel, les états financiers consolidés et le rapport des vérificateurs externes. Le comité de vérification recom-
mande les vérificateurs externes, qui sont ensuite nommés par les actionnaires. Les vérificateurs externes ont
librement accès au comité de vérification. Les états financiers consolidés ont été vérifiés par les vérificateurs
externes Deloitte & Touche, dont le rapport est présenté ci-après.

«Lino Saputo»
(signé)

«Louis-Philippe Carrière»
(signé)

Lino Saputo
Président du Conseil d’administration 
et chef de la direction 

Louis-Philippe Carrière, CA
Vice-président exécutif, finances et administration, 
et secrétaire

Rapport des vérificateurs
Rapport des vérificateurs

aux actionnaires de Saputo Inc.

Nous avons vérifié les bilans consolidés de Saputo Inc. aux 31 mars 2002 et 2001 et les états consolidés des
résultats, des bénéfices non répartis et des flux de trésorerie des exercices terminés à ces dates. La responsabilité
de ces états financiers incombe à la direction de la Société. Notre responsabilité consiste à exprimer une opinion
sur ces états financiers en nous fondant sur nos vérifications.

Nos vérifications ont été effectuées conformément aux normes de vérification généralement reconnues du Canada.
Ces normes exigent que la vérification soit planifiée et exécutée de manière à fournir l’assurance raisonnable que
les états financiers sont exempts d’inexactitudes importantes. La vérification comprend le contrôle par sondages
des éléments probants à l’appui des montants et des autres éléments d’information fournis dans les états financiers.
Elle comprend également l’évaluation des principes comptables suivis et des estimations importantes faites par
la direction, ainsi qu’une appréciation de la présentation d’ensemble des états financiers.

À notre avis, ces états financiers consolidés donnent, à tous les égards importants, une image fidèle de la situation
financière de la Société aux 31 mars 2002 et 2001 ainsi que des résultats de son exploitation et de ses flux de
trésorerie pour les exercices terminés à ces dates selon les principes comptables généralement reconnus du Canada.

«Deloitte & Touche s.r.l.»
(signé)

Deloitte & Touche s.r.l.

Comptables agréés
Laval, Québec
Le 13 mai 2002

36 • 37

États consolidés des résultats

Exercices terminés les 31 mars

(en milliers de dollars, sauf les résultats par action)

Revenus

2002

2001

3 457 412 $

2 161 671 $

Coût des ventes, frais de vente et d’administration

3 104 990

1 890 697

Bénéfice avant intérêts, amortissement

et impôts sur les bénéfices

Amortissement des immobilisations

Bénéfice d’exploitation

Intérêts de la dette à long terme

Autres intérêts (note 9)

Bénéfice, compte non tenu des impôts sur les bénéfices

et de l’amortissement des écarts d’acquisition

Impôts sur les bénéfices (note 10)

Bénéfice avant l’amortissement des écarts d’acquisition

Amortissement des écarts d’acquisition (note 2)

352 422

68 087

284 335

53 379

(801)

231 757

71 596

160 161

—

270 974

51 763

219 211

40 703

(1 184)

179 692

55 607

124 085

13 844

Bénéfice net

160 161 $

110 241 $

Résultats par action (note 11)

Bénéfice avant l’amortissement des écarts d’acquisition

De base

Dilué

Bénéfice net

De base

Dilué

1,56 $

1,54 $

1,56 $

1,54 $

1,21 $

1,20 $

1,08 $

1,07 $

États consolidés des 

bénéfices non répartis

Exercices terminés les 31 mars

(en milliers de dollars)

2002

2001

Bénéfices non répartis au début de l’exercice

271 087 $

177 746 $

Bénéfice net

Dividendes

160 161

(21 600)

110 241

(16 900)

Bénéfices non répartis à la fin de l’exercice

409 648 $

271 087 $

Bilans consolidés

Aux 31 mars

(en milliers de dollars)

Actif
Actif à court terme

Encaisse

Débiteurs

Stocks

Impôts à recevoir

Actif d’impôts futurs

Frais payés d’avance et autres éléments d’actif

Placement de portefeuille (note 3)

Immobilisations (note 4)

Écarts d’acquisition (note 5)

Autres éléments d’actif

Actif d’impôts futurs

Passif
Passif à court terme

Emprunts bancaires (note 6)

Créditeurs et charges à payer

Impôts à payer

Tranche de la dette à long terme échéant à moins d’un an

Dette à long terme (note 7)

Avantages sociaux futurs 

Passif d’impôts futurs

Capitaux propres
Capital-actions (note 8)

Bénéfices non répartis

Écart de conversion de devises étrangères

2002

2001

4 852 $

6 294 $

272 895

406 621

4 288

13 781

11 078

713 515

55 991

658 845

572 375

41 859

4 090

279 493

376 447

2 866

22 751

10 628

698 479

—

675 021

592 646

33 970

12 863

2 046 675 $

2 012 979 $

28 907 $

10 643 $

305 752

17 393

102 555

454 607

572 570

12 947

105 963

1 146 087

459 822

409 648

31 118

900 588

320 426

29 457

95 075

455 601

700 821

11 574

97 082

1 265 078

451 047

271 087

25 767

747 901

2 046 675 $

2 012 979 $

Au nom du Conseil

«Lino Saputo»
(signé)

«Louis A. Tanguay»
(signé)

Lino Saputo, administrateur

Louis A. Tanguay, administrateur

38 • 39

États consolidés des 

flux de trésorerie

Exercices terminés les 31 mars

(en milliers de dollars)

Flux de trésorerie liés aux activités suivantes :

Exploitation

Bénéfice net

Éléments sans incidence sur la trésorerie

Amortissement 

Impôts futurs

Autres éléments

Perte de change sur la trésorerie libellée en devises étrangères

Variation des éléments hors caisse du fonds 

de roulement d’exploitation

Investissement

Acquisitions d’entreprises (note 12)

Ajouts nets aux immobilisations

Autres éléments d’actif

Écart de conversion de devises étrangères

Financement

Emprunts bancaires

Remboursement de la dette à long terme

Émission de capital-actions

Avantages sociaux futurs

Dividendes

Écart de conversion de devises étrangères

2002

2001

160 161 $

110 241 $

68 087

17 132

(845)

244 535

19

(42 317)

202 237

(16 410)

(59 735)

(7 889)

(6 115)

(90 149)

18 264

(125 050)

8 775

1 373

(21 600)

4 727

(113 511)

65 607

15 232

(990)

190 090

7

44 310

234 407

(1 432)

(42 934)

(1 694)

(48 411)

(94 471)

(6 942)

(151 140)

415

—

(16 900)

36 622

(137 945)

(Diminution) augmentation de la trésorerie

Perte de change sur la trésorerie libellée en devises étrangères

Encaisse au début de l’exercice

Encaisse à la fin de l’exercice

Information complémentaire

Intérêts payés

(1 423)

(19)

6 294

4 852 $

1 991

(7)

4 310

6 294 $

51 630 $

39 165 $

Impôts sur les bénéfices payés

68 795 $

31 976 $

Notes afférentes 

aux états financiers consolidés

Exercices terminés les 31 mars

(en milliers de dollars)

1. Principales conventions comptables
Les états financiers ont été dressés selon les principes comptables généralement reconnus utilisés du Canada
et tiennent compte des principales conventions comptables suivantes :

Recours à des estimations

Dans le cadre de la préparation des états financiers conformément aux principes comptables généralement recon-
nus, la direction doit procéder à des estimations et poser des hypothèses qui influent sur les montants déclarés des
actifs et passifs ainsi que sur la présentation des actifs et des passifs éventuels à la date des états financiers et sur
les montants des revenus et charges de l’exercice. Les résultats réels peuvent différer des estimations.

États financiers consolidés

Les états financiers consolidés comprennent les comptes de Saputo Inc. et de toutes ses filiales (la « Société »).
Les résultats d’exploitation des entreprises acquises sont inclus aux états consolidés des résultats depuis leurs
dates respectives d’acquisition.

Stocks

Les stocks de produits finis et de produits en cours sont évalués au moindre du coût moyen et de la valeur de
réalisation nette. Les stocks de matières premières sont évalués au moindre du coût et de la valeur de remplacement.
Le coût est déterminé selon la méthode de l’épuisement successif.

Immobilisations

Les immobilisations sont comptabilisées au coût et sont amorties de façon linéaire sur les durées suivantes ou
en utilisant les méthodes suivantes :

Bâtisses

Mobilier et équipement, machinerie et outillage

15 ans à 40 ans

3 ans à 15 ans

Matériel roulant

5 ans à 10 ans ou en fonction du kilométrage parcouru

Écarts d’acquisition

Les écarts d’acquisition ne sont plus amortis depuis le 1er avril 2001, date à laquelle la Société a adopté de manière
prospective les nouvelles recommandations de l’Institut Canadien des Comptables Agréés (ICCA) relativement
aux écarts d’acquisition pour adopter le test de dépréciation prévu en vertu des nouvelles règles (voir la note 2).

Impôts sur les bénéfices

La Société suit la méthode du passif fiscal. Selon cette méthode, les actifs d’impôts futurs et les passifs d’impôts
futurs sont établis en fonction des écarts entre la valeur comptable et la valeur fiscale de l’actif et du passif et sont
mesurés par application des taux d’imposition en vigueur au moment où ces écarts se résorberont.

Rémunération à base d’actions

La Société a instauré un régime d’options d’achat d’actions visant l’achat d’actions ordinaires par des employés
clés, des dirigeants et des administrateurs de la Société. La méthode de la valeur intrinsèque est utilisée pour la
comptabilisation des attributions à base d’actions et aucune charge n’est donc constatée à l’égard de ce régime
lorsque des options sont octroyées. La contrepartie payée lors de l’exercice des options est créditée au capital-actions.

40 • 41

1. Principales conventions comptables (suite)
Avantages sociaux futurs

Le coût des prestations de retraite et des avantages postérieurs à l’emploi est établi d’après des calculs actuariels
qui font appel à la méthode de répartition au prorata des services et à des hypothèses à l’égard du rendement
prévu des actifs des régimes, de l’augmentation de la rémunération, de l’âge de la retraite et des coûts prévus
des soins de santé et autres avantages postérieurs à l’emploi.

Conversion de devises étrangères

Les postes de bilan des établissements autonomes situés aux États-Unis ont été convertis en dollars canadiens en
utilisant les taux de change en date des bilans, alors que les postes des états des résultats ont été convertis en utilisant
les taux de change moyens mensuels au cours des exercices. La dette des établissements canadiens relative au
financement des acquisitions d’établissements étrangers autonomes a également été convertie en utilisant les
taux de change en date des bilans. L’écart de conversion de devises étrangères, présenté dans les capitaux propres,
représente le cumul des gains ou pertes de change résultant des investissements nets de la Société dans des établisse-
ments autonomes situés aux États-Unis. La variation de l’écart de conversion de devises étrangères au cours de
l’exercice terminé le 31 mars 2002 résulte de l’affaiblissement du dollar canadien par rapport au dollar américain.

Les postes des états financiers des établissements canadiens libellés en devises étrangères ont été convertis en
dollars canadiens en utilisant les taux de change en date des transactions pour les éléments de revenus et dépenses,
et le taux de change en date des bilans pour les éléments monétaires d’actif et de passif. Le gain ou la perte sur
change résultant de ces conversions est inclus à l’état des résultats.

2. Modification de conventions comptables
Écarts d’acquisition

À compter du 1er avril 2001, la Société a adopté prospectivement les nouvelles recommandations de l’ICCA relati-
vement aux écarts d’acquisition. Les nouvelles normes exigent que les écarts d’acquisition ne soient plus amortis,
mais qu’ils soient plutôt soumis à un test de dépréciation annuellement, ou plus fréquemment si des événements
ou des changements de situation indiquaient que l’actif pourrait avoir subi une baisse de valeur.

Les écarts d’acquisition étaient antérieurement amortis de façon linéaire sur une période ne dépassant pas
quarante ans.

En raison de l’adoption des nouvelles recommandations, le bénéfice net de l’exercice est supérieur d’environ
16 296 000 $ à ce qu’il aurait été si une charge d’amortissement des écarts d’acquisition avait été calculée.

3. Placement de portefeuille
Le 15 juillet 2001, la Société a cédé à Dare Foods ses activités de fabrication et de commercialisation de biscuits,
de biscottes et de soupes du secteur Produits d’épicerie en contrepartie d’une participation en actions de 21 % au
sein de sociétés du groupe Dare Foods.

Le placement a été comptabilisé à la valeur d’acquisition qui correspond à la juste valeur des éléments d’actif
cédés, qui s’établissait comme suit à la date de la transaction :

Fonds de roulement

Immobilisations

Écart d’acquisition

5 542 $

25 879

24 570

55 991 $

La Société a réalisé un gain de 845 000 $ suite à la cession de ces éléments d’actif.

4. Immobilisations

Terrains

Bâtisses

Mobilier et équipement, machinerie et outillage

Matériel roulant

5. Écarts d’acquisition

2002

Amortissement
cumulé 

Coût

Valeur
nette

2001

Valeur
nette

34 729 $

— $

34 729 $

31 844 $

245 154

603 987

9 724

38 327

193 138

3 284

206 827

410 849

6 440

209 204

428 153

5 820

893 594 $

234 749 $

658 845 $

675 021 $

Secteur des 
produits 
laitiers

2002

Secteur des
produits
d’épicerie

Secteur des 
produits 
laitiers

Total

2001

Secteur des 
produits 
d’épicerie

Total

Solde au début de l’exercice

403 563 $

189 083 $

592 646 $

276 353 $

198 876 $

475 229 $

Écart d’acquisition acquis 
au cours de l’exercice

Écart de conversion de 
devises étrangères

Diminution suite à la cession 
des activités de biscuits, 
biscottes et soupes
(note 3)

Ajustement

Amortissement de l’exercice

(note 2)

—

2 963

—

1 336

—

—

—

—

115 920

2 963

21 898

—

—

—

115 920

21 898

—

(4 743)

(6 557)

(24 570)

(24 570)

1 336

—

(1 814)

—

—

—

(8 794)

(5 050)

(13 844)

Solde à la fin de l’exercice

407 862 $

164 513 $

572 375 $

403 563 $

189 083 $

592 646 $

6. Emprunts bancaires
La Société dispose de facilités de crédit bancaire à court terme lui permettant d’obtenir des emprunts de banque
d’un montant maximum d’environ 232 700 000 $. Ces emprunts de banque sont disponibles en dollars canadiens
ou américains et portent intérêts à des taux fluctuant en fonction du taux préférentiel des prêteurs ou du taux
LIBOR, majoré jusqu’à un maximum de 0,6 %, dépendamment du ratio de dette portant intérêts par rapport au
bénéfice avant intérêts, amortissement et impôts de la Société.

42 • 43

7. Dette à long terme

Emprunt à terme bancaire, sous forme d’avances bancaires ou 

d’acceptations bancaires, remboursable par versements trimestriels 
variables jusqu’en décembre 2004, portant intérêts à des taux 
fluctuant en fonction du taux préférentiel majoré jusqu’à un 
maximum de 0,6 % et du taux des acceptations bancaires majoré 
de 0,55 % jusqu’à un maximum de 1,6 %, dépendamment du ratio 
de dette portant intérêts par rapport au bénéfice avant intérêts, 
amortissement et impôts de la Société. Au 31 mars 2002, 
l’emprunt à terme bancaire est constitué d’avances bancaires 
de 770 000 $ et d’acceptations bancaires de 275 600 000 $

Effets de premier rang

7,97 %, échéant en novembre 2006 (30 000 000 $ US)

8,12 %, échéant en novembre 2009 (170 000 000 $ US)

8,41 %, échéant en novembre 2014 (50 000 000 $ US)

Autres emprunts, remboursables par versements annuels 

variables, échéant en 2008

Tranche échéant à moins d’un an

2002

2001

276 370 $

401 370 $

47 805

270 895

79 675

380

675 125

102 555

47 289

267 971

78 815

451

795 896

95 075

572 570 $

700 821 $

Les versements estimatifs de capital à effectuer au cours des prochains exercices sont les suivants :

2003

2004

2005

2006

2007

2008 et exercices subséquents

102 555 $

110 105

63 969

50

47 855

350 591

675 125 $

8. Capital-actions
Autorisé

Le capital-actions autorisé de la Société est constitué d’un nombre illimité d’actions ordinaires et privilégiées.
Les actions ordinaires sont votantes et participantes. Les actions privilégiées peuvent être émises en une ou
plusieurs séries, les modalités et privilèges de chaque série devant être établis au moment de leur création.

Émis

103 184 447 actions ordinaires (102 450 780 en 2001)

459 822 $

451 047 $

2002

2001

La Société a procédé à un fractionnement d’actions sur la base de deux pour une par la déclaration d’un dividende
en actions aux porteurs inscrits le 23 novembre 2001. Les données portant sur les options d’achat d’actions et
les actions ont été retraitées afin de refléter ce fractionnement.

Au cours de l’exercice terminé le 31 mars 2002, 733 667 actions ordinaires ont été émises pour un montant de
8 775 000 $ en vertu du régime d’options d’achat d’actions. 

Au cours de l’exercice terminé le 31 mars 2001, 48 792 actions ordinaires ont été émises pour un montant de
414 732 $ en vertu du régime d’options d’achat d’actions.

Régime d’options d’achat d’actions

La Société a instauré un régime d’options d’achat d’actions visant l’achat d’actions ordinaires par des employés
clés, des dirigeants et des administrateurs de la Société. Le nombre total d’actions ordinaires pouvant être émises
en vertu du régime ne peut dépasser 14 000 000 d’actions. Le prix d’exercice de chaque option correspond au
cours de clôture des actions de la Société la journée précédant la date d’octroi. Ces options sont généralement
acquises à raison de 20 % par année et expirent dix ans après la date de leur octroi.

Les options émises et en circulation en fin d’exercice sont les suivantes :

Périodes
d’octroi

1998

1999

2000

2001

2002

Prix d’exercice

Prix d’exercice
Nombre moyen pondéré

Prix d’exercice
Nombre moyen pondéré

2002

2001

8,50 $

212 718

8,50 $

643 530

de 16,13 à 18,75 $

365 850

19,70 $

529 230

18,28 $

19,70 $

530 716

717 572

13,50 $

1 005 387

13,50 $

1 410 138

de 19,00 à 23,00 $

1 145 782

19,10 $

—

3 258 967

16,69 $

3 301 956

8,50 $

18,24 $

19,70 $

13,50 $

—

14,64 $

Options pouvant être exercées 

en fin d’exercice

517 050

16,41 $

726 994

13,55 $

44 • 45

8. Capital-actions (suite)
Le nombre d’options a varié de la façon suivante :

2002

2001

Prix d’exercice
Nombre moyen pondéré

Prix d’exercice
Nombre moyen pondéré

Solde au début de l’exercice

Options octroyées

Options levées

Options annulées

3 301 956

1 289 058

(733 667)

(598 380)

14,64 $

2 003 584

19,10 $

1 467 482

11,96 $

(48 792)

16,34 $

(120 318)

Solde à la fin de l’exercice

3 258 967

16,69 $

3 301 956

15,38 $

13,50 $

8,50 $

15,65 $

14,64 $

De plus, 934 965 options visant l’achat d’actions ordinaires à un prix de 30,35 $ ont été octroyées en date du 
1er avril 2002.

Rémunération à base d’actions

Si la rémunération à base d’actions avait été comptabilisée à la juste valeur des options d’achat d’actions à la date
d’attribution, le bénéfice net de l’exercice aurait été de 157 961 000 $, le bénéfice de base par action et le bénéfice
dilué par action auraient été respectivement de 1,54 $ et 1,52 $.

La juste valeur des options d’achat d’actions a été estimée au moyen du modèle d’évaluation Black-Scholes en
fonction des hypothèses suivantes :

Taux d’intérêt sans risque :

Durée prévue des options :

Volatilité :

Taux de dividendes :

5 %

10 ans

20 %

0,9 %

La moyenne pondérée des justes valeurs des options attribuées au cours de l’exercice est de 7,21 $.

9. Autres intérêts

Frais

Revenus

2002

894 $

(1 695)

(801) $

2001

2 923 $

(4 107)

(1 184) $

10. Impôts sur les bénéfices
La charge d’impôts sur les bénéfices se détaille comme suit :

Impôts exigibles

Impôts futurs

2002

54 464 $

17 132

71 596 $

2001

41 365 $

14 242

55 607 $

Rapprochement des impôts sur les bénéfices, calculés aux taux canadiens prévus par la loi, à la charge
d’impôts sur les bénéfices présentée à l’état des résultats :

Impôts sur les bénéfices, calculés aux taux canadiens prévus par la loi

Écarts attribuables aux éléments suivants :

Crédit d’impôt pour bénéfices de fabrication et transformation

Écart du taux d’imposition de filiales américaines

Modification des lois fiscales et des taux d’imposition

Autres éléments 

Charge d’impôts sur les bénéfices

2002

85 520 $

(10 084)

1 282

(387)

(4 735)

71 596 $

2001

66 498 $

(6 856)

1 136

(21)

(5 150)

55 607 $

L’incidence fiscale d’écarts temporaires qui donnent lieu à une partie importante de l’actif et du passif
d’impôts futurs se présente comme suit :

Actif d’impôts futurs 

Créditeurs et charges à payer

Capitaux propres

Pertes reportables

Autres

Passif d’impôts futurs

Immobilisations 

Actif net de régimes de retraite

Autres éléments d’actif

Placement de portefeuille

Présentés dans les états financiers consolidés à titre de :

Actif d’impôts futurs à court terme 

Actif d’impôts futurs à long terme

Passif d’impôts futurs à long terme

Passif d’impôts futurs – net

2002

2001

9 560 $

14 110 $

—

6 579

2 775

1 010

9 264

11 230

18 914 $

35 614 $

88 018 $

86 950 $

9 209

1 944

7 835

4 425

5 707

—

107 006 $

97 082 $

13 781 $

4 090

(105 963)

88 092 $

22 751 $

12 863

(97 082)

61 468 $

La Société et ses filiales disposent de pertes reportables totalisant 18 900 000 $. Ces pertes viennent à échéance
graduellement jusqu’en 2018. L’actif d’impôts futurs correspondant à ces pertes reportables a été comptabilisé aux
états financiers.

46 • 47

11. Résultats par action
Les calculs des résultats par action ont été retraités rétroactivement afin de tenir compte du fractionnement
d’actions décrit (voir la note 8).

Le bénéfice de base par action a été calculé en utilisant la moyenne pondérée des actions ordinaires en circulation
au cours de chacun des exercices, soit 102 793 390 actions en 2002 et 102 419 526 en 2001.

Le bénéfice dilué par action pour l’exercice terminé le 31 mars 2002 a été calculé en utilisant 103 712 252 actions
ordinaires, représentant la somme de la moyenne pondérée d’actions en circulation au 31 mars 2002
(102 793 390 actions) et des actions à effet dilutif pouvant être émises à la suite de l’exercice d’options
octroyées en vertu du régime d’options d’achat d’actions de la Société (918 862 actions).

Le bénéfice dilué par action pour l’exercice terminé le 31 mars 2001 a été calculé en utilisant 103 017 338 actions
ordinaires, représentant la somme de la moyenne pondérée d’actions en circulation au 31 mars 2001
(102 419 526 actions) et des actions à effet dilutif pouvant être émises en vertu du régime d’options d’achat
d’actions de la Société (597 812 actions).

Les résultats par action sont calculés nets des impôts sur les bénéfices.

12. Acquisitions d’entreprises
Exercice terminé le 31 mars 2002

Au cours de l’exercice, la Société a acquis une usine de production de fromages située aux États-Unis pour une
contrepartie en espèces de 16 410 000 $. La valeur attribuée aux éléments d’actif net acquis est de 14 059 000 $
pour les immobilisations et de 2 351 000 $ pour le fonds de roulement.

Exercice terminé le 31 mars 2001

Le 5 février 2001, la Société a complété l’acquisition des activités de lait nature et fromagères d’Agrifoods
International Cooperative Limited, communément appelée Dairyworld Foods. Cette acquisition d’un coût total
de 407 293 000 $ fut financée par un emprunt à terme bancaire.

12. Acquisitions d’entreprises (suite)
Les éléments d’actif net acquis étaient les suivants en date de l’acquisition :

Éléments d’actif corporel

Débiteurs

Stocks

Impôts à recevoir

Frais payés d’avance

Immobilisations

Autres éléments d’actif

Actif d’impôts futurs

Écart d’acquisition

Total de l’actif

Passif assumé

Trésorerie déficitaire

Créditeurs et charges à payer

Passif d’impôts futurs

Actif net acquis

Prix d’acquisition

Financement par emprunt à terme bancaire 

Trésorerie déficitaire de la société acquise

Trésorerie utilisée pour effectuer l’acquisition

Ces acquisitions ont été comptabilisées selon la méthode de l’acquisition. 

121 639 $

134 289

1 832

2 387

165 952

20 316

633

447 048

115 920

592 968

(5 509)

(143 353)

(6 813)

407 293 $

407 293 $

(411 370)

5 509

1 432 $

13. Régimes de retraite et autres avantages sociaux
La Société offre des régimes de retraite à prestations déterminées et à cotisations déterminées ainsi que certains
avantages (autres régimes) comme l’assurance-maladie, l’assurance-vie et les soins dentaires à ses employés et
retraités admissibles. 

Les dispositions des régimes à prestations déterminées sont fondées sur le nombre d’années de service et soit le
salaire moyen des dernières années de service ou le salaire carrière. Certaines dispositions des régimes à prestations
déterminées prévoient qu’une partie des cotisations sera assurée par les employés et l’autre par des cotisations
de la Société, établie suivant les conseils d’actuaires indépendants.

Les régimes à cotisations déterminées prévoient le versement d’une cotisation annuelle ouvrant droit à une
pension pour chaque employé participant.

L’actif des régimes se compose principalement d’actions canadiennes et étrangères, de fonds communs ainsi que
de titres à revenus fixes.

48 • 49

13. Régimes de retraite et autres avantages sociaux (suite)
Situation financière des régimes 

2002

2001

Régimes de
retraite à
prestations
déterminées

Régimes de
retraite à
prestations
déterminées

Autres
Régimes

Autres 
Régimes 

Évolution de la juste valeur de l’actif des régimes 

Juste valeur de l’actif des régimes au début de l’exercice

192 470 $

— $

123 593 $

— $

Acquisitions au cours de l’exercice

Rendement de l’actif des régimes

Cotisations de l’employeur

Cotisations des employés 

Prestations versées

Scission de régimes

Juste valeur de l’actif des régimes à la fin de l’exercice

854

(5 323)

514

1 509

(14 464)

(12 557)

163 003

—

—

809

—

73 795

2 611

267

1 824

—

—

452

—

(809)

(9 620)

(452)

—

—

—

192 470

—

—

Évolution des obligations découlant des régimes 

Obligations découlant des régimes au début de l’exercice

166 430

18 695

Acquisitions au cours de l’exercice

Coût des services rendus au cours de l’exercice

Frais d’intérêts et perte à la conversion de devises

Prestations versées

(Gains actuariels) pertes actuarielles

Modifications des régimes et scission

Obligations découlant des régimes à la fin de l’exercice

Excédent (passif)

Pertes actuarielles non amorties

Coût non amorti des services passés

Perte à la conversion de devises

Obligation transitoire non amortie

Actif (passif) au titre des prestations constituées intérimaire

Cotisations de l’employeur entre la date de mesure 

et la fin de l’exercice

727

4 937

10 451

(14 464)

(1 121)

(12 225)

154 735

8 268

33 138

895

(1 277)

(14 526)

26 498

—

784

1 332

(809)

77

(904)

92 737

55 135

3 363

7 054

(9 620)

8 917

8 844

13 694

2 890

504

1 584

(452)

475

—

19 175

166 430

18 695

(19 175)

1 749

(572)

—

5 051

(12 947)

26 040

15 533

1 321

(271)

(17 571)

25 052

(18 695)

1 099

—

—

6 022

(11 574)

Actif (passif) net comptabilisé au bilan 

26 561 $

(12 947) $

25 121 $

(11 574) $

L’actif net est regroupé avec les autres éléments d’actif au bilan.

63

—

69

—

13. Régimes de retraite et autres avantages sociaux (suite)

2002

2001

Régimes de 
retraite 

Autres
Régimes

Régimes de 
retraite

Autres
Régimes

Charge au titre des régimes d’avantages sociaux

Régimes à prestations déterminées

Coût pour l’employeur des services rendus au cours 

de l’exercice

Intérêts débiteurs

Rendement prévu des actifs

Amortissement de l’obligation transitoire

Amortissement du coût des services passés

Amortissement du gain actuariel

3 428 $

784 $

1 539 $

10 201

(14 842)

(1 230)

28

45

(2 370)

1 205

—

467

(19)

(538)

1 899

6 831

(9 589)

(1 294)

42

(23)

504 $

1 006

—

487

—

—

(2 494)

1 997

Régimes à cotisations déterminées

7 191

—

4 434

—

4 821 $

1 899 $

1 940 $

1 997 $

Moyenne pondérée des hypothèses

Taux d’actualisation des obligations 

Taux de rendement prévu à long terme de l’actif des régimes

Taux d’augmentation de la rémunération

6,75 %

8,00 %

3,50 %

7,00 %

S/O

3,50 %

6,75 %

7,75 %

3,50 %

7,00 %

S/O

3,50 %

Aux fins de l’évaluation, le taux de croissance annuel hypothétique des coûts reliés à l’assurance-maladie,
l’assurance-vie et les soins dentaires a été fixé entre 5,5 % et 8 % pour l’exercice 2003 et selon les hypothèses
retenues, ces taux devraient diminuer graduellement pour atteindre 5 % en 2005 et demeurer à ce niveau par la suite.

14. Engagements et éventualités
La Société exerce certaines de ses activités dans des locaux loués et est également liée en vertu de contrats de
location pour de l’équipement et des véhicules. Les loyers minimums exigibles pour les cinq prochains exercices
s’établissent comme suit :

2003

2004

2005

2006

2007

11 721 $

9 663

7 886

6 1 1 5

4 508

39 893 $

La Société est défenderesse à certaines réclamations dans le cours normal de l’exercice de ses activités. La Société
est d’avis que le règlement final de ces réclamations n’aura aucune incidence significative sur ses résultats ou sa
situation financière.

50 • 51

15. Instruments financiers et gestion de risques
a) Juste valeur des instruments financiers

Les justes valeurs de l’encaisse et des emprunts bancaires, des débiteurs et des créditeurs et charges à payer
correspondent à leur valeur comptable en raison de leurs dates d’échéance à court terme.

La juste valeur de la dette à long terme, estimée en actualisant les flux de trésorerie prévus en utilisant des taux
dont la Société pourrait se prévaloir pour des emprunts comportant des conditions et des échéances similaires,
totalise 697 138 000 $.

b) Risque de crédit

La Société consent du crédit à ses clients dans le cours normal de ses activités. Des évaluations de crédit sont
effectuées de façon continue et les états financiers consolidés tiennent compte des provisions pour pertes.
La Société n’a pas de concentration de crédit.

c) Risque lié aux taux d’intérêt

Les facilités de crédit à court terme ainsi que les emprunts bancaires à long terme de la Société portent intérêts
à des taux variables.

Pour se protéger contre les augmentations de taux d’intérêt, la Société conclut à l’occasion des contrats de
swap de taux d’intérêt. Au cours de l’exercice 2002, la Société a conclu des contrats de swap de taux d’intérêt
à des taux variant de 2 % à 5,08 % couvrant 202 000 000 $ de dettes à long terme, échéant entre janvier 2003
et décembre 2004. En date du 31 mars 2002, un paiement d’environ 942 000 $ serait nécessaire pour régler
ces contrats.

d) Risque de change

Dans le cadre de ses opérations canadiennes, la Société effectue certaines transactions en devises étrangères.
La Société gère le risque lié aux fluctuations de taux de change et conclut à l’occasion certains contrats de
change. Les contrats de change en cours en date des bilans sont négligeables.

La Société réalise approximativement 37 % de son chiffre d’affaires aux États-Unis et est donc exposée à la
fluctuation de devises.

Les flux de trésorerie liés aux activités américaines constituent une protection naturelle contre le risque de
change lié aux dettes exprimées en dollars américains.

16. Information sectorielle
Le secteur des produits laitiers comprend principalement la fabrication et la distribution de fromages et de lait
nature. Les activités de ce secteur sont exercées au Canada et aux États-Unis.

Le secteur des produits d’épicerie représente exclusivement, depuis le 15 juillet 2001, les activités de fabrication et
de commercialisation de petits gâteaux. Antérieurement, les produits de ce secteur se divisaient en quatre catégories,
soit les petits gâteaux, les biscuits, les biscottes et les soupes. Les activités de fabrication et de commercialisation
de biscuits, biscottes et soupes ont été cédées le 15 juillet 2001 (voir la note 3). L’actif total du secteur des produits
d’épicerie comprend le placement de portefeuille.

Ces secteurs sont administrés distinctement puisque chaque secteur d’activité représente un secteur stratégique
qui offre différents produits et qui dessert différents marchés. La Société évalue la performance en fonction du
bénéfice d’exploitation géographique et du bénéfice d’exploitation des secteurs d’activité pris isolément.

Les conventions comptables des secteurs sont les mêmes que celles décrites à la note 1 portant sur les principales
conventions comptables. La Société n’effectue pas de ventes intersectorielles.

16. Information sectorielle (suite)
Information par secteur d’activité

Revenus

Produits laitiers

Produits d’épicerie

Bénéfice avant intérêts, 
amortissement et impôts 
sur les bénéfices

Produits laitiers

Produits d’épicerie

Amortissement des 
immobilisations

Produits laitiers

Produits d’épicerie

Bénéfice d’exploitation

Produits laitiers

Produits d’épicerie

Intérêts

2002

2001 

Canada

États-Unis

Total

Canada

États-Unis

Total

1 987 486 $

1 282 555 $

3 270 041 $

803 970 $

1 106 039 $

1 910 009 $

187 371

—

187 371

251 662

—

251 662

2 174 857 $

1 282 555 $

3 457 412 $

1 055 632 $

1 106 039 $

2 161 671 $

183 054 $

133 996 $

317 050 $

96 912 $

131 555 $

228 467 $

35 372

—

35 372

42 507

—

42 507

218 426 $

133 996 $

352 422 $

139 419 $

131 555 $

270 974 $

27 970 $

33 607 $

61 577 $

14 165 $

28 078 $

42 243 $

6 510

—

6 510

9 520

—

9 520

34 480 $

33 607 $

68 087 $

23 685 $

28 078 $

51 763 $

155 084 $

100 389 $

255 473 $

82 747 $

103 477 $

186 224 $

28 862

—

28 862

32 987

—

183 946 $

100 389 $

284 335

115 734 $

103 477 $

Bénéfice compte non tenu des impôts sur les bénéfices
et de l’amortissement des écarts d’acquisition

Impôts sur les bénéfices

52 578

231 757

71 596

Bénéfice avant l’amortissement des écarts d’acquisition

160 161

Amortissement des écarts d’acquisition

Bénéfice net

—

160 161 $

52 • 53

32 987

219 211

39 519

179 692

55 607

124 085

13 844

110 241 $

16. Information sectorielle (suite)

2002

2001 

Canada

États-Unis

Total

Canada

États-Unis

Total

Éléments d’actif

Produits laitiers

821 888 $

936 334 $

1 758 222 $

825 458 $

887 181 $

1 712 639 $

Produits d’épicerie

288 453

—

288 453

300 340

—

300 340

1 110 341 $

936 334 $

2 046 675 $

1 125 798 $

887 181 $

2 012 979 $

Immobilisations à la valeur nette

Produits laitiers

Produits d’épicerie

Ajouts nets aux immobilisations

Produits laitiers

Produits d’épicerie

Écarts d’acquisition

Produits laitiers

Produits d’épicerie

264 482 $

353 572 $

618 054 $

259 199 $

345 954 $

605 153 $

40 791

—

40 791

69 868

—

69 868

305 273 $

353 572 $

658 845 $

329 067 $

345 954 $

675 021 $

33 062 $

24 205 $

57 267 $

9 776 $

30 933 $

40 709 $

2 468

—

2 468

2 225

—

2 225

35 530 $

24 205 $

59 735 $

12 001 $

30 933 $

42 934 $

134 552 $

273 310 $

407 862 $

133 216 $

270 347 $

403 563 $

164 513

—

164 513

189 083

—

189 083

299 065 $

273 310 $

572 375 $

322 299 $

270 347 $

592 646 $

Conseil d’administration
Conseil d’administration

André Bérard
Président du Conseil d’administration
Banque Nationale du Canada

Caterina Monticciolo, CA
Présidente
Julvest Capital Inc.

Lino Saputo, Jr.
Président et chef de l’exploitation, 
division Fromage (États-Unis)
Saputo Inc.

Claude Blanchet
Président du Conseil d’administration,
président et chef de la direction
Société générale de financement 
du Québec

Patricia Saputo, CA, PF
Présidente
Gestion Pasa Inc.

Pierre Bourgie
Président et chef de la direction
Société Financière Bourgie Inc.

Lino Saputo
Président du Conseil d’administration
et chef de la direction
Saputo Inc.

Louis A. Tanguay
Administrateur de sociétés

Sommaire •

Faits saillants • 02

Message aux actionnaires • 16

Secteur Produits laitiers • 20

Secteur Produits d’épicerie • 26

Analyse par la direction • 27

Haute direction • 34

États financiers consolidés • 37

Notes afférentes aux états financiers consolidés • 40

Renseignements à l’intention des actionnaires • 54

Conseil d’administration • 55

Rapport annuel • 2002

www.saputo.com

Ensemble
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