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FY2003 Annual Report · Saputo
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Des opportunités
chaque jour !

Rapport annuel 2003

To u s   l e s   m o n t a n t s   d e   c e   r a p p o r t   s o n t   e n   d o l l a r s   c a n a d i e n s ,   s a u f   i n d i c a t i o n   c o n t r a i r e .

É t a t s - U n i s

C a n a d a

3   4 5 7 , 4
2   1 74 , 9

3   3 9 8 , 1
2   1 8 5 , 3

2   1 6 1 , 7
1   0 5 5 , 7

1   2 8 2 , 5

1   2 1 2 , 8

1   1 0 6 , 0

1 7 3 , 7

1 6 0 , 2

1 1 0 , 2

B e’ n e’ f i c e   n e t
i o n s   d e   d o l
l
l
( e n   m i

l a r s )

R e v e n u s
l
l
( e n   m i

i o n s   d e   d o l

l a r s )

2 0 0 1

2 0 0 2

2 0 0 3

2 0 0 1

2 0 0 2

2 0 0 3

2 5 0 , 1

244 , 5

3 5 4 , 3
2 3 3 , 8

3 52 , 4
2 1 8 , 4

1 9 0 , 1

2 7 1 , 0

1 3 9 , 4

1 3 4 , 0

1 2 0 , 5

1 3 1

, 6

F l u x   n e t s   d e   t r e’ s o r e r i e
i e’ s   a   l ’ e x p l o i t a t i o n
’
i o n s   d e   d o l
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( e n   m i

l a r s )

l

l

BA I I A ( 1 )
l
l
( e n   m i

i o n s   d e   d o l

l a r s )

2 0 0 1

2 0 0 1

2 0 0 2

2 0 0 3

2 0 0 3

2 0 0 2

1 M e s u r e   d e   c a l c u l   d e s   r é s u l t a t s   n o n   c o n f o r m e   a u x   p r i n c i p e s   c o m p t a b l e s   g é n é r a l e m e n t   r e c o n n u s
l a   b a s e   d e   s o n   B A I I A   q u i   e s t   d é f i n i   c o m m e   é t a n t  
r e c o n n u s   a u   C a n a d a   e t ,   c o n s é q u e m m e n t ,   p e u t   n e   p a s   ê t r e   c o m p a r a b l e   a u x   m e s u r e s   s i m i l a i r e s   p r é s e n t é e s   p a r   d ’ a u t r e s   s o c i é t é s .  
a m o r t i s s e m e n t   e t   r é m u n é r a t i o n   à   b a s e   d ’ a c t i o n s .   L e   B A I I A   n ’ e s t   p a s   u n e   m e s u r e   d e   r e n d e m e n t   d é f i n i e   p a r  
L a   S o c i é t é   é v a l u e   s o n   r e n d e m e n t   f i n a n c i e r   s u r  

l e   b é n é f i c e   a v a n t  

l e s   b é n é f i c e s ,
i m p ô t s   s u r  
l e s   p r i n c i p e s   c o m p t a b l e s   g é n é r a l e m e n t

i n t é r ê t s ,  

RENDEMENT CUMULATIF TOTAL DEPUIS LE PREMIER APPEL PUBLIC A L' E’PARGNE
Investissement fait le 15 octobre 1997

Saputo

’

S&P/TSX Composé

400 $

350 $

300 $

250 $

200 $

150 $

100 $

50 $

$

0
0
1

=

7
9
9
1

e
r
b
o
t
c
o

5
1

15/10/97

31/03/98

31/03/99

31/03/00

31/03/01

31/03/02

31/03/03

Table des matières
Faits saillants 1 • Message aux actionnaires 2 • Coup d’œil sur l’industrie laitière 6 • Coup d’œil sur Saputo 8 • Opportunités 10 • 
Analyse par la direction 14 • Haute direction 32 • Bilan social 33 • États financiers consolidés 35 • Notes afférentes aux états 
financiers consolidés 38 • Renseignements à l’intention des actionnaires 50 • Conseil d’administration 51

a
i
c
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L
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s
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C

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Faits saillants

Chaque jour, les 7 000 employés de Saputo s’activent fièrement dans les 47 usines et les centres de
distribution de la Société pour fabriquer, commercialiser et distribuer une vaste gamme de produits
qui se retrouvent quotidiennement dans des magasins d’alimentation, des restaurants et des mets
préparés. Œuvrant dans les secteurs des produits laitiers et d’épicerie, Saputo offre ses produits sous
des marques de commerce telles que Saputo, Stella, Frigo, Dragone, Armstrong, Caron, Cayer,
Treasure Cave, Dairyland, Baxter, Nutrilait et Vachon. Une entreprise dynamique d’envergure
mondiale, Saputo Inc. est le plus grand transformateur laitier au Canada et l’un des plus 
importants producteurs de fromage en Amérique du Nord. Saputo Inc. est une société publique 
et ses actions sont inscrites à la cote de la Bourse de Toronto sous le symbole SAP.

Aux 31 mars

(en milliers de dollars, sauf les données par action et les ratios)

Revenus
Secteur Produits laitiers

Canada
États-Unis

Secteur Produits d’épicerie

Bénéfice avant intérêts, impôts sur les bénéfices, amortissement 

et rémunération à base d’actions (BAIIA)

Secteur Produits laitiers

Canada
États-Unis

Secteur Produits d’épicerie

Bénéfice net

Flux nets de trésorerie liés à l’exploitation, avant la variation

des éléments hors caisse du fonds de roulement d’exploitation

Fonds de roulement
Total de l’actif
Dette à long terme, incluant la tranche échéant à moins d’un an
Capitaux propres

Par action
Bénéfice net
De base
Dilué

Valeur comptable

Ratios financiers
Dette portant intérêts / Capitaux propres
Rendement sur les capitaux propres moyens des actionnaires

2003

2002

2001

2 017 383 $

1 212 810 $

3 230 193 $

167 919 $

3 398 112 $

1 987 486 $
1 282 555 $
3 270 041 $
187 371 $
3 457 412 $

803 970 $
1 106 039 $
1 910 009 $
251 662 $
2 161 671 $

200 621 $

120 484 $

321 105 $

33 165 $

354 270 $

173 728 $

183 054 $
133 996 $
317 050 $
35 372 $
352 422 $
160 161 $

96 912 $
131 555 $
228 467 $
42 507 $
270 974 $
110 241 $

250 123 $

269 326 $

1 970 686 $

521 135 $

1 016 504 $

244 535 $
258 908 $
2 046 675 $
675 125 $
900 588 $

190 090 $
242 878 $
2 012 979 $
795 896 $
747 901 $

1,68 $

1,66 $

9,83 $

0,53

18,1 %

1,56 $
1,54 $
8,73 $

0,78 
19,4 %

1,08 $
1,07 $
7,30 $

1,07
16,0 %

Faits saillants 1

Lino Saputo
Président du conseil d’administration
et chef de la direction

Message aux actionnaires

Des opportunités
chaque jour !

Saputo Inc. continue d’afficher des résultats financiers
solides malgré plusieurs contraintes, principalement
du côté de l’industrie laitière américaine. Au cours du
dernier exercice, le bénéfice net de la Société a atteint
173,7 millions de dollars, en hausse de 8,4 % sur celui
de 2002. 

De  façon  proactive,  nous  avons  mis  en  application  de  nouvelles  normes
comptables qui nous ont amenés à inclure une charge de 1,3 million
de  dollars  liée  à  la  rémunération  à  base  d’actions.  N’eut  été  de  cette
charge,  notre  bénéfice  net  aurait  été  supérieur  de  9,2  %  à  celui  de
l’exercice  2002.  Compte  tenu  des  conditions  de  marché,  cette
augmentation s’avère significative, mais demeure toutefois inférieure à nos
attentes  selon  les  normes  de  Saputo.  Les  revenus  de  l’exercice  2003  se
sont élevés à 3,398 milliards de dollars.

2

Message aux actionnaires

Au cours de la dernière année financière, le marché américain a été très difficile en ce qui concerne le prix de vente moyen par livre
de fromage et son effet négatif sur la valeur de nos stocks entre le 31 mars 2002 et le 31 mars 2003. Au Canada, la consommation 
de fromage par personne est restée stable. Sur le marché international, les prix des sous-produits du lait ont été très bas.

Dans une industrie comme la nôtre, il est essentiel d’être aussi efficace que possible en matière d’exploitation. Voilà pourquoi nous
en avons fait une de nos forces et une des clés de notre succès, ce qui nous permet d’optimiser notre rendement et d’afficher des résultats
solides année après année, même dans des conditions de marché difficiles. Nos résultats sont étroitement liés à notre statut de fabricant
à faible coût ainsi qu’à nos efforts d’amélioration constants qui nous amènent à tirer profit de toutes les occasions qui nous sont offertes.

Nous comptons sur une main-d’œuvre qualifiée et dévouée possédant un fort sentiment d’appartenance envers la Société. À leur façon, nos
7  000  employés  sont  des  agents  de  changement  qui,  jour  après  jour,  s’activent  à  identifier  les  opportunités  de  croissance  qui  se
présentent  à  eux  et,  surtout,  à  en  tirer  le  maximum.  D’ailleurs,  leurs  actions  constantes  pour  contrôler  les  coûts,  améliorer  les
procédés et innover sont autant d’atouts qui contribuent et profitent pleinement aux réussites de la Société.

Saputo possède une expérience de plus de 48 ans en fabrication, en distribution et en commercialisation de produits laitiers de qualité. Forte
de celle-ci, la Société a développé une expertise qui lui a permis, au fil des ans, de concevoir ses propres outils technologiques afin de
répondre précisément aux besoins de ses clients.

Nous exerçons un contrôle très strict de chacun de nos coûts, et ce, à tous les niveaux de l’organisation, de la production aux ventes, en
passant par les autres services. L’ensemble de nos activités est construit sur le modèle des divisions opérationnelles et des centres de
profit, ce qui permet à tout notre personnel de direction et à tous nos employés de participer directement au succès de la Société.

Retour sur les perspectives de l’exercice 2003

Nous  avons  mentionné,  lors  de  l’exercice  2003,  qu’il  y  avait  toujours  eu  deux  principaux  modes  de  croissance  pour  Saputo  : 
la croissance organique et la croissance par acquisitions.

Du côté de la division Fromage (Canada), nous avons poursuivi l’intégration des valeurs et du savoir-faire de Saputo au sein 
de  Dairyworld  et  sommes  heureux  du  résultat  de  nos  actions  à  ce  jour.  Afin  de  soutenir  la  croissance  de  la  consommation 
de fromage, nous avons continué à offrir à nos clients des segments du détail, de la restauration et de la transformation industrielle, une
gamme de fromages qui répond à leurs exigences, tout en les incitant à utiliser encore plus de fromage en fonction de leurs besoins
particuliers.  Nous  avons  aussi  lancé  de  nouveaux  produits  et  avons  été  plus  actifs  dans  la  diffusion  de  promotions  conçues  pour
favoriser la consommation de nos fromages.

’
A faire - Exercice 2003

- Inte’gration de Dairyworld 3
- Division Lait - se concentrer sur la
performance 3
- Augmenter les volumes de ventes 
aux E’tats-Unis 3
- Division Boulangerie - transfert de la
production de l’usine d’Aurora  3

Nous avons également entrepris une rationalisation de nos usines afin d’optimiser notre
capacité de production.

Au  cours  de  l’exercice  2003,  la  division  Lait  s’est  concentrée  sur  l’amélioration 
de  son  rendement  dans  toutes  les  régions,  spécialement  du  côté  des  activités
québécoises et ontariennes où elle est plus que jamais prête à profiter des opportunités 
de  croissance  offertes.  Des  investissements  ont  également  été  faits  pour  moderniser 
de  l’équipement  et  augmenter  la  performance  des  usines,  réduisant  ainsi  les  coûts 
de la chaîne d’approvisionnement. Nous continuons aussi à investir dans nos ressources
humaines et notre engagement envers nos employés englobe la formation en usine, la
formation  des  superviseurs  et  des  cadres  de  première  ligne  ainsi  que  l’implantation 
et le renforcement constant des valeurs de Saputo. 

Du côté de nos activités américaines, nous nous étions fixé l’objectif d’augmenter notre
volume de ventes de 13 % par rapport à l’exercice 2002. Nous ne l’avons pas atteint.
Néanmoins, nous sommes fiers d’annoncer que nos volumes de ventes aux États-Unis ont
connu une  progression  de  9,5  %,  malgré  l’année  difficile  que  nous  et  l’industrie  en
général venons de traverser. De cette hausse, 4,0 % provient de l’usine de Whitehall, en Pennsylvanie, que nous avons acquise en mars
2002.  Le  5,5 %  restant  est  le  résultat  d’une  croissance  organique,  ce  qui  est  supérieur  à  la  croissance  moyenne  de  4,1  %  de  la
production de fromage aux États-Unis. L’intégration de l’usine de Whitehall s’est effectuée en douceur et a conduit à une réorganisation
régionale de la production de certains produits et à la fermeture d’une usine située au Wisconsin.

En octobre 2002, en réaction à la faiblesse du prix de vente moyen par livre de fromage aux États-Unis, nous avons adopté, pour nos
fromages de spécialité, un prix plancher qui se situe au même niveau que le prix de soutien du gouvernement américain. 

Message aux actionnaires 3

Dans la division Boulangerie, nous avons fermé l’usine d’Aurora, en Ontario, et transféré sa production à notre usine de Sainte-Marie
de Beauce, au Québec, tout en procédant à l’impartition des activités de transport. En outre, nous avons investi dans la robotisation
et l’automatisation de certaines opérations de la division. À l’automne, nous avons également entrepris la livraison, à petite échelle, d’une
sélection de nos petits gâteaux aux États-Unis.

Pour ce qui est des acquisitions, si nos efforts ont surtout été dirigés vers l’industrie fromagère américaine, nous avons quand même
gardé  l’œil  ouvert  au  Canada  pour  toute  occasion  du  côté  du  fromage  et  du  lait  nature.  Bien  que  nous  n’ayons  réalisé  aucune
acquisition lors de l’exercice 2003, nous sommes convaincus que des occasions intéressantes surgiront durant l’année financière en
cours. Nous restons toutefois disciplinés et ne perdons jamais de vue les critères d’évaluation qui font le succès de nos acquisitions, 
à savoir qu’elles doivent être stratégiques, qu’elles doivent ajouter de la valeur à la Société et qu’elles doivent être réalisables à un 
prix raisonnable.

En décembre 2002, le panel d’appel de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) a fait connaître la décision finale de l’organisme qui
maintient que le système canadien d’approvisionnement en lait pour les produits destinés à l’exportation n’était pas conforme avec les
engagements  pris  par  le  Canada  auprès  de  l’OMC.  Afin  de  se  plier  à  cette  décision,  les  transformateurs  laitiers  canadiens  sont
contraints d’exporter leurs produits à des prix qui rendent non concurrentielle l’exportation de produits laitiers à partir du Canada.
La  décision  n’affecte  pas  l’exportation  des  sous-produits  tels  que  le  lactose  et  le  lactosérum.  Les  exportations  de  fromage
représentent  moins  de  1  %  de  nos  revenus.  Bien  que  cette  décision  ait  un  impact  négligeable  sur  les  revenus  de  la  Société,  nous
procéderons à une réévaluation de nos installations canadiennes dans le but d’en faire la meilleure utilisation possible.

Vision et stratégie

Au cours des prochaines années, l’industrie laitière devra se consacrer à la création de produits innovateurs qui répondent aux
changements des  exigences  nutritionnelles  des  consommateurs.  Le  lait  et  le  fromage  sont  depuis  longtemps  au  cœur 
du régime alimentaire des Canadiens. Bien qu’ils continueront de l’être, les progrès technologiques nous permettront de plus en plus
d’utiliser des produits à base de lait nature pour répondre à une multitude de besoins liés à la nutrition, au style de vie et à la santé
des gens. Mais pour réussir à innover et à satisfaire la clientèle, l’industrie devra faire en sorte que la collaboration entre ses différents
acteurs et le partage d’objectifs communs deviennent des composantes essentielles de son fonctionnement.

Nous  avons  souvent  dit  que  le  marché  canadien  des  produits  laitiers  présente  peu  de  possibilités  de  croissance  organique.  La
consommation  de  fromage  demeure  stable  même  si  les  ventes  de  fromage  au  détail  progressent.  Malgré  cela,  nous  croyons  que 
le développement de nouveaux produits à valeur ajoutée pourrait favoriser l’apparition de nouvelles catégories de produits laitiers ou
de boissons à base de lait et soutenir leur croissance ainsi que celle des catégories existantes. Bien que nous soyons déjà présents dans
ce segment avec quelques-uns des produits de notre division Lait, il y a encore beaucoup de place pour l’innovation.

’
A faire - Exercice 2004

’
- Produits laitiers a valeur ajoute’e

- Croissance organique

- Efficacite’

- Acquisitions dans le fromage et le lait 

au Canada

Dans  notre  secteur  Produits  laitiers  canadien,  au  delà  du  développement  de  nouveaux
produits ou de nouveaux créneaux, la garantie de notre succès continue de reposer sur
notre  efficacité.  Comme  les  possibilités  de  croissance  organique  sont  plutôt  limitées,
nous devons être extrêmement vigilants dans la gestion quotidienne de nos activités, et
cela, à tous les niveaux de l’organisation. Pour cette raison, notre analyse portera avant
tout sur l’efficacité de notre structure d’exploitation et l’optimisation de nos capacités
de production durant l’exercice 2004.

Les  origines  de  la  Société  étant  dans  la  fabrication  du  fromage,  nous  avons  toujours
porté notre attention, comme nous le faisons aujourd’hui, sur les occasions d’acquisition
dans  l’industrie  du  fromage.  Toutefois, avec  des  parts  de  marché  d’environ  20  % 
dans  le  segment  du  lait  nature,  nous  demeurons  ouverts  à  l’idée  de  considérer  des
acquisitions  éventuelles  au  Canada  dans  les  segments  du  lait  et  des  boissons  à  base 
de lait.

4

Message aux actionnaires

Les occasions d’acquisition sont cependant nettement plus grandes aux États-Unis. L’industrie américaine tourne la page sur une année
plutôt difficile et elle demeure relativement fragmentée. Il y a de la place pour de la consolidation et, dans cette optique, nous garderons
l’œil  ouvert.  Nous  poursuivrons  également  notre  croissance  organique  stratégique  et  nous  pourrions  facilement  augmenter  notre

capacité de production avec un investissement minime, si nécessaire.

’
A faire - Exercice 2004

- Acquisitions dans le fromage aux E’tats-Unis

- Division Boulangerie 

- de’veloppement des affaires au Canada
- continuer a percer le marche’ ame’ricain

’

- Explorer les possibilite’s

d’acquisitions/partenariats sur le marche’
international

Quant à la division Boulangerie, nous continuerons de nous consacrer à en améliorer
l’efficacité,  tout  en  développant  davantage  nos  affaires  dans  toutes  les  régions  du
Canada. Il importe que nous puissions faire preuve d’efficacité dans un environnement
où  la  concurrence  est  de  plus  en  plus  féroce  et  où  nous  sommes  confrontés  à  une
fluctuation constante des prix des matières premières. Nous poursuivrons également nos
actions pour percer progressivement le marché américain.

Notre objectif de nous établir comme une entreprise fromagère d’envergure mondiale
demeure inchangé. Pour l’atteindre nous devons être dans un marché où les matières
premières  sont  offertes  à  des  prix  concurrentiels  sur  le  plan  international.  Par
conséquent, nous avons entrepris une démarche de recherche d’occasions d’acquisition
ou  de  partenariat  qui  nous  permettraient  de  prendre  de  l’expansion  à  l’extérieur  de
l’Amérique  du  Nord.  Cette  démarche  s’inscrit  naturellement  dans  notre  intention
d’élargir nos horizons afin de mieux servir notre clientèle, tout en étant concurrentiels 
à l’échelle mondiale. 

Régie d’entreprise 

La Société croit en l’importance d’une saine régie d’entreprise, sans pour autant négliger la présence de son actionnaire principal. Dans
cette optique, elle a procédé à la modification de certaines de ses pratiques afin d’être plus en règle avec les lignes directrices de la Bourse
de  Toronto.  La  Société  a  notamment  changé  la  composition  de  son  comité  de  vérification  afin  qu’il  soit entièrement  constitué
d’administrateurs non reliés. La Société a de plus ajouté deux nouveaux administrateurs non reliés à son conseil d’administration, de
sorte que celui-ci est maintenant composé d’un nombre équivalent d’administrateurs reliés et non reliés. L’objectif visé par la Société
est d’avoir un conseil d’administration composé d’une majorité d’administrateurs non reliés. La Société a également adopté une
politique de communications qui confirme ses pratiques de divulgation ainsi qu’une politique sur les services pouvant lui être offerts par
les vérificateurs externes et autres firmes comptables.

Remerciements

J’aimerais utiliser ces quelques lignes pour remercier nos clients, nos consommateurs, nos fournisseurs et nos actionnaires de leur soutien
constant. J’aimerais également remercier nos administrateurs de leur appui et de leur conseil avisé tout au long de l’exercice 2003. 
Et pour conclure, j’aimerais remercier nos employés de leur contribution continuelle à la croissance de la Société, notamment pour
leur remarquable habileté à tirer profit des opportunités… chaque jour! 

(Signé)

Lino Saputo

Président du conseil d’administration
et chef de la direction
Le 10 juin 2003

Message aux actionnaires 5

Coup d’œil sur l’industrie laitière

Canada

L’exploitation de l’industrie laitière canadienne se fait dans un environnement fortement
réglementé. La Commission canadienne du lait (CCL), une société d’état, a été mandatée
par le gouvernement fédéral pour appliquer les politiques laitières nationales du pays
qui  sont  basées  sur  un  partage  des  pouvoirs  juridictionnels  entre  les  gouvernements
fédéral et provinciaux.  Le lait nature est régi au provincial tandis que le lait industriel
relève du fédéral. L’appellation « lait nature » englobe le lait et la crème de table destinés
à être consommés sous leur forme liquide alors que le « lait industriel » est utilisé dans
la fabrication de tous les autres produits laitiers tels que le fromage, le beurre, la crème
glacée et le yogourt.

L’industrie laitière canadienne est régie par un système de gestion planifiée de l’offre.
L’objectif  premier  de  la  gestion  planifiée  de  l’offre  est  d’assurer  une  rémunération
équitable  aux  producteurs  de  lait  tout  en  garantissant  la  production  d’un  volume
suffisant de lait industriel pour répondre à la demande domestique de produits laitiers
des consommateurs canadiens ainsi qu’à certaines exportations planifiées. Cet objectif
est atteint par l’établissement du prix de soutien auquel les transformateurs laitiers ont
droit pour le beurre et la poudre de lait écrémé vendus à la CCL dans le but d’éliminer
les surplus du marché et de contrôler l’approvisionnement en lait industriel.

Pour  chaque  année  laitière  (1er août  au  31  juillet),  la  CCL  établit  le  quantum  de  la
production nationale de lait industriel en fonction de la demande domestique anticipée
et  de  certaines  exportations.  Ce  quantum  est  ensuite  partagé  selon  les  termes  du  Plan
national de commercialisation du lait, qui est le fruit d’une entente fédérale et provinciale.
Cette entente stipule notamment que les contingents du marché (parts du quantum) du
Québec et de l’Ontario en production de lait industriel sont d’environ 46,6 % et 31,5 %
respectivement.

Une fois le quantum de lait industriel défini et partagé entre les provinces, les offices de
commercialisation provinciaux régissent la production, les prix et la commercialisation
du lait à l’intérieur de leurs frontières. Chaque office de commercialisation provincial
attribue  le  lait  aux  transformateurs  laitiers.  Le  lait  industriel  est  attribué  selon  un
système  en  cascade  qui  classifie  le  lait  industriel  en  diverses  catégories  de  produits  à
fabriquer. Les classes de lait supérieures ont la priorité de l’approvisionnement car elles
portent un prix supérieur.

Bien  qu’il  puisse  y  avoir  quelques  différences  entre  les  provinces,  la  croissance  des
quantités  de  lait  autre  que  le  lait  nature  est  habituellement  limitée  dans  chaque
catégorie.  Un transformateur de lait industriel ne peut donc connaître une croissance
notable qu’en réalisant des acquisitions. Toutes les tentatives de croissance organique se
butent aux quotas d’approvisionnement en lait des usines.

Le marché domestique canadien des produits laitiers est un marché mature qui offre des
occasions de croissance limitées dans les principales catégories de produits. D’ailleurs,
au cours des quinze dernières années, les secteurs du lait nature et du lait industriel ont
tous  deux  connu  une  croissance  globale  statique.  Un  certain  potentiel  de  croissance
existe  toutefois  dans  les  segments  de  ventes  des  ingrédients  laitiers  et  des  aliments
fonctionnels.

Quelques faits :

• Au cours de l’année laitière 2001-2002, 1,137 million de vaches réparties sur 18 673
fermes laitières ont produit 76 millions d’hectolitres de lait, et la ferme laitière moyenne
possèdait environ 61 vaches.(1)

• Les trois plus importants transformateurs de produits laitiers industriels possèdent 36 %

des usines et transforment 71 % du lait.(1)

• En 2001, l’industrie laitière primaire canadienne était constituée de 292 usines.(1)

Utilisation de la production laitière 
au Canada en 2001/2002(1)

39 %
Lait nature

61 %
Lait industriel

Fermes laitières(1)

14 %
Provinces de l’Ouest

5 %
Maritimes

81 %
Québec et Ontario

6

Coup d’œil sur l’industrie laitière

Statistiques canadiennes

Année 
laitière

2001/2002
2000/2001
1999/2000
1998/1999
1997/1998

2001
2000
1999
1998
1997

Production totale de fromage
(incluant le fromage cottage)(1)
(en millions de kg)

Quantité totale de lait vendu
aux transformateurs(1)
(en millions d’hectolitres)

351,1
355,9
358,9
350,2
353,1

76,0
75,1
74,9
75,3
73,9

Consommation de
fromage(1)
(kg par personne)

Consommation
de lait nature(1)
(litres par personne)

11,09
11,58
11,52
11,43
11,80

87,01
88,01
87,58
88,50
89,03

États-Unis

Aux États-Unis, les prix de gros du lait sont déterminés par une combinaison de facteurs
liés  à  l’intervention  gouvernementale  et  aux  forces  du  marché.  L’intervention
gouvernementale se résume à trois éléments principaux : un programme de soutien des
prix, des consignes fédérale et étatiques pour la commercialisation du lait ainsi que des
paiements directs.  L’état de la Californie a choisi de se retirer du système de consignes
du marché de l’USDA et gère maintenant ses propres consignes étatiques.

Pour soutenir le prix du lait de ferme, le gouvernement s’engage à acheter des quantités
illimitées de beurre, de poudre de lait écrémé et de fromage aux prix de la Commodity
Credit  Corporation (CCC),  en  vertu  du  programme  de  soutien  des  prix  des  produits
laitiers.

Quelques faits :

• 50 états produisent du lait.  La production laitière a migré vers l’Ouest et vers de plus
grosses exploitations. Plus de 40 % de la production laitière américaine est maintenant
assurée par des fermes avec des troupeaux de 500 vaches et plus. La Californie à elle
seule est responsable de 20,6 % de tout l’approvisionnement en lait des États-Unis.(3)

• En 2002, 9,1 millions de vaches réparties sur 91 990 fermes laitières ont produit

746,1 millions d’hectolitres de lait.(3)

• La ferme laitière moyenne possède 99 vaches.(3)

• En 2002, l’industrie fromagère américaine était constituée de 403 usines.(2)

Statistiques américaines

Utilisation de la production laitière 
aux États-Unis en 2002(2)

37,9 %
Fromage

14,4 %
Beurre

8,5 %
Produits laitiers
glacés

32,5 %
Lait nature

6,7 %
Autres

2001
2000
1999
1998
1997

2001
2000
1999
1998
1997

Production de
fromage naturel(2,3)
(en millions de kg)

Production
de lait(2)
(en millions d’hectolitres)

3 746,1
3 745,8
3 602,0
3 398,3
3 324,9

727,4
736,5
715,2
691,6
686,1

Consommation de
fromage naturel(4)
(kg par personne)

Consommation
de lait nature(5)
(litres par personne)

13,32
13,42
13,14
12,59
12,49

83,3
84,9
86,5
86,9
88,3

NOTES
1 Centre canadien d’information laitière - Sources :

Agriculture et Agroalimentaire Canada, Commission
canadienne du lait, Statistique Canada 

2 Source : USDA, Dairy Products 2002 Summary
3 Source : USDA, NASS Milk Production, February 2003
4 Source : IDFA, Cheese Facts, 2002 Edition
5 Source : IDFA, Milk Facts, 2002 Edition

Coup d’œil sur l’industrie laitière 7

Coup d’œil sur Saputo

Revenus  (%)  par  d i v is ion

33,5 %

Division Fromage (Canada)

4,9 %
Division Boulangerie

35,7 %
Division Fromage (États-Unis)

25,9 %
Division Lait

Canada

Secteur Produits laitiers

Division Fromage
Revenus (%) par  
segment de marché :

46 %
Détail

37 %
Restauration

17 %
Industriel 

Types de produits
Mozzarella, cheddar, beurre, bleu, bocconcini, brick,  
brie, caciocavallo, camembert, colby, farmer, feta, 
friulano, fromage à effilocher, fromage de chèvre, havarti, 
lait en poudre, lait évaporé, lactose, monterey jack, 
munster, parmesan, pastorella, protéines de lactosérum, 
provolone, ricotta, romano, suisse, trecce, tuma

Ventes
•  Chef de file du marché des pizzerias
•  Grande variété de fromages de spécialité

Distribution
•  Services de livraison directe
•  3 centres de distribution majeurs : Saint-Léonard (QC),  
  Woodbridge (ON) et Calgary (AB) 
•  11 centres régionaux de distribution 

Activités
•  Production de 35 % de tout le fromage naturel  
  fabriqué au Canada
•  Capacité de production excédentaire de 30 %

Approvisionnement
•  Traitement de plus de 1,0 milliard de litres de lait  
  chaque année
•  32 % de l’approvisionnement en lait provient du  
  Québec; 13 %, de l’Ontario et 55 %, des provinces  
  de l’Ouest

Division Lait
Revenus (%) par  
segment de marché :

79 %
Détail 

21 %
Restauration

Types de produits
Lait nature, crème, crème sûre, fromage cottage,  
yogourt, jus et boissons, margarine, trempettes,  
crèmes à café aromatisées

Ventes
•  Ligne diversifiée de produits laitiers et non laitiers  
  qui va au delà du lait nature

Distribution
•  Services de livraison directe dans toutes les régions  
  du Canada
•  La plus grande infrastructure de distribution  
  de produits laitiers du Canada

Activités
•  Transformation de 20 % de tout le lait nature au Canada
•  Capacité de production excédentaire de 40 %

Approvisionnement
•  Traitement de plus de 600 millions de litres de lait  
  chaque année
•  8 % de l’approvisionnement en lait provient des  
  Maritimes; 3 %, du Québec; 8 %, de l’Ontario  
  et 81 %, des provinces de l’Ouest

Nombre d'usines par division

1
Division Boulangerie

14

Division Fromage (États-Unis)

18
Division Fromage (Canada)

14
Division Lait

Nombre d'employe’s par division

2 187

Division Fromage (Canada)

1 925
Division Lait

1 069
Division Boulangerie

1 798

Division Fromage (États-Unis)

E’tats-Unis

Secteur Produits d'e’picerie

Division Boulangerie
Revenus par  
segment de marché :

Principalement 
au détail

Types de produits
•  Petits gâteaux, tartelettes, barres collation

Ventes
•  Plus important fabricant de petits gâteaux  
  du Canada et un des chefs de file du marché  
  des barres collation du Québec

Distribution
•  Services de livraison directe

Activités
•  Part de marché dominante dans toutes les  
  régions du Canada
•  Capacité de production excédentaire de 30 %

Approvisionnement
•  Les ingrédients sont achetés selon les prix  
  déterminés par l’offre et la demande
•  95 % de notre approvisionnement est fait 
  au Canada

Division Fromage
Volumes de ventes (%)  
par segment de marché :

39 %
Restauration

28 %
l 
Détai

33 %
Industriel

Types de produits
Mozzarella, fromage à effilocher, asiago, bleu, 
concentré de protéines de lactosérum, feta, 
fontinella, gorgonzola, kasseri, lait condensé sucré, 
lait de poule, lactosérum condensé, lactosérum en 
poudre, parmesan, provolone, ricotta, romano, 

suisse

Ventes

•  Vaste gamme de produits et segmentation  
équilibrée des ventes
Distribution
•  Distributeurs nationaux et régionaux  
•  3 centres de distribution : Est, Midwest, Ouest
indépendants
•  Production de 6 % de tout le fromage naturel 
Activités
fabriqué aux États-Unis
•  Capacité de production excédentaire de 7 %
Approvisionnement
•  Traitement de plus de 1,9 milliard de litres  
  de lait chaque année
•  30 % de l’approvisionnement en lait provient  
  de l’Est; 43 %, du Midwest et 27 %, de l’Ouest

  
 
 
 
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J

Opportunité

dans la division Fromage (Canada)
La mozzarella fraîche est servie en Italie depuis de nombreuses
années. Quoique disponible au Canada, la nature de ce produit, 
sa fraîcheur et sa courte durée de vie en limitent la capacité
d’importation et privent les consommateurs d’un produit 
de qualité constante.

R e’ s u l t at
L a   M o z z a r i n a   M e d i t e r r a n e o e s t   l e   d e r n i e r- n é  
d e   n o t r e   g a m m e   d e   f r o m a g e s   f r a i s   e t   v i e n t   c o m p l é t e r
n o t r e   o f f r e   d e   f r o m a g e s   d e   s p é c i a l i t é   i t a l i e n n e .   U n e
é q u i p e   f o r m é e   d ’ e m p l o y é s   d u   m a r k e t i n g   e t   d e   l a
f a b r i c a t i o n   a   c r é é   u n e   m o z z a r e l l a   f r a î c h e ,   e n c o r e  
p l u s   l a i t e u s e   e t   p l u s   c r é m e u s e .   C e t t e   m o z z a r e l l a   f a i t  
l a   j o i e   d e s   c o n s o m m a t e u r s   e t   d e s   r e s t a u r a t e u r s   q u i
p e u v e n t   m a i n t e n a n t   o f f r i r   u n e   a u t h e n t i q u e   s a l a d e
c a p r e s e , c o m m e   e n   I t a l i e ,   a v e c   u n   p r o d u i t   u n i q u e  
à   S a p u t o ,   f a b r i q u é   i c i   e t   i n s p i r é   d e s   t e c h n i q u e s   d e
f a b r i c a t i o n   d e s   m a î t r e s - f r o m a g e r s   i t a l i e n s .

10

Opportunités

 
 
 
 
 
 
 
 
 
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P

R e’ s u l t at
A u   c o u r s   d e   l ’ e x e r c i c e   2 0 0 3 ,   l e s   é q u i p e s   d u   m a r k e t i n g
e t   d e   r e c h e r c h e   e t   d é v e l o p p e m e n t   d e   l a   d i v i s i o n   o n t
s a i s i   c e t t e   o p p o r t u n i t é   p o u r   a m é l i o r e r   l ’ a p p a r e n c e
v i s u e l l e   d e s   e m b a l l a g e s ,   a j o u t e r   q u a t r e   n o u v e l l e s
s a v e u r s   à   l a   g a m m e   e t   a c c r o î t r e   l a   d i s t r i b u t i o n   d e s
p r o d u i t s   à   t r a v e r s   l e   p a y s .   L e s   n o u v e l l e s   s a v e u r s
o f f e r t e s   e t   l a   d i s t r i b u t i o n   p l u s   é t e n d u e   o n t   c r é é   d e
l ’ e n g o u e m e n t   c h e z   l e s   c o n s o m m a t e u r s ,   c e   q u i   s ’ e s t
t r a d u i t   p a r   u n e   a u g m e n t a t i o n   d e s   v e n t e s .  

Opportunités 11

Opportunité 

dans la division Lait 
Les équipes du marketing et de recherche et
développement de la division Lait s’affairent 
sans arrêt à étudier les marchés et à créer de
nouvelles tendances afin de répondre aux besoins 
des consommateurs. Vers la fin des années 1990, 
elles ont su identifier une opportunité de tout
premier ordre dans le segment du lait aromatisé 
et ont conséquemment lancé sur le marché une
gamme de laits aromatisés en portion individuelle 
et en bouteille de plastique qui se referme, sous la
marque Milk 2 Go. Dans les années 2000, nous
devions trouver une façon de bénéficier davantage
du succès des produits Milk 2 Go.

 
 
 
 
 
 
 
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Opportunité 

dans la division Fromage (États-Unis)
Depuis 1936, à l’usine de Fond du Lac, au Wisconsin, 
le fromage bleu devait saumurer pendant trois jours dans
des cuves stagnantes. Les cuves étaient empilées à hauteur
de quatre et nécessitaient que les employés les soulèvent 
et les remplissent de meules de fromage une à la fois. 
En 1999, un nouveau système serpentin fut installé mais 
les contraintes d’espace en limitaient la capacité. Durant
l’exercice 2003, à l’initiative de trois employés de l’usine,
un projet a été réalisé dans l’espace vacant où étaient jadis
les cuves, en utilisant un système de saumurage usagé d’une
usine inexploitée. Ils ont conçu puis construit un système
pour pomper la saumure du système serpentin dans le
nouveau système de saumurage à l’étage et vice-versa.

12

Opportunités

R e’ s u l t at
C e   n o u v e a u   s y s t è m e   n o u s   a   p e r m i s   d e   r é a l i s e r   d e s
é c o n o m i e s   g r â c e   à   u n e   r é d u c t i o n   d e s   c o û t s   r e l i é s   a u
t r a i t e m e n t   d e s   d é c h e t s ,   a u x   i n g r é d i e n t s ,   à   l a   m a i n
d ’ œ u v r e   e t   a u x   f r a i s   g é n é r a u x ,   a i n s i   q u ’ à   u n e   a u g m e n -
t a t i o n   d e   l a   c a p a c i t é   d e   p r o d u c t i o n   d e   l ’ u s i n e .   D e   p l u s ,
l e   c o n t r ô l e   d e   l a   q u a l i t é   s ’ e f f e c t u e   m a i n t e n a n t   s u r   t r o i s
c u v e s   p l u t ô t   q u e   c e n t ,   t a n d i s   q u e   l a   q u a l i t é   e t   l a
c o n s t a n c e   d u   p r o d u i t   s e   s o n t   a m é l i o r é e s .   L e s   e m p l o y é s
o n t   a u s s i   p u   p r o f i t e r   d ’ é n o r m e s   a m é l i o r a t i o n s   e n
m a t i è r e s   d ’ e r g o n o m i e ,   d e   s é c u r i t é   e t   d e   c o n d i t i o n s   d e
t r a v a i l ,   c e   q u i   a   r é s u l t é   e n   u n   r o u l e m e n t   d e   p e r s o n n e l

m o i n s   é l e v é .

 
 
 
 
 
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C

Opportunité 

dans la division Boulangerie
Le transfert des activités de fabrication de tartelettes 
de l’usine d’Aurora, en Ontario, à celle de Sainte-Marie 
de Beauce, au Québec, posait tout un défi opérationnel 
à la division, à savoir l’intégration d’une gamme de
produits complexes, tant du côté des saveurs que des
recettes, d’un savoir-faire datant de plusieurs années 
et, surtout, de plusieurs formats d’emballage. 

R e’ s u l t at
G r â c e   à   l ’ i n i t i a t i v e   d e   l ’ é q u i p e   m i s e   s u r   p i e d   p o u r   c e  
p r o j e t ,   l ’ o p é r a t i o n   a   d o n n é   n a i s s a n c e   à   u n e   g a m m e  
d e   t a r t e l e t t e s   g r a n d e m e n t   s i m p l i f i é e   e t   c o m p l è t e m e n t
r e n o u v e l é e   :   l ’ a c c e n t   a   é t é   m i s   s u r   l a   m a r q u e   G r a n n y ’s ,
l e s   e m b a l l a g e s   o n t   é t é   r e d e s s i n é s ,   l e   n o m b r e   d e
p r o d u i t s   a   é t é   r é d u i t   d e   p r è s   d e s   d e u x   t i e r s   e t   d e s
f o r m a t s   o n t   é t é   é l i m i n é s .   To u t   c e l a   e n   g a r d a n t   i n t a c t e
l ’ o f f r e   d e   s a v e u r s   p o u r   l e   c o n s o m m a t e u r   e t   e n
a m é l i o r a n t   l a   p r o d u c t i v i t é .

Opportunités

13

 
 
 
 
 
Analyse par la direction

L’objectif du présent rapport de la direction est d’offrir 
une meilleure compréhension de nos activités et il devrait 
être lu en parallèle avec nos états financiers consolidés 
vérifiés et les notes y afférentes. 

Ce document informatif contient l’analyse de la direction sur des énoncés prévisionnels.
L’interprétation  de  cette  analyse  et  de  ces  énoncés  devrait  être  faite  avec  précaution
puisque la direction fait souvent référence à des objectifs et à des stratégies qui comportent
quelques risques et incertitudes. Étant donné la nature de nos affaires, les risques
et  les  incertitudes  qui  y  sont  liés  pourraient  faire  en  sorte  que  les  résultats  soient
réellement différents de ceux avancés dans de tels énoncés prévisionnels. Nous rejetons
toute  intention  ou  toute  obligation  de  réviser  ou  de  mettre  à  jour  les  énoncés
prévisionnels  sur  la  base  de  toute  nouvelle  information  ou  de  tout  nouvel  événement
pouvant survenir.

Vue d’ensemble
Solidement établie partout en Amérique du Nord, Saputo exploite 47 usines et des centres
de distribution avec près de 7 000 employés. 

Nos employés constituent notre actif le plus important. Notre approche des ressources
humaines est axée sur le développement de relations saines avec nos employés afin de créer
un environnement de travail dynamique où il y a toujours place à l’échange. De plus,
notre approche entrepreneuriale et nos valeurs familiales créent une ambiance de travail
positive qui se traduit en un très faible roulement du personnel. Cet environnement
de  travail incite tous nos employés à contribuer au succès de la Société sur une base
quotidienne. Les nouvelles idées que nous présentent nos employés pour améliorer
nos produits ou notre efficacité contribuent de façon importante à l’atteinte de résultats
au bénéfice de tous. 

La Société est active dans deux secteurs de l’industrie alimentaire : les produits laitiers
et les produits d’épicerie. 

Notre secteur Produits laitiers canadien regroupe les activités de notre division Fromage
(Canada) et de notre division Lait. Notre secteur Produits laitiers américain est constitué
de notre division Fromage (États-Unis). Nos produits laitiers se retrouvent dans tous les
segments du marché alimentaire, à savoir le détail, la restauration et l’industriel.

Le segment du détail englobe les chaînes de supermarchés, les marchands indépendants,
les clubs-entrepôts et les boutiques de fromages de spécialité. Dans les supermarchés,
nos produits sont offerts au rayon des produits laitiers et au comptoir de charcuterie.
Au Canada et aux États-Unis, nous offrons aussi des fromages de spécialité à nos clients
du segment du détail. Dans ce segment de marché, nous offrons nos produits à notre
clientèle sous nos propres marques de commerce ainsi que sous diverses marques maison.

Le segment de la restauration comprend les distributeurs de fromages de spécialité et de
lignes complètes de produits, les restaurants et les hôtels. Dans ce segment, nous proposons
aussi  nos  produits  sous  nos  propres  marques  de  commerce  ainsi  que  sous  diverses
marques maison. Au Canada, nous offrons également, par l’entremise de notre propre
réseau de distribution, des produits non laitiers fabriqués par des tiers. De plus, nous
produisons des mélanges laitiers pour les chaînes de restauration rapide, une catégorie
dans laquelle nous maintenons une importante part de marché au Canada.

Le segment industriel est constitué de transformateurs alimentaires qui utilisent nos produits
comme ingrédients pour fabriquer les leurs. Nous approvisionnons en fromage la plupart
des  fabricants  de  pizzas  surgelées  du  Canada  ainsi  que  plusieurs  fabricants  d’autres
aliments  surgelés.  Aux  États-Unis,  nous  sommes  le  fournisseur  de  nombreux  grands
fabricants de produits alimentaires industriels. En outre, nos techniciens experts
travaillent en étroite collaboration avec nos clients afin d’adapter nos nouveaux produits

14

Analyse par la direction

Revenus
(en millions de dollars)

3 457,4

3 398,1

2 161,7

2001

2002

2003

BAIIA
(en millions de dollars)

354,3

352,4

271,0

2001

2002

2003

à leurs besoins spécifiques. Saputo tire également de ses activités fromagères canadiennes
et américaines des sous-produits tels que du lactose, de la poudre de lactosérum
et des protéines de lactosérum. Notre segment industriel canadien approvisionne
en fromage, en lactose, en poudre de lactosérum, en mélanges à crème glacée et en protéines
de lactosérum un grand nombre de clients au Canada, en Europe, en Amérique du Sud,
en Asie et en Afrique.

Actif partout au Canada, notre secteur Produits d’épicerie fabrique et commercialise
des petits gâteaux, des tartelettes et des barres collation par l’entremise de sa division
Boulangerie. Ses produits sont vendus presque exclusivement à des chaînes de super-
marchés, des marchands indépendants et des clubs-entrepôts du segment du détail
du Canada. Depuis peu, la division a également amorcé une percée à petite échelle dans
le nord-est des États-Unis.

Les revenus consolidés de la Société pour l’exercice terminé le 31 mars 2003 se chiffrent
à 3,398 milliards de dollars en comparaison de 3,457 milliards de dollars un an plus tôt.
Le prix de vente moyen par livre de fromage de l’exercice 2003 sur le marché américain
a été inférieur de 21 % par rapport à celui de l’année précédente, ce qui a engendré un
manque à gagner d’environ 158 millions de dollars au chapitre des revenus. De plus,
notre division Boulangerie a exclusivement exercé ses activités dans la catégorie des petits
gâteaux, contrairement à l’exercice 2002 au cours duquel ses activités incluaient aussi
les catégories biscuits, biscottes et soupes durant une période de quinze semaines.
Ces activités ont été transférées à Dare Foods en juillet 2001.

Globalement, sur une base comparable, les revenus de la Société pour l’exercice 2003
seraient 3,5 % plus élevés que ceux de l’exercice précédent, reflétant ainsi la croissance
des quatre divisions de la Société. 

Le bénéfice avant intérêts, impôts sur les bénéfices, amortissement et rémunération à base
d’actions (BAIIA)1 de l’exercice 2003 s’établit à 354,3 millions de dollars, en hausse
de 0,5 % sur les 352,4 millions de dollars de l’exercice précédent.

L’exercice 2003 a été marqué par un marché mondial des produits laitiers volatil et difficile.
Les prix de vente mondiaux du concentré de protéines de lactosérum ont connu une baisse
de près de 34 % en comparaison de ceux de l’exercice précédent tandis que le marché
du lactose a chuté de 19 %. Ces conditions de marché ont entraîné des manques à gagner
d’environ 2,5 millions de dollars sur le BAIIA du secteur Produits laitiers canadien
et  d’environ 4 millions de dollars sur le BAIIA du secteur Produits laitiers américain.
Parallèlement, l’économie mondiale était perturbée, ce qui a affecté nos dépenses dans
des  domaines  tels  que  les  coûts  d’énergie  reliés  à  la  fabrication,  à  la  distribution  et  à  la
livraison ainsi que les coûts d’assurance.

Poursuivant  le  processus  d’intégration  de  Dairyworld  et  malgré  le  manque  à  gagner
occasionné  par  la  faiblesse  des  prix  de  vente  des  sous-produits  laitiers,  le  secteur
Produits laitiers canadien a connu une hausse de 9,6 % de son BAIIA. Quant au secteur
Produits  laitiers  américain,  son  BAIIA  a  subi  une  baisse  de  13,5  millions  de  dollars
malgré une hausse de près de 9,5 % du volume de nos ventes par rapport à l’an passé.
Le prix de vente moyen par livre de fromage sur le marché américain a été inférieur
de 21 % en comparaison de celui de l’exercice 2002, ce qui a engendré un impact négatif
sur la capacité d’absorbtion des frais fixes et sur la valeur des stocks entre le 31 mars
2002 et le 31 mars 2003. Combinée à la faiblesse des prix de vente des sous-produits
laitiers, cette situation a engendré un manque à gagner potentiel de presque 19 millions
de dollars pour le BAIIA de l’exercice par rapport à celui de 2002. La catégorie des petits
gâteaux du secteur Produits d’épicerie a généré un BAIIA relativement stable.

Globalement, les initiatives prises tout au long de l’exercice 2003, que ce soit en matières
d’intégration,  de  rationalisation  ou  d’innovation,  ont  été  au  cœur  de  notre  véritable
croissance et nous ont permis d’amoindrir l’effet négatif des autres facteurs du marché.

1 Mesure de calcul des résultats non conforme aux principes comptables généralement reconnus

La Société évalue son rendement financier sur la base de son BAIIA qui est défini comme étant le bénéfice avant intérêts, impôts sur les bénéfices,
amortissement  et  rémunération  à  base  d’actions.  Le  BAIIA  n’est  pas  une  mesure  de  rendement  définie  par  les  principes  comptables
généralement reconnus au Canada et, conséquemment, peut ne pas être comparable aux mesures similaires présentées par d’autres sociétés.

Analyse par la direction 15

Information sectorielle

Secteur Produits laitiers canadien
Notre secteur Produits laitiers canadien est constitué de la division Fromage (Canada)
et de la division Lait.

Notre division Fromage (Canada) œuvre dans une industrie passablement consolidée.
La production totale de fromage naturel au Canada s’élève à environ 350 millions
de kilogrammes. Représentant 33,5 % de nos revenus, la division produit et commercialise
une vaste gamme de fromages qui comprend de la mozzarella, du cheddar de même que
des  fromages  de  spécialité.  Elle  commercialise  également  des  sous-produits  laitiers
tels que du lactose, de la poudre de lactosérum et des protéines de lactosérum. Les produits
de cette division sont vendus sous les marques de commerce Saputo, Armstrong, Caron,
Cayer, Stringers, Bari et Stella, dans tous les segments de marché de l’industrie alimentaire,
soit le détail, la restauration et l’industriel.

Saputo est le chef de file de la production de fromage du Canada, produisant environ
35 % de tout le fromage naturel fabriqué au pays. La Société est aussi le plus important
producteur et fournisseur canadien de mozzarella et l’un des chefs de file de la production
de cheddar et de plusieurs autres variétés de fromages de spécialité. De plus, Saputo
commercialise et distribue un vaste assortiment de fromages importés dans le segment
du détail ainsi que divers produits complémentaires pour les pizzerias indépendantes.
La division Fromage (Canada) emploie 2 187 personnes dans 18 usines et 14 centres
de distribution répartis dans neuf des dix provinces du pays.

Notre division Lait génère 25,9 % de nos revenus. Forte de 1 925 employés et de 14 usines
localisées à travers le Canada, elle produit et commercialise principalement du lait nature
ainsi qu’une gamme complète de produits laitiers, dont de la crème, du yogourt,
de la crème sûre et du fromage cottage. Divers produits non laitiers tels que des crèmes
à café aromatisées, des jus et des boissons complètent la ligne de produits offerts. Les
produits de cette division sont commercialisés sous les marques Dairyland dans l’Ouest
canadien et l’Ontario, Nutrilait au Québec et Baxter dans les Maritimes.

Revenus (Secteur Produits laitiers canadien)

Les  revenus  du  secteur  Produits  laitiers  canadien  pour  l’exercice  terminé  le  31  mars
2003 se sont élevés à 2,017 milliards de dollars, en hausse de 1,5 % sur les revenus de
1,987  milliard  de  dollars  de  l’exercice  précédent.  Essentiellement,  l’augmentation  des
revenus est attribuable à la division Lait. Au Canada, compte tenu du système réglementé
en vigueur, notre croissance est limitée aux acquisitions et à la hausse de la consommation.

La division Fromage (Canada) a enregistré des revenus de 1,139 milliard de dollars pour
l’exercice 2003 par rapport à 1,142 milliard de dollars l’an dernier. La baisse des revenus
est principalement imputable à la chute des exportations de fromage et à la faiblesse
des prix de marché des sous-produits laitiers à l’échelle mondiale, et cela, malgré le fait
que les prix de vente du fromage ont été augmentés en relation avec la hausse du prix
de la matière première, le lait.

La consommation de fromage par personne est restée relativement stable au Canada
au cours de l’exercice 2003. Dans le segment du détail, qui représente 46 % des ventes
de la division, nous avons augmenté nos volumes de ventes et nos revenus sur nos produits
de marque et nos fromages de spécialité ainsi que sur les produits de marques maison. 

Nos ventes auprès de nos clients nationaux actuels ont continué de croître. Nous avons
également aidé nos clients à atteindre les objectifs qu’ils s’étaient fixés pour leurs
marques maison, en lançant de nouveaux produits et en portant une attention constante
aux produits existants pour ce qui est de la qualité et du service à la clientèle. 

Nos marques Saputo, au Québec, et Armstrong, dans l’Ouest, sont prédominantes dans
leurs marchés respectifs. Les possibilités de croissance plutôt restreintes dans ces marchés
nous portent donc à stimuler la consommation de fromage par personne à travers le pays
afin de l’élever au moins au niveau de celle des États-Unis.

Pour soutenir notre position de fournisseur capable de répondre à tous les besoins
en fromage de nos clients, nous avons entrepris plusieurs initiatives. Nous avons notamment
donné de l’envergure à nos programmes de marque Saputo dans l’Ouest canadien et lancé
de nouveaux fromages tels que la feta assaisonnée et la Mozzarina, une mozzarella fraîche
offerte en sachet de 250 g qui fait concurrence aux produits importés italiens similaires.

Secteur Produits laitiers canadien
Revenus par division (en millions de dollars)

878 
Division Lait

1 139
Division Fromage (Canada)

Division Fromage (Canada)
Revenus par segment de marché (%)

46 %
Détail

37 %
Restauration

17 %
Industriel

16

Analyse par la direction

Nous avons aussi mis en marché plusieurs autres fromages de spécialité, dont le brie
double crème Bonaparte et le camembert de chèvre Chèvre d’art, et actualisé nombre
de fromages à pâte molle. De plus, nous avons ajouté à notre gamme de fromages
de spécialité des produits à valeur ajoutée en tranches et individuellement séparées.
Ces initiatives nous ont permis d’accroître la présence géographique et en magasin
de l’ensemble de notre gamme de produits.

En Ontario, nous avons investi dans une offensive promotionnelle intégrée liée
au lancement du premier numéro de notre magazine Cucina, une publication trimestrielle
haut de gamme de 68 pages sur la cuisine et les modes de vie incluant de nombreuses recettes
utilisant nos produits. Cette offensive comprenait de la publicité durant des émissions
de télévision sur les chaînes spécialisées. Le magazine a aussi été lancé au Québec. En outre,
nous avons modernisé le logo de la marque Saputo et réalisé une recherche exhaustive
sur le positionnement du fromage dans l’optique d’une modernisation complète des
emballages Saputo, qui ont été lancés en avril 2003. Nous avons aussi procédé à une
révision de notre site Internet afin qu’il soit encore plus attirant pour les consommateurs.

L’exercice 2003 a marqué le centième anniversaire de la marque Armstrong au Canada.
Pour souligner l’événement, nous avons lancé un cheddar blanc extra-fort et appuyé
ce lancement avec une promotion majeure, sous le thème « Great Taste Pursuit », dans
les segments du détail et de la restauration de l’Ouest canadien.

Les revenus du segment de la restauration, qui représente 37 % des ventes de la division
Fromage (Canada), ont connu une légère hausse par rapport à l’exercice 2002. Cette
hausse peut être attribuée à l’augmentation des prix liée à la majoration annuelle du prix
du lait et à une augmentation des commandes de clients importants. Nous avons aussi
élargi notre clientèle dans ce segment. Nous avons sondé les besoins de nos clients et y avons
répondu avec de nouvelles idées de recettes, de nouveaux formats et des idées de
réduction de coût afin que nos clients soient plus efficaces. Dans la même optique, nous
avons continué de réorganiser notre production pour mieux répondre aux besoins du
marché. Nous avons de plus renforcé nos liens avec nos distributeurs principaux dans
le but d’assurer une couverture complète des segments de marché relatifs à l’alimentation
hors du foyer.

Le segment industriel englobe les ventes industrielles au Canada et les exportations.
Ce segment représente 17 % des ventes de la division Fromage (Canada) et, au cours de
l’exercice 2003, nos volumes et nos revenus ont fléchi, principalement en raison de la
diminution de nos exportations due à la décision de l’OMC ainsi qu’à la chute des prix
des sous-produits laitiers sur le marché international.

Dans le segment industriel canadien, malgré la tendance à la baisse des prix, nous avons
non  seulement  réussi  à  maintenir  notre  part  de  marché  mais  aussi  à  accroître  notre
clientèle. Nous avons augmenté nos ventes de façon à suivre le rythme de croissance de
ce  segment  de  marché  en  fournissant  des  produits  fromagers  aux  plus  grands
transformateurs d’aliments surgelés du Canada. La demande montante pour  les mets
prêts-à-servir,  une  commodité  qui  répond  à  un  besoin  croissant  des  consommateurs,
entraîne une hausse de la demande de pizzas et de lasagnes surgelées ainsi que d’une foule
d’autres mets similaires dont plusieurs sont cuisinés avec du fromage.

Au cours de l’exercice 2003, nous avons conservé notre clientèle en nous efforçant de garder
un équilibre fragile entre l’approvisionnement en lait pour l’exportation et les commandes
de  nos  clients.  Malheureusement,  en  décembre  2002,  le  panel  d’appel  de  l’OMC
maintenait la décision à l’effet que le système canadien d’approvisionnement en lait pour
les produits destinés à l’exportation n’était pas conforme avec les engagements pris par
le  Canada  auprès  de  l’OMC.  Afin  de  se  plier  à  cette  décision,  les  transformateurs
laitiers canadiens sont contraints d’exporter leurs produits à des prix qui rendent non
concurrentielle l’exportation de produits laitiers à partir du Canada, ce qui nous a obligé
à  réduire  nos  exportations  à  néant  pour  le  quatrième  trimestre  de  l’exercice.  Nous
nous affairons actuellement à trouver des façons de servir nos clients internationaux
à partir de nos installations américaines ou en utilisant du lait importé au Canada et destiné
à la réexportation.

Les exportations de sous-produits tels que le lactose et le lactosérum ne sont pas affectées
par la décision de l’OMC. Nous avons continué d’offrir un approvisionnement stable
de lactose, de protéines et de poudre de lactosérum et d’autres dérivés du lait sur les marchés
locaux et internationaux, et nous sommes engagés davantage dans l’approvisionnement

Analyse par la direction 17

de ces ingrédients à l’ensemble de l’industrie alimentaire. Le prix des sous-produits
est déterminé par le marché international. La baisse des prix du concentré de protéines
de  lactosérum  et  de  l’ensemble  des  sous-produits,  causée  par  la  surabondance  de  lait
dans le système laitier mondial par rapport aux niveaux de l’exercice 2002, a eu un impact
négatif sur nos revenus en comparaison de ceux de l’exercice précédent.

Les revenus de la division Lait se sont élevés à 878,0 millions de dollars, une hausse
de 3,8 % par rapport aux 845,5 millions de dollars de l’exercice 2002. 

Nos revenus ont connu une légère hausse, causée en partie par l’augmentation annuelle
du prix du lait qui s’est traduite en une augmentation des prix de vente. Bien que le marché
canadien du lait soit plutôt stable, nous avons réussi à accroître nos parts de marché
dans des catégories clés telles que le yogourt, la crème, la crème sûre et les crèmes
à café aromatisées, en portant une attention spéciale à notre marketing et à nos services
de distribution. Pour ce qui est du lait nature, nous avons maintenu nos parts de marché
dans l’Ouest canadien, en Ontario et dans les Maritimes, en plus d’augmenter notre part
de marché au Québec.

Nous avons lancé des produits à plus forte marge dans la catégorie des yogourts et dans
celle du lait haut de gamme. En tout, nous avons introduit huit nouveaux produits sur
le marché afin que notre offre de produits soit plus complète. Notre service marketing
s’est consacré à bâtir la valeur de nos marques et à stimuler la croissance des ventes
en investissant dans des produits de marque à plus forte marge, comme cela fut fait,
par exemple, pour le lancement d’une gamme de yogourts Vanille Classique, avec une
hausse des volumes et des parts de marché. Nous avons également investi davantage dans
la gamme de crèmes à café aromatisées International Delight1 qui affiche année après
année une croissance de plus de 20 % et qui demeure un leader de cette catégorie en
pleine  croissance.  Le  développement  de  la  gamme de  produits  en  format  individuel
Milk 2 Go a résulté en une croissance notable des volumes de ventes et des marges. De plus,
nous avons apporté des améliorations à nos contenants de lait (bec verseur, bouteille
de plastique) pour le centre du Canada et les Maritimes. Notre groupe de recherche
et développement se rapporte maintenant à notre service de marketing. Ses ressources
spécialisées ont pour mission de développer de nouveaux produits innovateurs et
de réduire le coût de nos produits. Enfin, nous avons créé un système de commande
en ligne pour nos clients qui se branchent avec nous via Internet.

Au Québec et en Ontario, nous avons structuré des équipes de ventes et de l’exploitation
améliorées et capables de nous permettre d’atteindre nos objectifs de croissance dans
le centre du Canada, tout en aidant nos grands clients nationaux à rencontrer leurs
propres exigences de croissance.

Durant l’année financière 2003, nos équipes de ventes et de distribution se sont adaptées
aux changements importants qui ont eu cours dans le segment national de la restauration.
Nous avons été en mesure de conclure des ententes à long terme avec de nouveaux
clients. Nous avons aussi lancé des produits à plus longue durée de conservation, avec des
emballages à utilisation unique, conçus spécifiquement pour les distributeurs du segment
de la restauration. Dans les Maritimes, nous avons étendu notre couverture de distribution
en plus d’introduire une gamme de produits plus diversifiée.

BAIIA (Secteur Produits laitiers canadien)

Au 31 mars 2003, notre bénéfice avant intérêts, impôts sur les bénéfices, amortissement
et rémunération à base d’actions (BAIIA) s’élevait à 200,6 millions de dollars en
comparaison de 183,1 millions de dollars un an plus tôt, soit une hausse de 17,5 millions
de dollars ou de 9,6 %. La marge de BAIIA de ce secteur est passée de 9,2 % au terme
de  l’exercice  précédent  à  9,9  %  pour  l’exercice  2003.  Cette  augmentation  peut  être
attribuée à l’optimisation de nos opérations durant le processus d’intégration de Dairyworld,
acquise en 2001, et ce, malgré l’augmentation du coût des assurances et de l’énergie. 

Dans  le  but  d’accroître  son  rendement,  la  division  Fromage  (Canada) a  décidé
de fermer trois usines – Souris, Manitoba; Yorkton, Saskatchewan et Oakville, Ontario –
et de transférer leurs activités vers d’autres usines. Les deux premières ont cessé leurs
activités  respectivement  dans  les  troisième  et  quatrième  trimestres  de  l’exercice.
L’usine d’Oakville, qui a débuté le transfert de ses activités vers notre usine de Tavistock,
en Ontario, fermera définitivement ses portes durant le troisième trimestre de l’exercice
2004.  Nous  avons  entrepris  un  projet  d’expansion  majeur  à  l’usine  de  Tavistock  qui
devrait se terminer au cours de l’exercice 2004 et qui nous permettra d’améliorer notre

1 Marque de commerce utilisée sous licence

Division Lait
Revenus par segment de marché (%)

79 %
Détail

21 %
Restauration 

18

Analyse par la direction

 
efficacité ainsi que nos activités d’entreposage, de coupe, d’emballage et de traitement
des sous-produits. Nous avons également regroupé toutes les activités d’administration,
de vente et de distribution de diverses installations ontariennes à notre centre de distribution
de Woodbridge, auquel nous avons ajouté 30 % d’espace. Nous avons de plus investi
dans notre usine de Saskatoon afin de la rendre plus efficace et d’améliorer le traitement
des sous-produits. Les coûts de rationalisation absorbés durant l’exercice 2003 se sont
élevés à environ 1,1 million de dollars, pour des économies estimées de 0,2 million
de dollars. Pour compléter le projet de rationalisation que nous avons amorcé en 2003,
nous  prévoyons  dépenser  approximativement  2  millions de  dollars  durant  l’exercice
2004. Cet investissement devrait se traduire par des économies d’environ 7 millions
de dollars au cours de cet exercice et de quelque 8 millions de dollars annuellement par
la suite.

Nous sommes en bonne voie de compléter le programme d’économies d’échelle de
l’industrie, grâce à nos investissements dans des technologies de l’information appropriées
telles que le réseau du Conseil canadien du commerce électronique (ECCnet). D’ailleurs,
la plupart de nos chaînes de production sont maintenant équipées en conséquence.

En ce qui concerne l’approvisionnement, nous avons connu une période de surplus de lait
durant les premiers mois de l’année financière 2003 qui a été suivie d’une pénurie de
6 % à 8 % dans l’Est du Canada au cours du deuxième trimestre. Cette pénurie nous a
forcé à augmenter le transfert des stocks entre nos usines et nos centres de distribution pour
continuer  à  approvisionner  nos  clients  adéquatement.  Cette  situation  a  naturellement
entraîné des coûts additionnels d’entreposage et de distribution. Ces variations sont
toutefois exceptionnelles. Les offices de commercialisation provinciaux sont au fait
de la situation et essaient de trouver des solutions pour empêcher que de telles situations
se reproduisent.

Nous poursuivons toujours nos investissements pour maintenir la qualité de nos
infrastructures à tous les niveaux d’exploitation.

Tel que nous l’avons mentionné dans la section sur les revenus, la division Lait a été en
mesure d’améliorer sa rentabilité grâce au lancement de nouveaux produits à plus forte
marge. De plus, les équipes des ventes et de la distribution de cette division ont réussi à
satisfaire les besoins de consolidation de la clientèle dans les segments de marché du détail
et de la restauration, en poursuivant le processus de réduction des coûts. Pour y parvenir,
ces équipes ont poursuivi la conversion de certaines routes de distribution de la Société
en un système de propriétaires-exploitants, modifié les infrastructures de nos flottes,
réduit le nombre de véhicules et augmenté la charge moyenne par véhicule, apporté
des améliorations aux quantités minimales de livraison pour les clients et établi
des normes de cueillette minimales pour les articles en entrepôt (« SKU »). La division
a aussi automatisé encore davantage ses opérations d’embouteillage afin de réduire
les coûts unitaires. 

Les investissements continuels que nous effectuons dans nos usines et à l’égard de notre
personnel nous placent dans une excellente position pour répondre aux nouvelles occasions
du marché. Nous avons augmenté les sommes allouées au marketing et à la recherche
et au développement, tout en intégrant ces fonctions afin que nous puissions bien
profiter des occasions qu’offre le marché. Nous avons accrû notre investissement en
formation et en développement de nos ressources humaines, des employés en usine
au personnel de direction.

Perspectives (Secteur Produits laitiers canadien)

Nous allons compléter le plan de rationalisation que nous avons amorcé au cours de
l’exercice 2003, ce qui devrait occasionner des économies importantes tel que nous l’avons
mentionné dans la section sur le BAIIA.

Nous planifions de continuer à investir dans le maintien de la qualité de nos équipements
et de nos immobilisations. Nous investirons davantage dans les programmes de
développement de nos employés, qui sont notre actif le plus précieux.

La décision de l’OMC restreint les capacités d’exportation de notre division Fromage
(Canada), ce qui a un effet défavorable sur notre aptitude à développer de nouveaux
marchés pour le fromage à partir du Canada et nous force, en tant qu’industrie, à mieux
gérer nos surplus de production. En conséquence, nous réviserons la capacité de production
de la division, qui se situe actuellement à 30 % de sa capacité disponible, et déploierons
tous les efforts pour servir avec la plus grande efficacité possible le marché canadien.

Analyse par la direction 19

Nous devrons aussi considérer de nouvelles méthodes innovatrices pour consolider
nos activités.

Nous renforcerons le soutien marketing de nos marques principales, Saputo et Armstrong,
afin de faire croître la notoriété de nos produits de haute qualité dans la catégorie. Nous
investirons également davantage dans le développement de sous-produits fonctionnels du lait
dans le but d’optimiser l’utilisation des solides du lait que nous recevons dans nos usines.

Nous  continuerons  de  jouer  un  rôle  important  dans  tous  les  aspects  de  notre  industrie
fortement réglementée par le biais des organisations et des associations gouvernementales
fédérales et provinciales, afin que l’industrie laitière canadienne soit aussi solide
que possible, tout en tenant compte des intérêts des clients. 

Au cours de l’exercice 2004, notre division Lait commencera une nouvelle phase de son
évolution qui l’amènera à devenir la seule véritable entreprise laitière nationale du Canada.
Nous avons l’intention de nous consacrer à notre croissance dans le centre du pays,
et cela, aussi bien dans le marché du Québec que dans celui de l’Ontario. Nous souhaitons
également accroître notre part de marché en Nouvelle-Écosse et améliorer le rendement
de  l’ensemble  de  nos  activités  en  gérant  plus  efficacement  nos  marges  brutes  et  en
réduisant nos frais de façon notable dans le domaine des ventes et de la distribution.
Tandis que nous nous activerons à la croissance organique de notre volume de ventes
de  lait  nature  au  Québec  et  en  Ontario,  nous  comptons  augmenter  notre  part  de
marché  dans  le  segment  des  produits  de  culture,  tels  que  le  yogourt,  dans  certaines
régions du Canada, en bénéficiant des systèmes de distribution établis par les marchands.
Nous croyons que le lancement de  nouveaux  produits  à  valeur  ajoutée  soutiendra  la
croissance  et  le  développement  des  catégories  nouvelles  ou  existantes  de  produits
laitiers ou de boissons à base de lait. La centralisation de certains services de la division
devrait aussi générer quelques réductions de coûts, tout en améliorant ces services.

Secteur Produits laitiers américain
Environ 6 % de l’ensemble du fromage naturel fabriqué aux États-Unis est fourni par
les 14 usines et les trois centres de distribution de notre division Fromage (États-Unis)
répartis dans sept états. Notre force de vente dévouée est présente à la grandeur du pays.
Nos  marques  reconnues  telles  que  Stella,  Frigo,  Frigo  Cheese  Heads,  Saputo,
Treasure  Cave,  Dragone,  Lorraine,  Gardenia et  Lugano,  sont  commercialisées
dans les segments du détail, de la restauration et industriel. Nos 1 798 employés
dévoués permettent à Saputo de se démarquer de la concurrence. La division Fromage
(États-Unis) génère 35,7 % de tous les revenus de la Société.

Le  marché  américain  du  fromage  représente  environ  3,9  milliards  de  kilogrammes
annuellement, comprenant la mozzarella, le cheddar et des fromages de spécialité.
L’industrie compte 403 usines, ce qui en fait une industrie passablement fragmentée.
Malgré  cela,  la  division  Fromage  (États-Unis)  réussit  à  y  jouer  un  rôle  d’importance.
Nous croyons que notre envergure, notre étendue géographique, notre riche gamme
de produits et la segmentation diversifiée de nos ventes forment une combinaison unique
et sans égale dans l’industrie américaine. Nous produisons et commercialisons 9,7 %
de toute la mozzarella fabriquée aux États-Unis ainsi que 7,3 % des fromages de spécialité.

Revenus (Secteur Produits laitiers américain)

Les revenus de l’exercice 2003 se sont chiffrés à 1,213 milliard de dollars, en baisse
de 70,0 millions de dollars ou 5,4 % en comparaison des revenus de l’exercice précédent.
Les revenus de l’exercice 2002 avaient atteint 1,283 milliard de dollars. D’emblée,
nos revenus américains ont été affectés par le prix de vente moyen par livre de fromage
plus bas au cours de l’exercice 2003. Établi à 1,15 $ US, soit 0,30 $ US de moins que celui
de l’exercice 2002, ce  prix  moyen  a  eu  un  effet  négatif  de 158 millions de dollars
sur nos revenus américains. L’appréciation du dollar canadien a de plus causé un impact
défavorable d’environ 4 millions de dollars sur nos revenus. Si nous comparions les revenus
des exercices 2003 et 2002 avec le même prix de vente moyen et le même taux de change,
nos revenus américains auraient montré une hausse de 7,2 %, ce qui aurait reflété en
partie la croissance de notre volume de ventes pour l’exercice 2003.

La production totale de fromage pour le marché américain a connu une progression
de 4,1 % en 2002 tandis que celle du lait affichait une hausse de 2,6 %. Au cours
de l’exercice 2003, les prix de vente ont été parmi les plus bas des vingt dernières années,

Division Fromage (Etats-Unis)
Volume de ventes par segment de marché (%)

’

39 %
Restauration

28 %
Détail 

33 %
Industriel

20

Analyse par la direction

en plus d’être 21 % moins élevés que ceux de l’exercice précédent. Par contre, le prix
de détail des produits laitiers n’a pas reflété cette chute et la consommation américaine
est restée plutôt stable. En dépit de ces conditions défavorables, la division Fromage
(États-Unis) a connu une croissance de ses volumes de ventes de 9,5 %. Environ 4 % de
cette hausse est attribuable à l’usine de Whitehall, acquise en mars 2002. Le reste de la
croissance est imputable aux efforts internes déployés. La plupart des catégories de produits
que nous fabriquons ont progressé au cours de l’exercice 2003.

Avec des marques réputées telles que Frigo, Stella, Dragone et Frigo Cheese Heads,
la marque de fromage à effilocher la plus populaire des États-Unis avec sa part de marché
de 23,8 %1, le segment du détail compte pour 28 % de notre volume de ventes américain.
Ce segment montre une hausse de 9,4 % en comparaison de l’exercice 2002. Le segment
du détail est dominé par des marques reconnues par les consommateurs. La progression
des ventes est souvent le résultat des promotions au point de vente et du soutien
de la marque. Afin d’accroître la pénétration et les ventes de fromage à effilocher Frigo
Cheese Heads, en juillet, nous avons commencé la production des quelques 8 millions
d’emballages de la promotion « Frigo Cheese Heads Spongebob Squarepants ». Cette
promotion nous  a  permis  de  connaître,  en  septembre,  la  meilleure  saison  de  rentrée
scolaire de notre histoire. En janvier dernier, nous avons lancé notre nouvel assortiment
de  fromages  à  effilocher  et  avons  entrepris  la  production  des  emballages  pour  notre
promotion avec les super héros Marvel. Plus de 100 millions d’unités individuelles ont
été  produites  au  cours  de  la  promotion.  Nous  avons  de  plus  lancé  plusieurs
nouveaux  produits  au cours de l’exercice 2003, dont la garniture de fromage italien
râpé Frigo Parmazest!.

Le segment de la restauration représente 39 % de notre volume de ventes aux États-Unis.
Le volume de ce segment a augmenté de 13,1 % par rapport au volume de l’exercice
précédent. Les principales occasions de croissance sont dans la catégorie des fromages
de spécialité et nous observons une augmentation de la consommation de pizzas.
De plus en plus de pizzerias utilisent ou ajoutent des mélanges de fromages à leur mets.
Quant aux fromages de spécialité tels que le bleu, le gorgonzola, l’asiago et la feta,
ils sont employés comme garniture dans les salades, les burgers et les sandwichs ainsi
qu’avec les steaks. De plus, plusieurs restaurants offrent maintenant des plateaux
de fromages.

À la fin de l’exercice 2002, nous avons lancé le nouveau produit Saputo Premium, conçu
pour le marché des pizzerias indépendantes et les établissements familiaux. Notre
initiative fut couronnée de succès et nous a permis de connaître une croissance importante
avec  les  distributeurs  indépendants.  Nous  avons  également  augmenté  notre  chiffre
d’affaires avec les distributeurs de gammes complètes de produits. Nous avons réalisé
cette croissance en développant nos affaires auprès de nos clients, actuels et nouveaux,
tout en répondant aux besoins spécifiques de nos clients nationaux. Les mouvements
de consolidation chez les clients et dans l’industrie nous sont profitables et, à notre avis,
continueront  de  l’être  étant  donné  qu’ils  ouvrent de  plus  en  plus  grande  la  porte  aux
fournisseurs de produits de qualité et d’envergure nationale, deux situations dont nous
pouvons bénéficier.

Le segment industriel, qui représente 33 % de nos ventes aux États-Unis, a connu une
hausse de 5,4 % par rapport à l’exercice 2002. Dans ce segment, nous avons renforcé
nos relations d’affaires existantes, en plus d’en développer de nouvelles. Tout au long
de l’exercice 2003, nous avons réalisé des gains importants dans plusieurs catégories
de produits, notamment dans celles de la ricotta pour les mets préparés et du provolone
en tranches pour les sandwicheries.

Notre gamme de produits comprend des produits qui découlent de la production
du  fromage, qui  sont  pour  la  plupart  des  dérivés  du  lactosérum,  ainsi  qu’une  foule
d’autres produits tels que du lait condensé sucré et du lait de poule. Dans cette catégorie,
les volumes de ventes et les prix varient selon les types de produits. L’instabilité du marché
mondial a durement affecté le prix des sous-produits, au point de leur faire connaître
des bas historiques. Nous continuons de gérer cette sphère de nos activités en nous
concentrant pleinement sur les produits à valeur ajoutée. Nous devons également nous
maintenir au premier plan de tous les nouveaux développements de ce segment, sans pour
autant négliger notre efficacité. Dans cette optique, l’investissement d’environ 3 millions
de dollars que nous avons fait dans Gallo Protein 2003, LLC, après la fin de l’exercice,
devrait nous permettre de maximiser encore davantage le rendement des sous-produits
que nous tirons de notre production de fromage.

1 Information Resources Inc. – 30 mars 2003 (52 semaines)

Analyse par la direction 21

BAIIA (Secteur Produits laitiers américains)

Le bénéfice avant intérêts, impôts sur les bénéfices, amortissement et rémunération à base
d’actions s’est élevé à 120,5 millions de dollars, soit une baisse de 13,5 millions de dollars
par rapport au bénéfice de 134,0 millions de dollars que nous avions affiché au terme
de l’exercice 2002. Durant l’exercice 2003, la fluctuation des prix du marché a engendré
un manque à gagner d’approximativement 19,0 millions de dollars pour ce qui est du
BAIIA, en comparaison de celui dégagé pour l’exercice 2002. Cela a eu pour effet
de neutraliser, entre autres, le BAIIA généré par l’augmentation du volume des ventes
au cours de l’exercice 2003. En octobre 2002, la Société a implanté partiellement une
politique de prix minimum pour ses fromages de spécialité afin de minimiser l’impact
de la fluctuation des prix sur le BAIIA. Cette politique s’inscrit dans la même veine
que le prix de soutien établi par le gouvernement américain. Depuis le 1er avril 2003,
nous appliquons cette politique à tous nos fromages. 

Durant l’exercice 2003, nous avons terminé avec succès l’intégration de l’usine de
fabrication de fromage de Whitehall, en Pennsylvanie, que nous avions acquise en mars
2002. En août 2002, nous avons fermé l’usine de fromage de Denmark, au Wisconsin,
et transféré sa production à l’usine de Whitehall. Cette décision nous a permis d’augmenter
notre rendement en cours d’exercice, malgré les frais de 0,4 million de dollars liés à la
fermeture de l’usine de Denmark. Notre objectif premier était de nous concentrer sur
la consolidation de nos activités, la réduction de nos coûts et l’amélioration de notre
efficacité, tout en faisant croître notre volume de ventes. Malheureusement, les améliorations
réalisées et la croissance de notre volume de ventes tout au long de l’exercice ont été annulés
par les faibles marges causées par les prix de marché constamment bas et la faible valeur
des sous-produits. 

Le  fait  que  le  prix  de  vente  moyen  par  livre  de  fromage  ait  été  de  1,15  $  US  durant
l’exercice 2003, soit 0,30 $ US de moins que le prix de vente moyen de 1,45 $ US un an
plus tôt, a grandement réduit la capacité d’absorbtion de nos frais fixes, en plus d’avoir
un impact négatif sur la valeur de nos stocks entre le 31 mars 2002 et le 31 mars 2003.
En contrepartie, le rapport entre le prix de vente moyen par livre de fromage et le coût
du lait a été plus favorable au cours de l’exercice 2003. Tous ces facteurs ont entraîné
un manque à gagner du BAIIA d’environ 15 millions de dollars. Les faibles prix des
sous-produits ont occasionné un manque à gagner d’approximativement 4 millions
de dollars au cours de l’exercice 2003.

Les conditions du marché ont également eu un effet sur nos frais d’énergie et d’assurance,
qui ont été plus élevés que durant l’exercice précédent.

L’appréciation du dollar canadien en 2003 a quant à elle eu un effet négatif de 0,5 million
de dollars sur le BAIIA.

En matière de logistique, nous avons concentré nos énergies sur la relocalisation de notre
production et la restructuration de la distribution afin d’améliorer notre rendement,
de  réduire  nos  coûts  de  distribution  et  de  mieux  servir  nos  clients.  Notre  objectif  de
réduire nos frais indirects a été réalisé en même temps que notre volume de ventes
progressait. Les faits saillants comprennent des économies réalisées en renégociant certains
baux et contrats.

Enfin, en raison des préoccupations relatives au bioterrorisme, nous avons ajouté
de nouvelles mesures à celles déjà en place pour protéger nos produits et, par le fait même,
les consommateurs. 

Perspectives (Secteur Produits laitiers américain)

Depuis sa fondation, Saputo s’est toujours efforcée de produire les meilleurs produits
possibles  à  des  coûts  compétitifs.  Il  en  va  évidemment  de  même  pour  notre  division
Fromage (États-Unis). Durant l’exercice 2003, les faibles conditions du marché nous ont
amenés à implanter, en octobre dernier, une politique de prix de vente minimum pour
nos fromages de spécialité qui est étroitement liée au prix de soutien par livre de
fromage du gouvernement de 1,13 $ US en vigueur sur le marché américain. En avril
2003,  les  gouvernements  fédéral  et  de  la  Californie  apportaient  des  modifications
aux politiques de prix du lait pour la transformation afin d’offrir une aide supplémentaire
aux producteurs laitiers et la Californie établissait un prix minimum pour le lait.
En réaction à ces modifications, à compter d’avril 2003, nous avons étendu notre politique
de prix de vente minimum à toutes nos catégories de fromage pour être en mesure

22

Analyse par la direction

de minimiser l’effet des prix du marché sur nos affaires et pour continuer de croître
à long terme avec nos clients.

Nous remarquons que les goûts des consommateurs se raffinent. Ils recherchent
maintenant  des  produits  très  pratiques,  facilement  transportables  et  prêts  à  utiliser,
manger ou servir. La demande pour les fromages de spécialité tels que le bleu, la feta,
l’asiago et le gorgonzola augmente et nous sommes en très bonne position pour profiter
de ces occasions, notamment parce que notre offre de fromages de spécialité ne cesse
d’augmenter.

Nous planifions encore de lancer de nouveaux produits durant l’exercice 2004. D’ailleurs,
de  nouveaux  produits  sont  actuellement  en  cours  de  développement.  Parmi  eux,
notons divers formats de fromage à effilocher Frigo Cheese Heads, de nouveaux produits
à poids exacts, des meules de fromage Lorraine de différentes grosseurs, de la mozzarella
bas de gamme et haut de gamme ainsi que des emballages grand format pour les clubs-
entrepôts. Nous travaillons aussi sur de nouvelles promotions excitantes et nous avons
l’intention de tirer profit de la récente acquisition des activités commerciales de fromage
bleu liées à la marque Treasure Cave.

Les investissements d’immobilisations faits au cours de l’exercice 2003 ont été axés sur le
développement de nouveaux produits, l’amélioration des emballages et l’accroissement
de la capacité de notre production en Californie, où l’industrie connaît une croissance
rapide. La division est maintenant bien positionnée pour être performante dans
des  conditions de  marché  difficiles  et  pour  tirer  pleinement  profit  des  occasions
d’affaires lorsque le marché reviendra à des niveaux plus traditionnels.

Nous  produisons  actuellement  à  93  %  de  notre  capacité  totale  et  comptons  donc
poursuivre notre croissance organique. Si nécessaire, nous pourrions même facilement
augmenter  notre  capacité  de  production  avec  un  investissement  minime.  La  division
poursuit aussi toujours sa quête d’acquisitions stratégiques. Après avoir passé l’année
à évaluer les occasions potentielles, les joueurs de l’industrie semblent maintenant prêts
à considérer de nouvelles options pour réagir aux conditions de marché difficiles
qui perdurent. Nous avons la ferme intention d’en profiter.

Tout comme notre investissement dans Gallo Protein 2003, LLC, réalisé après la fin
de  l’exercice,  nous  permettra  de  maximiser  nos  affaires  dans  le  segment  industriel,
l’acquisition des activités liées au fromage bleu nous aidera à augmenter notre présence
dans ce segment du marché du détail.

Secteur Produits d’épicerie 
Le secteur Produits d’épicerie, qui est constitué de la division Boulangerie, représente
4,9 % des revenus de la Société. La division Boulangerie fabrique et commercialise une vaste
gamme de petits gâteaux, de tartelettes et de barres collation. Ces produits sont offerts
sous  plusieurs  marques  solidement  établies  au  Canada,  dont  Vachon,  Jos  Louis,
Ah  Caramel!,  Passion  Flakie,  Hop  &  Go!,  May  West  et  Granny’s.  La  division
compte 1 069 employés et une usine. La division distribue ses produits essentiellement
par l’entremise de son réseau de livraison directe qui comprend des routes corporatives et
des distributeurs indépendants. 

Grâce à sa division Boulangerie, la Société est le plus important producteur de petits
gâteaux du Canada et l’un des chefs de file du marché des barres collation au Québec.

Revenus (Secteur Produits d’épicerie)

Les revenus du secteur Produits d’épicerie sont passés de 187,4 millions de dollars,
au 31 mars 2002, à 167,9 millions de dollars, pour l’exercice terminé le 31 mars 2003.
Cette  diminution  s’explique  par  le  transfert  de  nos  activités  de  fabrication  et  de
commercialisation de biscuits, de biscottes et de soupes à Dare Foods, en juillet 2001. Ces
activités  avait  contribué,  durant  une  période  de  quinze  semaines,  à  nos  revenus  de
l’exercice 2002, ce qui ne fut pas le cas pour l’exercice 2003.

En omettant les activités transférées à Dare Foods, les revenus de ce secteur affichent
une légère hausse pour l’exercice 2003, et ce, malgré une concurrence accrue dans les
segments de marché dans lesquels nous sommes présents. Le marché des petits gâteaux
dans lequel œuvre notre division Boulangerie en est un très compétitif et notre marque
Vachon y détient une position dominante au Canada. Nos produits et nos marques

Analyse par la direction 23

reconnus nous différencient. Sur le plan national, la croissance de nos ventes de 1,1 %
fut le résultat de nos offensives marketing ciblées, d’une meilleure pénétration de certains
réseaux de distribution, du lancement de produits saisonniers et de nos programmes
de distribution d’échantillons.

La division Boulangerie mise notamment sur le développement de produits de niche
innovateurs pour  assurer  sa  croissance.  Le  programme  de  relancement  de  la  gamme
Hop & Go! dans le segment des barres collation, durant l’exercice 2003, a été un facteur
clé de croissance au Québec. L’objectif de ce relancement était de différencier cette gamme
des autres produits fabriqués par la division.

Le programme de promotion intégré que nous avons conçu comprenait la relocalisation
des produits en magasin au moyen de présentoirs attrayants et identifiés aux couleurs
de la marque, d’activités de marketing auprès des consommateurs, de promotions
en magasin ainsi que d’une campagne publicitaire avec le gardien de but José Théodore
des Canadiens de Montréal, qui est devenu le porte-parole de Vachon en 2002. La réponse
des marchands à cette offensive fut très positive, ce qui a permis à la marque Hop & Go!
de faire croître ses ventes au Québec.

La pénétration des produits Vachon sur le marché américain s’est amorcée à la mi-septembre
2002 tandis que celle des emballages individuels de produits Mr. Snacko a commencé
au début d’octobre 2002. Nous avons choisi une approche progressive pour percer
ce marché afin de mieux nous familiariser avec celui-ci. D’ailleurs, nous avons déjà
apporté  des changements à notre offre de produits et à notre choix de distributeurs,
ces derniers devant être en mesure de s’adapter à la courte durée de conservation
de nos produits.

BAIIA (Secteur Produits d’épicerie)

Le BAIIA de l’exercice terminé le 31 mars 2003 s’est chiffré à 33,2 millions de dollars,
pour une marge de 19,8 %, en comparaison du BAIIA de 35,4 millions de dollars
et d’une marge de 18,9 % pour l’exercice terminé le 31 mars 2002. Le BAIIA de l’exercice
2003 serait pratiquement le même que celui du précédent si l’on soustrayait du résultat
de l’exercice 2002 la contribution à marge plus faible de quinze semaines de nos activités
de fabrication et de commercialisation de biscuits, de biscottes et de soupes. Ces activités
ont été transférées à Dare Foods en échange d’une participation de 21 % dans cette
société. De notre participation dans Dare Foods, nous avons reçu un dividende que nous
avons inclus à nos revenus. Nous nous attendons à voir la valeur de notre placement
s’apprécier dans le futur.

Au cours de l’exercice financier 2003, nous avons entrepris de nombreuses initiatives
pour  améliorer  le  rendement  de  la  division.  Nous  avons  transféré  la  production  de
l’usine d’Aurora, en Ontario, à celle de Sainte-Marie de Beauce, au Québec. Le transfert
de  cette  production  a  nécessité  une  période  de  transition  et  d’adaptation  qui  a  duré
plusieurs mois. Nous avons aussi profité du transfert pour accroître la profitabilité
de notre gamme de tartelettes, en la modifiant complètement. Cette action nous a amené
à rationaliser notre offre de produits afin d’optimiser l’impact de nos activités de marketing.
Conséquemment, nous proposons maintenant nos tartelettes en un seul format familial
et sous une seule marque de commerce, soit Granny’s. Ces modifications nous ont permis
de réduire notre gamme de tartelettes de 25 à 9 produits sans que nous y perdions
une seule variété de saveur.

Outre la fermeture de l’usine d’Aurora, nous avons également entrepris une série d’autres
projets. Nous avons continué de nous affairer à la réduction de nos frais généraux
et  administratifs. Nous avons commencé  à  restructurer  nos  entrepôts  de  l’Ontario
afin de rendre la distribution de nos produits encore plus efficace. Nous avons procédé
à l’impartition des activités internes de transport. Ces initiatives, ainsi que quelques
autres, ont résulté en une amélioration de la rentabilité de 1,3 million de dollars, tout
en nous permettant de construire des fondations dont nous bénéficierons pour l’avenir.
Une large portion de l’approvisionnement en ingrédients est sujette à la fluctuation des
prix  sur  le  marché  international.  Pour  l’exercice  2003,  grâce  à  des  ententes  existantes
avec des fournisseurs, nous avons pu limiter la croissance de nos coûts d’approvisionnement
en ingrédients et en emballages. 

24

Analyse par la direction

Perspectives (Secteur Produits d’épicerie)

La croissance canadienne du secteur Produits d’épicerie devrait se faire dans les Maritimes,
en Ontario et dans les provinces de l’Ouest, où notre pénétration des foyers est moins
grande.  Au  Québec, où nous sommes bien établis, nous nous affairerons à maintenir
notre part de marché dans la catégorie des petits gâteaux, au moyen d’initiatives
de marketing. Le lancement de nouveaux produits sera une partie intégrante de notre
croissance. Pour minimiser l’impact de l’augmentation de certains frais, nous améliorerons
l’efficacité de nos opérations en améliorant nos procédés. Cela comprendra notamment
la robotisation de certaines chaînes de production. Maximiser l’utilisation de la capacité
excédentaire de 30 % de nos installations demeure une priorité constante pour nous.

Nous  prévoyons  une  augmentation  du  coût  des  ingrédients  et  des  emballages  durant
l’exercice  2004.  Cette  augmentation  devrait  toutefois  être  grandement  compensée
par les mesures de réduction de coûts que nous avons entreprises au cours de l’exercice
financier 2003.

Nous  procéderons  aussi  au  développement  graduel  de  nos  activités  aux  États-Unis.
Assurément, la distribution se révélera un défi important pour réaliser une pénétration
efficace de ce marché. Il va sans dire que nous poursuivrons nos actions pour établir des
assises solides dans ce marché. Enfin, nous tenterons de conclure des ententes de production
pour des tierces parties.

Autres éléments 
des résultats consolidés 
La dépense d’amortissement a totalisé 70,9 millions de dollars durant l’exercice terminé
le 31 mars 2003, en comparaison de 68,1 millions de dollars pour l’exercice antérieur.
Cette  hausse  s’explique  par  l’ajout  d’amortissement  supplémentaire  requis  sur  les
immobilisations acquises durant l’exercice. La plus grande portion de cette hausse est liée
à certains travaux d’agrandissement et à de nouvelles technologies.

Les frais d’intérêt ont chuté de 10,3 millions de dollars durant l’exercice terminé le 31 mars
2003, pour clore à 42,3 millions de dollars comparativement à 52,6 millions de dollars
au terme de l’exercice 2002. Cette diminution est attribuable aux remboursements de
133,9  millions  de  dollars  effectués  sur  notre  dette  à  long  terme  et  sur  nos  emprunts
bancaires combinés aux plus faibles taux d’intérêt sur notre dette canadienne tout au
long de l’exercice financier 2003. Le taux d’intérêt moyen sur notre dette canadienne
fut de 4,55 % en 2003 en comparaison de 5,32 % en 2002. 

Les impôts sur les bénéfices se sont chiffrés à 65,9 millions de dollars durant l’exercice
terminé le 31 mars 2003, pour un taux d’imposition effectif de 27,5 %. Pour l’exercice
précédent, les impôts sur les bénéfices s’étaient élevés à 71,6 millions de dollars, pour un
taux d’imposition effectif de 30,9 %. Cette baisse du taux d’imposition découle du fait
qu’une plus grande partie de nos revenus imposables fut générée au Canada et que ceux-ci
font l’objet de taux d’imposition plus bas qu’aux États-Unis. De plus, une entente fiscale
sur les prix de transfert à été conclue durant le quatrième trimestre, nous permettant
de profiter d’une économie d’impôts de 4,1 millions de dollars résultant de la différence
de taux d’imposition applicables aux transactions intersociétés canado-américaines. 

Le bénéfice net de l’exercice terminé le 31 mars 2003 se chiffre à 173,7 millions de dollars,
en hausse de 8,4 % sur les 160,2 millions de dollars de l’exercice précédent. Cette
progression se veut le reflet des divers facteurs explicatifs détaillés précédemment.
Le bénéfice net inclut une dépense de 1,3 million de dollars liée à la rémunération à base
d’actions. En excluant cette charge, le bénéfice net de l’exercice 2003 aurait été de
175 millions de dollars, soit 9,2 % de plus que celui de l’exercice 2002.

Trésorerie et ressources financières
Les flux de trésorerie liés aux activités d’exploitation, avant la variation des éléments
hors caisse du fonds de roulement, ont totalisé 250,1 millions de dollars pour l’exercice
financier terminé le 31 mars 2003, ce qui représente une légère augmentation sur ceux
de l’exercice précédent. Cette augmentation est conséquente avec la croissance du bénéfice
net combinée à la diminution des impôts futurs durant l’exercice financier 2003,
en comparaison de l’exercice précédent. Au cours de l’exercice 2003, les éléments hors

Be’ne’fice net
(en millions de dollars)

173,7

160,2

110,2

2001

2002

2003

Analyse par la direction 25

caisse  du  fonds  de  roulement ont  utilisé  26,6  millions  de  dollars  de  la  trésorerie en
comparaison de 44,9 millions de dollars lors de l’exercice antérieur, soit une diminution
de l’utilisation de 18,3 millions de dollars. L’utilisation de liquidités pour les éléments hors
caisse du fonds de roulement est surtout reliée à la diminution du prix moyen par livre
de fromage dans le secteur Produits laitiers américain, durant l’exercice 2003. 

Les  activités  d’investissement se  résument  essentiellement  à  des  ajouts  aux  immobili-
sations d’une valeur de 70,6 millions de dollars et pour lesquels environ 55 % de ce
montant a servi à remplacer des  immobilisations  tandis  que  le  reste  a  été  affecté
aux nouvelles technologies et à l’agrandissement de certaines de nos installations
à la suite de la rationalisation de nos activités. Les rationalisations antérieures et courantes
de nos activités nous ont permis de disposer pour une valeur de 4,1 millions de dollars
d’emplacements et d’équipements.

En ce qui a trait aux activités de financement, les excellentes rentrées de fonds durant
l’exercice 2003 nous ont permis de rembourser 133,9 millions de dollars sur la dette à long
terme et les emprunts bancaires, résultant en un ratio de dettes portant intérêts sur
les capitaux propres de 0,53, avec une dette portant intérêts de 540,0 millions de dollars
et des capitaux propres de 1,017 milliard de dollars, comparativement à 0,78 au 31 mars
2002. Au cours de l’exercice financier 2003, la Société a versé 36,7 millions de dollars
en dividendes (0,40 $ par action) en comparaison de 21,6 millions de dollars (0,22 $ par
action) l’année précédente.

Avec un fonds de roulement de 269,3 millions de dollars au 31 mars 2003, par rapport
à  258,9  millions  de  dollars  un  an  plus  tôt,  la  Société  n’anticipe  pas  de  besoins
supplémentaires en fonds de roulement. Du 31 mars 2002 au 31 mars 2003, la dette
portant intérêts est passée de 699,2 millions à 540,0 millions de dollars tandis que les
capitaux propres progressaient de 900,6 millions à 1,017 milliard de dollars.

La Société montre une excellente santé financière avec son ratio de dettes sur les capitaux
propres qui surpasse de loin notre objectif de le maintenir à moins de 1,0. Pour l’exercice
2004, nous prévoyons ajouter 70 millions de dollars en acquisitions d’immobilisations.
De ce montant, 42 millions de dollars seront utilisés pour le remplacement d’immobilisations
tandis que les autres 28 millions de dollars serviront à agrandir nos installations suite
aux rationalisations déjà annoncées ainsi qu’à ajouter de nouvelles chaînes d’emballage
et d’embouteillage et de nouvelles technologies. La dépense d’amortissement des
immobilisations devrait s’élever à environ 72 millions de dollars durant l’exercice 2004.
Au cours de l’exercice 2004, la Société compte rembourser 110 millions de dollars afin
d’honorer ses engagements envers ses institutions financières. La Note 8 des états financiers
consolidés décrit l’engagement contractuel de la Société pour ce qui est de sa dette à long
terme alors que la Note 16 décrit ses autres engagements contractuels de location.
La Société n’a aucun autre engagement hors bilan. Ayant à sa disposition des facilités
de crédit bancaire disponibles de quelque 210 millions de dollars ainsi que des flux
de trésorerie importants, la Société est à même de poursuivre aisément ses objectifs
de croissance par acquisitions et, dans l’éventualité où ce serait nécessaire, elle pourrait
aussi prendre de nouveaux arrangements financiers sans déroger à l’objectif qu’elle s’est fixé
pour son ratio de dettes sur les capitaux propres.

Instruments financiers, risques 
et incertitudes
Expositions aux risques financiers

Le  degré  d’exposition  de  Saputo  aux  risques  financiers  varie  selon  qu’il  s’agit  des  taux
d’intérêt, du prix des denrées ou du cours de change de la devise américaine. Bien que
nous utilisions les contrats de crédit croisé (contrats de swap) pour gérer notre risque aux
fluctuations de taux d’intérêt, nous ne sommes pas entièrement à l’abri de toute exposition
aux risques financiers et il ne peut y avoir aucune garantie quant au fait que notre rendement
ne  sera  jamais  affecté  par  ces  risques  financiers.  Nous  réalisons environ  36  %  de  nos
ventes aux États-Unis et sommes conséquemment exposés aux fluctuations de devises.
Les  flux  de  trésorerie  liés  à  nos  activités  américaines  constituent  toutefois  une  protection
naturelle contre le risque de change lié à notre dette exprimée en dollars américains.

Afin de minimiser l’effet des fluctuations de taux d’intérêt sur ses résultats, la Société
a recours à des contrats de crédit croisé (contrats de swap) pour 49,3 % de sa dette à

Flux nets de tre’sorerie 
lie’s a l’exploitation
(en millions de dollars)

’

244,5

250,1

190,1

2001

2002

2003

Ajouts aux immobilisations
(en millions de dollars)

46 %

24,0

54 %

18,7

18,2

3,9

4,3

Expansion et
technologie
2003

1,5
Remplacement

2003

Secteur Produits laitiers canadien
Secteur Produits laitiers américain
Secteur Produits d’épicerie

26

Analyse par la direction

long terme en dollars canadiens. La dette en dollars américains comporte un taux fixe pour
toute la durée des  emprunts.  Au  total,  85  %  de  la  dette  à  long  terme  est  à  l’abri  des
fluctuations de taux d’intérêt.

Concurrence

L’industrie nord-américaine de la transformation des aliments est très concurrentielle.
La  Société  y  participe  principalement  dans  le  cadre  de  ses  activités laitières.  L’industrie
laitière canadienne est hautement concurrentielle et compte trois concurrents principaux,
dont Saputo. Aux États-Unis, la Société œuvre dans l’industrie laitière à la grandeur du
pays  et  se  mesure  à  plusieurs  compétiteurs  régionaux  et  nationaux. Notre  performance
dans l’industrie dépendra de notre capacité à continuer d’offrir des produits de qualité
à prix concurrentiels, et cela, tant au Canada qu’aux États-Unis.

Approvisionnement en matières premières

Saputo achète des matières premières qu’elle transforme en produits finis comestibles
dans le but de les revendre à un large éventail de consommateurs. Conséquemment,
la fluctuation du prix des denrées alimentaires peut avoir un effet positif ou négatif sur
les résultats de la Société. L’impact de toute hausse de prix des denrées alimentaires
sur les résultats de la Société dépendra de sa capacité de transférer ces hausses à sa clientèle
dans un contexte de marché concurrentiel.

Marchés américain et international

Le prix de notre matière première principale, le lait, de même que le prix de nos fromages
aux États-Unis et des sous-produits sur les marchés internationaux dépendent des forces
de l’offre et de la demande sur les marchés. Ces prix sont tributaires de plusieurs facteurs,
dont la santé de l’économie ainsi que les niveaux de l’offre et de la demande de produits
laitiers dans l’industrie. Toute fluctuation des prix peut affecter les résultats de la Société.
L’impact de telles variations sur nos résultats dépendra de notre capacité à mettre
en place les mécanismes nécessaires pour les réduire.

Responsabilité de produits

Les activités de Saputo sont exposées aux mêmes dangers et aux mêmes risques
de  responsabilité que  celles  de  toutes  les  autres  entreprises  de  transformation  des
aliments,  dont  la  contamination  des  ingrédients  ou  des  produits  par  des  bactéries  ou
d’autres agents externes pouvant être accidentellement introduits dans les produits ou
les  emballages.  Saputo  maintient  des  procédures  de  contrôle  de  la  qualité  dans  ses
installations afin de réduire de tels risques et la Société n’a jamais vécu de problème de
contamination important avec ses produits. Toutefois, si une telle éventualité devait se
produire, elle pourrait résulter en un rappel de produits coûteux et entacher gravement
la réputation de la Société pour ce qui est de la qualité de ses produits. Nous maintenons
une couverture d’assurance pour notre responsabilité en tant que fabricant et d’autres
couvertures que nous croyons généralement conformes aux pratiques courantes dans
l’industrie.

Questions d’ordre réglementaire

La production et la distribution de produits alimentaires au Canada et aux États-Unis
sont assujetties à des lois, des règles, des règlements et des politiques locales, provinciales,
étatiques et fédérales ainsi qu’à des accords commerciaux internationaux, fournissant
un cadre dans lequel s’inscrivent les activités de Saputo. L’impact de nouvelles lois ou
de nouveaux règlements, ou encore, d’un resserrement des politiques d’application,
d’une  interprétation  plus  stricte ou  de  changements  à  des  lois  ou  règlements  déjà  en
vigueur,  dépendra  de  notre  capacité  à  nous y  adapter  et  à  nous  y  conformer.  Nous
croyons que nos activités sont actuellement conformes à toutes les lois et à tous
les règlements gouvernementaux importants et que nous possédons tous les permis
et licences importants dans le cadre de nos activités. De plus, le présent système canadien
de gestion planifiée de l’offre impose des quotas de lait aux entreprises de transformation
laitière, ce qui fait en sorte que toute croissance notable au Canada ne peut être réalisée
que par acquisitions.

Protection des tarifs

Les industries de la production laitière canadienne et américaine sont encore partiellement
protégées des importations par des quotas tarifaires qui permettent l’importation
d’un volume précis de produits à un tarif réduit ou inexistant et imposent des tarifs plus

Analyse par la direction 27

substantiels aux volumes d’importations excédentaires. Il n’est aucunement garanti que,
du  fait  d’une  décision  politique  ou  d’une  modification  aux  accords  commerciaux
internationaux, les mesures de protection des tarifs ne seront pas abolies dans le marché
des produits laitiers, ce qui aurait pour conséquence d’accroître la concurrence. Notre
performance, au Canada comme aux États-Unis, dépendra de notre capacité à continuer
d’offrir des produits de qualité à des prix concurrentiels.

Environnement

Les affaires et les activités de Saputo sont régies par des lois et des règlements environ-
nementaux. Nous croyons que nos activités sont conformes à tous égards importants à ces
lois et règlements, à l’exception de ce qui est précisé dans notre notice annuelle datée
du  10  juin  2003,  pour  l’exercice  terminé  le  31  mars  2003.  Toute  nouvelle  loi  ou
réglementation  ou  resserrement  des  politiques  d’application  pourrait  avoir  un  effet
défavorable important sur la situation financière de Saputo et entraîner des dépenses
additionnelles pour s’y conformer ou continuer de s’y conformer.

Analyse de sensibilité des variations 
de taux d’intérêt et de la devise américaine
La dette à long terme porte des taux d’intérêt fixes dans une proportion de 85 %. Pour
la portion exposée à des taux d’intérêt variables, toute fluctuation de 1 % du taux
au  cours  de  l’exercice  2004  entraînerait  une  fluctuation  des  frais  d’intérêt
d’environ 0,350 million de dollars. La portion utilisée des facilités de crédit bancaire est
exposée aux fluctuations des taux d’intérêt et n’était pas protégée contre celles-ci en date
du 31 mars 2003. Une fluctuation de 1 % du taux d’intérêt occasionnerait une variation
du bénéfice net d’environ 0,140 million de dollars, sur la base des emprunts bancaires
de 18,8 millions de dollars contractés en date du 31 mars 2003.

Les fluctuations de devises canado-américaines peuvent aussi affecter les résultats. Une
appréciation du dollar canadien par rapport au dollar américain se traduirait en un effet
négatif  sur  les  résultats.  À  l’inverse,  la  faiblesse  du  dollar  canadien  aurait  un  impact
positif sur les résultats. Durant l’exercice 2003, le taux de conversion moyen du dollar
américain  était  calculé  sur  la  base  de  0,64  $  CA  pour  1,00  $  US.  Sur  cette  base, une
fluctuation de 0,01 $ CA aurait entraîné des variations approximatives de 0,4 million de
dollars pour le bénéfice net, de 1,7 million de dollars pour le BAIIA et de 17,0 millions
de dollars pour les revenus.

Conventions comptables

Modifications

Depuis le 1er avril 2002, la Société a prospectivement enregistré à ses résultats la rému-
nération à base d’actions, conformément à la recommandation de l’Institut canadien des
comptables agréés (ICCA) d’utiliser la méthode de la juste valeur. L’impact de cette
charge sur le bénéfice net s’est élevé à 1,3 million de dollars ou à 0,013 $ par action.

Recours à des estimations

Dans le cadre de la préparation des états financiers conformément aux principes comptables
généralement reconnus, la direction doit procéder à des estimations et poser des hypothèses
qui influent sur les montants déclarés des actifs et passifs ainsi que sur la présentation
des actifs et des passifs éventuels à la date des états financiers et sur les montants des revenus
et charges d’une période donnée, soit l’exercice 2003 dans le cas présent. Les résultats
réels peuvent différer des estimations.

La Société révise régulièrement les estimations et les hypothèses qu’elle emploie selon
l’information disponible. Dans l’ensemble, la Société est d’avis que les estimations utilisées
n’auront pas d’impact matériel sur sa situation financière, à l’exception des modifications
aux hypothèses et aux estimations d’une nature sensible et prospective à long terme telles
que le taux d’imposition sur les bénéfices, la comptabilisation des régimes de retraite
et des autres avantages sociaux et la comptabilisation de la rémunération à base d’actions,
qui sont fondées sur plusieurs hypothèses prospectives. 

28

Analyse par la direction

Régimes de retraite et autres régimes d’avantages sociaux

Le coût des prestations et autres avantages complémentaires de retraite touchés par
les employés est déterminé selon la méthode actuarielle de répartition des prestations au
prorata des années de service et selon des hypothèses liées, entre autres choses, au taux
d’actualisation, au rendement attendu de l’actif des régimes, au taux de croissance
de la rémunération, à l’âge de retraite des employés, aux coûts anticipés des soins de
santé et aux autres avantages complémentaires de retraite.

Toute modification à ces hypothèses entraîne des gains ou des pertes actuariels. Si ces gains
ou pertes dépassent 10 % de l’actif ou du passif maximum du régime au début de l’exercice
2003, ils seront amortis sur le nombre moyen anticipé d’années de service restantes
du groupe d’employés contribuant aux régimes, conformément à la recommandation
de l’ICCA.

Le tableau ci-dessous présente une analyse de sensibilité des hypothèses économiques
clés utilisées pour mesurer l’effet sur les obligations au titre des régimes de retraite, les autres
avantages sociaux futurs des employés et la charge nette. Cette analyse de sensibilité
doit être interprétée avec précaution étant donné que ses résultats sont hypothétiques et
que  les  variations  de  chacune  des  hypothèses  clés  pourraient  s’avérer  non  linéaires.
L’analyse de sensibilité devrait être lue en conjonction avec la Note 15 des états financiers
consolidés. La sensibilité de chaque variable principale a été calculée indépendamment
des autres.

Analyse de sensibilité
Régimes de retraite et autres régimes d’avantages sociaux

(en milliers de dollars)

Taux de rendement 
prévu sur l’actif

Effet d’une hausse de 1 %
Effet d’une baisse de 1 %

Taux d’actualisation

Effet d’une hausse de 1 % 
Effet d’une baisse de 1 %
Taux de croissance prévu du coût

global des soins de santé

Effet d’une hausse de 1 % 
Effet d’une baisse de 1 %

Régimes de retraite

Autres régimes d’avantages sociaux

Obligation découlant 
de régimes de retraite

Charge
nette

Autre
obligation

Charge
nette

S/O
S/O

(15 345)
18 291

(1 665)
1 665

(373)
1 346

S/O
S/O

S/O
S/O

S/O
S/O

(2 464)
3 072

2 606
(2 149)

S/O
S/O

(390)
453

349
(308)

Sommaire des résultats du quatrième
trimestre terminé le 31 mars 2003
Les  revenus  du  trimestre  ont  totalisé  807,1  millions  de  dollars  en  comparaison  de
833,6  millions  de  dollars  pour  le  quatrième  trimestre  de  l’exercice  2002,  soit  une
diminution de  26,5  millions  de  dollars.  Dans  le  secteur  Produits  laitiers  américain,
l’appréciation du dollar canadien face à la devise américaine au cours du trimestre,
en comparaison de sa valeur au trimestre correspondant de l’exercice 2002, résulte en
une diminution de revenus d’environ 15 millions de dollars. Le prix de vente moyen par
livre de fromage sur le marché américain a quant à lui chuté de 11 % durant le quatrième
trimestre  2003  par  rapport  au  prix  du  trimestre  équivalent de l’exercice 2002, ce qui
s’est traduit en une baisse de revenus de quelque 17 millions de dollars. Au 31 décembre
2002, le volume de nos ventes aux États-Unis était en hausse de 11,1 % pour la période
des neuf premiers mois de l’exercice 2003 comparativement à celle de l’exercice antérieur.
Durant le dernier trimestre de l’exercice 2003, la croissance a été de 4,8 %, ce qui a ramené
la croissance globale de cet exercice à 9,5 %. Les secteurs Produits laitiers canadien
et Produits d’épicerie ont pour leur part connu chacun de légères croissances qui ont totalisé
4,1 millions de dollars, pour une hausse de revenus de 0,8 %.

Analyse par la direction 29

Le bénéfice avant intérêts, impôts sur les bénéfices et amortissement du quatrième trimestre
2003 s’est chiffré à 88,6 millions de dollars en comparaison de  92,5 millions de dollars
pour la même période de l’exercice 2002. Cette diminution est essentiellement attribuable
au secteur Produits laitiers américain, qui a dû composer avec un prix de vente moyen
par livre de fromage inférieur à celui en cours un an plus tôt et avec l’appréciation
du  dollar canadien. Les secteurs Produits laitiers canadien et Produits d’épicerie ont été
relativement stables par rapport à l’exercice 2002. Le montant de 88,6 millions de dollars
tient compte d’un ajustement positif de 1,1 million de dollars au coût cumulatif de
la rémunération à base d’actions, ce qui a entraîné une diminution de la charge pour
le trimestre.

L’amortissement des immobilisations a été constant avec les autres trimestres
de l’exercice financier 2003. Le taux d’imposition effectif a été de 21,1 %, ce qui
est inférieur au taux effectif un an plus tôt. Ce taux reflète les différentes juridictions d’où
nos bénéfices proviennent ainsi qu’une baisse d’impôts sur les bénéfices de 4,1 millions
de dollars liée à une entente fiscale sur les prix de transfert, qui tient compte de la différence
des taux d’imposition auxquels sont soumises les transactions canado-américaines inter-
sociétés.  Cette  entente  fiscale  a  été  conclue  au  cours  du  quatrième trimestre  2003.
Durant ce trimestre, clos le 31 mars 2003, la Société a remboursé 33,5 millions de dollars
sur ses emprunts bancaires et sa dette à long terme, payé 10,3 millions de dollars
en  dividendes à ses actionnaires et ajouté 23,4 millions de dollars d’immobilisations.
Durant cette période, les flux nets de trésorerie liés à l’exploitation, avant la variation
des éléments hors caisse du fonds de roulement d’exploitation, ont été de 63,8 millions
de dollars. Le bénéfice net s’élevait à 47,8 millions de dollars.

Information financière trimestrielle
Au cours de l’exercice 2003, trois facteurs principaux ont causé la variation des revenus
et du bénéfice avant intérêts, impôts sur les bénéfices et amortissement : l’amélioration
des  activités  du  secteur  Produits  laitiers  canadien  grâce  au  processus  d’intégration
continuel, le prix de vente moyen par livre de fromage sur le marché américain qui
a poursuivi sa tendance à la baisse durant l’exercice, ce qui explique à la fois la baisse
des revenus consolidés ainsi que la baisse des revenus du secteur Produits laitiers
américain et du bénéfice avant intérêts, impôts sur les bénéfices et amortissement par
rapport à l’exercice financier 2002. Les résultats reflètent également le fait que la Société
a adopté les nouvelles recommandations comptables de l’ICCA sur la rémunération à base
d’actions, en date du 1er avril 2002. Ces conventions proposent l’utilisation de la
méthode de la juste valeur pour enregistrer les options d’achat d’actions octroyées aux
employés.  Pour  l’exercice  terminé  le  31  mars  2003,  la  rémunération  à  base  d’actions
s’est élevée à 1,5 million de dollars avant impôts en comparaison d’aucune charge pour
l’exercice précédent.

Perspectives

La Société est bien positionnée, dans toutes ses divisions, par l’importance de son
leadership dans l’industrie, pour continuer son développement et sa croissance.
Si  l’augmentation des revenus se veut un objectif évident, que ce soit par croissance
organique ou par acquisitions, l’amélioration de l’efficacité et l’innovation demeurent
les priorités de la Société, car elles contribuent à accroître sa profitabilité. La quête
de l’efficacité optimale est un facteur essentiel à notre succès, car elle nous permet d’être
moins vulnérables à l’impact des facteurs négatifs du marché qui sont très souvent hors
de notre contrôle.

Au fil des ans, Saputo s’est bâtie une situation financière saine et solide au moyen
d’une stratégie financière qui intègre une certaine mesure de prudence. Cette stratégie
a été établie de façon à offrir à la Société un maximum de possibilités pour innover
et intégrer ses activités tout en limitant au minimum les perturbations du cours normal
et graduel de son développement. Même dans les conditions de marché difficiles, la Société
possède les atouts pour continuer à s’améliorer et à persévérer dans le développement
de son futur.

Guidés par une vision commune de croissance constante, nos divisions ont défini des
objectifs spécifiques à leurs marchés et à leurs activités. Forte de son excellente santé
financière, la Société s’engage à déployer tous les efforts requis pour atteindre ses objectifs.

M on   am o u r,   n ’ o u b l i e   pa s
-   l e   f roma g e
-   l e   la i t
-   l e s   p e t i t s   gate a u x

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J e   t ’a im e !
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30

Analyse par la direction

Information financière trimestrielle 2003
États consolidés des résultats

(en milliers de dollars, sauf les données par action)

(non vérifié)

(non vérifié)

(non vérifié)

(non vérifié)

1er
trimestre

2e
trimestre

3e
trimestre

4e
trimestre

Exercice
2002

(vérifié)

Données tirées des états des résultats
Revenus
Coût des ventes, frais de vente 

873 942 $

861 763 $

855 342 $

807 065 $

3 398 112 $

et d’administration

785 429    

774 155    

767 296

718 437

3 045 317

Bénéfice avant intérêts, impôts sur les

bénéfices et amortissement
Marge %

Amortissement des immobilisations
Bénéfice d’exploitation
Intérêts de la dette à long terme
Autres intérêts
Bénéfice, compte non tenu des impôts

sur les bénéfices

Impôts sur les bénéfices
Bénéfice net

Marge nette %

Par action

Bénéfice net
De base
Dilué

88 513    
10,1 %
17 611    
70 902    
11 461    
(40)   

87 608    
10,2 %

17 743
69 865
11 159    
(836)   

59 481    
18 158    
41 323 $    
4,7 %

59 542    
17 433   
42 109 $    
4,9 %

88 046

10,3 %

17 796
70 250
10 776
(585)

60 059
17 523
42 536 $
5,0 %

88 628

352 795

11,0 %

10,4 %

17 739
70 889
10 276
110

60 503
12 743
47 760 $
5,9 %

70 889
281 906
43 672
(1 351)

239 585
65 857
173 728 $
5,1 %

0,40 $
0,40 $

0,41 $
0,40 $

0,41 $
0,41 $

0,46 $
0,45 $

1,68 $
1,66 $

Information financière trimestrielle 2002
États consolidés des résultats

(en milliers de dollars, sauf les données par action)

(non vérifié)

(non vérifié)

(non vérifié)

(non vérifié)

1er
trimestre

2e
trimestre

3e
trimestre

4e
trimestre

Exercice
2002

(vérifié)

Données tirées des états des résultats

Revenus
Coût des ventes, frais de vente 

et d’administration

Bénéfice avant intérêts, impôts sur les 

873 056 $

893 443 $

857 279 $

833 634 $

3 457 412 $

781 947

802 413

779 517

741 113

3 104 990

bénéfices et amortissement
Marge %

91 109

91 030

77 762

92 521

352 422

10,4 %

10,2 %

9,1 %

11,1 %

10,2 %

Amortissement des immobilisations
Bénéfice d’exploitation
Intérêts de la dette à long terme
Autres intérêts
Bénéfice, compte non tenu des impôts

sur les bénéfices

Impôts sur les bénéfices
Bénéfice net

Marge nette %

Par action

Bénéfice net
De base
Dilué

18 257
72 852
14 291
(338)

58 899
18 622
40 277 $
4,6 %

17 085
73 945
13 907
(235)

60 273
18 815
41 458 $
4,6 %

16 974
60 788
12 842
(92)

48 038
12 943
35 095 $
4,1 %

15 771
76 750
12 339
(136)

64 547
21 216
43 331 $
5,2 %

68 087
284 335
53 379
(801)

231 757
71 596
160 161 $
4,6 %

0,40 $
0,39 $

0,40 $
0,40 $

0,34 $
0,34 $

0,42 $
0,41 $

1,56 $
1,54 $

Analyse par la direction 31

Haute direction

De gauche à droite :
Lino Saputo, président du conseil d’administration et chef de la direction
Lino Saputo, Jr., président et chef de l’exploitation, division Fromage (États-Unis)
Dino Dello Sbarba, président et chef de l’exploitation, division Fromage (Canada)
Daniel Boulais, président et chef de l’exploitation, division Boulangerie
Pierre Leroux, vice-président exécutif, ressources humaines et affaires corporatives
Louis-Philippe Carrière, vice-président exécutif, finances et administration
Randy Williamson, président et chef de l’exploitation, division Lait

32

Haute direction

r
e
h
c
u
a
F

.

T
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i
n
n
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o
J

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a
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M

-

Bilan social

Par le biais de ses activités, Saputo s’engage auprès de plusieurs communautés du Canada et des États-Unis. Dans ces régions, la présence
de Saputo est non seulement synonyme d’emplois et de contribution à l’économie, mais aussi de soutien à de nombreuses activités
communautaires et sportives.

Saputo a choisi de concentrer ses commandites dans deux catégories : le sport et les activités familiales. Ces catégories ont été retenues
parce qu’elles sont d’excellentes avenues pour promouvoir l’importance des produits laitiers dans un régime alimentaire sain et qu’elles
nous permettent de rejoindre les consommateurs d’aujourd’hui tout en nous engageant auprès de ceux de demain.

Dans la catégorie des sports, la Société a des engagements aux niveaux récréatif, amateur et professionnel. Saputo est très impliquée
dans le développement du soccer au Québec, notamment à titre de commanditaire de la Fédération québécoise de soccer-football et de
l’Impact de Montréal, une équipe à but non lucratif de la A-League évoluant tant aux États-Unis qu’au Canada.

Saputo est aussi un commanditaire de la Fondation de l’athlète d’excellence du Québec qui soutient, au moyen de bourses d’études,
les athlètes d’élite pleins d’avenir du Québec et du reste du Canada. À travers la Fondation, Saputo commandite fièrement trois athlètes
amateurs qui représentent le Canada mondialement : Alexander Jeltkov, Audrey Lacroix et Giulio Zardo. Le gymnaste Alexander
Jeltkov a représenté le Canada aux Jeux du Commonwealth 2002 disputés à Manchester, en Angleterre, et a remporté la médaille de
bronze à la barre fixe. À ces mêmes jeux, Audrey Lacroix s’est classée respectivement aux sixième et septième rangs des 100 m et 200 m
papillon. Quant à Giulio Zardo, il a remporté la médaille d’argent au Championnat du monde de bobsleigh en 2003. Son partenaire
et lui ont également atteint le premier rang du classement de la Coupe du monde 2002-2003.

Saputo commandite également l’écurie de sport automobile Rocketsports Racing, qui participe à la série Champ Car et dont les courses
sont disputées au Canada, aux États-Unis, en Europe, en Australie et au Japon. La monoplace de l’écurie est pilotée par Alexandre
Tagliani, originaire de la région de Montréal.

De par sa position privilégiée dans l’industrie alimentaire et parce qu’elle est consciente de l’importance de son engagement dans
la communauté, Saputo offre son soutien à de nombreuses banques alimentaires du Canada et des États-Unis. La Société appuie également
d’autres initiatives axées sur l’aide aux enfants en milieu défavorisé telles que le Club des petits déjeuners du Québec.

Enfin, Saputo supporte également diverses universités avec des dons, qui contribuent à financer nombre de programmes de recherche,
ou des bourses d’études. Dans ce domaine, notre soutien sera offert en priorité aux universités offrant des programmes d’éducation
en agriculture ou des programmes étroitement liés à l’industrie laitière.

Bilan social

33

 
 
 
 
 
 
 
 
Énoncé de responsabilité de la direction 
relativement à l’information financière
La direction est responsable de la préparation et de la présentation des états financiers consolidés et de l’information financière présentée
ailleurs dans ce rapport annuel. Cette responsabilité comprend le choix de conventions et de pratiques comptables ainsi que le recours
au jugement et à des estimations nécessaires pour la préparation des états financiers consolidés, conformément aux principes comptables
généralement reconnus.

La direction a également préparé l’information financière présentée ailleurs dans le présent rapport annuel et s’est assurée qu’elle correspond
aux états financiers consolidés.

La direction maintient des systèmes de contrôle interne conçus en vue de fournir une assurance raisonnable quant à la protection
des éléments d’actif contre la perte et à la pertinence et la fiabilité de l’information financière produite.

Le conseil d’administration a la responsabilité de s’assurer que la direction remplit ses responsabilités à l’égard de l’information
financière et est responsable de la révision et de l’approbation des états financiers consolidés. Le conseil d’administration s’acquitte
de cette tâche principalement par l’entremise de son comité de vérification, composé exclusivement d’administrateurs non reliés.
Le comité de vérification se réunit périodiquement avec la direction et les vérificateurs externes afin de discuter des contrôles internes
et de sujets portant sur la vérification et la présentation de l’information financière. Il révise également le rapport annuel, les états
financiers consolidés et le rapport des vérificateurs externes. Le comité de vérification recommande les vérificateurs externes, qui sont
ensuite  nommés  par  les  actionnaires.  Les  vérificateurs  externes  ont  librement  accès  au  comité  de  vérification.  Les  états financiers
consolidés ont été vérifiés par les vérificateurs externes Deloitte & Touche, dont le rapport est présenté ci-après.

(signé)

(signé)

Lino Saputo
Président du conseil d’administration 
et chef de la direction 

Louis-Philippe Carrière, CA
Vice-président exécutif, finances et administration, 
et secrétaire

Rapport des vérificateurs aux actionnaires de Saputo Inc.
Nous avons vérifié les bilans consolidés de Saputo Inc. aux 31 mars 2003 et 2002 et les états consolidés des résultats, des bénéfices
non répartis et des flux de trésorerie des exercices terminés à ces dates. La responsabilité de ces états financiers incombe à la direction
de la Société. Notre responsabilité consiste à exprimer une opinion sur ces états financiers en nous fondant sur nos vérifications.

Nos vérifications ont été effectuées conformément aux normes de vérification généralement reconnues du Canada. Ces normes exigent
que  la  vérification  soit  planifiée  et  exécutée  de  manière  à  fournir  l’assurance  raisonnable  que  les  états  financiers  sont  exempts
d’inexactitudes importantes. La vérification comprend le contrôle par sondages des éléments probants à l’appui des montants et des
autres éléments d’information fournis dans les états financiers. Elle comprend également l’évaluation des principes comptables suivis
et des estimations importantes faites par la direction, ainsi qu’une appréciation de la présentation d’ensemble des états financiers.

À notre avis, ces états financiers consolidés donnent, à tous les égards importants, une image fidèle de la situation financière de
la Société aux 31 mars 2003 et 2002 ainsi que des résultats de son exploitation et de ses flux de trésorerie pour les exercices terminés
à ces dates selon les principes comptables généralement reconnus du Canada.

(signé)

Deloitte & Touche s.r.l.
Comptables agréés
Laval, Québec
Le 16 mai 2003

34

États consolidés des résultats

Exercices terminés les 31 mars

(en milliers de dollars, sauf les résultats par action)

Revenus

Coût des ventes, frais de vente et d’administration

Bénéfice avant intérêts, amortissement et impôts sur les bénéfices

Amortissement des immobilisations

Bénéfice d’exploitation

Intérêts de la dette à long terme
Autres intérêts (note 11)

Bénéfice, compte non tenu des impôts sur les bénéfices

Impôts sur les bénéfices (note 12)

Bénéfice net

Résultats par action (note 13)

Bénéfice net
De base
Dilué

États consolidés des bénéfices non répartis

Exercices terminés les 31 mars

(en milliers de dollars)

Bénéfices non répartis au début de l’exercice

Bénéfice net
Dividendes

Bénéfices non répartis à la fin de l’exercice

2003 

2002

3 398 112 $

3 045 317

352 795

70 889

281 906

43 672

(1 351)

239 585

65 857

173 728 $

3 457 412 $
3 104 990
352 422
68 087
284 335
53 379
(801)
231 757
71 596
160 161 $

1,68 $

1,66 $

1,56 $
1,54 $

2003 

2002

409 648 $

173 728

(36 709)

546 667 $

271 087 $
160 161
(21 600)
409 648 $

États financiers consolidés

35

Bilans consolidés

Aux 31 mars

(en milliers de dollars)

ACTIF

Actif à court terme

Encaisse
Débiteurs
Stocks
Impôts à recevoir
Actif d’impôts futurs
Frais payés d’avance et autres éléments d’actif

Placement de portefeuille (note 3)

Immobilisations (note 4)

Écarts d’acquisition (note 5)

Autres éléments d’actif (note 6)

Actif d’impôts futurs

PASSIF

Passif à court terme

Découvert bancaire
Emprunts bancaires (note 7)
Créditeurs et charges à payer
Impôts à payer
Tranche de la dette à long terme échéant à moins d’un an (note 8)

Dette à long terme (note 8)

Avantages sociaux futurs 

Passif d’impôts futurs

CAPITAUX PROPRES

Capital-actions (note 9)

Surplus d’apport (note 10)

Bénéfices non répartis

Écart de conversion de devises étrangères

Au nom du conseil

2003 

2002

– $

239 366

392 852

24 290

12 854

18 383

687 745

55 991

627 841

550 630

39 618

8 861

1 970 686 $

4 852 $

272 895
406 621
4 288
13 781
11 078
713 515
55 991
658 845
572 375
41 859
4 090
2 046 675 $

1 236 $

– $

17 592

245 188

44 403

110 000

418 419

411 135

13 937

110 691

954 182

464 331

1 475

546 667

4 031

1 016 504

1 970 686 $

28 907
305 752
17 393
102 555
454 607
572 570
12 947
105 963
1 146 087

459 822
–
409 648
31 118
900 588
2 046 675 $

(signé)

(signé)

Lino Saputo, administrateur

Louis A. Tanguay, administrateur

36

États financiers consolidés

États consolidés des flux de trésorerie

Exercices terminés les 31 mars

(en milliers de dollars)

Flux de trésorerie liés aux activités suivantes :

Exploitation

Bénéfice net
Éléments sans incidence sur la trésorerie

Rémunération à base d’actions
Amortissement 
Gain sur disposition d’immobilisations
Impôts futurs

Variation des éléments hors caisse du fonds de roulement d’exploitation

Investissement

Acquisition d’une usine (note 14)
Ajouts aux immobilisations
Produits de disposition d’immobilisations
Autres éléments d’actif

Financement

Emprunts bancaires
Remboursement de la dette à long terme
Émission de capital-actions pour une contrepartie en espèces
Avantages sociaux futurs
Dividendes

Diminution de la trésorerie

Incidences des écarts de taux de change

Encaisse au début de l’exercice

(Découvert bancaire) encaisse à la fin de l’exercice

Information complémentaire

Intérêts payés

Impôts sur les bénéfices payés

2003 

2002

173 728 $

160 161 $

1 475

70 889

(404)

4 435

250 123

(26 591)

223 532

–

(70 591)

4 060

3 614

(62 917)

(11 315)

(122 565)

4 509

990

(36 709)

(165 090)

–
68 087
(845)
17 132
244 535
(44 929)
199 606

(16 410)
(63 180)
3 445
(7 889)
(84 034)

18 264
(125 050)
8 775
1 373
(21 600)
(118 238)

(4 475)

(1 613)

4 852

(1 236) $

(2 666)
1 224
6 294
4 852 $

38 805 $

51 630 $

43 079 $

68 795 $

États financiers consolidés 37

Notes afférentes aux états financiers consolidés

Exercices terminés les 31 mars

(en milliers de dollars)

1. PRINCIPALES CONVENTIONS COMPTABLES

Les états financiers ont été dressés selon les principes comptables généralement reconnus utilisés du Canada et tiennent compte des principales
conventions comptables suivantes :

Recours à des estimations

Dans le cadre de la préparation des états financiers conformément aux principes comptables généralement reconnus, la direction doit
procéder à des estimations et poser des hypothèses telles que certaines hypothèses actuarielles et économiques utilisées afin de déterminer
le coût des régimes de retraite à prestations déterminées, les obligations au titre des prestations de retraite constituées et l’actif des régimes
de retraite qui influent sur les montants déclarés des actifs et passifs ainsi que sur la présentation des actifs et des passifs éventuels à la date
des états financiers et sur les montants des revenus et charges de l’exercice. Les résultats réels peuvent différer des estimations.

États financiers consolidés

Les  états  financiers  consolidés  comprennent  les  comptes  de  Saputo  Inc.  et  de  toutes  ses  filiales  (la  Société).  Les  résultats
d’exploitation des entreprises acquises sont inclus aux états consolidés des résultats depuis leurs dates respectives d’acquisition.

Stocks

Les stocks de produits finis et de produits en cours sont évalués au moindre du coût moyen et de la valeur de réalisation nette. Les stocks
de matières premières sont évalués au moindre du coût et de la valeur de remplacement. Le coût est déterminé selon la méthode
de l’épuisement successif.

Immobilisations

Les  immobilisations  sont  comptabilisées  au  coût  et  sont  amorties  de  façon  linéaire  sur  les  durées  suivantes  ou  en  utilisant  les
méthodes suivantes :

Bâtisses

Mobilier et équipement, machinerie et outillage

15 ans à 40 ans

3 ans à 15 ans

Matériel roulant

5 ans à 10 ans ou en fonction du kilométrage parcouru

Impôts sur les bénéfices

La Société suit la méthode du passif fiscal. Selon cette méthode, les actifs d’impôts futurs et les passifs d’impôts futurs sont établis
en fonction des écarts entre la valeur comptable et la valeur fiscale de l’actif et du passif et sont mesurés par application des taux
d’imposition en vigueur au moment où ces écarts se résorberont.

Constatation des revenus

La Société constate ses revenus, net des incitatifs à la vente, au moment de la livraison lorsque la propriété et les risques de perte sont
transférés aux clients.

Avantages sociaux futurs

Le coût des prestations de retraite et des avantages postérieurs à l’emploi est établi d’après des calculs actuariels qui font appel
à  la  méthode  de  répartition  au  prorata  des  services  et  à  des  hypothèses  à  l’égard  du  rendement  prévu  des  actifs  des  régimes, 
de l’augmentation de la rémunération, de l’âge de la retraite et des coûts prévus des soins de santé et autres avantages postérieurs
à l’emploi.

Écarts d’acquisition

À compter du 1er avril 2001, la Société a adopté prospectivement les nouvelles recommandations de l’Institut Canadien des Comptables
Agréés (ICCA) relativement aux écarts d’acquisition. Les nouvelles normes exigent que les écarts d’acquisition ne soient plus amortis, mais
qu’ils soient plutôt soumis à un test de dépréciation annuellement, ou plus fréquemment si des événements ou des changements
de situation indiquaient que l’actif pourrait avoir subi une baisse de valeur.

38

Notes afférentes aux états financiers consolidés

1. PRINCIPALES CONVENTIONS COMPTABLES (suite)

Conversion de devises étrangères

Les postes de bilan des établissements autonomes situés aux États-Unis ont été convertis en dollars canadiens en utilisant les taux
de change en date des bilans, alors que les postes des états des résultats ont été convertis en utilisant les taux de change moyens mensuels
au  cours  des  exercices.  La  dette  des  établissements  canadiens  relative  au  financement  des  acquisitions  d’établissements  étrangers
autonomes a également été convertie en utilisant les taux de change en date des bilans. L’écart de conversion de devises étrangères,
présenté dans les capitaux propres, représente le cumul des gains ou pertes de change résultant des investissements nets de la Société
dans des établissements autonomes situés aux États-Unis. La variation de l’écart de conversion de devises étrangères au cours de l’exercice
terminé le 31 mars 2003 résulte de l’augmentation de la valeur du dollar canadien par rapport au dollar américain.

Les postes des états financiers des établissements canadiens libellés en devises étrangères ont été convertis en dollars canadiens
en utilisant les taux de change en date des transactions pour les éléments de revenus et dépenses, et le taux de change en date
des bilans pour les éléments monétaires d’actif et de passif. Le gain ou la perte sur change résultant de ces conversions est inclus à l’état
des résultats.

Gain (perte) de change

2. MODIFICATION DE CONVENTIONS COMPTABLES

Rémunération à base d’actions

2003 

383 $

2002

(36) $

La  Société  a  appliqué  de  façon  prospective  les  recommandations  de  l’ICCA  relatives  à  la  rémunération  et  autres  paiements  à  base
d’actions et ce, à compter du 1er avril 2002. Ces recommandations suggèrent sans toutefois obliger que la méthode de comptabilisation
à la juste valeur soit utilisée pour comptabiliser aux résultats la rémunération à base d’actions. La Société a donc adopté la méthode
de la juste valeur pour enregistrer l’octroi des options d’achat d’actions à ses employés. Cette méthode consiste à enregistrer aux résultats
une charge répartie sur la durée de levée des options octroyées. La contrepartie payée par les employés est créditée au capital-actions.

Une charge au montant de 1 475 000 $ (1 310 000 $ après impôts sur les bénéfices) relative aux options d’achat d’actions octroyées
au cours de l’exercice a été comptabilisée aux résultats au cours de l’exercice terminé le 31 mars 2003.

L’effet de cette charge sur le bénéfice par action et le bénéfice dilué par action est de 0,013 $ pour l’exercice terminé le 31 mars 2003.

La juste valeur des options d’achat d’actions octroyées au cours de l’exercice a été estimée à 8,98 $ par option au moyen du modèle
d’évaluation Black-Scholes en fonction des hypothèses suivantes :

Taux d’intérêt sans risque :
Durée prévue des options :
Volatilité :
Taux de dividendes :

5 %
7 1/2 ans
20 %
1,4 %

Le prix d’exercice de ces options est de 30,35 $, ce qui correspond au cours de clôture des actions le jour précédant la date d’octroi.

Notes afférentes aux états financiers consolidés 39

3. PLACEMENT DE PORTEFEUILLE

Le 15 juillet 2001, la Société a cédé à Dare Foods ses activités de fabrication et de commercialisation de biscuits, de biscottes et de soupes du secteur
produits d’épicerie en contrepartie d’une participation en actions de 21 % au sein de sociétés du groupe Dare Foods.

Le placement a été comptabilisé à la valeur d’acquisition qui correspond à la juste valeur des éléments d’actif cédés, qui s’établissait
comme suit à la date de la transaction :

Fonds de roulement
Immobilisations
Écarts d’acquisition

5 542 $

25 879 
24 570 
55 991 $

La Société a réalisé un gain de 845 000 $ suite à la cession de ces éléments d’actif.

La Société a reçu un dividende de 2 000 000 $ (1 050 000 $ en 2002) sur ce placement. Le montant est compris dans les revenus.

4. IMMOBILISATIONS

Terrains
Bâtisses
Mobilier et équipement, machinerie

et outillage
Matériel roulant

5. ÉCARTS D’ACQUISITION

2003

Amortissement

Coût

cumulé 

Valeur

nette

33 050 $

– $

33 050 $

237 627

48 158

189 469

634 027

233 923

400 104

8 785

3 567

5 218

913 489 $

285 648 $

627 841 $

2002
Valeur
nette

34 729 $

206 827

410 849
6 440
658 845 $

2003

Secteur des

Secteur des 

produits

produits

laitiers

d’épicerie

Total

Secteur des
produits 
laitiers

2002
Secteur des
produits
d’épicerie

Total

Solde au début de l’exercice

407 862 $

164 513 $

572 375 $

Écart de conversion de devises étrangères
Diminution suite à la cession des activités
de biscuits, biscottes et soupes (note 3)

Ajustement

(21 745)

–

–

–

–

–

(21 745)

–

–

Solde à la fin de l’exercice

386 117 $

164 513 $

550 630 $

403 563 $
2 963

189 083 $

–

592 646 $
2 963

–
1 336
407 862 $

(24 570)
–

164 513 $

(24 570)
1 336
572 375 $

6. AUTRES ÉLÉMENTS D’ACTIF

Actif net au titre de prestations des régimes de retraite
Autres

40

Notes afférentes aux états financiers consolidés

2003

2002

29 553 $

10 065

39 618 $

26 561 $
15 298
41 859 $

7. EMPRUNTS BANCAIRES

La Société dispose de facilités de crédit bancaire à court terme lui permettant d’obtenir des emprunts de banque d’un montant maximum
d’environ 228 000 000 $. Ces emprunts de banque sont disponibles en dollars canadiens ou américains et portent intérêts à des taux
fluctuant en fonction du taux préférentiel des prêteurs majoré jusqu’à un maximum de 0,6 %, ou du taux LIBOR ou du taux des
acceptations bancaires majoré de 0,55 % jusqu’à un maximum de 1,6 %, dépendamment du ratio de dette portant intérêts par rapport
au bénéfice avant intérêts, amortissement et impôts de la Société.

8. DETTE À LONG TERME

Emprunt à terme bancaire, sous forme d’avances bancaires 

ou d’acceptations bancaires, remboursable par versements 
trimestriels variables jusqu’en décembre 2004, portant intérêts 
à des taux fluctuant en fonction du taux préférentiel majoré 
jusqu’à un maximum de 0,6 % et du taux des acceptations 
bancaires majoré de 0,55 % jusqu’à un maximum de 1,6 %, 
dépendamment du ratio de dette portant intérêts par rapport 
au bénéfice avant intérêts, amortissement et impôts de la Société. 
Au 31 mars 2003, l’emprunt à terme bancaire est constitué 
d’avances bancaires de 770 000 $ et d’acceptations bancaires 
de 153 100 000 $ (275 600 000 $ en 2002)

Effets de premier rang

7,97 %, échéant en novembre 2006 (30 000 000 $ US)
8,12 %, échéant en novembre 2009 (170 000 000 $ US)
8,41 %, échéant en novembre 2014 (50 000 000 $ US)

Autres emprunts, remboursables par versements 

annuels variables, échéant en 2008

Tranche échéant à moins d’un an

Les versements estimatifs de capital à effectuer au cours des prochains exercices sont les suivants :

2004

2005

2006

2007

2008

2009 et exercices subséquents

9. CAPITAL-ACTIONS

Autorisé

2003

2002

153 870 $

276 370 $

44 034

249 526

73 390

47 805
270 895
79 675

315

521 135

110 000

411 135 $

380
675 125
102 555
572 570 $

110 000 $

43 919

50

44 034

216

322 916

521 135 $

Le capital-actions autorisé de la Société est constitué d’un nombre illimité d’actions ordinaires et privilégiées. Les actions ordinaires sont
votantes et participantes. Les actions privilégiées peuvent être émises en une ou plusieurs séries, les modalités et privilèges de chaque
série devant être établis au moment de leur création.

Émis

103 460 005 actions ordinaires (103 184 447 en 2002)

464 331 $

459 822 $

2003

2002

Notes afférentes aux états financiers consolidés 41

9. CAPITAL-ACTIONS (suite)

Au cours de l’exercice terminé le 31 mars 2003, 275 558 actions ordinaires ont été émises pour un montant de 4 509 000 $ en vertu
du régime d’options d’achat d’actions. 

Au cours de l’exercice terminé le 31 mars 2002, 733 667 actions ordinaires ont été émises pour un montant de 8 775 000 $ en vertu
du régime d’options d’achat d’actions.

Régime d’options d’achat d’actions

La Société a instauré un régime d’options d’achat d’actions visant l’achat d’actions ordinaires par des employés clés, des dirigeants et des
administrateurs de la Société. Le nombre total d’actions ordinaires pouvant être émises en vertu du régime ne peut dépasser 14 000 000
d’actions. Le prix d’exercice de chaque option correspond au cours de clôture des actions de la Société la journée précédant la date
d’octroi. Ces options sont généralement acquises à raison de 20 % par année et expirent dix ans après la date de leur octroi.

Les options émises et en circulation en fin d’exercice sont les suivantes :

Périodes
d’octroi

1998
1999
2000
2001
2002
2003

Prix
d’exercice

8,50 $
de 16,13 à 18,75 $
19,70 $
13,50 $
de 19,00 à 23,00 $
30,35 $

Nombre

185 649

298 347

445 299

884 116

1 060 640

910 893

3 784 944

2003

Prix d’exercice

moyen

pondéré

8,50 $

18,29 $

19,70 $

13,50 $

19,12 $

30,35 $

19,99 $

2002
Prix d’exercice
moyen
pondéré

8,50 $
18,28 $
19,70 $
13,50 $
19,10 $
– $
16,69 $

Nombre

212 718
365 850
529 230
1 005 387
1 145 782
–
3 258 967

Options pouvant être exercées

en fin d’exercice

1 188 048

13,44 $

517 050

16,41 $

Le nombre d’options a varié de la façon suivante :

Solde au début de l’exercice
Options octroyées
Options levées
Options annulées
Solde à la fin de l’exercice

2003

Prix d’exercice

moyen

pondéré

16,69 $

30,35 $

16,36 $

19,40 $

19,99 $

2002
Prix d’exercice
moyen
pondéré

14,64 $
19,10 $
11,96 $
16,34 $
16,69 $

Nombre

3 301 956
1 289 058
(733 667)
(598 380)
3 258 967

Nombre

3 258 967

934 965

(275 558)

(133 430)

3 784 944

De plus, 1 336 396 options visant l’achat d’actions ordinaires à un prix de 22,50 $ ont été octroyées en date du 1er avril 2003.

10. SURPLUS D’APPORT

Surplus d’apport résultant de la comptabilisation

de la rémunération à base d’actions

1 475 $

42

Notes afférentes aux états financiers consolidés

11. AUTRES INTÉRÊTS

Frais
Revenus

12. IMPÔTS SUR LES BÉNÉFICES

La charge d’impôts sur les bénéfices se détaille comme suit :

Impôts exigibles
Impôts futurs

2003

2002

726 $

(2 077)

(1 351) $

894 $

(1 695)

(801) $

2003

2002

61 422 $

4 435

65 857 $

54 464 $
17 132
71 596 $

Rapprochement  des  impôts  sur  les  bénéfices,  calculés  aux  taux  canadiens  prévus  par  la  loi,  à  la  charge  d’impôts  sur  les  bénéfices
présentée à l’état des résultats :

Impôts sur les bénéfices, calculés aux taux canadiens prévus par la loi
Écarts attribuables aux éléments suivants :

Crédit d’impôt pour bénéfices de fabrication et transformation
Dividendes non imposables du placement de portefeuille
Écart du taux d’imposition de filiales américaines
Modification des lois fiscales et des taux d’imposition
Autres éléments 

Charges d’impôts sur les bénéfices

2003

2002

83 200 $

85 520 $

(7 246)

(791)

612

(2 728)

(7 190)

65 857 $

(10 084)
(388)
1 282
(387)
(4 347)
71 596 $

L’incidence fiscale d’écarts temporaires qui donnent lieu à une partie importante de l’actif et du passif d’impôts futurs se présente
comme suit :

Actif d’impôts futurs 

Créditeurs et charges à payer
Pertes reportables
Autres

Passif d’impôts futurs

Immobilisations 
Actif net de régimes de retraite
Autres éléments d’actif
Placement de portefeuille

2003

2002

5 496 $

4 570

4 879

14 945 $

92 064 $

4 999

557

6 301

103 921 $

9 560 $
6 579
2 775
18 914 $

88 018 $
9 209
1 944
7 835
107 006 $

Notes afférentes aux états financiers consolidés 43

12. IMPÔTS SUR LES BÉNÉFICES (suite)

Présentés dans les états financiers consolidés à titre de :

Actif d’impôts futurs à court terme 
Actif d’impôts futurs à long terme
Passif d’impôts futurs à long terme
Passif d’impôts futurs - net

13. RÉSULTATS PAR ACTION

12 854 $

8 861

(110 691)

88 976 $

13 781 $
4 090
(105 963)

88 092 $

Le bénéfice de base par action a été calculé en utilisant la moyenne pondérée des actions ordinaires en circulation au cours de chacun des
exercices, soit 103 380 203 actions en 2003 et 102 793 390 en 2002.

Le  bénéfice  dilué  par  action  pour  l’exercice  terminé  le  31  mars  2003  a  été  calculé  en  utilisant  104  454  043  actions  ordinaires,
représentant  la  somme  de  la  moyenne  pondérée  d’actions  en  circulation  au  31  mars  2003  (103  380  203  actions)  et  des  actions 
à  effet  dilutif  pouvant  être  émises  à  la  suite  de  l’exercice  d’options  octroyées  en  vertu  du  régime  d’options  d’achat  d’actions 
de la Société (1 073 840 actions).

Le  bénéfice  dilué  par  action  pour  l’exercice  terminé  le  31  mars  2002  a  été  calculé  en  utilisant  103  712  252  actions  ordinaires,
représentant  la  somme  de  la  moyenne  pondérée  d’actions  en  circulation  au  31  mars  2002  (102  793  390  actions)  et  des  actions 
à effet dilutif pouvant être émises en vertu du régime d’options d’achat d’actions de la Société (918 862 actions).

Les résultats par action sont calculés nets des impôts sur les bénéfices.

14. ACQUISITION D’UNE USINE

Au cours de l’exercice terminé le 31 mars 2002, la Société a acquis une usine de production de fromages située aux États-Unis pour une
contrepartie  en  espèces  de  16  410  000  $.  La  valeur  attribuée  aux  éléments  d’actif  net  acquis  est  de  14  059  000  $  pour  les
immobilisations et de 2 351 000 $ pour le fonds de roulement.

15. RÉGIMES DE RETRAITE ET AUTRES AVANTAGES SOCIAUX

La  Société  offre  des  régimes  de  retraite  à  prestations  déterminées  et  à  cotisations  déterminées  ainsi  que  certains  avantages  (autres
régimes) comme l’assurance-maladie, l’assurance-vie et les soins dentaires à ses employés et retraités admissibles. 

Les  dispositions  des  régimes  à  prestations  déterminées  sont  fondées  sur  le  nombre  d’années  de  service  et  soit  le  salaire  moyen 
des dernières années de service ou le salaire carrière. Certaines dispositions des régimes à prestations déterminées prévoient qu’une
partie des cotisations sera assurée par les employés et l’autre par des cotisations de la Société, établie suivant les conseils d’actuaires
indépendants.

Les régimes à cotisations déterminées prévoient le versement d’une cotisation annuelle ouvrant droit à une pension pour chaque employé
participant.

L’actif des régimes se compose principalement d’actions canadiennes et étrangères, de fonds communs ainsi que de titres à revenus fixes.

44

Notes afférentes aux états financiers consolidés

15. RÉGIMES DE RETRAITE ET AUTRES AVANTAGES SOCIAUX (suite)

Situation financière des régimes  

2003

2002

Régimes de

retraite à

prestations

déterminées

Régimes de
retraite à
prestations
déterminées

Autres

Régimes

Autres
Régimes

Évolution de la juste valeur de l’actif des régimes

Juste valeur de l’actif des régimes 

au début de l’exercice

Acquisitions au cours de l’exercice
Rendement de l’actif des régimes
Cotisations de l’employeur
Cotisations des employés 
Prestations versées
Scission de régimes
(Perte) gain à la conversion de devises
Juste valeur de l’actif des régimes à la fin de l’exercice

Évolution des obligations découlant des régimes

Obligations découlant des régimes 

au début de l’exercice

Acquisitions au cours de l’exercice
Coût des services rendus au cours de l’exercice
Frais d’intérêts
Prestations versées
(Gains actuariels) pertes actuarielles
Modifications des régimes et scission
(Gain) perte à la conversion de devises
Obligations découlant des régimes à la fin de l’exercice

Excédent (passif)

Pertes actuarielles non amorties
Coût non amorti des services passés
Perte à la conversion de devises
Obligation transitoire non amortie
Actif (passif) au titre des prestations 

constituées intérimaire

163 003 $

893

(9 709)

698

1 129

(13 684)

–

(185)

142 145

– $

–

–

777

71

(848)

–

–

–

154 735

19 175

893

4 125

10 008

(13 684)

(940)

–

(247)

–

799

276

(848)

1 281

–

–

154 890

20 683

(12 745)

55 715

802

(1 146)

(13 370)

(20 683)

2 610

(456)

–

4 592

192 470 $
854
(5 333)
514
1 509
(14 464)
(12 557)
10
163 003

166 430
727
4 937
10 430
(14 464)
(1 121)
(12 225)
21
154 735

8 268
33 138
895
(1 277)
(14 526)

– $
–
–
809
–
(809)
–
–
–

18 695
–
784
1 332
(809)
77
(904)
–
19 175

(19 175)
1 749
(572)
–
5 051

29 256

(13 937)

26 498

(12 947)

Cotisations de l’employeur entre la date de mesure  

et la fin de l’exercice

297

–

Actif (passif) net comptabilisé au bilan

29 553 $

(13 937) $

63
26 561 $

–

(12 947) $

L’actif net est regroupé avec les autres éléments d’actif au bilan (note 6).

Notes afférentes aux états financiers consolidés 45

15. RÉGIMES DE RETRAITE ET AUTRES AVANTAGES SOCIAUX (suite)

Charge au titre des régimes d’avantages sociaux

Régimes à prestations déterminées

Coût pour l’employeur des services rendus 

au cours de l’exercice

Intérêts débiteurs
Rendement prévu des actifs
Amortissement de l’obligation transitoire
Amortissement du coût des services passés
Amortissement du gain actuariel
Provision pour moins-value

2003

2002

Régimes de

Retraite

Autres

Régimes

Régimes de
Retraite

Autres
Régimes

3 025 $

10 058

(14 010)

(1 155)

89

70

67

694 $

1 341

–

460

37

(13)

–

(1 856)

2 519

3 428 $

784 $

10 201
(14 842)
(1 230)
28
45
–
(2 370)

1 205
–
467
(19)
(538)
–
1 899

Régimes à cotisations déterminées

8 531

6 675 $

–

2 519 $

7 191
4 821 $

–
1 899 $

Moyenne pondérée des hypothèses

Taux d’actualisation des obligations 
Taux de rendement prévu à long terme de l’actif des régimes
Taux d’augmentation de la rémunération

6,75 %

7,90 %

3,50 %

6,75 %

S/O

3,50 %

6,75 %
8,00 %
3,50 %

7,00 %
S/O
3,50 %

Aux  fins  de  l’évaluation,  le  taux  de  croissance  annuel  hypothétique  des  coûts  reliés  à  l’assurance-maladie,  l’assurance-vie  et  les  soins
dentaires  a  été  fixé  entre  5,5  %  et  12  %  pour  l’exercice  2004  et  selon  les  hypothèses  retenues,  ces  taux  devraient  diminuer
graduellement pour atteindre 5,7 % en 2009 et demeurer à ce niveau par la suite.

16. ENGAGEMENTS ET ÉVENTUALITÉS

La  Société  exerce  certaines  de  ses  activités  dans  des  locaux  loués  et  est  également  liée  en  vertu  de  contrats  de  location  pour 
de l’équipement et des véhicules. Les loyers minimums exigibles pour les cinq prochains exercices s’établissent comme suit :

2004
2005
2006
2007 
2008

9 814 $

8 337

6 689

5 175

8 883

38 898 $

La Société est défenderesse à certaines réclamations dans le cours normal de l’exercice de ses activités. La Société est d’avis que le règlement
final de ces réclamations n’aura aucune incidence significative sur ses résultats ou sa situation financière.

De temps à autre, la Société conclut des ententes dans le cours normal de ses activités, notamment des ententes de service et des contrats
de location et dans le cadre d’acquisitions ou de cessions d’entreprises ou d’actifs, lesquelles ententes, de par leur nature, peuvent fournir
des indemnisations à des contreparties. Ces dispositions d’indemnisation peuvent toucher des ruptures de représentation et des garanties
de même que des réclamations futures à l’égard de certains éléments de passif, notamment en ce qui a trait à des questions fiscales
ou environnementales. Les modalités de ces indemnisations sont de durées variées. Étant donné la nature de ces indemnisations, la Société
n’est pas en mesure d’évaluer de manière raisonnable le paiement éventuel maximal qu’elle peut être tenue de verser conformément
à ces ententes.

46

Notes afférentes aux états financiers consolidés

17. INSTRUMENTS FINANCIERS ET GESTION DE RISQUES

a)

Juste valeur des instruments financiers

Les justes valeurs de l’encaisse, des débiteurs, du découvert bancaire, des emprunts bancaires et des créditeurs et charges à payer
correspondent à leur valeur comptable en raison de leurs dates d’échéance à court terme.

La juste valeur de la dette à long terme, estimée en actualisant les flux de trésorerie prévus en utilisant des taux dont la Société
pourrait  se  prévaloir  pour  des  emprunts  comportant  des  conditions  et  des  échéances  similaires,  totalise  604  385  000  $ 
(697 138 000 $ en 2002).

b)

Risque de crédit 

La Société consent du crédit à ses clients dans le cours normal de ses activités. Des évaluations de crédit sont effectuées de façon
continue et les états financiers consolidés tiennent compte des provisions pour pertes. La Société n’a pas de concentration
de crédit.

c)

Risque lié aux taux d’intérêt

Les facilités de crédit à court terme ainsi que les emprunts bancaires à long terme de la Société portent intérêts à des taux variables.

Pour se protéger contre les augmentations de taux d’intérêt, la Société conclut à l’occasion des contrats de swap de taux d’intérêt.
Au 31 mars 2003, la Société s’était engagée en vertu d’un contrat de swap de taux d’intérêt à un taux de 5,08 % couvrant
75 937 500 $ de dettes à long terme, échéant en décembre 2004. En date du 31 mars 2003, un paiement de 1 089 740 $ serait
nécessaire pour régler ce contrat.

d)

Risque de change 

Dans le cadre de ses opérations canadiennes, la Société effectue certaines transactions en devises étrangères. La Société gère le risque
lié aux fluctuations de taux de change et conclut à l’occasion certains contrats de change. Les contrats de change en cours en date
du bilan sont négligeables.

La Société réalise approximativement 36 % de son chiffre d’affaires aux États-Unis et est donc exposée à la fluctuation de divises.

Les flux de trésorerie liés aux activités américaines constituent une protection naturelle contre le risque de change lié aux dettes
exprimées en dollars américains.

e)

Risque de prix de marchandises

La Société conclut à l’occasion certains contrats à terme pour se protéger des fluctuations de prix de certaines marchandises.
Les contrats en vigueur en date du bilan sont négligeables.

18. INFORMATION SECTORIELLE

Le secteur des produits laitiers comprend principalement la fabrication et la distribution de fromages et de lait nature. Les activités
de ce secteur sont exercées au Canada et aux États-Unis.

Le secteur des produits d’épicerie représente exclusivement, depuis le 15 juillet 2001, les activités de fabrication et de commercialisation
de petits gâteaux. Antérieurement, les produits de ce secteur se divisaient en quatre catégories, soit les petits gâteaux, les biscuits,
les biscottes et les soupes. Les activités de fabrication et de commercialisation de biscuits, biscottes et soupes ont été cédées 
le 15 juillet 2001 (voir la note 3). L’actif total du secteur des produits d’épicerie comprend le placement de portefeuille.

Ces secteurs sont administrés distinctement puisque chaque secteur d’activité représente un secteur stratégique qui offre différents produits
et qui dessert différents marchés. La Société évalue la performance en fonction du bénéfice d’exploitation géographique et du bénéfice
d’exploitation des secteurs d’activité pris isolément.

Les conventions comptables des secteurs sont les mêmes que celles décrites à la note 1 portant sur les principales conventions comptables.
La Société n’effectue pas de ventes intersectorielles.

Notes afférentes aux états financiers consolidés 47

18. INFORMATION SECTORIELLE (suite)

Information par secteur d’activité

2003 

Canada

États-Unis

Total

Canada

2002 
États-Unis

Total

2 017 383 $

1 212 810 $

3 230 193 $

167 919

–

167 919

2 185 302 $

1 212 810 $

3 398 112 $

1 987 486 $
187 371
2 174 857 $

1 282 555 $

–

1 282 555 $

3 270 041 $
187 371
3 457 412 $

Revenus

Produits laitiers
Produits d’épicerie

Bénéfice avant intérêts, 
amortissement et impôts
sur les bénéfices

Produits laitiers
Produits d’épicerie
Charge relative à la rémunération

Amortissement des
immobilisations

Produits laitiers
Produits d’épicerie

Bénéfice d’exploitation
Produits laitiers
Produits d’épicerie
Charge relative à la rémunération

à base d'actions

(1 060)

(415)

(1 475)

–

200 621 $

120 484 $

321 105 $

33 165

–

33 165

183 054 $
35 372

133 996 $

–

–

317 050 $
35 372

–

232 726 $

120 069 $

352 795 $

218 426 $

133 996 $

352 422 $

29 697 $

35 704 $

65 401 $

5 488

–

5 488

35 185 $

35 704 $

70 889 $

27 970 $
6 510
34 480 $

33 607 $

–

33 607 $

61 577 $
6 510
68 087 $

170 924 $

84 780 $

255 704 $

27 677

–

27 677

155 084 $
28 862

100 389 $

–

–

255 473 $
28 862

–

à base d'actions

(1 060)

(415)

(1 475)

–

197 541 $

84 365 $

281 906

183 946 $

100 389 $

284 335 $

Intérêts
Bénéfice compte non tenu 
des impôts sur les bénéfices

Impôts sur les bénéfices
Bénéfice net

42 321

239 585

65 857

173 728 $

52 578

231 757

71 596
160 161 $

48

Notes afférentes aux états financiers consolidés

18. INFORMATION SECTORIELLE (suite)

2003 

Canada

États-Unis

Total

Canada

2002 
États-Unis

Total

Éléments d’actif

Produits laitiers
Produits d’épicerie

Immobilisations à la valeur nette

Produits laitiers
Produits d’épicerie

Ajouts aux immobilisations

Produits laitiers
Produits d’épicerie

Écarts d’acquisition
Produits laitiers
Produits d’épicerie

861 176 $

824 759 $

1 685 935 $

284 751

–

284 751

1 145 927 $

824 759 $

1 970 686 $

821 888 $
288 453
1 110 341 $

936 334 $

–

936 334 $

1 758 222 $
288 453
2 046 675 $

276 036 $

312 164 $

588 200 $

39 641

–

39 641

315 677 $

312 164 $

627 841 $

264 482 $
40 791
305 273 $

353 572 $
–
353 572 $

618 054 $
40 791
658 845 $

42 694 $

22 080 $

64 774 $

5 817

–

5 817

48 511 $

22 080 $

70 591 $

35 348 $
2 468
37 816 $

25 364 $
–
25 364 $

60 712 $
2 468
63 180 $

132 698 $

253 419 $

386 117 $

164 513

–

164 513

297 211 $

253 419 $

550 630 $

134 552 $
164 513
299 065 $

273 310 $
–
273 310 $

407 862 $
164 513
572 375 $

19. CHIFFRES CORRESPONDANTS

La classification de certains postes de l’exercice précédent a été modifiée afin de le rendre comparable à la présentation adoptée au cours de l’exercice
terminé le 31 mars 2003.

Notes afférentes aux états financiers consolidés 49

Renseignements 
à l’intention des actionnaires

Siège social
Saputo Inc.
6869, boul. Métropolitain Est
Saint-Léonard (Québec) Canada  H1P 1X8
Téléphone : 514.328.6662 • Télécopieur : 514.328.3364
www.saputo.com

Assemblée générale annuelle des actionnaires
Le mercredi 6 août 2003, à 11 h
Salon Laval, Hôtel Sheraton Laval
2440, autoroute des Laurentides 
Laval (Québec) Canada  H7T 1X5

Relations avec les investisseurs
Communications corporatives
Téléphone : 514.328.3381 • Télécopieur : 514.328.3364
Courriel : saputo@saputo.com

Bourse
Toronto
Symbole : SAP

Agent des transferts
Trust Banque Nationale
1100, rue University, bureau 900 
Montréal (Québec) Canada  H3B 2G7  
Téléphone : 514.871.7171 ou 1 800 341.1419
Télécopieur : 514.871.7442

Vérificateurs externes
Deloitte & Touche, Laval (Québec)

Politique en matière de dividendes
Saputo Inc. verse des dividendes trimestriels en espèces sur les actions
ordinaires s’élevant à 0,10 $ par action, ce qui représente un dividende
annuel de 0,40 $ par action. Le solde du bénéfice réalisé est réinvesti pour
financer la croissance des activités de la Société.

Le conseil d’administration peut en tout temps et à son entière discrétion
réviser la politique de la Société en matière de dividendes, en fonction de 
la situation financière, des résultats d’exploitation, des besoins en capitaux
ou de tout autre facteur qu’il juge pertinent.

An English copy will be sent to you upon request to: 
Corporate Communications, Saputo Inc. 
6869 Métropolitain Blvd. East
Saint-Léonard, Québec Canada  H1P 1X8

CONCEPTION GRAPHIQUE • SOLO COMMUNICATIONS (MONTRÉAL)
Imprimé au Canada

Les pages 35 à 50 ont été imprimées sur un papier 
contenant 20 % de fibres postconsommation.

50

Renseignements à l’intention des actionnaires

Conseil d’administration

André Bérard
Président du conseil d’administration

Banque Nationale du Canada

Caterina Monticciolo, CA
Présidente
Julvest Capital Inc.

Claude Blanchet
Administrateur de sociétés

Lino Saputo
Président du conseil d’administration 
et chef de la direction
Saputo Inc.

Pierre Bourgie
Président et chef de la direction
Société Financière Bourgie Inc.

Lino Saputo, Jr.
Président et chef de l’exploitation,
division Fromage (États-Unis)
Saputo Inc.

Frank A. Dottori
Président et chef de la direction
Tembec Inc.

Patricia Saputo, CA, PF
Présidente
Gestion Pasa Inc.

Jean Gaulin
Administrateur de sociétés

Louis A. Tanguay
Administrateur de sociétés

w w w. s a p u to . c om