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Saputo

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FY2004 Annual Report · Saputo
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RAPPORT  ANNUEL  2004

Tr o i s   g é n é r a t i o n s
s a v o i r - f a i r e

d e   p a s s i o n   e t   d e

Saputo  célèbre  ses  50 ans !

Fondée en 1954, Saputo célèbre, en 2004, 50 années de croissance au
cours desquelles elle a su perpétuer sa saveur familiale, le dynamisme
d’une  équipe  dont  la  passion  n’a  d’égale  que  son  savoir-faire…  et  les
plaisirs de la table !

Chaque jour, afin de partager avec vous leur passion pour le travail bien
fait et leur souci de la qualité, nos 7 500 employés s'activent fièrement
dans nos 43 usines et nos centres de distribution pour fabriquer, com-
mercialiser et distribuer une vaste gamme de produits qui se retrouvent
quotidiennement dans des magasins d'alimentation, des restaurants et
des  mets  préparés.  Bien  implantés  dans  les  secteurs  des  produits
laitiers  et  d'épicerie,  nous  offrons  nos  produits  sous  les  marques

Saputo,  Stella,  Frigo,  Dragone,  Armstrong,  Caron,  Cayer,  Treasure  Cave,
Dairyland, Baxter, Nutrilait, La Paulina, Ricrem et Vachon. Nous sommes
le  plus  grand  transformateur  laitier  du  Canada,  l'un  des  plus  impor-
tants  producteurs  de  fromage  en  Amérique  du  Nord  et  le  troisième
transformateur laitier en importance de l’Argentine. Saputo inc. est une
société  ouverte  dont  les  actions  sont  cotées  à  la  Bourse  de  Toronto
sous le symbole SAP. Visitez-nous à l’adresse www.saputo.com.

Rendement cumulatif total depuis le premier appel public à l’épargne

$
0
0
1
=
7
9
9
1

e
r
b
o
t
c
o

5
1

400 $

350 $

300 $

250 $

200 $

150 $

100 $

50 $

15/10/97

31/03/98

31/03/99

31/03/00

31/03/01

31/03/02

31/03/03

31/03/04

Saputo

Indice S&P/TSX composé

Tous les montants présentés dans ce rapport sont en dollars canadiens, 
à moins d’indication contraire.

Ta b l e   d e s   m a t i è r e s

01 Faits saillants 02 Message aux actionnaires 06 Coup d’œil sur Saputo 08 Division Produits laitiers (Canada)

10 Division Produits laitiers (Argentine) 12 Division Fromage (États-Unis) 14 Division Boulangerie 22 Rapport de gestion

44 États financiers consolidés 47 Notes afférentes aux états financiers consolidés 58 Bilan social 60 Haute direction

61 Conseil d’administration 62 Renseignements à l’intention des actionnaires

 
 
 
U n e   h i s t o i r e   d e   p a s s i o n

1984

Saputo  acquiert  à  Saint-Hyacinthe,
au  Québec,  une  usine  qui  transforme  le  lac-
tosérum  qui  provient  de  sa  production  fro-
magère en produits à valeur ajoutée tels que le
lactose et la protéine de lactosérum.

1954

Avec 

l’aide  de  ses  parents,
Giuseppe  et  Maria,  et  de  sa  famille,  Lino
Saputo fonde l’entreprise qui porte son nom
avec 500$ pour l’achat d’équipement et une
bicyclette pour les livraisons.

1960

Dans  les  années  soixante,
Saputo  connaît  une  croissance  con-
sidérable au fur et à mesure qu’aug-
mente la demande pour ses produits.

1954 1957

1960 1970

1984 1988

1989

1970

Dans  les  années  soixante-
dix, Saputo acquiert plusieurs instal-
lations manufacturières et développe
son propre réseau national de distri-
bution  afin  de  répondre  à  son
expansion  rapide,  se  hissant  ainsi 
au  premier  rang  des  producteurs 
de  mozzarella  au  Canada,  princi-
palement  dans 
le  segment  de 
la restauration.

1957

La  première  installation  de
production  d’importance  de  Saputo
est  construite  à  Montréal,  dans  le
quartier  Saint-Michel.  Cet  événement
concorde  avec  l’augmentation  signi-
ficative  de  la  popularité  de  la  pizza
auprès  des  consommateurs  nord-
américains.

1989

Saputo  complète  son  com-
plexe  industriel  moderne  situé  à
Saint-Léonard, dans la grande région
de Montréal, pour y abriter son siège
social, ses installations de production
à la fine pointe de la technologie, son
centre national de distribution et ses
bureaux de ventes régionaux.

1988

La Société établit une première présence
manufacturière  aux  États-Unis  avec  l’acquisition
de deux usines de fromage.

2000

Saputo  acquiert  Groupe
Cayer-JCB  inc.,  une  entreprise
basée au Québec qui se spécialise
dans la fabrication de fromages de
type européen tels que le havarti,
le  brie,  le  camembert,  le  feta  et 
le chèvre. 

1990

À  la  fin  des  années  quatre-
vingt-dix, la Société complète plusieurs
acquisitions stratégiques qui lui permet-
tent  de  diversifier  sa  production  ainsi
que  sa  répartition  géographique.  En
1996,  la  Société  acquiert  Fromages
Caron inc., un importateur et distribu-
teur de fromages fins situé au Québec.

2003

Afin  d’ajouter  de  la  valeur  à 
ses  dérivés  de  lactosérum,  Saputo
conclut  une  entente  de  partenariat
dans laquelle elle détient une partici-
pation de 51 %. Établie en Californie,
Gallo  Protein  fabrique  et  commer-
cialise  des  sous-produits  à  partir  de
lactosérum.
Saputo  se  positionne  comme  le  chef
de file de la catégorie du fromage bleu
dans  le  segment  du  détail  aux  États-
Unis  avec  l’acquisition  des  activités
relatives aux marques de fromage bleu
Treasure Cave et Nauvoo.

1990 1997

1999

2000

2001

2003

1997

La Société complète son
premier appel public à l’épargne au
Canada.
La Société triple sa taille et se posi-
tionne  parmi  les  principaux  pro-
ducteurs  de  fromage  naturel  aux
États-Unis  par  l’acquisition  de
Stella Foods.

2001

Saputo se hisse au premier
rang  de  l’industrie  laitière  cana-
dienne  par  l’acquisition  de  Dairy-
world Foods, un important fabricant
canadien de fromage, de lait nature
et d’autres produits laitiers.

2003

Saputo  s’établit  à  l’extérieur
de l’Amérique du Nord avec l’acquisi-
tion  de  Molfino  Hermanos  S.A.,  le
troisième transformateur laitier le plus
important de l’Argentine.

Afin d’effectuer une première per-
cée dans le marché du lait nature,
Saputo  acquiert  la  Crémerie  des
trois rivières au Québec.

1999

Saputo  complète  l’ac-
quisition de Culinar inc., un des
principaux  fabricants  de  petits
gâteaux, de biscottes, de soupes
et de biscuits au Canada.

F a i t s   s a i l l a n t s

Exercices terminés les 31 mars 
(en milliers de dollars, sauf les données par action et les ratios)

2004

2003

2002

Revenus

Secteur Produits laitiers 

Canada et autres
États-Unis

Secteur Produits d'épicerie

Bénéfice avant intérêts, impôts sur les bénéfices 
et amortissement (BAIIA)(1)
Secteur Produits laitiers 

Canada et autres
États-Unis

Secteur Produits d'épicerie

Bénéfice net

Flux nets de trésorerie liés à l'exploitation
Fonds de roulement
Total de l'actif
Dette à long terme (incluant la tranche à court terme)
Capitaux propres

Par action
Bénéfice net
De base
Dilué

Dividendes déclarés
Valeur comptable

Ratios financiers
Dette portant intérêts / Capitaux propres
Rendement sur les capitaux propres moyens des actionnaires

2 161 852  $
1 240 954 
3 402 806
167 384 
3 570 190  $

2 017 383  $
1 212 810 
3 230 193
167 919 
3 398 112  $

209 855  $
160 887 
370 742
32 515 
403 257  $

199 561  $
120 069 
319 630
33 165 
352 795  $

212 365  $

173 728  $

287 572 $
297 202 $
2 069 548  $
371 911  $
1 156 829  $

223 532 $
269 326 $
1 970 686  $
521 135  $
1 016 504  $

2,05 $
2,03 $
0,48 $
11,15 $

0,39
19,5 %

1,68 $
1,66 $
0,40 $
9,83 $

0,53
18,1 %

1 987 486  $
1 282 555 
3 270 041
187 371 
3 457 412  $

183 054  $
133 996 
317 050
35 372 
352 422  $

160 161  $

199 606 $
258 908 $
2 046 675  $
675 125  $
900 588  $

1,56 $
1,54 $
0,22 $
8,73 $

0,78
19,4 %

Revenus
(en millions de dollars)

BAIIA(1)
(en millions de dollars)

Bénéfice net
(en millions de dollars)

Flux nets de trésorerie liés 
à l’exploitation (en millions de dollars)

3 457,4

3 398,1

3 570,2

352,4

352,8

403,3

160,2

173,7

212,4

199,6

223,5

287,6

2002

2003

2004

2002

2003

2004

2002

2003

2004

2002

2003

2004

(1) Mesure de calcul des résultats non conforme aux principes comptables généralement reconnus
La Société évalue son rendement financier sur la base de son BAIIA qui est défini comme étant le bénéfice avant intérêts, impôts sur les bénéfices et amortissement. Le BAIIA n’est pas une mesure de rendement
définie par les principes comptables généralement reconnus du Canada et, conséquemment, peut ne pas être comparable aux mesures similaires présentées par d’autres sociétés.

1

F a i t s   s a i l l a n t s

Lino Saputo, Jr.

Président et 
chef de la direction

Lino Saputo

Président du conseil 
d’administration

M e s s a g e   a u x   a c t i o n n a i r e s

L’année 2004 représente pour Saputo le 50e exercice financier de son existence. Nous avons le

privilège  de  vous  présenter  les  meilleurs  résultats  de  notre  histoire.  Nous  avons  parcouru

beaucoup de chemin au cours des 50 dernières années. Nous sommes fiers de vous présenter,

pour l’exercice terminé le 31 mars 2004, un bénéfice net de 212,4 millions de dollars, en hausse

de 22,3 % comparativement à l’an dernier. Les revenus totaux de l’exercice 2004 se sont élevés

à 3,570 milliards de dollars, en hausse de 5,1 % par rapport à l’exercice précédent.

2

M e s s a g e   a u x   a c t i o n n a i r e s

N o u v e l

  e s s o r

m ê m e   p a s s i o n .

.

.

L’exercice 2004 a été des plus constructifs
Aux États-Unis, nous avons dû composer avec l’appréciation du dollar
canadien et avec la variation du prix moyen par livre de fromage. Nous
sommes fiers de l’augmentation des volumes de ventes, en hausse de
5,9 % cette  année.  En  mai  2003,  nous  avons  conclu  une  entente  de
partenariat afin de former Gallo Protein 2003, LLC, et avons également
acquis les activités relatives aux marques de fromage bleu Treasure Cave
et Nauvoo aux États-Unis. 

Au Canada, nous avons connu une croissance organique, tout en
procédant  à  certaines  rationalisations  qui  seront  bénéfiques  pour
l’avenir.  Nous  avons  également  procédé  à  la  fusion  de  la  division
Fromage  (Canada)  et  de  la  division  Lait  pour  n’en  faire  qu’une  seule
unité, à savoir la division Produits laitiers (Canada). Cette nouvelle divi-
sion nous permettra d’aborder nos activités manufacturières, de vente
et de mise en marché, notre logistique et nos processus administratifs
en fonction d’une conception globale et unifiée, de façon à poursuivre
l’amélioration de nos activités fromagères et laitières canadiennes.

Nous avons fait une première percée hors de l’Amérique du Nord en
procédant à l’achat de Molfino Hermanos S.A., le troisième plus important
transformateur  laitier  en  Argentine.  Nous  sommes  très  satisfaits  de  nos
premières expériences qui démontrent le potentiel de cette acquisition.

Enfin, nous avons mené à terme un processus de réflexion au sein
de  notre  division  Boulangerie,  et  avons  conclu  d’y  apporter  toute 
l’attention nécessaire à son développement.

Depuis  le  30 mars  2004,  à  la  suite  d’un  processus  de  transition
amorcé en août 2003, Lino Saputo, Jr. occupe le poste de président et

chef de la direction de la Société. Lino Saputo, Sr., qui cumulait aupara-
vant les fonctions de président du conseil et de chef de la direction de
l’entreprise, continue d’assurer la présidence du conseil d’administra-
tion. L’équipe en place constitue une plate-forme solide qui permettra
à la Société d’atteindre de nouveaux sommets.

Depuis trois générations, nos employés se dévouent à la tâche et
exécutent  leur  travail  quotidien  selon  les  plus  hauts  standards.  Au
moment où l’entreprise célèbre ses 50 ans, nous sommes convaincus
que, plus que jamais, il est primordial pour nous de pouvoir compter
sur  notre  ressource  la  plus  importante,  le  capital  humain,  dans  la
recherche quotidienne de meilleures façons de faire.

Si, trimestre après trimestre et année après année, nous continuons
de performer de la sorte, nous le devons à l’essence même de nos fon-
dations comme entreprise. Notre approche entrepreneuriale invite les
employés à contribuer personnellement et quotidiennement au succès
de  l’entreprise  et  leur  laisse  l’espace  nécessaire  pour  s’y  exprimer  et 
y croître.

C’est  cette  approche  qui  a  fait  de  nous  le  transformateur  laitier 
efficace et le fabricant à faible coût que nous sommes aujourd’hui. Pour
assurer la croissance que nous avons connue depuis notre fondation,
nous  avons  pu  compter  sur  de  solides  ressources  humaines,  finan-
cières et technologiques. Nous sommes très fiers de ces actifs.

Au  moment  où  nous  évaluons  différentes  opportunités  de
développement pour l’avenir, nous croyons fermement que notre prin-
cipal défi comme entreprise est de préserver notre culture. Cette culture,
qui se définit quotidiennement par l’excellence au travail, le respect et
l’entrepreneurship, se doit de se perpétuer année après année.

3

M e s s a g e   a u x   a c t i o n n a i r e s

Nous continuerons d’appliquer la même discipline financière, tant
dans  la  gestion  quotidienne  de  nos  activités  que  dans  d’éventuelles
acquisitions.  Nous  comptons  poursuivre  le  développement  de  notre
base d’affaires au Canada, tout en continuant notre expansion, que ce
soit de manière organique ou en procédant à des acquisitions ciblées
dans le secteur des produits laitiers.

Aux  États-Unis,  où  l’industrie  demeure  fragmentée,  nous  conti-
nuerons  d’examiner  de  façon  proactive  des  acquisitions  stratégiques
d’opérations  fromagères  qui  devront  toujours  se  faire  selon  nos
mêmes critères, à savoir ajouter de la valeur, être complémentaires à
nos activités et se faire à un juste prix.

Pour  ce  qui  est  de  notre  investissement  en  Argentine,  nous
souhaitons  y  établir  des  bases  solides,  car  nous  croyons  pouvoir 
bénéficier  d’opportunités  à  long  terme  sur  les  marchés  nationaux 
et internationaux.

Pour notre division Boulangerie, comme nous l’avons annoncé en
février 2004, nous avons décidé, au terme d’un processus de réflexion
entamé  à  l’été  2003,  de  conserver  cette  division  et  de  la  développer
dans le meilleur intérêt de nos employés et de nos actionnaires. Nous
avons  une  vision  plus  globale  de  ce  secteur  d’activité  et  prévoyons
nous concentrer sur une pénétration accrue de certains marchés ciblés
ainsi  que  sur  un  redéploiement  de  ses  marques.  Nous  comptons  y
engager quelque 20 millions de dollars en investissements contrôlés et
ciblés  au  cours  des  trois  prochains  exercices.  Ces  investissements
devraient être couverts par la rentabilité additionnelle générée durant
cette période. À la suite de cette période de trois ans, nous croyons que

notre  division  Boulangerie  aura  réalisé  une  meilleure  pénétration  de
tous ces marchés.

Devenir un transformateur laitier d’envergure mondiale demeure

l’orientation stratégique de Saputo. 

Au  cours  des  prochains  mois  et  des  prochaines  années,  notre
objectif est donc de nous positionner en tant que joueur d’envergure
mondiale  de  l’industrie  laitière.  Pour  atteindre  notre  objectif,  il  est
également  impératif  que  nous  demeurions  au  fait  des  dernières  ten-
dances  de  consommation,  non  seulement  dans  les  pays  où  nous
sommes déjà établis, mais également dans les pays où nous pourrions
nous établir. 

Nous  continuerons  d’apporter  une  attention  particulière  aux 
volumes de production mondiale de lait, à la consommation per capita
de  produits  laitiers  et  aux  infrastructures  laitières  existantes  afin 
de  cibler  les  pays  d’où  nous  pourrions  développer  autant  le  marché
national qu’international. 

Régie d’entreprise 

La Société croit en l’importance d’une saine régie d’entreprise et
considère  que  l’intérêt  détenu  dans  la  Société  par  son  actionnaire
important  assure  que  les  intérêts  de  celui-ci  soient  alignés  avec  ceux
des  autres  actionnaires.  Le  conseil  d’administration  de  la  Société  est
composé d’une majorité d’administrateurs non reliés et indépendants
et les deux comités du conseil sont composés uniquement d’adminis-
trateurs non reliés et indépendants. Les postes de président du conseil
d’administration  et  de  président  et  chef  de  la  direction  de  la  Société

4

M e s s a g e   a u x   a c t i o n n a i r e s

.

.

.

  e t   m ê m e

s a v o i r -

f a i r e

sont distincts. Le conseil d’administration a procédé à la nomination
d’un administrateur en chef non relié et indépendant qui a notamment
la responsabilité de tenir des rencontres trimestrielles entre les admi-
nistrateurs non reliés et indépendants. 

Le conseil a également élaboré un processus formel d’évaluation
du conseil, des comités et des administrateurs individuellement, et a
adopté  un  code  d’éthique  qui  s’applique  à  tous  les  administrateurs,
dirigeants  et  employés  de  la  Société.  Également,  le  conseil  a  adopté
une nouvelle politique de rémunération des administrateurs qui établit
des règles de détention minimale d’actions de la Société. De plus, les
options  octroyées  aux  administrateurs  ont  été  remplacées  par  des
unités d’actions différées. 

Le  comité  de  vérification  est  conforme  à  la  nouvelle  législation
applicable. En plus de revoir son mandat, le comité a établi des poli-
tiques  à  l’égard  des  services  pouvant  être  offerts  par  les  vérificateurs
externes  et  autres  firmes  comptables,  à  l’égard  de  l’embauche  d’em-
ployés et d’anciens employés des vérificateurs externes et à l’égard du
traitement des plaintes de nature comptable et financière. Nous vous
référons à la notice annuelle et à la circulaire de sollicitation de procu-
rations de la Société datées du 8 juin 2004 pour de l’information addi-
tionnelle à cet égard. La Société a également déposé l’attestation des
documents annuels pendant la période de transition à l’égard de l’exer-
cice 2004 signée par son chef de la direction et son chef des finances,
bien que son application à l’égard de la Société n’entre en vigueur qu’à
compter de son premier trimestre de l’exercice 2005.

En terminant, nous aimerions souligner que lorsque nous faisons
un  retour  sur  nos  50 premières  années  d’existence,  nous  ne  pouvons
passer  sous  silence  l’appui  que  nous  avons  reçu,  et  que  nous  conti-
nuons de recevoir, de la part de nos clients, des consommateurs de nos
produits, de nos fournisseurs et de nos actionnaires. Notre engagement
envers vous est simple : au cours des années à venir, nous continuerons
à vous offrir le niveau d’excellence et de qualité auquel nous vous avons
habitués. Nous désirons également remercier nos administrateurs pour
leurs conseils avisés tout au long de l’exercice 2004.

À plusieurs reprises, nous vous avons parlé de l’importance pour
nous de l’esprit familial qui règne au sein de notre entreprise, un véri-
table objet de fierté qui se caractérise par l’engagement quotidien de
tous  nos  employés,  sans  lequel  nous  ne  pourrions  réussir.  Nous
sommes  fiers  de  leur  travail  et  nous  les  remercions  de  leur  appui 
constant. Nous tenons également à souligner et à saluer la contribu-
tion de tous les membres de la famille Saputo qui ont participé de près
ou de loin à l’essor de la Société. À tous, bon 50e anniversaire !

(signé)
Lino Saputo
Président du 
conseil d’administration
Le 8 juin 2004

(signé)
Lino Saputo, Jr.
Président et 
chef de la direction

5

M e s s a g e   a u x   a c t i o n n a i r e s

C o u p   d ’ œ i l
s u r   S a p u t o

Secteur Produits laitiers canadien et autres

Revenus (%) par
segment de marché

62 % Détail
30 % Restauration
8 % Industriel

Division Produits laitiers (Canada)

Division Produits laitiers (Argentine)

Types de produits
Mozzarella, cheddar, lait nature, beurre, bleu, bocconcini, brick, brie, caciocavallo,
camembert, colby, crème, crèmes à café aromatisées, crème sure, farmer, feta, 
friulano, fromage à effilocher, fromage cottage, fromage de chèvre, havarti, jus et
boissons, lait en poudre, lait évaporé, lactose, margarine, monterey jack, munster,
parmesan, pastorella, protéines de lactosérum, provolone, ricotta, romano, suisse,
trecce, trempettes, tuma, yogourt 

Types de produits
Mozzarella, parmesan, poudre de lait, beurre, crème, 
dulce de leche (lait caramélisé), edam, emmenthal, gouda, 
goya, lait UHT, prato, reggianito

Ventes
• Près de 60 % des ventes sont réalisées sur le marché national
• Exportation de poudre de lait et de fromage dans plus de 30 pays

Ventes
• Ligne diversifiée de produits laitiers
• Chef de file du marché des pizzerias
• Grande variété de fromages de spécialité

Distribution
• Services de livraison directe dans toutes les régions du Canada
• La plus grande infrastructure de distribution de produits laitiers du Canada

Activités
• Production de 35 % de tout le fromage naturel fabriqué au Canada
• Transformation de 20 % de tout le lait nature au Canada
• Capacité de production excédentaire de 20 % du côté de nos activités fromagères
• Capacité de production excédentaire de 32 % du côté de nos activités laitières

Distribution
Réseau de distribution indépendant composé de 
180 distributeurs répartis dans 7 succursales

Activités
• Transformation de 5 % de tout le lait en Argentine
• Capacité de production excédentaire de 17 %

6

C o u p   d ’ œ i l   s u r   S a p u t o

Revenus (%) par secteur

Nombre d’usines par secteur

Nombre d’employés par secteur

60 %

35 %
5 %

Secteur Produits laitiers 
canadien et autres

Secteur Produits laitiers américain

Secteur Produits d’épicerie

28

14
1

Secteur Produits laitiers 
canadien et autres

Secteur Produits laitiers américain

Secteur Produits d’épicerie

4 500

1 900
1 100

Secteur Produits laitiers 
canadien et autres

Secteur Produits laitiers américain

Secteur Produits d’épicerie

Secteur Produits laitiers américain

Secteur Produits d’épicerie

Volumes de ventes
(%) par segment 
de marché

30 % Détail
42 %  Restauration
28 % 

Industriel

Revenus par 
segment de marché

Principalement 
au détail

Division Fromage (États-Unis)

Division Boulangerie

Type de produits
Mozzarella, fromage à effilocher, asiago, bleu, concentré de 
protéines de lactosérum, feta, fontinella, gorgonzola, kasseri, lait
condensé sucré, lait de poule, lactosérum condensé, lactosérum 
en poudre, parmesan, provolone, ricotta, romano, suisse

Ventes
• Vaste gamme de produits et segmentation équilibrée 

des ventes

Distribution
• Distributeurs régionaux et nationaux indépendants
• 3 centres de distribution : Est, Midwest, Ouest

Activités
• Production de 6 % de tout le fromage naturel fabriqué 

aux États-Unis

• Capacité de production excédentaire de 6 %

Type de produits
Petits gâteaux, tartelettes, barres collation

Ventes
• Plus important fabricant de petits gâteaux du Canada et un des

chefs de file du marché des barres collation du Québec

Distribution
• Services de livraison directe
Activités
• Part de marché dominante dans toutes les régions 

du Canada

• Capacité de production excédentaire de 30 %

7

C o u p   d ’ œ i l   s u r   S a p u t o

D i v i s i o n   P r o d u i t s   l a i t i e r s
( C a n a d a )

« Le fait que la Société n’arrête pas de se
développer  procure  aux  employés  plu-
sieurs opportunités des plus intéressantes.
Les  différents  postes  que  j’ai  occupés
m’ont  donné  la  chance  de  rencontrer
beaucoup  de  monde  d’un  bout  à  l’autre
du  Canada  et  c’est  quelque  chose  que
j’apprécie beaucoup de mon travail. »

Becky Pachmann
Bureau de Burnaby en Colombie-Britannique

8

D i v i s i o n   P r o d u i t s   l a i t i e r s   ( C a n a d a )

« Ça fait plus de 20 ans je suis au service
de  Saputo.  Il  y  a  plusieurs  choses  qui 
ont  changé,  entre  autres  au  niveau  des
méthodes de fabrication. Pourtant, même
si  l’entreprise  est  devenue  très  grande,
l’ambiance de travail est restée pratique-
ment la même. C’est un milieu de travail
dans lequel on se sent apprécié. »

Joseph Facile Emmanuel
Usine de Saint-Léonard au Québec

9

D i v i s i o n   P r o d u i t s   l a i t i e r s   ( C a n a d a )

10

D i v i s i o n   P r o d u i t s   l a i t i e r s   ( A r g e n t i n e )

D i v i s i o n   P r o d u i t s   l a i t i e r s
( A r g e n t i n e )

« Ça  ne  fait  que  quelques  mois  que  Saputo  a  fait 

l’acquisition  de  Molfino  en  Argentine  et,  déjà,  on

assiste à beaucoup de changements. Ce qui me frappe,

c’est le degré d’implication et d’engagement de la part

de  la  direction.  C’est  très  stimulant,  ça  nous  donne

envie  de  faire  partie  de  l’équipe  pour  participer  nous

aussi au succès de l’entreprise. »

Diego Curiotti
Usine de Rafaela en Argentine

11

D i v i s i o n   P r o d u i t s   l a i t i e r s   ( A r g e n t i n e )

D i v i s i o n   F r o m a g e
( É t a t s - U n i s )

« Deux choses me rendent fier lorsque je pense à notre

entreprise. Premièrement, nos objectifs de tous les jours

sont d’abord et avant tout liés à la qualité des produits.

Deuxièmement, en tant qu’employé, on sent qu’on fait

partie  de  quelque  chose  de  plus  grand,  comme  une

vraie famille. »

Stu Olson
Usine d’Almena au Wisconsin

12

D i v i s i o n   F r o m a g e   ( É t a t s - U n i s )

13

D i v i s i o n   F r o m a g e   ( É t a t s - U n i s )

14

D i v i s i o n   B o u l a n g e r i e

D i v i s i o n  
B o u l a n g e r i e

« Quand je travaille sur une chaîne de production, il faut

que  mes  produits  sortent  beaux,  bons  et  le  moins 

cher  possible.  On  arrive  à  ce  résultat  en  travaillant en

équipe et  en  établissant  une  bonne  communication

entre les employés. »

Bibiane Tardif 
Usine de Sainte-Marie au Québec

15

D i v i s i o n   B o u l a n g e r i e

énéG

r a

t i o n s . . .

R a p p o r t   d e   g e s t i o n

Le présent rapport de gestion a pour objectif d’offrir une meilleure compréhension de nos activités et devrait être lu en parallèle avec nos états
financiers consolidés vérifiés et les notes y afférentes. En plus de contenir l’analyse de l’exercice terminé le 31 mars 2004, le rapport tient compte
de tout élément pouvant être considéré comme important entre le 31 mars 2004 et la date du présent rapport, soit le 8 juin 2004, date à laquelle
il a été approuvé par le conseil d’administration de Saputo inc. (la « Société » ou « Saputo »). De l’information additionnelle relativement à la
Société, y compris la notice annuelle pour l’exercice terminé le 31 mars 2004, peut également être obtenue sur SEDAR à l’adresse www.sedar.com.
Ce document informatif contient l’analyse de la direction sur des énoncés prévisionnels. L’interprétation de cette analyse et de ces énoncés
devrait être faite avec précaution puisque la direction fait souvent référence à des objectifs et à des stratégies qui comportent certains risques et
incertitudes. Étant donné la nature de nos affaires, les risques et incertitudes qui y sont liés pourraient faire en sorte que les résultats soient 
réellement différents de ceux avancés dans de tels énoncés prévisionnels.

Vu e   d ’ e n s e m b l e
Déjà  bien  établie  partout  en  Amérique  du  Nord,  Saputo  exerce 
également,  depuis  novembre  dernier,  des  activités  en  Argentine.  Nos
activités sont réparties dans 43 usines et plusieurs centres de distribu-
tion où travaillent environ 7 500 employés. Nous fabriquons la quasi-
totalité des produits que nous commercialisons.

Saputo  est  active  dans  deux  secteurs :  les  produits  laitiers,  qui
comptent  pour  95,3 % des  revenus  consolidés,  et  les  produits
d’épicerie, avec 4,7 % des revenus consolidés.

Notre  secteur  Produits  laitiers  canadien  et  autres  regroupe  les
activités  de  notre  division  Produits  laitiers  (Canada)  ainsi  que  notre
division  Produits  laitiers  (Argentine).  Notre  secteur  Produits  laitiers
américain  est  constitué  de  notre  division  Fromage  (États-Unis).  Nos
produits laitiers se retrouvent dans tous les segments du marché ali-
mentaire, à savoir le détail, la restauration et l’industriel. Saputo est le
plus grand transformateur laitier du Canada, parmi les cinq premiers
aux États-Unis et le troisième en importance en Argentine.

Le  segment  du  détail, avec  51,9 % des  revenus  de  notre  secteur
Produits laitiers, englobe les ventes faites aux chaînes de supermarchés,
aux marchands indépendants, aux clubs-entrepôts et aux boutiques de
fromages  de  spécialité.  Dans  les  supermarchés,  nos  produits  sont
offerts au rayon des produits laitiers et au comptoir de charcuterie. Dans
ce  segment  de  marché,  nous  offrons  nos  produits  sous  nos  propres
marques de commerce ainsi que sous diverses marques maison.

Le segment de la restauration, avec 33,4 % des revenus de notre
secteur  Produits  laitiers,  englobe  les  ventes  faites  aux  distributeurs  de
fromages de spécialité et de gammes complètes de produits, aux restau-
rants et aux hôtels. Dans ce segment, nous vendons aussi nos produits
sous nos propres marques et sous diverses marques maison. Au Canada,

22

R a p p o r t   d e   g e s t i o n

nous offrons également, par l’entremise de notre propre réseau de dis-
tribution, des produits non laitiers fabriqués par des tiers. De plus, nous
produisons des mélanges laitiers pour les chaînes de restauration rapide.
Le  segment  industriel, avec  14,7 % des  revenus  de  notre  secteur
Produits laitiers, englobe les ventes faites aux transformateurs alimentaires
qui utilisent nos produits comme ingrédients pour fabriquer les leurs. Nous
approvisionnons en fromage des fabricants canadiens de pizzas et autres
aliments  surgelés.  Aux  États-Unis,  nous  sommes  le  fournisseur  de 
nombreux importants fabricants de produits alimentaires.

Saputo tire également de ses activités fromagères canadiennes et
américaines des sous-produits tels que le lactose, la poudre de lacto-
sérum et les protéines de lactosérum. Notre segment industriel cana-
dien approvisionne en fromage, en lactose, en poudre de lactosérum,
en mélanges à crème glacée et en protéines de lactosérum un grand
nombre de clients au Canada, en Europe, en Amérique du Sud, en Asie
et en Afrique. Par le biais de nos activités en Argentine, nous approvi-
sionnons de nombreux clients dans plus de 30 pays, principalement en
poudre de lait et en fromage.

Présent  partout  au  Canada,  notre  secteur  Produits  d’épicerie 
fabrique  et  commercialise  des  petits  gâteaux,  des  tartelettes  et  des 
barres collation par l’entremise de sa division Boulangerie. Ses produits
sont  vendus  presque  exclusivement  à  des  chaînes  de  supermarchés,
des  marchands  indépendants  et  des  clubs-entrepôts  du  segment  du
détail  du  Canada.  La  division  Boulangerie  est  également  présente  à
petite  échelle  dans  le  nord-est  des  États-Unis.  La  Société  est  le  plus
important producteur de petits gâteaux du Canada et l’un des chefs de
file du marché des barres collation au Québec. 

Revenus (%) par segment de marché
Secteur Produits laitiers

52 % Détail

33 % 
Restauration

Le  présent  rapport  de  gestion  a  pour  objectif  d’offrir  une

meilleure  compréhension  de  nos  activités  et  devrait  être  lu  en

parallèle avec nos états financiers consolidés vérifiés et les notes

15 % Industriel

y afférentes.

Orientation financière

Au fil de son cheminement, la Société s’est taillée une place importante
dans l’industrie de la transformation laitière au Canada, aux États-Unis
et maintenant en Argentine. L’établissement de fondements solides est
à la base de notre modèle d’affaires et de notre développement tant sur
le plan manufacturier, commercial que financier. Notre développement
a  toujours  été  axé  sur  une  croissance  organique  de  façon  à  bien
développer  les  actifs  que  nous  avons  entre  les  mains,  et  ce,  avant
même de procéder à des acquisitions.

Par  une  approche  systématique,  nous  nous  efforçons  de  bien
développer  nos  activités  pour  mieux  créer  de  la  valeur  pour  nos
employés et nos actionnaires. Notre démarche, dilligente et rigoureuse,
nous a été profitable et demeure un élément clé de nos valeurs fonda-
mentales.  Notre  démarche  financière  repose  sur  l’établissement  et
l’amélioration de la solidité de notre bilan financier, nous dotant ainsi
d’une flexibilité financière importante à notre développement. 

Nos  engagements  financiers  sont  traités  avec  rigueur,  tenant  en
compte notre objectif de maintenir continuellement un niveau de dette
inférieur à la valeur des capitaux propres. Dans le cadre d’acquisitions,
nous  pourrions  toutefois  avoir  un  niveau  de  dette  supérieur  sur  une
courte période.

En voie de devenir un transformateur laitier d’envergure mondiale,
la  Société  continuera  à  appliquer  cette  même  rigueur  financière  d’un
développement  par  étapes  en  réinvestissant  le  résultat  de  ses  perfor-
mances financières.

Certains éléments à considérer pour 
la lecture du rapport de gestion de 
l’exercice 2004
Au cours de l’exercice 2004, nous avons connu une excellente perfor-
mance financière :

• Bénéfice net de 212,4 millions de dollars, en hausse de 22,3 %
• Bénéfices  avant  intérêts,  impôts  sur  les  bénéfices  et  amortisse-
ment (BAIIA)(1) de 403,3 millions de dollars, en hausse de 14,3 %

• Revenus de 3,570 milliards de dollars, en hausse de 5,1 %
• Flux de trésorerie provenant de l’exploitation de 287,6 millions de

dollars, en hausse de 28,7 %

Essentiellement,  la  performance  de  2004 est  le  fruit  d’améliora-
tions soutenues à l’égard des volumes de ventes et de l’efficacité opéra-
tionnelle  effectuées  tout  au  long  de  l’exercice.  Par  ailleurs,  certains 
éléments sont venus affecter les résultats de l’exercice 2004, tels que
l’appréciation de la devise canadienne, certains coûts de rationalisation
ainsi que le prix du fromage sur le marché américain.

L’exercice 2004 a en effet connu une appréciation importante de la
devise canadienne, ce qui a eu un effet négatif de 9,2 millions de dollars
sur le bénéfice net, de 23,8 millions de dollars sur le BAIIA et d’environ
182 millions de dollars sur les revenus.

Au cours de l’exercice, nous avons procédé à certaines rationali-
sations qui ont eu pour effet de diminuer le bénéfice net de 5,6 millions
de dollars.

Au  cours  de  l’exercice,  le  prix  de  vente  par  livre  de  fromage  aux
États-Unis  est  passé  de  1,09 $ US  au  31 mars  2003 à  2,09 $ US  au 
31 mars  2004.  La  relation  entre  le  prix  de  vente  moyen  par  livre  de 
fromage au cours de l’exercice et le coût de notre matière première, le
lait,  a  également  été  favorable.  Ces  divers  éléments  de  marché  ont
entraîné  un  effet  favorable  d’environ  36,9 millions  de  dollars  sur  le
BAIIA et d’environ 138 millions de dollars sur les revenus.

Dans l’ensemble, notre secteur Produits laitiers canadien et autres
a  connu  une  hausse  des  volumes  de  ventes.  Notre  secteur  Produits
laitiers américain a connu une hausse des volumes de ventes de 5,9 %,
représentant  environ  72 millions  de  dollars  en  revenus  supplémen-
taires. Nous avons procédé, au cours de l’exercice, à trois acquisitions
d’entreprises. L’acquisition de Molfino Hermanos S.A. en Argentine a
eu l’effet le plus marqué sur les revenus de la Société depuis son acqui-
sition le 28 novembre 2003, avec des revenus de l’ordre de 44 millions
de dollars.

(1) Mesure de calcul des résultats non conforme aux principes comptables 

généralement reconnus

La Société évalue son rendement financier sur la base de son BAIIA qui est défini comme
étant le bénéfice avant intérêts, impôts sur les bénéfices et amortissement. Le BAIIA n’est
pas une mesure de rendement définie par les principes comptables généralement recon-
nus du Canada et, conséquemment, peut ne pas être comparable aux mesures similaires
présentées par d’autres sociétés.

23

R a p p o r t   d e   g e s t i o n

Information financière consolidée choisie
Exercices terminés les 31 mars (vérifiés)
(en milliers de dollars, sauf les données par action)

2004

2003

2002

Données tirées des états des résultats

Revenus

Secteur Produits laitiers 

Canada et autres
États-Unis

Secteur Produits d'épicerie

Coût des ventes, frais de vente et d'administration
Secteur Produits laitiers 

Canada et autres
États-Unis

Secteur Produits d'épicerie

BAIIA

Secteur Produits laitiers 

Canada et autres
États-Unis

Secteur Produits d'épicerie

Marge de BAIIA (%)

Amortissement des immobilisations
Secteur Produits laitiers 

Canada et autres
États-Unis

Secteur Produits d'épicerie

Bénéfice d'exploitation

Secteur Produits laitiers 

Canada et autres
États-Unis

Secteur Produits d'épicerie

Intérêts de la dette à long terme
Autres intérêts, nets des revenus d'intérêt
Bénéfice, compte non tenu des impôts sur les bénéfices

Impôts sur les bénéfices
Bénéfice net
Marge de bénéfice net (%)

Bénéfice net par action
Bénéfice net dilué par action
Dividendes déclarés par action

Données tirées des bilans
Total de l'actif
Dette à long terme (incluant la tranche à court terme)
Capitaux propres

Données tirées des états des flux de trésorerie
Flux de trésorerie provenant de l'exploitation
Montant des ajouts aux immobilisations nets 

de produits de disposition

24

R a p p o r t   d e   g e s t i o n

2 161 852 $
1 240 954 
3 402 806
167 384 
3 570 190 $

1 951 997 $
1 080 067 
3 032 064
134 869 
3 166 933 $

209 855 $
160 887 
370 742
32 515 
403 257 

11 ,3 %

29 854 
31 550 
61 404
4 634 
66 038 

180 001 
129 337 
309 338
27 881 
337 219 

34 792 
1 218 
301 209 

88 844 
212 365 $
5 ,9 %

2,05 $
2,03 $
0,48 $

2 069 548 $
371 911 $
1 156 829 $

287 572 $

84 520 $

2 017 383 $
1 212 810 
3 230 193
167 919 
3 398 112 $

1 817 822 $
1 092 741 
2 910 563
134 754 
3 045 317 $

199 561 $
120 069
319 630
33 165 
352 795

10 ,4 %

29 697 
35 704 
65 401
5 488 
70 889 

169 864 
84 365 
254 229
27 677 
281 906

43 672 
(1 351)
239 585 

65 857 
173 728 $
5 ,1 %
1,68 $
1,66 $
0,40 $

1 970 686 $
521 135 $
1 016 504 $

223 532 $

66 531 $

1 987 486 $
1 282 555 
3 270 041
187 371
3 457 412 $

1 804 432 $
1 148 559 
2 952 991
151 999 
3 104 990 $

183 054 $
133 996 
317 050
35 372
352 422 

10 ,2 %

27 970 
33 607
61 577
6 510 
68 087

155 084 
100 389 
255 473
28 862
284 335

53 379 
(801)
231 757 

71 596 
160 161 $
4 ,6 %

1,56 $
1,54 $
0,22 $

2 046 675 $
675 125 $
900 588 $

199 606 $

59 735 $

Bénéfice net 
(en millions de dollars)

Bénéfice net dilué par action (en dollars)
Dividendes déclarés par action (en dollars)

160,2

173,7

212,4

2,03

1,66

1,54

0,40

0,48

0,22

2002

2003

2004

2002

2003

2004

Les revenus consolidés de la Société ont totalisé 3,570 milliards de dollars
en 2004, en hausse de 5,1 % par rapport aux 3,398 milliards de dollars de
l’exercice précédent.

Bien que la Société ait connu une augmentation des volumes de
ventes au Canada, et de façon encore plus marquée aux États-Unis où
nous avons assisté à une augmentation des volumes de près de 5,9 %,
l’appréciation du dollar canadien en 2004 comparativement à l’exercice
précédent a créé un manque à gagner en revenus de près de 182 millions
de dollars. Le prix de vente moyen par livre de fromage sur le marché
américain, supérieur de 21 % à celui de l’exercice 2003, a augmenté les
revenus d’environ 138 millions de dollars. De plus, la dernière acquisi-
tion en Argentine a contribué aux revenus pour environ 44 millions de
dollars entre le 28 novembre 2003 et le 31 mars 2004.

Le bénéfice avant intérêts, impôts sur les bénéfices et amortisse-
ment a clôturé à 403,3 millions de dollars, en hausse de 14,3 % par rap-
port  aux  352,8 millions  de  dollars  de  l’exercice  2003.  Les  marges  de
BAIIA se sont appréciées, passant de 10,4 % l’an passé à 11,3 % cette
année. La conjoncture favorable des prix du fromage aux États-Unis, au
cours de l’exercice financier 2004, a été bénéfique au chapitre du BAIIA
pour un montant d’environ 36,9 millions de dollars. Les augmentations
substantielles  des  volumes  de  ventes  aux  États-Unis,  jumelées  à
l’amélioration de notre efficacité opérationnelle, ont permis d’accroître
le BAIIA de notre secteur Produits laitiers américain d’environ 27,7 millions
de  dollars.  Par  contre,  l’appréciation  du  dollar  canadien  au  cours  de
l’exercice nous aura été défavorable sur le plan du BAIIA pour environ
23,8 millions de dollars. Au Canada, la croissance de nos ventes ainsi
que l’amélioration de nos processus ont ajouté environ 10 millions de
dollars au BAIIA, et ce, malgré le fait que le marché des sous-produits
laitiers combiné avec l’appréciation du dollar canadien pour l’exporta-
tion  de  sous-produits  laitiers  nous  ait  été  défavorable  pour  environ 
2 millions de dollars et que la Société ait pris en charge, au cours de
l’exercice, des frais de rationalisation de l’ordre de 7,8 millions de dollars

liés à la fermeture de certaines installations manufacturières. Notre divi-
sion Boulangerie est demeurée relativement stable au chapitre du BAIIA.
La dépense d’amortissement a totalisé 66,0 millions de dollars, en
baisse  de  4,9 millions  de  dollars  comparativement  à  l’exercice  précé-
dent. La dépense de l’exercice 2004 inclut un montant d’environ 1 million
de dollars à titre de dévaluation d’immobilisations à la suite de ferme-
tures d’usines en cours d’exercice. La baisse de la dépense est principa-
lement attribuable à l’appréciation du dollar canadien comparativement
à la même période l’an dernier.

Les dépenses nettes d’intérêts ont totalisé 36,0 millions de dollars,
en  baisse  de  6,3 millions  de  dollars  comparativement  à  l’an  dernier.
Environ  la  moitié  de  cette  baisse  est  attribuable  à  la  réduction  des
intérêts  résultant  des  remboursements  continuels  de  dette  à  long
terme.  Le  reste  de  la  baisse  est  attribuable  à  l’effet  de  l’appréciation 
du  dollar  canadien  sur  la  charge  d’intérêts  de  notre  dette  libellée  en
devises américaines.

Les  impôts  sur  les  bénéfices se  sont  soldés  à  88,8 millions  de 
dollars, pour un taux effectif de 29,5 % comparativement à un taux effec-
tif  de  27,5 % en  2003.  L’augmentation  de  taux  est  principalement
attribuable au fait qu’en 2004, une plus grande proportion de nos revenus
imposables a été générée aux États-Unis, ces derniers étant assujettis à
des taux d’imposition supérieurs à ceux en vigueur au Canada.

Pour l’exercice terminé le 31 mars 2004, le bénéfice net a totalisé
212,4 millions  de  dollars,  en  hausse  de  22,3 % par  rapport  aux 
173,7 millions  de  dollars  de  l’exercice  précédent.  L’appréciation  du 
dollar canadien, comparativement à l’an dernier, a retranché 9,2 millions
de dollars du bénéfice net au cours de l’exercice et les frais de rationa-
lisation,  5,6 millions  de  dollars.  N’eût  été  de  ces  deux  éléments,  le
bénéfice  net  aurait  été  en  hausse  de  30,8 % comparativement  à 
l’exercice 2003.

25

R a p p o r t   d e   g e s t i o n

I n f o r m a t i o n   s e c t o r i e l l e

Secteur Produits laitiers canadien et autres

Le  secteur  est  constitué  de  notre  division  Produits  laitiers  (Canada)
ainsi que de notre division Produits laitiers (Argentine).

Revenus (Secteur Produits laitiers canadien et autres)
Les revenus du secteur Produits laitiers canadien et autres ont clôturé à
2,162 milliards  de  dollars,  en  hausse  de  7,2 % par  rapport  aux 
2,017 milliards de l’an dernier. La Société produit environ 35 % de tout le
fromage naturel fabriqué au Canada et 20 % du lait nature. La Société se
positionne au troisième rang des transformateurs laitiers en Argentine.
L’augmentation de 145 millions de dollars de revenus en 2004 se
répartit comme suit : près de 60 millions de dollars sont attribuables à
nos  activités  laitières  canadiennes,  en  hausse  de  6,7 % par  rapport  à
l’an passé ; près de 41 millions de dollars sont attribuables à nos acti-
vités  fromagères  canadiennes,  en  hausse  de  3,6 % par  rapport  à  l’an
passé, et environ 44 millions de dollars sont attribuables à notre divi-
sion  Produits  laitiers  (Argentine)  qui  contribue  à  nos  résultats  pour 
18 semaines en 2004, depuis son acquisition le 28 novembre 2003.

Du côté de nos activités fromagères canadiennes, nous avons pu
compter sur l’exportation de fromages pour une période de neuf mois
au  cours  de  l’exercice  2003.  Ces  exportations  ne  sont  plus  possibles
depuis le 1er janvier 2003, par suite de la décision du panel d’appel de
l’Organisation  mondiale  du  commerce,  ce  qui  a  entraîné  une  baisse
des revenus d’environ 24 millions de dollars. Malgré cela, au cours de
l’exercice 2004, nos volumes de fromage vendus ont connu une hausse
d’environ 1 %. L’ensemble de nos activités fromagères canadiennes a
généré  des  revenus  supplémentaires  d’environ 35 millions  de  dollars
liés à l’augmentation du prix de vente reliée à l’augmentation du prix de
la matière première, le lait.

Tout  comme  en  2003,  nous  avons  déployé  des  efforts  et  des 
initiatives de façon à bien appuyer nos marques, entre autres avec la
publication de nouveaux numéros du magazine Cucina etc. Ce magazine,
destiné à la cuisine et à l’art de vivre, propose des recettes utilisant nos
produits. De plus, en fin d’exercice, une campagne publicitaire télévisée
a été amorcée pour promouvoir les produits de marque Saputo.

Nous avons lancé, en octobre dernier, notre fromage à effilocher
sous la marque Cheese Heads, reprenant la notoriété de cette marque
bien implantée aux États-Unis. En phase d’introduction durant l’exer-
cice 2004, cela a eu peu d’incidence sur les revenus.

Au  cours  de  l’exercice  2004,  nous  avons  constaté  un  plus  grand
enthousiasme  des  consommateurs  pour  les  fromages  de  spécialité.
Cette catégorie, qui ne cesse de croître, est toutefois de moindre impor-
tance par rapport à l’ensemble.

Nos ventes dans le segment du détail ont également augmenté en
raison d’une demande accrue des produits de marque maison, suivant
ainsi les tendances des consommateurs observées sur le marché. Notre
segment du détail représente maintenant 48,5 % des ventes dans nos
activités fromagères canadiennes, comparativement à 46 % l’an passé.
Le  segment  de  la  restauration a  affiché  une  croissance  de  ses
ventes, au cours de l’exercice, liée principalement à l’obtention de nou-
veaux clients et aux augmentations de prix liées à la hausse du coût de
la matière première, le lait. Nous maintenons notre présence prépon-
dérante  dans  ce  segment,  qui  représente  39,2 % des  ventes  des 
activités fromagères canadiennes, comparativement à 37 % l’an passé. 
Le segment industriel représente 12,3 % des ventes des activités
fromagères  canadiennes,  comparativement  à  17 % l’an  passé.  En
valeur  absolue,  ce  segment  a  vu  ses  ventes  chuter  au  cours  de  2004
comparativement à l’an passé, principalement dû au fait que l’exercice
2004 ne  comptait  pas  d’exportation  de  fromages  alors  que  l’exercice
précédent en comptait neuf mois. Également, on peut noter une baisse
des volumes à l’échelle nationale qui a, par contre, été largement com-
pensée par l’augmentation des volumes dans les segments du détail et
de la restauration.

Revenus
Secteur Produits laitiers canadien et autres
(en millions de dollars)

1 987,5

2 017,4

2 161,9

Revenus (%) par segment
Activités fromagères canadiennes

48,5 % Détail

39,2 % Restauration

2002

2003

2004

12,3 % Industriel

26

R a p p o r t   d e   g e s t i o n

Revenus (%) par segment
Activités laitières canadiennes

80 % Détail

BAIIA
Secteur Produits laitiers canadien et autres
(en millions de dollars)

183,1

199,6

209,9

20 % Restauration

Nos  activités  laitières  canadiennes ont  connu  une  excellente 
augmentation des ventes au cours de l’exercice 2004, avec 60 millions
de dollars supplémentaires ou 6,7 % d’augmentation sur l’exercice 2003.
Plusieurs  efforts  ont  été  déployés  tout  au  long  de  l’année  de  façon  à
promouvoir la croissance dans des créneaux plus spécialisés tels que
les yogourts, les crèmes sures, les laits aromatisés Milk 2 Go et Lait’s Go
et les crèmes à café aromatisées. Ces efforts ont permis de générer des
augmentations de volume de ventes d’environ 4 % pour l’ensemble de
nos activités laitières canadiennes, malgré le fait que la consommation
de lait nature ait été stable sur le marché canadien au cours de l’exer-
cice. Environ 18 millions de dollars de l’augmentation des revenus des
activités laitières canadiennes sont attribuables aux augmentations de prix
de vente résultant de la hausse du prix de la matière première, le lait.

La répartition de nos revenus demeure inchangée entre le segment

du détail, avec 80 %, et le segment de la restauration, avec 20 %.

Également, au cours de l’exercice 2004, nous avons augmenté nos
parts de marché de près de 1 %, tant au Québec qu’en Ontario. Cette
croissance est en partie jumelée à la croissance des clients de nos acti-
vités laitières canadiennes. Dans les Maritimes, plusieurs activités de
marketing ont eu lieu pour appuyer le lancement de nouveaux produits
laitiers fonctionnels, par exemple, les laits Calcium Extra, Extra Protéine
et Sans Lactose. Nous misons sur nos marques Baxter et Dairyland Plus
pour augmenter nos parts de marché dans cette région.

Nous avons commencé à produire et commercialiser les boissons
(1) pour  l’ensemble  du  marché  canadien.
sous  licence  Sunny  Delight
Ayant débuté en toute fin d’exercice, cela a eu peu d’incidence sur les
revenus de l’exercice 2004.

Le marché des produits laitiers au Canada est demeuré stable et
concurrentiel durant l’exercice. Aucune tendance n’a été observée sur
le marché qui aurait nécessité une gestion différente de nos prix ou de
notre clientèle.

(1) Marque de commerce utilisée sous licence.

2002

2003

2004

BAIIA (secteur Produits laitiers canadien et autres)
Le  bénéfice  avant  intérêts,  impôts  sur  les  bénéfices  et  amortissement
(BAIIA) s’est élevé à 209,9 millions de dollars au 31 mars 2004, en hausse
de 5,2 % par rapport aux 199,6 millions de dollars de l’exercice précédent.
La marge de BAIIA est passée de 9,9 % l’an passé à 9,7 % en 2004.

Au  cours  de  l’exercice  2004,  nous  avons  procédé  à  certaines
mesures  de  rationalisation  qui  ont  mené  à  la  fermeture  des  usines 
fromagères de Cookstown et Oakville (2e phase) en Ontario. Nous avons
également procédé à la fermeture des usines de lait nature de Calgary
en  Alberta  et  d’Armstrong  en  Colombie-Britannique.  De  plus,  nous
avons  procédé  à  la  vente  de  notre  opération  manufacturière  située  à
Annacis Island en Colombie-Britannique. Toutes ces mesures ont pour
but  d’améliorer  notre  efficacité  opérationnelle.  La  Société  a  pris  en
charge des frais de rationalisation d’un montant total de 7,8 millions de
dollars à cet égard. Ces mesures de rationalisation ont eu peu d’effets
sur le BAIIA de l’exercice 2004, la grande majorité ayant été complétée
en fin d’exercice, mais se traduiront par des économies substantielles
pour les exercices 2005 et subséquents.

Au cours de l’exercice 2004, le marché des sous-produits laitiers
combiné avec l’appréciation du dollar canadien nous a été défavorable
pour environ 2 millions de dollars. En excluant les éléments de rationa-
lisation et l’effet des prix des sous-produits, notre BAIIA se serait établi
à 219,7 millions de dollars, pour une marge de BAIIA de 10,2 %, ce qui
aurait  représenté  20,1 millions  de  dollars  supplémentaires  en  BAIIA
comparativement à l’an passé. 

Le secteur Produits laitiers canadien et autres a bien performé en
2004. Les principaux facteurs ayant contribué à cette performance sont
les  rationalisations  effectuées  au  cours  de  l’exercice  2003 dans  nos
activités  fromagères  canadiennes  et  qui  se  sont  directement  réper-
cutées dans la hausse du BAIIA pour l’exercice 2004. Nous avons béné-
ficié d’économies annuelles de l’ordre de 7 millions de dollars, ce qui
correspond à nos prévisions antérieures. Nos fromages de spécialité,
lesquels génèrent des marges supérieures, ont aussi connu des hausses
de volume de ventes au cours de l’exercice.

27

R a p p o r t   d e   g e s t i o n

Nos  activités  laitières  canadiennes  ont  connu  des  hausses  de
ventes au cours de l’exercice de façon plus marquée pour des produits
tels que le yogourt, le lait aromatisé, les crèmes à café aromatisées et
les crèmes sures, quatre catégories de produits plus spécialisés et plus
profitables.  Ces  catégories  de  produits  ont  été  soutenues  par  des
efforts  de  marketing  nécessitant  des  dépenses  supplémentaires  de 
l’ordre de 2,7 million de dollars.

L’augmentation des parts de marché de près de 1 % à la fois au
Québec et en Ontario, où notre présence est moins prépondérante, a
également été un des éléments ayant contribué à notre performance de
l’exercice  2004.  Plusieurs  initiatives  administratives  de  consolidation
de services à l’égard de nos activités laitières canadiennes ont généré
des économies d’environ 1 million de dollars au cours de l’exercice.

En ce qui a trait à nos activités en Argentine, bien qu’elles aient
contribué sur le plan des revenus depuis leur acquisition, ces dernières
ont eu peu d’effet sur le BAIIA.

Nous avons poursuivi, au cours de l’exercice, certains investisse-
ments en immobilisations, d’une part liés au projet de rationalisation
d’unités manufacturières et, d’autre part, à certaines phases d’automa-
tisation.  Cette  automatisation  comprend  entre  autres  de  la  mise  en
caisse  ainsi  que  de  nouvelles  lignes  d’embouteillage  pour  nos  laits
aromatisés, nos crèmes à café aromatisées et des boissons aux fruits,
ces dernières faisant l’objet d’ententes de production et de distribution
sous  licence.  En  raison  des  diverses  rationalisations  effectuées,  nos
capacités  de  production  excédentaires  sont  passées  de  30 % à  20 %
dans nos activités fromagères canadiennes et de 40 % à 32 % dans nos
activités laitières canadiennes entre le début et la fin de l’exercice 2004.
Également,  nos  investissements  effectués  au  cours  des  deux
derniers exercices à notre usine de Tavistock nous permettent d’obtenir
une  opération  pleinement  intégrée  en  Ontario  tout  en  augmentant
notre capacité de transformation de nos sous-produits.

Perspectives 
(secteur Produits laitiers canadien et autres)
L’enthousiasme  des  consommateurs  pour  les  fromages  de  spécialité
observé  durant  l’exercice  financier  2004 devrait  se  poursuivre.  Nous
entendons profiter de notre position actuelle dans ce marché pour pro-
mouvoir nos produits de spécialité et ainsi bénéficier d’une plus grande
utilisation de notre capacité manufacturière.

La revitalisation de certaines marques, par des messages télévisés
comme ceux que nous avons commencé à présenter au Québec en ce
début d’exercice 2005, s’étendra à l’échelle nationale.

Pour  ce  qui  est  de  nos  activités  laitières  canadiennes,  le  BAIIA
devrait  bénéficier  d’économies  annuelles  liées  aux  rationalisations

effectuées en 2004, économies qui ont été évaluées à environ 9 millions
de  dollars  annuellement.  De  nouveaux  produits  innovateurs  seront
également mis en marché de façon à satisfaire les besoins des consom-
mateurs. Certaines catégories de produits verront ainsi leur emballage
redessiné  pour  qu’il  soit  encore  plus  fonctionnel  et  attrayant.  Égale-
ment,  nous  poursuivrons  notre  programme  lié  à  l’implantation  de
machines  distributrices  de  lait.  Nous  poursuivons  aussi  nos  efforts
pour augmenter nos parts de marché au Québec et en Ontario dans le
lait nature où nous sommes peu présents. L’exercice 2005 bénéficiera
d’une  année  complète  de  production  et  de  commercialisation  à
(1) qui ont
l’échelle canadienne des boissons sous licence Sunny Delight
été introduites en fin d’exercice financier 2004.

Nous  poursuivrons  nos  efforts  de  capitalisation  en  immobilisa-
tions pour celles devant être remplacées ainsi que pour certaines nou-
velles  technologies  et  automatisations.  Le  plus  grand  défi  sera  de
mener  à  terme,  d’ici  la  fin  du  prochain  exercice,  l’intégration  des 
anciennes divisions Lait et Fromage (Canada) en une seule unité fonc-
tionnelle. À ce jour, toutes les structures organisationnelles sont déjà
en  place.  Cette  fusion  de  nos  divisions  nous  permettra  d’avoir  une
approche plus globale relativement à notre clientèle, et plusieurs éva-
luations seront effectuées dans le but premier de servir encore mieux
nos  clients.  Que  ce  soit  pour  le  transport  de  nos  marchandises  ou
notre service à la clientèle, certains ajustements bénéfiques seront mis
en place.

L’Argentine, où nous sommes présents depuis novembre dernier,
représente  un  tout  nouveau  marché  pour  nous,  contrairement  aux
acquisitions antérieures pour lesquelles nous avions déjà une présence
sur le marché et dont l’objectif visait l’intégration des activités nouvelle-
ment acquises aux nôtres. Nous visons une amélioration des activités
de façon à établir des bases plus solides et bénéficier d’opportunités à
plus long terme. En plus d’une équipe corporative assurant un support,
quatre  personnes  venant  de  nos  opérations  canadiennes  et  améri-
caines  occupent  déjà  des  postes  clés  et  travaillent  de  concert  avec
l’équipe locale, tant à l’administration qu’à l’exploitation manufacturière
et  des  ventes,  afin  d’améliorer  l’efficacité  et  de  promouvoir  la  culture
d’entreprise. Plusieurs étapes seront franchies au cours de la prochaine
année.  D’abord,  l’implantation  de  nos  systèmes  d’information  sera
effectuée  de  façon  à  harmoniser  les  outils  de  gestion.  Nous  appro-
fondirons notre connaissance des marchés, des clients, des produits et
des  méthodes,  et  modifierons  certaines  façons  de  faire.  Enfin,  des
investissements en immobilisations de quelque 13 millions de dollars
seront effectués afin de mettre en place les technologies et méthodes
qui ont assuré notre succès. L’exercice 2005 sera donc, en Argentine, une
année  d’approfondissement  et  de  transition  de  manière  à  bien  nous
positionner pour l’avenir.

28

R a p p o r t   d e   g e s t i o n

(1) Marque de commerce utilisée sous licence.

Secteur Produits laitiers américain

Notre division Fromage (États-Unis), qui constitue notre secteur Produits
laitiers américain, a fait preuve d’un rendement solide pour l’exercice
2004.  Cette  division  a  connu  une  excellente  augmentation  de  ses 
volumes combinée avec de meilleures conditions de marché par rap-
port à l’exercice 2003. Nous fabriquons environ 6 % de l’ensemble du 
fromage naturel produit aux États-Unis.

Pour l’exercice 2004, nous avons continué de démontrer un bon
équilibre dans la répartition de nos revenus entre nos trois segments
de marché. Nos segments du détail et de la restauration ont généré une
augmentation de leurs volumes de ventes pour l’exercice 2004 tandis
que notre segment industriel a connu une baisse.

Revenus (secteur Produits laitiers américain)
Les revenus de l’exercice 2004 se sont élevés à 1,241 milliard de dollars,
soit une augmentation de 28 millions de dollars ou de 2,3 % compara-
tivement  aux  1,213 milliard  de  dollars  de  l’exercice  2003.  La  division
Fromage (États-Unis) a connu une hausse de ses volumes de ventes de
5,9 %, laquelle a eu un impact positif d’environ 72 millions de dollars
sur les revenus. Le prix de vente moyen par livre de fromage pour l’exer-
cice 2004 a été de 1,39 $ US, soit une augmentation de 0,24 $ US par
rapport à la moyenne de 1,15 $ US pour l’exercice 2003. Cette hausse a
eu un effet positif de quelque 138 millions de dollars sur nos revenus
générés aux Etats-Unis. L’appréciation du dollar canadien tout au long
de  l’année  a  eu  un  effet  négatif  d’environ 182 millions  de  dollars  sur
nos revenus.

La  hausse  des  volume  de  ventes  pour  l’exercice  2004 est
attribuable à deux facteurs. Tout d’abord, la croissance dynamique de
certaines  catégories  de  produits  et  l’obtention  de  nouveaux  clients
représentent  71 % de  cette  augmentation.  L’acquisition  des  activités
relatives aux marques de fromage bleu Treasure Cave et Nauvoo compte
pour le reste de la hausse. 

Nous offrons des produits dans trois segments de marché, soit le
la  restauration et  le  segment  industriel. Nos  pratiques  en
détail,
matière de prix, de rabais et d’escompte pour nos trois segments de

marché n’ont pas changé au cours du dernier exercice, exception faite
de ce qui suit. Nos prix sont habituellement basés sur le prix de vente
moyen par livre de fromage établi par la Chicago Mercantile Exchange
(CME).  Pour  certains  produits,  dans  le  segment  industriel,  le  prix  de
vente de nos produits est maintenant davantage lié au coût de notre
matière première, le lait. 

Le segment détail représente 30 % de notre volume de ventes total
aux États-Unis. Ce segment a connu une hausse de 12,9 % pour l’exer-
cice  2004 grâce  à  nos  marques  solidement  établies  telles  que  Frigo,
Stella, Dragone, Frigo Cheese Heads et à notre nouvelle marque Treasure
Cave. Nos  fromages  en  formats  collation  sont  les  chefs  de  file  de  ce
segment.  Ces  produits  comprennent  entre  autres  notre  fromage  à
effilocher qui continue de faire belle figure, avec une augmentation de
volume  d’environ  26 % en  2004,  ce  qui  équivaut  à  la  croissance  de
l’ensemble de la catégorie. Notre hausse provient majoritairement de
nos produits de marque. La consommation de fromage à effilocher a
augmenté de 25 % au cours de l’exercice 2004, et Frigo Cheese Heads
demeure encore la marque de fromage à effilocher la plus populaire aux
États-Unis.

La  hausse  de  nos  ventes  dans  le  segment  du  détail  découle
directement  de  promotions  intensives  sur  les  lieux  de  vente,  d’un
meilleur  appui  de  nos  marques  auprès  des  consommateurs  et  d’une
tendance vers un régime alimentaire plus sain. Cette tendance a pris de
l’ampleur  au  cours  du  quatrième  trimestre  en  raison  de  l’abondante
publicité  entourant  la  diète  faible  en  glucides.  Ainsi,  la  catégorie  des 
formats collation de fromage a progressé de 36 % au cours du dernier
trimestre de l’exercice 2004 comparativement à la même période l’an
passé, et nous avons dépassé cette croissance. 

Les  autres  produits  qui  ont  contribué  à  la  croissance  de  ce  seg-
ment comprenent les Frigo Cheese Heads Mini Bars introduites au cours
du  premier  trimestre  de  l’exercice  2004 et  notre  gamme  de  ricotta
relancée  au  cours  du  troisième  trimestre  de  ce  même  exercice.
Ensemble, ils ont représenté environ 6 % de la hausse du volume des
ventes au détail. De plus, l’acquisition des activités relatives aux mar-
ques de fromage bleu Treasure Cave et Nauvoo a aidé à solidifier notre
position de chef de file de cette catégorie. 

Revenus
Secteur Produits laitiers américain
(en millions de dollars)

Volumes de ventes (%) par segment
Secteur Produits laitiers américain

1 282,6

1 212,8

1 241,0

42 % Restauration

28 % Industriel

2002

2003

2004

30 % Détail

29

R a p p o r t   d e   g e s t i o n

BAIIA
Secteur Produits laitiers américain
(en millions de dollars)

134,0

120,1

160,9

2002

2003

2004

Le segment de la restauration représente 42 % de notre volume de
ventes  total  aux  États-Unis.  Notre  volume  de  ventes  a  augmenté  de
13,1 % en 2004 par rapport à l’exercice 2003 grâce à l’obtention de nou-
veaux clients et aux efforts déployés en 2003 pour nos fromages de spé-
cialité.  La  consommation  de  pizza  est  demeurée  forte  et  nous  avons
accru  la  pénétration  de  nos  fromages  de  spécialité  auprès  de  nos
clients afin de répondre à la demande croissante des consommateurs
pour l’introduction de fromages dans les menus. Cela nous a permis
d’augmenter le volume de ventes pour la majorité de nos catégories de
fromages  pendant  l’exercice  2004.  Nous  avons  également  été  en
mesure de renforcer notre position auprès des restaurateurs qui offrent
d’autres variétés de fromage grâce à l’addition de nouvelles activités de
fromage  bleu  que  nous  avons  acquises  en  mai  2003.  Ces  initiatives
amorcées  l’année  dernière  nous  ont  été  favorables,  notamment  avec
nos distributeurs de gammes complètes de produits. 

Nous avons continué de centrer nos efforts sur notre gamme de
fromages Saputo Premium. Ces produits haut de gamme sont destinés
au marché des pizzerias indépendantes et des restaurants « familiaux ».
Nous allons poursuivre dans cette voie, avec l’objectif d’offrir des produits
de qualité aux distributeurs et aux pizzerias afin de leur faire profiter de
nos services et de notre expertise. 

Au cours de l’exercice 2004, nous avons observé certains change-
ments  dans  le  marché,  alors  que  certains  de  nos  compétiteurs  ont 
augmenté leur capacité de production au-delà de la demande, ce qui a
eu pour effet d’exercer une pression à la baisse sur les prix, notamment
dans la catégorie de la mozzarella. Malgré cette concurrence, nous avons
réussi à hausser notre volume de vente dans le segment de la restauration.

Nous poursuivrons notre croissance en continuant d’offrir à nos clients
les  produits  qui  comblent  leurs  besoins  spécifiques  en  termes  de 
performance, de qualité et de prix. 

Le segment industriel représente 28 % de notre volume de ventes
total  aux  États-Unis.  Notre  volume  a  diminué  de  8,8 % au  cours  de
l’exercice 2004 par rapport à l’an passé. Cette baisse est principalement
attribuable  au  fait  que  nous  avons  renoncé  à  certains  volumes  moins
profitables. Par contre, nous avons continué de profiter de certains gains
dans la catégorie de la ricotta pour les mets préparés. Notre volume de
ventes de ricotta a augmenté d’environ 20 % au cours de l’exercice 2004.
Nous continuerons de nous concentrer sur la croissance de ce segment
par le biais de relations à long terme avec des clients qui apprécient la
valeur d’un produit fonctionnel, du service et de prix justes. L’acquisition
des activités relatives à la marque Treasure Cave nous a permis d’aug-
menter le volume de ventes de fromage bleu et de servir de nouveaux
clients producteurs de vinaigrette.

Dans  ce  segment,  nos  produits  comprennent  aussi  des  sous-
produits dérivés du lactosérum, ainsi que d’autres produits tels que du
lait condensé sucré et du lait de poule. Les prix des sous-produits sur
le  marché  international  ont  continué  de  chuter  légèrement  pendant
l’exercice 2004. Au cours du premier trimestre de l’exercice 2004, nous
avons  solidifié  notre  position  en  ce  qui  concerne  les  sous-produits
dérivés du lactosérum avec notre participation dans Gallo Protein 2003,
LLC, laquelle nous a permis d’ajouter de la valeur à nos dérivés de lac-
tosérum  en  Californie.  Nous  continuerons  d’axer  nos  efforts  sur  le
développement de produits et l’amélioration de la technologie afin de
demeurer efficaces.

30

R a p p o r t   d e   g e s t i o n

BAIIA (secteur Produits laitiers américain)
Pour l’exercice 2004, le bénéfice avant intérêts, impôts sur les bénéfices
et  amortissement  s’élevait  à  160,9 millions  de  dollars,  soit  une 
augmentation  de  40,8 millions  de  dollars  ou  34 % par  rapport  aux 
120,1 millions de dollars de l’exercice 2003. La croissance du volume de
ventes  de  5,9 % de  l’exercice  2004,  combinée  avec  notre  efficacité
opérationnelle, les bénéfices issus de la valeur ajoutée de nos dérivés
de lactosérum par le biais du partenariat avec Gallo Protein 2003, LLC
et  la  contribution  des  activités  reliées  à  la  marque  Treasure  Cave, a
entraîné un impact positif d’environ 27,7 millions de dollars au chapitre
du BAIIA. Les conditions favorables du marché au cours de l’exercice
2004 ont généré un impact positif de 36,9 millions de dollars sur le plan
du  BAIIA.  Par  contre,  l’appréciation  du  dollar  canadien  a  créé  un
manque à gagner de 23,8 millions de dollars pour le BAIIA. 

Le prix de vente moyen par livre de fromage pour l’exercice 2004
était  de  1,39 $ US,  ce  qui  représente  une  augmentation  de  0,24 $ US
par rapport à la moyenne de 1,15 $ US de l’exercice précédent, ayant eu
un  effet  favorable  sur  l’absorption  de  nos  frais  fixes.  De  plus,  cette
hausse a eu un impact positif sur la réalisation de nos stocks produits
à moindres coûts pour l’exercice 2004. Au cours de cet exercice, la rela-
tion entre le prix de vente moyen par livre de fromage et le coût de notre
matière première, le lait, a également été avantageuse. La légère baisse
des prix des sous-produits au cours de l’année n’a presque pas affecté
le BAIIA. 

La hausse du volume pour l’exercice 2004 a permis à nos installa-
tions manufacturières d’absorber encore mieux leurs frais généraux, ce
qui les a rendues plus efficaces. 

Perspectives (secteur Produits laitiers américain)
Saputo est fière de produire des fromages de qualité au meilleur coût
possible. Avec une croissance du volume de ventes de l’ordre de 5,9 %,
la division Fromage (États-Unis) a une fois de plus démontré que ses
produits étaient très attrayants pour les consommateurs. Grâce à notre
détermination  constante  à  combler  leurs  demandes,  nous  allons  tra-
vailler  avec  acharnement  au  cours  de  la  prochaine  année  pour  conti-
nuer à produire des produits de qualité, à les améliorer et à en déve-
lopper  de  nouveaux,  tant  pour  le  bénéfice  de  nos  clients  que  des 
consommateurs de nos produits. En matière d’innovation, au cours du
premier  trimestre  de  l’exercice  2005,  nous  lancerons  notre  parmesan
en morceaux très minces, lequel sera destiné à nos clients du détail et
de  la  restauration.  Les  consommateurs  sont  de  plus  en  plus  sensibi-
lisés à de saines habitudes alimentaires. Aussi nous avons lancé, cette
année, un fromage à effilocher léger, et nous continuerons de promouvoir
ce type de produit au cours de la prochaine année. 

Avec  la  hausse  de  nos  volumes  et  le  lancement  de  nouveaux 
produits, nous devrons nous assurer d’avoir suffisamment de capacité
manufacturière. À la fin de l’exercice 2003, nous fonctionnions à 93 %
de notre capacité. À la fin de l’exercice 2004, avec la croissance de notre
volume  de  ventes,  nous  avons  lancé  un  projet  qui  a  pour  but  d’aug-
menter notre capacité manufacturière totale d’environ 12 %. Ce projet
devrait être complèté au milieu de l’exercice 2005. Sur des coûts de pro-
jet totaux estimés à 10 millions de dollars, 5,8 millions de dollars ont
déjà  été  déboursés.  Notre  capacité  utilisée  se  situe  actuellement  à
94 %.  Si  nécessaire,  la  Société  pourrait  ajouter  de  la  capacité 
manufacturière à ses usines. 

Saputo offre aux consommateurs des produits laitiers qui sont à la
base d’un régime alimentaire équilibré. Un changement dans les con-
ditions économiques pourrait inciter les clients à modifier leurs habi-
tudes de consommation. La répartition de nos revenus bien équilibrée
entre nos trois segments nous place dans une meilleure position pour
faire face à ce genre de changements économiques. 

Une  importante  appréciation  du  dollar  canadien  a  entraîné  un
effet négatif sur nos résultats de l’exercice 2004. Il est extrêmement dif-
ficile de prédire la fluctuation des devises canadiennes ou américaines,
car plusieurs facteurs peuvent affecter la fluctuation du taux de change. 
La division Fromage (États-Unis) exerce ses activités au sein d’une
industrie caractérisée par des fluctuations des prix fréquentes et sou-
vent spectaculaires. Les prix de base sont établis en fonction des trans-
actions  quotidiennes  de  la  CME.  La  CME  agit  à  titre  de  marché  aux
enchères pour certains produits de commodité où des courtiers agréés
représentent  les  acheteurs  et  les  vendeurs.  Le  fromage  est  transigé
quotidiennement tandis que le beurre l’est trois jours par semaine. Les
prix établis à la fin d’une séance servent de prix de référence pour la plu-
part des ventes de fromage et de beurre effectuées aux États-Unis. La
stabilité des prix du marché dépend de la suffisance de l’approvision-
nement  pour  répondre  à  la  demande.  Des  déséquilibres  relativement
légers  peuvent  souvent  entraîner  d’importants  mouvements  de  prix.
Plusieurs  facteurs  tels  que  les  conditions  climatiques,  les  politiques
gouvernementales,  le  prix  de  la  nourriture  animale,  les  problèmes  de
santé  animale,  les  conditions  économiques  et  les  préoccupations  ali-
mentaires peuvent ainsi avoir une influence majeure sur le prix des pro-
duits laitiers. L’histoire a démontré que le marché des produits laitiers
peut  être  plus  difficile  à  prévoir  que  le  marché  boursier,  les  taux 
d’intérêt et les taux de change. Pour l’exercice 2004, le marché du bloc
de fromage cheddar de la CME a fluctué entre 1,09 $ US et 2,09 $ US.
Les  fluctuations  futures  des  prix  du  fromage  auront  un  impact  soit
positif, soit négatif sur les résultats de la division Fromage (États-Unis).
Notre succès continu dépendra entre autres de notre aptitude à réagir
rapidement et avantageusement aux conditions de marché au fur et à
mesure qu’elles se présentent.

31

R a p p o r t   d e   g e s t i o n

Secteur Produits d’épicerie

Constitué  de  la  division  Boulangerie,  le  secteur  Produits  d’épicerie
représente 4,7 % des revenus de la Société.

Revenus (secteur Produits d’épicerie)
Les revenus du secteur Produits d’épicerie ont totalisé 167,4 millions
de dollars au cours de l’exercice terminé le 31 mars 2004, sensiblement
au même niveau que les 167,9 millions de dollars de l’exercice précé-
dent.  Au  chapitre  des  volumes  vendus,  l’exercice  2004 montre  une 
augmentation d’environ 1 %.

Dans  l’ensemble,  on  ne  peut  noter  de  variation  sensible  des
ventes, que ce soit par régions ou par marques de commerce. De nou-
veaux produits ont été introduits pour la période des fêtes de Noël et
de Pâques tels que les œufs de Pâques Jos.Louis et May West. D’autres
produits comme les gâteaux aux carottes et le Reine Élizabeth ont été
introduits sur une base permanente.

Également,  nous  avons  introduit,  en  fin  d’exercice,  un  nouveau
Jos.Louis « Full Choco », appuyé par une campagne publicitaire télévisée
destinée au groupe d’âge adolescent.

La  division  a  su  maintenir  ses  parts  de  marché  prépondérantes

malgré un environnement de plus en plus concurrentiel. 

En ce qui a trait au marché américain, il n’y a pas eu de variation
sensible des ventes au cours de l’exercice. L’introduction de nos pro-
duits  sur  ce  marché  demeure  une  introduction  à  petite  échelle,  par
étapes, et dans des régions bien définies.

Il est important de noter que l’exercice 2004 aura été voué à une
réflexion  sur  la  division  Boulangerie  de  façon  à  prendre  une  position
quant à son avenir. Durant cette période, peu d’initiatives importantes
ont été entreprises, ce qui explique la stabilité des revenus.

BAIIA (secteur Produits d’épicerie)
Le BAIIA de l’exercice terminé le 31 mars 2004 a été de 32,5 millions de
dollars, en légère baisse de 0,7 million de dollars comparativement à
l’exercice  précédent.  Quant  à  la  marge  de  BAIIA,  elle  est  passée  de
19,8 % en 2003 à 19,4 % en 2004.

Comparativement  à  la  même  période  l’an  dernier,  nous  avons
assisté à certaines augmentations de coûts de fabrication au cours de
l’exercice 2004. Ainsi, on peut noter des augmentations de coûts pour
la matière première et l’emballage ainsi qu’au niveau des salaires. Ces
augmentations ne se sont pas traduites par des augmentations des prix
de  vente  de  nos  produits  à  l’échelle  nationale.  En  contrepartie, 
certaines réductions de frais sont à noter, tant en marketing qu’en avan-
tages  sociaux,  en  raison  de  dépenses  non  récurrentes  par  rapport  à 
l’exercice précédent. Également, les efforts de capitalisation en immo-
bilisations, effectués tout au cours de l’exercice précédent et de l’exer-
cice courant, ont permis d’améliorer notre efficacité manufacturière en
faisant appel à la robotisation de certaines opérations. Dans l’ensemble,
tous ces éléments n’ont pratiquement pas eu d’effet sur notre BAIIA.

32

R a p p o r t   d e   g e s t i o n

Perspectives (secteur Produits d’épicerie)
L’exercice 2004 aura été une période de réflexion sur l’avenir de la division
Boulangerie. Après avoir complété un processus d’évaluation des alter-
natives,  nous  avons  décidé,  en  février  dernier,  de  poursuivre  notre
engagement envers la division. Notre analyse nous a permis de valider
le potentiel de croissance de cette division. 

Avec  notre  décision  de  poursuivre  les  activités  de  la  division
Boulangerie,  nous  avions  annoncé,  en  février  dernier,  des  investis-
sements contrôlés et ciblés totalisant environ 20 millions de dollars sur
une période de trois ans, investissements qui devraient être couverts
par  la  rentabilité  additionnelle  générée  durant  cette  période.  Ces
investissements,  qui  débuteront  à  la  fin  de  l’exercice  2005,  devraient
permettre  d’assurer  une  meilleure  pénétration  géographique.  Entre
temps, nous explorerons également des alternatives dans d’autres seg-
ments de marché, tels que la restauration et le segment industriel. Bien
ancrés  dans  le  créneau  de  la  pâtisserie,  nous  consacrerons  tous  les
efforts dans le but de maximiser l’utilisation de notre capacité manu-
facturière, actuellement sous-utilisée à près de 30 %. Par nos investis-
sements en immobilisations, nous poursuivrons certains programmes
de robotisation manufacturière. Les perspectives pour l’exercice 2005
ne  prévoient  pas  d’augmentation  de  coûts  des  ingrédients  et  des
emballages. Afin de récupérer certaines augmentations de coûts subies
au cours de l’exercice 2004, nous évaluerons, s’il y a lieu, d’augmenter
les prix de vente de nos produits. Au cours de l’exercice 2005, nous pré-
voyons  par  ailleurs  des  charges  supplémentaires  liées  au  régime  de
retraite d’environ 2 millions de dollars.

Bien que nos produits fassent plutôt partie de la catégorie des pro-
duits d’indulgence, nous sommes conscients des tendances actuelles de
consommation pour des produits plus faibles en gras et en gras trans, et
orientons notre recherche-développement en ce sens, dans le but de pro-
fiter pleinement du potentiel offert par certaines de nos marques et de
répondre adéquatement à la demande des consommateurs.

Revenus
Secteur Produits d’épicerie
(en millions de dollars)

187,4

167,9

167,4

2002

2003

2004

BAIIA
Secteur Produits d’épicerie
(en millions de dollars)

35,4

33,2

32,5

2002

2003

2004

Tr é s o r e r i e

Les  flux  de  trésorerie  provenant  des  activités  d’exploitation  avant  la
variation des éléments hors caisse du fonds de roulement ont totalisé,
au  cours  de  l’exercice  2004,  301,3 millions  de  dollars,  en  hausse  de
20 % par rapport aux 250,1 millions de dollars de l’exercice précédent.
Cette augmentation est principalement attribuable à l’augmentation du
bénéfice net au cours de l’exercice.

Les  éléments  hors  caisse  du  fonds  de  roulement  ont  utilisé 
13,7 millions de dollars au cours de l’exercice 2004, comparativement à 
26,6 millions de dollars en 2003. Cette diminution est principalement
attribuable  à  certains  facteurs  dont  l’appréciation  du  dollar  canadien
jumelée à l’augmentation du prix moyen par livre de fromage dans le
secteur Produits laitiers américain en 2004.

Au chapitre des activités d’investissement, la Société a consacré,
au  cours  de  l’exercice,  100 millions  de  dollars  à  l’acquisition  d’entre-
prises. Notre dernière acquisition en Argentine, soit Molfino Hermanos
S.A., a nécessité un investissement de l’ordre de 59,9 millions de dollars.
En  mai  dernier,  nous  avons  complété,  aux  États-Unis,  l’acquisition
d’une participation de 51 % dans Gallo Protein 2003, LLC qui fabrique
et commercialise certains sous-produits et nous avons également com-
plété  l’acquisition  des  activités  commerciales  liées  aux  marques  de
commerce de fromage bleu Treasure Cave et Nauvoo, le tout pour une
valeur de 40,1 millions de dollars.

La Société a également ajouté 90,4 millions de dollars en immobi-
lisations pour lesquels environ 74 % sont liés au remplacement d’immo-
bilisations.  La  différence  a  servi  à  la  mise  en  place  de  nouvelles  lignes
d’emballage et de nouvelles technologies ainsi qu’à l’agrandissement et à
l’augmentation de certaines capacités manufacturières. Nous avons aussi
procédé à la disposition d’immobilisations non utilisées pour un montant
de 5,9 millions de dollars par suite de certaines rationalisations et dont le
montant  le  plus  important  aura  été  la  disposition  de  notre  installation
manufacturière située à Annacis Island en Colombie-Britannique.

Le  placement  de  portefeuille  a  été  diminué  de  2,0 millions  de 
dollars  à  la  suite  de  l’encaissement  de  dividendes  qui  excèdent  la
quote-part de la Société dans les bénéfices cumulés.

Dans le cadre de nos activités de financement, nous avons rem-
boursé 110,1 millions de dollars, en fonction de nos engagements sur
notre  dette  à  long  terme.  Durant  l’exercice,  bien  que  la  Société  ait
connu d’excellentes entrées de fonds avec son exploitation, nous avons

utilisé  63,9 millions  de  dollars  en  emprunts  bancaires  pour  couvrir 
partiellement nos activités d’investissement.

Nous avons remis aux actionnaires 47,7 millions de dollars sous

forme de dividendes durant le dernier exercice.

R e s s o u r c e s   f i n a n c i è r e s

Le  fonds  de  roulement  de  la  Société  se  situait  à  297,2 millions  de 
dollars au 31 mars 2004, comparativement à 269,3 millions de dollars
à la fin de l’exercice précédent. Au cours de l’exercice 2004, notre ratio
de dette portant intérêts sur les capitaux propres s’est amélioré, pas-
sant à 0,39 au 31 mars 2004 alors qu’il était de 0,53 au 31 mars 2003.
La situation financière de la Société est excellente. Nous n’entre-
voyons  pas  de  besoin  de  capitaux  pour  notre  fonds  de  roulement  et
nous comptons, au cours du prochain exercice, rembourser, au mini-
mum, la portion à court terme de la dette à long terme, soit 44 millions
de  dollars,  le  tout  conformément  à  nos  engagements  contractuels.
Également,  nous  comptons  rembourser  les  montants  d’emprunts 
bancaires, d’un total de 82,4 millions de dollars.

Pour  l’exercice  2005,  nous  prévoyons  ajouter  en  acquisition 
d’immobilisations environ 80 millions de dollars, dont 53 millions de
dollars seront affectés à de nouvelles technologies et à l’ajout de capa-
cités  manufacturières.  Le  reste  sera  consacré  au  remplacement  de 
certaines immobilisations. De ces investissements en immobilisations,
environ 13 millions sont liés à nos activités en Argentine, nouvellement
acquises en novembre dernier. Également, nous prévoyons une dépense
d’amortissement  des  immobilisations  qui  devrait  se  situer  à  environ 
68 millions de dollars. Saputo financera les ajouts aux immobilisations
de  l’exercice  2005 à  même  les  flux  de  trésorerie  provenant  de  son
exploitation.  Au  31 mars  2004,  la  Société  n’avait  aucun  engagement
important lié à des acquisitions d’immobilisations.

La Société dispose actuellement de facilités de crédit bancaire de
241 millions de dollars, dont 82,4 millions de dollars sont utilisés. Nous
pouvons  assurer  notre  développement  grâce,  en  premier  lieu,  aux
importants  flux  de  trésorerie  générés  par  la  Société,  puis  grâce  à  un
crédit bancaire actuellement disponible de près de 159 millions de dol-
lars.  S’il  s’avérait  nécessaire,  la  Société  pourrait  prendre  de  nouveaux
arrangements financiers pour poursuivre sa croissance par acquisitions.

33

R a p p o r t   d e   g e s t i o n

B i l a n

A r r a n g e m e n t s   h o r s   b i l a n

En comparaison du 31 mars 2003, les principaux postes de bilan ont
varié en fonction de certains facteurs, tels que l’appréciation du dollar
canadien, les diverses acquisitions d’entreprises réalisées au cours de
l’exercice, ainsi que la variation du prix de vente par livre de fromage
aux États-Unis. Le taux de conversion des postes de bilan de notre opé-
ration américaine libellés en devises américaines était de 1,3113 CA/US
au  31 mars  2004 comparativement  à  1,4678 CA/US  au  31 mars  2003,
réduisant ainsi la valeur des postes de bilan concernés. Le taux de con-
version des postes de bilan de notre opération en Argentine libellés en
pesos argentins était de 0,4570 CA/ARS au 31 mars 2004, comparative-
ment à 0,4361 CA/ARS au 28 novembre 2003, soit au moment de l’ac-
quisition,  augmentant  ainsi  la  valeur  des  postes  de  bilan  concernés.
Les  diverses  acquisitions  effectuées  ont  en  contrepartie  ajouté  de  la
valeur aux postes des débiteurs, des stocks, des immobilisations, des
écarts  d’acquisition,  des  marques  de  commerce  et  des  créditeurs.  Le
prix de vente par livre de fromage supérieur au 31 mars 2004 compa-
rativement  au  31 mars  2003 a  ainsi  fait  augmenter  la  valeur  de  nos
débiteurs, de nos stocks ainsi que de nos créditeurs. D’un point de vue
opérationnel, au 31 mars 2004, notre niveau de stocks était supérieur
d’environ 16 millions de dollars comparativement à l’exercice précédent.
Nous avons également diminué la valeur de notre placement de porte-
feuille de 2,0 millions de dollars par l’application de dividendes reçus en
excédent de la quote-part de la Société dans les bénéfices cumulés. La
variation de l’écart de conversion de devises étrangères sous la rubrique
des  capitaux  propres  est  fonction  de  la  variation  des  taux  de  devises
étrangères. L’actif total de la Société se situait à 2,070 milliards de dollars
au 31 mars 2004, comparativement à 1,971 milliard au 31 mars 2003.

Information  sur  le  capital-actions

Le  capital-actions  autorisé  de  la  Société  est  constitué  d’un  nombre
illimité d’actions ordinaires et privilégiées. Les actions ordinaires sont
votantes et participantes. Les actions privilégiées peuvent être émises
en  une  ou  plusieurs  séries,  et  les  modalités  et  privilèges  de  chaque
série doivent être établis au moment de leur création.

Autorisé

Illimité

Illimité

Émises au
31 mars 2004

Émises au 
1er juin 2004

103 777 730

103 970 432

Aucune

Aucune

4 745 580

5 494 605

Actions ordinaires

Actions privilégiées

Options d’achat d’actions
émises et en circulation

Pour  l’ensemble  de  ses  opérations,  la  Société  a  recours  à  certains
arrangements hors bilan qui consistent essentiellement en la location
de  certains  locaux  ainsi  qu’en  certains  contrats  de  location  pour  de
l’équipement et des véhicules. Ces ententes sont comptabilisées sous
forme de contrats de location-exploitation. Les loyers minimums futurs
au 31 mars 2004 sont de 46,1 millions de dollars au total.

La Société n’utilise pas d’instruments financiers dérivés à des fins
spéculatives. Saputo utilise certains instruments dérivés dans le cas de
situations spécifiques. Dans le cours normal des affaires, notre opéra-
tion canadienne est importatrice de certains produits et notre gestion
des  risques  de  change  nous  amène,  occasionnellement,  à  conclure 
certains contrats d’achat de devises en euros, dont le montant total au
31 mars 2004 s’élevait à 500 000 euros.

Également, afin de bien gérer les risques liés aux fluctuations des
taux d’intérêts, la Société utilise des contrats de crédit croisé (contrat
de swap). Au 31 mars 2004, la Société était partie à un contrat de crédit
croisé à un taux de 5,08 %, couvrant un montant de 34,7 millions de dol-
lars de dette à long terme. Au 31 mars 2004, un montant de 556 000 dol-
lars serait nécessaire pour le règlement de ce contrat.

La Société conclut, à l’occasion, certains contrats à terme pour se
protéger des fluctuations de prix de certaines marchandises lorsqu’elle
a, au préalable, un engagement de vente du produit fini. Au 31 mars 2004,
la valeur marchande de ces contrats est de 2,6 millions de dollars.

L’exposition  financière  de  la  Société  à  l’égard  des  instruments 
financiers utilisés n’est pas affectée par les changements de condition
économique, car ces instruments sont généralement détenus jusqu’à
maturité.

Les  Notes  15 et  16 des  états  financiers  consolidés  décrivent  les

arrangements hors bilan de la Société.

G a r a n t i e s

De temps à autre, la Société conclut des ententes dans le cours normal
de ses activités, notamment des ententes de service et des contrats de
location ainsi que dans le cadre d’acquisitions ou de cessions d’entre-
prises  ou  d’actifs,  lesquelles  ententes,  de  par  leur  nature,  peuvent
fournir des indemnités à des tierces parties. Ces dispositions d’indem-
nisation  peuvent  viser  des  manquements  aux  représentations  et
garanties de même que des réclamations futures à l’égard de certains
éléments  de  passif,  notamment  en  ce  qui  a  trait  à  des  questions 
fiscales  ou  environnementales.  Les  modalités  de  ces  indemnisations
sont de durées variées.

La Note 15 des états financiers consolidés traite des garanties de

la Société.

34

R a p p o r t   d e   g e s t i o n

O b l i g a t i o n s   c o n t r a c t u e l l e s

Pour la Société, ses obligations contractuelles consistent en des enga-
gements  relatifs  au  remboursement  de  sa  dette  à  long  terme  ainsi
qu’en  certaines  ententes  de  location  relatives  à  des  locaux,  de
l’équipement et des véhicules.

La  Note  7 décrit  l’engagement  de  la  Société  pour  ce  qui  est  du
remboursement de la dette à long terme, alors que la Note 15 décrit ses
engagements contractuels de location.

Information à fournir sur les garanties
La  note  d’orientation  concernant  la  comptabilité  NOC-14 de  l’ICCA,
Information à fournir sur les garanties, exige des entités qu’elles présen-
tent  des  informations  sur  les  garanties  données,  sans  égard  à  la 
probabilité que la Société soit tenue de verser des paiements en vertu
de ces garanties.

La note d’orientation s’applique aux périodes intermédiaires et exer-
cices  ouverts  à  compter  du  1er janviers  2003.  La  Société  a  déjà  mis  en
application cette note d’orientation depuis son exercice financier 2003.

(en milliers de dollars)
2005
2006
2007
2008
2009

Exercices
subséquents
Total

Dette à
long terme
43 969
50
39 389
17

–

288 486
371 911

Loyer
minimum
16 585
8 941
7 471
5 093
4 392

3 600
46 082

O p é r a t i o n s   a v e c  
d e s   a p p a r e n t é s

Dans  le  cours  normal  de  ses  affaires,  la  Société  reçoit  et  fournit  des
biens et services de sociétés sous influence significative de son action-
naire principal. Ces biens et services d’un montant non significatif sont 
compensés par une contrepartie égale à la juste valeur marchande.

N o r m e s   c o m p t a b l e s

Normes appliquées
Rémunération et autres paiements à base d’actions
Depuis le 1er avril 2002, la Société a prospectivement enregistré à ses
résultats la rémunération à base d’actions, conformément à la recom-
mandation  de  l’Institut  canadien  des  comptables  agréés  (ICCA) 
d’utiliser la méthode de la juste valeur.

Dépréciation d’actifs à long terme
Le chapitre 3063 du manuel de l’ICCA, Dépréciation d’actifs à long terme,
définit  des  normes  de  constatation,  de  mesure  et  d’information  appli-
cables à la dépréciation d’actifs à long terme des entreprises à but lucratif.
Une perte de valeur est constatée lorsque la valeur comptable d’un
actif à long terme excède le total des flux de trésorerie non actualisés
qui  résulteront  vraisemblablement  de  l’utilisation  et  de  la  sortie
éventuelle de l’actif.

La  Société  a  déjà  adopté  prospectivement  ces  nouvelles  normes

depuis son exercice financier 2003.

TOTAL
60 554
8 991
46 860
5 110
4 392

292 086
417 993

Sortie d’actifs à long terme et abandon d’activités
Le  chapitre  3475 du  manuel  de  l’ICCA,  Sortie  d’actifs  à  long  terme  et
abandon d’activités, définit des normes de constatation, de mesure, de
présentation  et  d’information  applicables  à  la  sortie  d’actifs  à  long
terme.  Il  définit  également  des  normes  de  présentation  et  d’informa-
tion  applicables  aux  activités  abandonnées,  qu’elles  incluent  ou  non
des actifs à long terme.

Les exigences s’appliquent aux opérations de sortie amorcées, par
suite d’un engagement de l’entreprise à poursuivre un plan, à compter
du  1er mai  2003.  La  Société  a  adopté  prospectivement  ces  nouvelles
recommandations à compter de son exercice financier 2004.

Normes futures
Obligations liées à la mise hors service d’immobilisations
Le chapitre 3110 du manuel de l’ICCA, Obligations liées à la mise hors
service d’immobilisations, exige la constatation d’un passif au titre des
obligations  juridiques,  qu’elles  soient  d’origine  légale,  réglementaire,
contractuelle ou autre, normalement lorsque ces obligations prennent
naissance. Le passif est évalué initialement à la juste valeur et les coûts
qui s’y rattachent sont capitalisés dans la valeur comptable de l’immo-
bilisation en cause. Le coût de mise hors service d’une immobilisation
est amorti dans l’état des résultats selon une méthode systématique et
logique.  Cette  recommandation  ne  devrait  pas  avoir  d’incidence
notable  sur  les  résultats  futurs  de  la  Société.  Le  chapitre  3110
s’applique aux exercices ouverts à compter du 1er janvier 2004.

Relations de couverture
La  note  d’orientation  concernant  la  comptabilité  NOC-13 de  l’ICCA,
Relations  de  couverture, précise  les  circonstances  dans  lesquelles  la
comptabilité  de  couverture  est  appropriée,  et  elle  traite  notamment  de 
l’identification, de la documentation, de la désignation et de l’efficacité des
couvertures, ainsi que de la cessation de la comptabilité de couverture.

La  note  d’orientation  s’applique  aux  relations  de  couverture  en
place  dans  les  exercices  ouverts  à  compter  du  1er juillet  2003 et  son
adoption anticipée est encouragée.

La  Société  estime  que  l’application  de  cette  nouvelle  norme 

n’aura pas d’incidence importante sur ses états financiers.

35

R a p p o r t   d e   g e s t i o n

Co n v e n t i o n s   c o m p t a b l e s  
c r i t i q u e s   e t   r e c o u r s   à  
d e s   e s t i m a t i o n s   c o m p t a b l e s

Dans  le  cadre  de  la  préparation  des  états  financiers  consolidés  de  la
Société conformément aux principes comptables généralement recon-
nus, la direction doit procéder à des estimations. Ces estimations sont
développées sur la base de l’expérience des années antérieures et selon
le jugement de la direction. La direction révise ces estimations de façon
continue. Les résultats réels pourraient différer de ces estimations. La
section  qui  suit  décrit  les  principales  estimations  utilisées  dans  la 
préparation des états financiers consolidés de Saputo inc.

Immobilisations

Afin d'assigner le coût des immobilisations sur leur vie utile, des éva-
luations de la durée de vie utile des immobilisations doivent être faites.
Le coût de chaque immobilisation sera alors attribué sur sa durée de
vie utile et amorti année après année sur cette base.

Placement de portefeuille

Le placement de portefeuille est enregistré à la valeur d’acquisition. La
Société  réalise  une  évaluation  annuelle  pour  s'assurer  que  la  juste
valeur du placement n'est pas inférieure à la valeur aux livres. Afin de
calculer une juste valeur estimée, la Société utilise le BAIIA de la com-
pagnie en y appliquant un multiple basé sur des comparables de son
industrie. Si le placement de portefeuille subissait une baisse de valeur
durable, sa valeur aux livres serait réduite pour tenir compte de cette
baisse de valeur.

Écarts d’acquisition

Les  nouvelles  normes  exigent  que  les  écarts  d’acquisition  ne  soient
plus amortis, mais qu’ils soient plutôt soumis à un test de dépréciation
annuellement ou plus fréquemment si des événements ou des change-
ments de situation indiquaient que l’actif pourrait avoir subi une baisse
de valeur. Afin de déterminer si une baisse de valeur s’est produite, il
est requis d’évaluer chacune des unités d'enregistrement respectives.
Les évaluations de la Société sont basées sur des multiples de Saputo
et de l'industrie. Ces multiples sont appliqués aux BAIIA et aux actifs
nets. Cette méthode est appliquée uniformément par la Société.

Rémunération à base d’actions

La  Société  emploie  la  méthode  basée  sur  la  juste  valeur  pour  comp-
tabiliser aux résultats la rémunération à base d’actions. Par cette méthode,
la Société répartit une charge sur la durée de levée des options octroyées.
La durée de vie prévue des options utilisée pour calculer la juste valeur des
options est basée sur l’expérience et sur le jugement de la direction. La
durée de vie prévue n'a pas changé depuis l'exercice précédent.

Régimes de retraite

La Société offre et participe à des régimes de retraite à cotisations
déterminées auxquels adhèrent près de 82 % de ses employés actifs. La
charge  nette  de  retraite  sous  ces  types  de  régimes  est  généralement
égale aux contributions effectuées par l’employeur.

La Société participe également à des régimes de retraite à presta-
tions déterminées auxquels adhèrent le reste de ses employés actifs. Le
coût  des  prestations  de  retraite  touchées  par  les  employés  est  déter-
miné  selon  la  méthode  actuarielle  de  répartition  des  prestations,  au
prorata des années de service et selon des hypothèses retenues par la
direction relativement, entre autres, au taux d’actualisation, au rende-
ment  attendu  de  l’actif  des  régimes,  au  taux  de  croissance  de  la
rémunération  et  à  l’âge  de  retraite  des  employés.  Toutes  ces  estima-
tions et évaluations sont préparées avec l’aide de conseillers externes.
Le  taux  d’actualisation  a  été  déterminé  en  fonction  des  taux  de 
rendement des obligations corporatives de haute qualité à long terme
en vigueur, tel que le requiert la norme ajustée, pour tenir compte de la
durée du passif des régimes. Le taux a été diminué de 6,75 % l’année
dernière à 6,25 % en date du 31 décembre 2003.

Nous  avons  établi  à  7,9 % le  rendement  moyen  attendu  sur  les 
actifs  investis  considérant  la  nature  et  la  combinaison  de  ces  actifs.
Cette  hypothèse  est  jugée  raisonnable  et  est  appuyée  par  nos 
conseillers externes.

Le taux de croissance de la rémunération a été fixé à 3,5 % à long

terme, en tenant compte de l’estimation des taux d’inflation futurs.

La  Société  offre  également  un  programme  d’avantages  complé-
mentaires  de  retraite  lié  aux  soins  médicaux.  Aux  fins  de  l’évaluation
des  coûts  liés  au  programme,  le  taux  de  croissance  annuel  hypothé-
tique  des  coûts  liés  aux  soins  médicaux  a  été  fixé  entre  5,5 % et  7 %
pour  l’exercice  2005 et,  selon  les  hypothèses  retenues,  ces  taux
devraient diminuer graduellement, pour atteindre 5,3 % en 2007 et les
années subséquentes.

Toute  modification  à  ces  hypothèses  ou  toute  expérience  des
régimes  différente  de  celle  prévue  entraîne  des  gains  ou  des  pertes
actuariels  par  rapport  aux  résultats  anticipés.  Si  ces  gains  ou  pertes
dépassent  10 % de  l’actif  ou  du  passif  maximum  du  régime,  ils  sont
amortis sur le nombre moyen anticipé d’années de service restantes du
groupe  d’employés  contribuant  aux  régimes,  conformément  à  la
recommandation de l’ICCA.

36

R a p p o r t   d e   g e s t i o n

Le  tableau  ci-dessous  présente  une  analyse  de  la  sensibilité  des
hypothèses économiques clés utilisées pour mesurer l’effet sur les obli-
gations au titre des régimes de retraite à prestations déterminées, les
autres avantages sociaux futurs des employés et la charge nette. Cette
analyse de sensibilité doit être interprétée avec précaution étant donné
que ces résultats sont hypothétiques et que les variations de chacune
des hypothèses clés pourraient s’avérer non linéaires. L’analyse de sen-
sibilité devrait être lue en conjonction avec la Note 14 des états finan-
ciers  consolidés.  La  sensibilité  de  chaque  variable  principale  a  été 
calculée indépendamment des autres.

Les  actifs  des  régimes  de  retraite  sont  détenus  par  plusieurs
fiducies  indépendantes  et  la  composition  moyenne  du  portefeuille
global au 31 décembre 2003 était de 2 % en encaisse et placements à
court  terme,  44 % en  obligations  et  54 % en  actions  canadiennes,
américaines  et  étrangères.  À  long  terme,  nous  ne  prévoyons  pas  de
modification majeure à cette répartition des actifs.

Pour  les  régimes  à  prestations  déterminées,  des  évaluations
actuarielles  ont  été  effectuées  en  décembre  2002 et  2003,  couvrant
ainsi la totalité des obligations relatives à ce type de régime. Par suite
de  ces  évaluations,  une  insuffisance  de  solvabilité  de  20 millions  de
dollars a été constatée en date du 31 décembre 2003. Cette insuffisance
est  due  principalement  à  une  augmentation  des  obligations  des
régimes découlant d’une baisse marquée du taux d’escompte prescrit
par les lois provinciales en matière de régimes de retraite, et à des ren-
dements  d’actifs  insuffisants  à  ces  moments.  En  vertu  de  ces  lois
provinciales,  une  cotisation  supplémentaire  est  requise  pour  les  cinq
prochaines  années  afin  d’acquitter  cette  insuffisance.  Le  versement

supplémentaire  effectué  durant  l’exercice  financier  2004 a  été  de 
4,6 millions de dollars. Le versement supplémentaire requis pour l’exer-
cice financier 2005 sera de 5,9 millions de dollars, soit 1,3 millions de
dollars de plus que lors de l’exercice financier précédent.

Impôts futurs

La Société utilise la méthode de l’actif et du passif d’impôts futurs pour
comptabiliser les impôts sur les bénéfices. Les impôts sur les bénéfices
futurs  débiteurs  et  créditeurs  sont  déterminés  en  fonction  des  taux
d’imposition  qu’on  s’attend  à  appliquer  au  bénéfice  imposable  au
cours des exercices durant lesquels on prévoit recouvrer ou régler les
écarts temporaires. Par conséquent, une projection du bénéfice impo-
sable  est  nécessaire  pour  ces  exercices,  de  même  qu’une  hypothèse
quant à la période de recouvrement ou de règlement de certains écarts
temporaires. La projection du bénéfice imposable futur est fondée sur
la meilleure estimation de la direction et peut différer du bénéfice impo-
sable réel. La Société évalue sur une base annuelle le besoin d’établir
une provision pour moins-value relative à ses impôts sur les bénéfices
futurs débiteurs. Les règles et les règlements fiscaux canadiens, améri-
cains  et  internationaux  sont  sujets  à  l’interprétation  et  nécessitent  le
jugement de la Société, lequel peut être contesté par les autorités fis-
cales. La Société croit qu’elle a pourvu de façon adéquate aux obliga-
tions fiscales pouvant découler des faits et circonstances actuels. Les
écarts temporaires et les taux d’imposition peuvent changer à la suite
de modifications apportées par un budget fiscal et/ou par une nouvelle
législation relative aux impôts sur les bénéfices.

Analyse de sensibilité
Régimes de retraite et autres avantages sociaux futurs

(en milliers de dollars)

Taux de rendement prévu de l’actif

Effet d’une hausse de 1 %
Effet d’une baisse de 1 %

Taux d’actualisation

Effet d’une hausse de 1 %
Effet d’une baisse de 1 %

Taux de croissance présumé du coût global des soins de santé

Effet d’une hausse de 1 %
Effet d’une baisse de 1 %

Régimes de retraite

Autres avantages sociaux futurs

Obligations au titre
des prestations
constituées

Charge
nette

Obligations au titre
des prestations
constituées

Charge
nette

s.o.
s.o.

(16 063)
17 838

s.o.
s.o.

(1 712)
1 712

(926)
1 305

s.o.
s.o.

s.o.
s.o.

(2 036)
2 498

2 080
(1 749)

s.o.
s.o.

(822)
424

279
(231)

37

R a p p o r t   d e   g e s t i o n

R i s q u e s   e t   i n c e r t i t u d e s

Consolidation de la clientèle

Au cours des dernières années, nous avons assisté à une consolidation
importante dans l’industrie alimentaire, et ce, dans tous les segments
de marché. Étant donné que nous desservons ces segments, la consoli-
dation dans l’industrie a eu pour effet de diminuer le nombre de clients
et d’augmenter l’importance relative de certains clients. Notre capacité
de continuer à desservir nos clients dans tous les marchés que nous
desservons dépendra de la qualité de nos produits et de notre service
ainsi que des prix de nos produits.

Environnement

Les  affaires  et  les  activités  de  Saputo  sont  régies  par  des  lois  et  des
règlements  environnementaux.  Nous  croyons  que  nos  activités  sont
conformes à tous égards importants à ces lois et règlements, à l’excep-
tion  de  ce  qui  est  précisé  dans  notre  notice  annuelle  datée  du 8 juin
2004,  pour  l’exercice  terminé  le  31 mars  2004.  Toute  nouvelle  loi  ou
réglementation  ou  resserrement  des  politiques  d’application  pourrait
avoir  un  effet  défavorable  important  sur  la  situation  financière  de
Saputo et entraîner des dépenses additionnelles pour s’y conformer ou
continuer de s’y conformer.

Tendances de consommation

La demande pour nos produits est sujette à la variation des tendances
de consommation. Ces changements peuvent affecter les résultats de la
Société. Afin de constamment s’adapter à ces changements, la Société
a recours à l’innovation et au développement de nouveaux produits.

Expositions aux risques financiers

Le degré d’exposition de Saputo aux risques financiers varie selon qu’il
s’agit des taux d’intérêt ou du cours de change de la devise américaine
et  du  pesos  argentin.  Bien  que  nous  utilisions  des  contrats  de  crédit
croisé (contrats de swap) pour gérer notre risque aux fluctuations de
taux d’intérêt, nous ne sommes pas entièrement à l’abri de toute expo-
sition aux risques financiers et il ne peut y avoir aucune garantie quant
au  fait  que  notre  rendement  ne  sera  jamais  affecté  par  ces  risques
financiers. Nous réalisons environ 35 % de nos ventes aux États-Unis
et sommes conséquemment exposés aux fluctuations de devises. Les
flux de trésorerie liés à nos activités américaines constituent toutefois
une  protection  naturelle  contre  le  risque  de  change  lié  à  notre  dette
exprimée  en  dollars  américains.  Afin  de  minimiser  l’effet  des  fluctua-
tions de taux d’intérêt sur ses résultats, la Société a recours à des con-
trats de crédit croisé (contrats de swap) pour 78,6 % de sa dette à long
terme  en  dollars  canadiens.  La  dette  en  dollars  américains  comporte
un taux fixe pour toute la durée des emprunts. Au total, 97 % de la dette
à long terme est à l’abri des fluctuations de taux d’intérêt.

Responsabilité de produits

Les  activités  de  Saputo  sont  exposées  aux  mêmes  dangers  et  aux
mêmes risques de responsabilité que celles de toutes les autres entre-
prises  de  transformation  des  aliments,  dont  la  contamination  des
ingrédients  ou  des  produits  par  des  bactéries  ou  d’autres  agents
externes pouvant être accidentellement introduits dans les produits ou
les  emballages.  Saputo  maintient  des  procédures  de  contrôle  de  la
qualité dans ses installations afin de réduire de tels risques. La Société
n’a jamais vécu de problème de contamination important avec ses pro-
duits. Toutefois, si une telle éventualité devait se produire, elle pourrait
résulter  en  un  rappel  de  produits  coûteux  et  entacher  gravement  la
réputation de la Société pour ce qui est de la qualité de ses produits.
Nous maintenons une couverture d’assurance pour notre responsabi-
lité  en  tant  que  fabricant  et  d’autres  couvertures  que  nous  croyons
généralement conformes aux pratiques courantes dans l’industrie.

Approvisionnement en matières premières

Saputo achète des matières premières qui peuvent représenter jusqu’à
85 % du coût des produits. Elle transforme les matières premières en
produits finis comestibles dans le but de les revendre à un large éven-
tail  de  consommateurs.  Conséquemment,  la  fluctuation  du  prix  des
denrées alimentaires peut avoir un effet positif ou négatif sur les résul-
tats  de  la  Société.  L’incidence  de  toute  hausse  de  prix  des  denrées 
alimentaires sur les résultats de la Société dépendra de sa capacité de trans-
férer ces hausses à sa clientèle dans un contexte de marché concurrentiel.

Marchés américain et international

Le prix de notre matière première principale, le lait, de même que le prix
de nos fromages aux États-Unis et en Argentine et des sous-produits
sur les marchés internationaux dépendent des forces de l’offre et de la
demande  sur  les  marchés.  Ces  prix  sont  tributaires  de  plusieurs  fac-
teurs, dont la santé de l’économie ainsi que les niveaux de l’offre et de
la  demande  de  produits  laitiers  dans  l’industrie.  Toute  fluctuation  de
prix peut affecter les résultats de la Société. L’incidence de telles varia-
tions sur nos résultats dépendra de notre capacité à mettre en place les
mécanismes nécessaires pour les réduire.

Concurrence

L’industrie nord-américaine de la transformation des aliments est très
concurrentielle. La Société y participe principalement dans le cadre de
ses  activités  laitières.  L’industrie  laitière  canadienne  est  hautement 
concurrentielle et compte trois compétiteurs importants, dont Saputo.
Aux  États-Unis,  la  Société  est  active  dans  l’industrie  laitière  à  la
grandeur du pays et se mesure à plusieurs compétiteurs régionaux et
nationaux tout comme en Argentine. Notre performance dépendra de
notre  capacité  à  continuer  d’offrir  des  produits  de  qualité  à  prix  con-
currentiels, et cela, dans tous les pays où nous exerçons nos activités.

38

R a p p o r t   d e   g e s t i o n

Questions d’ordre réglementaire

La production et la distribution de produits alimentaires sont assu-
jetties à des lois, des règles, des règlements et des politiques locales,
provinciales, étatiques et fédérales ainsi qu’à des accords commerciaux
internationaux, fournissant un cadre dans lequel s’inscrivent les activités
de  Saputo.  L’impact  de  nouvelles  lois  ou  de  nouveaux  règlements,  ou
encore d’un resserrement des politiques d’application, d’une interpréta-
tion plus stricte ou de changements à des lois ou règlements déjà en
vigueur, dépendra de notre capacité à nous y adapter et à nous y con-
former. Nos activités sont actuellement conformes à toutes les lois et à
tous les règlements gouvernementaux importants, et nous possédons
tous les permis et licences importants dans le cadre de nos activités.

Protection des tarifs

Les  industries  de  la  production  laitière  sont  encore  partiellement 
protégées  des  importations  par  des  quotas  tarifaires  qui  permettent
l’importation d’un volume précis de produits à un tarif réduit ou inexis-
tant  et  imposent  des  tarifs  plus  substantiels  aux  volumes  d’importa-
tions  excédentaires.  Il  n’est  aucunement  garanti  que,  du  fait  d’une 
décision  politique  ou  d’une  modification  aux  accords  commerciaux
internationaux,  les  mesures  de  protection  des  tarifs  ne  seront  pas
abolies en ce qui a trait au marché des produits laitiers, ce qui aurait
pour  conséquence  d’accroître  la  concurrence.  Notre  performance
dépendra de notre capacité à continuer d’offrir des produits de qualité
à des prix concurrentiels.

A n a l y s e   d e   s e n s i b i l i t é   d e s  
v a r i a t i o n s   d e   t a u x   d ’ i n t é r ê t  
e t   d e   l a   d e v i s e   a m é r i c a i n e

La dette à long terme est couverte par des taux d’intérêt fixes dans une
proportion de 97 %. La portion utilisée des facilités de crédit bancaire
est exposée aux fluctuations des taux d’intérêt et n’était pas protégée
contre  celles-ci  en  date  du  31 mars  2004.  Une  fluctuation  de  1 % du
taux  d’intérêt  occasionnerait  une  variation  du  bénéfice  net  d’environ
0,588 million  de  dollars,  sur  la  base  des  emprunts  bancaires  de 
82,4 millions de dollars contractés en date du 31 mars 2004.

Les  fluctuations  de  devises  canado-américaines  peuvent  aussi
affecter les résultats. Une appréciation du dollar canadien par rapport
au dollar américain se traduirait par un effet négatif sur les résultats. 
À l’inverse, la faiblesse du dollar canadien aurait un impact positif sur
les  résultats.  Durant  l’exercice  2004,  le  taux  de  conversion  moyen  du
dollar américain était calculé sur la base de 0,74 $ CA pour 1,00 $ US.
Sur cette base, une fluctuation de 0,01 $ CA aurait entraîné des varia-
tions approximatives de 0,940 million de dollars sur le bénéfice net, de
2,5 millions de dollars sur le BAIIA et de 19,36 millions de dollars sur
les revenus.

M e s u r e   d e   c a l c u l   d e s   r é s u l t a t s   n o n   c o n f o r m e  
a u x   p r i n c i p e s   c o m p t a b l e s   g é n é r a l e m e n t   r e c o n n u s

Le bénéfice avant intérêts, impôts sur les bénéfices et amortissement (BAIIA) n’est pas une mesure de rendement définie par les principes comp-
tables généralement reconnus au Canada et, conséquemment, peut ne pas être comparable aux mesures similaires présentées par d’autres sociétés.

La Société évalue son rendement financier sur la base de son BAIIA.

(en milliers de dollars)
Bénéfice d’exploitation
Amortissement des immobilisations
BAIIA

(en milliers de dollars)
Bénéfice d’exploitation
Amortissement des immobilisations
BAIIA

Canada et autres

Produits laitiers
États-Unis

180 001 $
29 854
209 855 $

129 337 $
31 550
160 887 $

Canada et autres

Produits laitiers
États-Unis

169 864$
29 697
199 561$

84 365$
35 704
120 069$

2004

TOTAL
309 338 $
61 404
370 742 $

2003

TOTAL
254 229$
65 401
319 630$

Produits
d’épicerie

27 881 $
4 634
32 515 $

Produits
d’épicerie

27 677$
5 488
33 165$

TOTAL
337 219 $
66 038
403 257 $

TOTAL
281 906$
70 889
352 795$

39

R a p p o r t   d e   g e s t i o n

Information financière trimestrielle 2004
États consolidés des résultats

1er

2e

3e

4e

trimestre
(non vérifié)

trimestre
(non vérifié)

trimestre
(non vérifié)

trimestre
(non vérifié)

Exercice
2004

(vérifié)

Information financière trimestrielle 2003
États consolidés des résultats

1er

2e

3e

4e

trimestre
(non vérifié)

trimestre
(non vérifié)

trimestre
(non vérifié)

trimestre
(non vérifié)

Exercice
2003

(vérifié)

(en milliers de dollars, sauf les données par action)

Données tirées des états des résultats
Revenus
Coût des ventes, frais de vente et d'administration
Bénéfice avant intérêts, impôts sur les bénéfices 

et amortissement

Marge %

Amortissement des immobilisations
Bénéfice d'exploitation
Intérêts de la dette à long terme
Autres intérêts
Bénéfice, compte non tenu des impôts sur les bénéfices
Impôts sur les bénéfices
Bénéfice net

Marge nette %

Par action

Bénéfice net
De base
Dilué

(en milliers de dollars, sauf les données par action)

Données tirées des états des résultats
Revenus
Coût des ventes, frais de vente et d'administration
Bénéfice avant intérêts, impôts sur les bénéfices 

et amortissement

Marge %

Amortissement des immobilisations
Bénéfice d'exploitation
Intérêts de la dette à long terme
Autres intérêts
Bénéfice, compte non tenu des impôts sur les bénéfices
Impôts sur les bénéfices
Bénéfice net

Marge nette %

Par action

Bénéfice net
De base
Dilué

40

R a p p o r t   d e   g e s t i o n

816 783  $
726 118 

915 540  $
804 658 

892 010  $
796 949 

945 857  $
839 208 

3 570 190 $
3 166 933

90 665 

110 882 

95 061 

106 649 

403 257 

11,1 %

16 542 
74 123 
9 598 
15 
64 510 
18 450 
46 060 $
5,6 %

12,1 %

16 436 
94 446 
8 971 
416 
85 059 
26 858 
58 201 $
6,4 %

10,7 %

16 252 
78 809 
8 223 
272 
70 314 
20 276 
50 038 $
5,6 %

11,3 %

16 808 
89 841 
8 000 
515 
81 326 
23 260 
58 066 $

6,1 %

11,3 %

66 038
337 219 
34 792
1 218
301 209 
88 844
212 365 $
5,9 %

0,45 $
0,44 $

0,56 $
0,56 $

0,48 $
0,47 $

0,56 $
0,56 $

2,05 $
2,03 $

873 942 $
785 429 

861 763 $
774 155 

855 342  $
767 296 

807 065 $
718 437 

3 398 112 $
3 045 317

88 513 

10,1 %

17 611 
70 902 
11 461 
(40)
59 481 
18 158 
41 323 $
4,7 %

87 608 

10,2 %

17 743 
69 865 
11 159 
(836)
59 542 
17 433 
42 109 $
4,9 %

88 046 

10,3 %

17 796 
70 250 
10 776 
(585)
60 059 
17 523 
42 536 $
5,0 %

88 628 

352 795 

11,0 %

17 739 
70 889 
10 276 
110 
60 503 
12 743 
47 760 $
5,9 %

10,4 %

70 889
281 906
43 672
(1 351)
239 585 
65 857
173 728 $
5,1 %

0,40 $
0,40 $

0,41 $
0,40 $

0,41 $
0,41 $

0,46 $
0,45 $

1,68 $
1,66 $

S o m m a i r e   d e s   r é s u l t a t s  
d u   q u a t r i è m e   t r i m e s t r e  
t e r m i n é   l e   31 m a r s   20 04
Les  revenus  ont  totalisé  945,9 millions  de  dollars,  une  hausse  de 
138,8 millions de dollars comparativement à la même période en 2003.
Le  secteur  Produits  laitiers  américain  compte  pour  48,0 millions  de 
dollars de l’augmentation des revenus. Le prix moyen par livre de fromage
sur le marché américain a été en hausse de 27 % en comparaison du
même trimestre de l’exercice 2003, représentant une augmentation au
chapitre des revenus de 49,0 millions de dollars. Aux États Unis, notre
volume  de  ventes  durant  ce  quatrième  trimestre  était  en  hausse  de
15,2 % comparativement à l’exercice 2003, résultant en une augmenta-
tion de 45 millions de dollars en revenus. L’appréciation du dollar cana-
dien durant le quatrième trimestre 2004, comparée à la même période
l’an  passé,  a  retranché  environ  46 millions  de  dollars  en  revenus.  Le
secteur Produits laitiers canadien et autres a augmenté ses revenus de
90,0 millions de dollars comparativement à la même période l’an passé.
De  cette  dernière  augmentation,  environ  34 millions  de  dollars  en
revenus proviennent de notre dernière acquisition en Argentine qui a
contribué aux revenus durant ce quatrième trimestre.

Le bénéfice avant intérêts, impôts sur les bénéfices et amortisse-
ment, au quatrième trimestre, a augmenté de 18,0 millions de dollars,
pour  clôturer  à  106,6 millions  de  dollars,  comparativement  aux 
88,6 millions  de  dollars  en  2003.  Cette  augmentation  est  principale-
ment attribuable à notre secteur de Produits laitiers américain tant en
raison de ses augmentations de volume significatives qu’en raison du
prix moyen par livre de fromage qui était supérieur pour ce quatrième
trimestre  2004 comparativement  à  la  même  période  l’an  passé.  Le
secteur  Produits  laitiers  canadien  et  autres  et  le  secteur  Produits
d’épicerie ont démontré un BAIIA relativement stable comparativement
au  quatrième  trimestre  de  l’exercice  2003.  Cependant,  le  secteur
Produits laitiers canadien et autres a pris en charge des frais de rationa-
lisation de 2,7 millions de dollars relatifs à des fermetures d’usines.

En  comparaison  avec  la  même  période  l’an  passé,  le  montant
d’amortissement des immobilisations est demeuré relativement stable
et les intérêts sur la dette à long terme ont diminué de près de 2 millions
de dollars, en relation avec les remboursements effectués sur la dette à
long terme tout au long de l’exercice 2004. Le taux d’impôt effectif a été
de  28,6 % comparativement  à  21,1 % l’an  passé.  Le  quatrième
trimestre de l’exercice 2003 avait bénéficié fiscalement d’un montant de
4,1 millions de dollars relativement à des ententes de prix de transfert
applicables sur les transactions intercompagnies canado-américaines.
Durant  le  trimestre  terminé  le  31 mars  2004,  nous  avons  remboursé
31,8 millions de dollars d’emprunt bancaire et de dette à long terme.
Nous  avons  également  ajouté  21,5 millions  de  dollars  d’immobilisa-
tions. Durant cette même période, nous avons distribué 12,4 millions
de dollars en dividendes et généré 75,1 millions de dollars en flux de
trésorerie d’exploitation, en hausse de 9,3 % sur la même période l’an
passé. Notre bénéfice net s’est établi à 58,1 millions de dollars, ce qui
représente 21,5 % de plus que les 47,8 millions de dollars enregistrés
pour la même période l’an passé. 

I n f o r m a t i o n   f i n a n c i è r e
t r i m e s t r i e l l e

Au cours de l’exercice 2004, certains facteurs particuliers ont eu un effet sur
les variations trimestrielles de revenus, de bénéfices avant intérêts, impôts
sur le bénéfice et amortissement comparativement à l’exercice 2003.

D’une  part,  le  prix  de  vente  par  livre  de  fromage  sur  le  marché
américain a été supérieur à tous les trimestres, exception faite du pre-
mier  trimestre  de  2004.  Le  dollar  canadien  était  apprécié  à  tous  les
trimestres de 2004 comparativement aux mêmes périodes de l’année
2003. Les volumes de vente sur le marché américain ont été supérieurs
à tous les trimestres en 2004, à l’exception du premier trimestre, com-
parativement  à  2003.  Nos  opérations  canadiennes  ont  continué  leur
croissance  graduelle,  de  trimestre  en  trimestre,  en  2004.  Finalement,
l’inclusion de la nouvelle acquisition en Argentine en novembre dernier
a contribué aux revenus des troisième et quatrième trimestres de 2004.
Les résultats trimestriels reflètent directement les effets des éléments
énumérés précédemment.

A n a l y s e   d e s   r é s u l t a t s  
d e   l ’ e x e r c i c e   t e r m i n é   l e  
31 m a r s   2003 e n   c o m p a r a i s o n
d e   l ’ e x e r c i c e   t e r m i n é   l e  
31 m a r s   2002

Les  revenus  consolidés de  la  Société  pour  l’exercice  terminé  le 
31 mars 2003 se sont chiffrés à 3,398 milliards de dollars, en compa-
raison  de  3,457 milliards  de  dollars  un  an  plus  tôt.  Le  prix  de  vente
moyen par livre de fromage de l’exercice 2003 sur le marché américain
a été inférieur de 21 % par rapport à celui de l’année précédente, ce qui
a engendré un manque à gagner d’environ 158 millions de dollars au
chapitre des revenus. De plus, notre division Boulangerie a exclusive-
ment exercé ses activités dans la catégorie des petits gâteaux, contrai-
rement à l’exercice 2002 au cours duquel ses activités incluaient aussi
les  catégories  biscuits,  biscottes  et  soupes  durant  une  période  de
quinze semaines. Ces activités ont été transférées à Dare Foods en juil-
let  2001.  Globalement,  sur  une  base  comparable,  les  revenus  de  la
Société  pour  l’exercice  2003 seraient  3,5 % plus  élevés  que  ceux  de 
l’exercice précédent, reflétant ainsi la croissance de toutes les divisions
de la Société.

Le  bénéfice  avant  intérêts,  impôts  sur  les  bénéfices  et  amortisse-
ment (BAIIA) de l’exercice 2003 s’est établi à 352,8 millions de dollars,
sensiblement  le  même  montant  que  les  352,4 millions  de  dollars  de
l’exercice précédent. L’exercice 2003 a été marqué par un marché mon-
dial des produits laitiers volatil et difficile. Les prix de vente mondiaux
du concentré de protéines de lactosérum ont connu une baisse de près
de 34 % en comparaison de ceux de l’exercice précédent tandis que le
marché  du  lactose  a  chuté  de  19 %.  Ces  conditions  de  marché  ont
entraîné des manques à gagner d’environ 6,5 millions de dollars sur le
BAIIA.  Le  secteur  Produits  laitiers  canadien  a  connu  une  hausse  de
41

R a p p o r t   d e   g e s t i o n

P e r s p e c t i v e s

L’exercice  2004 affiche  une  fois  de  plus  d’excellents  résultats  financiers,
améliorant du même coup notre solidité financière. Au cours de l’exercice,
nous  avons  réalisé  trois  acquisitions  et  notre  secteur  Produits  laitiers  a
généré une croissance substantielle de ses volumes de ventes. Cet exer-
cice nous a également permis de prendre position face à l’avenir de notre
division Boulangerie et d’effectuer une première percée en tant que manu-
facturier hors de l’Amérique du Nord, ce qui représente un autre pas vers
notre objectif de devenir un transformateur laitier d’envergure mondiale.

Depuis  que  nous  sommes  devenus  une  société  ouverte,  en 
octobre  1997,  nous  avons  réalisé  plusieurs  acquisitions,  certaines  de
plus  grande  envergure  et  ayant  plus  d’impact,  d’autres  de  moindre
envergure,  mais  tout  aussi  importantes  pour  notre  développement. 
Au-delà des acquisitions, nous croyons en la croissance organique par
le  biais  de  hausses  des  volumes  de  ventes,  l’obtention  de  nouveaux
clients et le développement de nouveaux créneaux. Nous croyons en la
croissance des bénéfices nets par des améliorations constantes dans
nos façons de faire ; bref, continuer de nous surpasser.

C’est  ainsi  que,  depuis  les  sept  dernières  années,  nous  avons
démontré notre capacité de croître, organiquement et par acquisitions.
Chacune de ces années affiche un rendement sur les capitaux propres
moyens de plus de 18 %, à l’exception de l’exercice 2001 qui a connu 
un  rendement  de  16 %,  pour  une  moyenne  de  18,5 % pour  les  sept
dernières années. 

Nous entrevoyons l’exercice 2005 avec optimisme. Il y a toutefois
des  éléments  que  nous  ne  contrôlons  pas,  tels  que  les  variations  des
devises étrangères qui peuvent avoir une incidence lorsque nous conver-
tissons  les  résultats  de  nos  établissements  étrangers  autonomes  en 
dollars canadiens. Également, les variations du prix moyen par livre de
fromage aux États-Unis peuvent nous affecter, comme ce fut le cas au
cours de l’exercice 2004. Ces éléments peuvent avoir un effet favorable
ou défavorable sur nos résultats.

Sans  considérer  l’effet  de  telles  variations,  l’exercice  2005 laisse
entrevoir une croissance de nos ventes en dollars et en volumes. Nous
prévoyons également une croissance du BAIIA, du bénéfice net et des
flux de trésorerie. Cette croissance tient compte des objectifs de cha-
cune des divisions et est sans égard à l’incidence que pourraient avoir
d’éventuelles acquisitions sur nos résultats.

En  matière  d’immobilisations,  Saputo  continuera  d’investir
judicieusement et procédera avec rigueur pour limiter ses additions au
montant de la charge annuelle d’amortissement. Toutefois, ce montant
pourrait  être  dépassé  pour  des  projets  spécifiques,  entre  autres,  à  la
suite d’une acquisition.

Notre bilan est solide, avec ses 2,07 milliards de dollars d’actif et
un  niveau  de  dette  portant  intérêts  sur  les  capitaux  propres  de  0,39.
Nous  disposons  d’une  très  grande  flexibilité  financière.  Les  engage-
ments contractuels actuels sur les emprunts bancaires et les effets de
premier  rang  nous  permettraient,  si  de  nouvelles  dettes  étaient  con-
tractées, d’ajouter près de 1 milliard de dollars en dette additionnelle
pour procéder à des acquisitions.

Nous  avons  tous  les  atouts  financiers  pour  nous  permettre  de
devenir un transformateur laitier d’envergure mondiale. Pour ce faire,
nous allons continuer de réinvestir dans notre développement. Notre
approche proactive à l’égard des acquisitions devrait nous être béné-
fique dans l’atteinte de nos objectifs.

9,6 % de son BAIIA. Quant au secteur Produits laitiers américain, son
BAIIA a subi une baisse de 13,5 millions de dollars malgré une hausse
de près de 9,5 % du volume de nos ventes par rapport à l’année précé-
dente. Le prix de vente moyen par livre de fromage sur le marché améri-
cain a été inférieur de 21 % en comparaison de celui de l’exercice 2002.
La catégorie des petits gâteaux du secteur Produits d’épicerie a généré
un BAIIA relativement stable.

La  dépense  d’amortissement a  totalisé  70,9 millions  de  dollars
durant l’exercice terminé le 31 mars 2003, en comparaison de 68,1 millions
de dollars pour l’exercice antérieur. Cette hausse s’explique par l’amor-
tissement  supplémentaire  requis  sur  les  immobilisations  acquises
durant l’exercice. 

Les  frais  d’intérêt ont  chuté  de  10,3 millions  de  dollars  durant
l’exercice terminé le 31 mars 2003, pour clore à 42,3 millions de dollars
comparativement à 52,6 millions de dollars au terme de l’exercice 2002.
Cette diminution est attribuable aux remboursements de 133,9 millions
de dollars effectués sur notre dette à long terme et sur nos emprunts
bancaires combinés avec de plus faibles taux d’intérêt sur notre dette
canadienne tout au long de l’exercice financier 2003. 

Les  impôts  sur  les  bénéfices se  sont  chiffrés  à  65,9 millions  de 
dollars durant l’exercice terminé le 31 mars 2003, pour un taux d’im-
position effectif de 27,5 %. Pour l’exercice précédent, les impôts sur les
bénéfices s’étaient élevés à 71,6 millions de dollars, pour un taux d’im-
position effectif de 30,9 %. Cette baisse du taux d’imposition découle
du  fait  qu’une  plus  grande  partie  de  nos  revenus  imposables  fut
générée au Canada et que ceux-ci font l’objet de taux d’imposition plus
bas qu’aux États-Unis. 

Le bénéfice net de l’exercice terminé le 31 mars 2003 s’est chiffré
à 173,7 millions de dollars (1,68 $ par action), en hausse de 8,4 % sur
les 160,2 millions de dollars (1,56 $ par action) de l’exercice précédent.
Le bénéfice net incluait une dépense de 1,3 million de dollars liée à la
rémunération à base d’actions. 

Les flux de trésorerie liés aux activités d’exploitation ont totalisé
223,5 millions de dollars pour l’exercice financier terminé le 31 mars 2003,
en hausse 12,0 % par rapport à ceux de l’exercice précédent. Cette aug-
mentation  était  conséquente  de  la  croissance  du  bénéfice  net  durant
l’exercice financier 2003, en comparaison de l’exercice précédent.

42

R a p p o r t   d e   g e s t i o n

É n o n c é   d e   r e s p o n s a b i l i t é   d e   l a   d i r e c t i o n  
r e l a t i v e m e n t   à   l ’ i n f o r m a t i o n   f i n a n c i è r e

La direction est responsable de la préparation et de la présentation des états financiers consolidés et de l’informati0n financière présentée ailleurs
dans ce rapport annuel. Cette responsabilité comprend le choix de conventions et de pratiques comptables ainsi que le recours au jugement et à
des estimations nécessaires pour la préparation des états financiers consolidés, conformément aux principes comptables généralement reconnus.
La direction a également préparé l’information financière présentée ailleurs dans le présent rapport annuel et s’est assurée qu’elle correspond

aux états financiers consolidés.

La  direction  maintient  des  systèmes  de  contrôle  interne  conçus  en  vue  de  fournir  une  assurance  raisonnable  quant  à  la  protection  des 

éléments d’actif contre la perte et à la pertinence et la fiabilité de l’information financière produite.

Le conseil d’administration a la responsabilité de s’assurer que la direction remplit ses responsabilités à l’égard de l’information financière
et est responsable de la révision et de l’approbation des états financiers consolidés. Le conseil d’administration s’acquitte de cette tâche princi-
palement par l’entremise de son comité de vérification, composé exclusivement d’administrateurs non reliés. Le comité de vérification se réunit
périodiquement avec la direction et les vérificateurs externes afin de discuter des contrôles internes et de sujets portant sur la vérification et la
présentation  de  l’information  financière.  Il  révise  également  le  rapport  annuel,  les  états  financiers  consolidés  et  le  rapport  des  vérificateurs
externes. Le comité de vérification recommande les vérificateurs externes, qui sont ensuite nommés par les actionnaires. Les vérificateurs externes
ont librement accès au comité de vérification. Les états financiers consolidés ont été vérifiés par les vérificateurs externes Deloitte & Touche, dont
le rapport est présenté ci-après.

(signé)
Lino Saputo, Jr.
Président et 
chef de la direction

(signé)
Louis-Philippe Carrière, CA
Vice-président exécutif, 
finances et administration,
et secrétaire

R a p p o r t   d e s   v é r i f i c a t e u r s   a u x   a c t i o n n a i r e s  
d e   S a p u t o   i n c .

Nous avons vérifié les bilans consolidés de Saputo inc. aux 31 mars 2004 et 2003 et les états consolidés des résultats, des bénéfices non répar-
tis et des flux de trésorerie des exercices terminés à ces dates. La responsabilité de ces états financiers incombe à la direction de la Société. Notre
responsabilité consiste à exprimer une opinion sur ces états financiers en nous fondant sur nos vérifications.

Nos vérifications ont été effectuées conformément aux normes de vérification généralement reconnues du Canada. Ces normes exigent que
la vérification soit planifiée et exécutée de manière à fournir l’assurance raisonnable que les états financiers sont exempts d'inexactitudes impor-
tantes. La vérification comprend le contrôle par sondages des éléments probants à l’appui des montants et des autres éléments d’information
fournis dans les états financiers. Elle comprend également l’évaluation des principes comptables suivis et des estimations importantes faites par
la direction, ainsi qu’une appréciation de la présentation d’ensemble des états financiers.

À notre avis, ces états financiers consolidés donnent, à tous les égards importants, une image fidèle de la situation financière de la Société
aux 31 mars 2004 et 2003 ainsi que des résultats de son exploitation et de ses flux de trésorerie pour les exercices terminés à ces dates selon les
principes comptables généralement reconnus du Canada.

(signé)
Deloitte & Touche s.r.l.
Comptables agréés
Laval, Québec
Le 21 mai 2004

43

É t a t s   c o n s o l i d é s   d e s   r é s u l t a t s

Exercices terminés les 31 mars
(en milliers de dollars, sauf les données par action)

Revenus

Coût des ventes, frais de vente et d’administration

Bénéfice avant intérêts, amortissement et impôts sur les bénéfices
Amortissement des immobilisations (Note 3)
Bénéfice d’exploitation

Intérêts de la dette à long terme
Autres intérêts (Note 10)
Bénéfice, compte non tenu des impôts sur les bénéfices
Impôts sur les bénéfices (Note 11)
Bénéfice net

Résultats par action (Note 12)

Bénéfice net

De base

Dilué

2004

3 570 190 $

3 166 933

403 257

66 038

337 219

34 792

1 218

301 209

88 844

2003

3 398 112 $

3 045 317

352 795

70 889

281 906

43 672

(1 351)

239 585

65 857

212 365 $

173 728 $

2,05 $

2,03 $

1,68 $

1,66 $

É t a t s   c o n s o l i d é s   d e s   b é n é f i c e s   n o n   r é p a r t i s

Exercices terminés les 31 mars
(en milliers de dollars)

Bénéfices non répartis au début de l’exercice

Bénéfice net

Dividendes

Bénéfices non répartis à la fin de l’exercice

2004

546 667 $

212 365

(47 661)

711 371 $

2003

409 648 $

173 728

(36 709)

546 667 $

44

É t a t s   f i n a n c i e r s   c o n s o l i d é s

B i l a n s   c o n s o l i d é s

Aux 31 mars
(en milliers de dollars)

ACTIF

Actif à court terme

Encaisse

Débiteurs

Stocks

Impôts à recevoir

Impôts futurs

Frais payés d’avance et autres éléments d’actif

Placement de portefeuille (Note 2)
Immobilisations (Note 3)
Écarts d’acquisition (Note 4)
Marques de commerce (Note 4)
Autres éléments d’actif (Note 5)
Impôts futurs

PASSIF

Passif à court terme

Découvert bancaire
Emprunts bancaires (Note 6)
Créditeurs et charges à payer

Impôts à payer

Impôts futurs
Tranche de la dette à long terme échéant à moins d’un an (Note 7)

Dette à long terme (Note 7)
Avantages sociaux futurs (Note 14)
Impôts futurs

CAPITAUX PROPRES

Capital-actions (Note 8)
Surplus d'apport (Note 9)

Bénéfices non répartis

Écart de conversion de devises étrangères

Au nom du conseil

(signé)

(signé)

Lino Saputo, administrateur

Louis A. Tanguay, administrateur

2004

2003

7 874 $

- $

287 012

420 660

9 348

14 877

13 838

753 609

53 991

661 183

524 856

26 076

46 422

3 411

239 366

392 852

24 290

12 854

18 383

687 745

55 991

627 841

550 630

-

39 618

8 861

2 069 548 $

1 970 686 $

- $

1 236 $

82 367

295 124

26 020

8 927

43 969

456 407

327 942

13 941

114 429

912 719

469 262

4 411

711 371

(28 215)

1 156 829

2 069 548 $

17 592

245 188

44 403

-

110 000

418 419

411 135

13 937

110 691

954 182

464 331

1 475

546 667

4 031

1 016 504

1 970 686 $

45

É t a t s   f i n a n c i e r s   c o n s o l i d é s

É t a t s   c o n s o l i d é s   d e s   f l u x   d e   t r é s o r e r i e

Exercices terminés les 31 mars
(en milliers de dollars)

Flux de trésorerie liés aux activités suivantes :

Exploitation

Bénéfice net

Éléments sans incidence sur la trésorerie

Rémunération à base d'actions

Amortissement des immobilisations

Gain sur disposition d'immobilisations

Impôts futurs

Variation des éléments hors caisse du fonds de roulement d’exploitation

Investissement

Acquisition d'entreprises (Note 13)
Placement de portefeuille

Ajouts aux immobilisations

Produits de disposition d'immobilisations

Autres éléments d’actif

Financement

Emprunts bancaires

Remboursement de la dette à long terme

Émission de capital-actions pour une contrepartie en espèces

Avantages sociaux futurs

Dividendes

Augmentation (diminution) de la trésorerie

Incidences des écarts de taux de change sur la trésorerie

(Découvert bancaire) encaisse au début de l’exercice

Encaisse (découvert bancaire) à la fin de l’exercice

Information complémentaire

Intérêts payés

Impôts sur les bénéfices payés

46

É t a t s   f i n a n c i e r s   c o n s o l i d é s

2004

2003

212 365 $

173 728 $

2 936

66 038

(680)

20 630

301 289

(13 717)

287 572

(99 994)

2 000

(90 446)

5 926

(4 677)

(187 191)

63 945

(110 099)

4 931

4

(47 661)
(88 880)

11 501

(2 391)

(1 236)

7 874 $

33 889 $

70 095 $

1 475

70 889

(404)

4 435

250 123

(26 591)

223 532

-

-

(70 591)

4 060

3 614

(62 917)

(11 315)

(122 565)

4 509

990

(36 709)

(165 090)

(4 475)

(1 613)

4 852

(1 236) $

38 805 $

43 079 $

N o t e s   a f f é r e n t e s   a u x   é t a t s  
f i n a n c i e r s   c o n s o l i d é s
Exercices terminés les 31 mars 
(les montants présentés sous forme de tableaux sont en milliers de dollars, sauf pour les données sur les options) 

1 . P r i n c i p a l e s   c o n v e n t i o n s   c o m p t a b l e s

Les états financiers ont été dressés selon les principes comptables généralement reconnus utilisés au Canada et comprennent les principales 
conventions comptables suivantes :

R e c o u r s   à   d e s   e s t i m a t i o n s
Dans le cadre de la préparation des états financiers conformément aux principes comptables généralement reconnus, la direction doit procéder
à des estimations telles que l'évaluation des écarts d'acquisition, des impôts futurs ainsi que certaines hypothèses actuarielles et économiques
utilisées afin de déterminer le coût des régimes de retraite à prestations déterminées, les obligations au titre des prestations de retraite consti-
tuées et l'actif des régimes de retraite et des hypothèses qui influent sur les montants déclarés des actifs et passifs ainsi que sur la présentation
des actifs et des passifs éventuels à la date des états financiers et sur les montants des revenus et charges de l’exercice. Les résultats réels peuvent
différer de ces estimations.

É t a t s   f i n a n c i e r s   c o n s o l i d é s
Les  entités  sur  lesquelles  la  Société  exerce  un  contrôle  effectif  sont  consolidées.  La  participation  dans  la  coentreprise  qui  est  sous  contrôle 
conjoint est comptabilisée selon la méthode de la consolidation proportionnelle. Les résultats d’exploitation des entreprises acquises sont inclus
aux états consolidés des résultats depuis leurs dates respectives d’acquisition.

S t o c k s
Les stocks de produits finis et de produits en cours sont évalués au moindre du coût moyen et de la valeur de réalisation nette. Les stocks de matières
premières sont évalués au moindre du coût et de la valeur de remplacement. Le coût est déterminé selon la méthode de l’épuisement successif.

I m p ô t s   s u r   l e s   b é n é f i c e s
La Société suit la méthode du passif fiscal. Selon cette méthode, les actifs et les passifs d’impôts futurs sont établis en fonction des écarts entre
la valeur comptable et la valeur fiscale de l’actif et du passif et sont mesurés par application des taux d’imposition en vigueur au moment où ces
écarts se résorberont.

I m m o b i l i s a t i o n s
Les immobilisations sont comptabilisées au coût et sont amorties de façon linéaire sur les durées suivantes ou en utilisant les méthodes suivantes :

Bâtisses
Mobilier, machinerie et équipement
Matériel roulant

15 ans à 40 ans
3 ans à 15 ans
5 ans à 10 ans ou en fonction du kilométrage parcouru

É c a r t s   d ’ a c q u i s i t i o n   e t   m a r q u e s   d e   c o m m e r c e
Les écarts d’acquisition et marques de commerce ne sont pas amortis mais sont plutôt soumis à un test de dépréciation annuellement, ou plus
fréquemment si des événements ou des changements de situation indiquaient que les actifs pourraient avoir subi une baisse de valeur. La valeur
comptable des écarts d’acquisition et marques de commerce est comparée à leur juste valeur et toute baisse de valeur, s’il en existe, est imputée
aux résultats.

N o u v e l l e   c o n v e n t i o n   c o m p t a b l e
La Société a appliqué à compter du 1er mai 2003 les nouvelles recommandations de l'Institut Canadien des Comptables Agréés ayant trait à la
« sortie d'actifs à long terme et l'abandon d'activités » qui définissent des normes de constatation, de mesure, de présentation et d'information
applicables à la sortie d'actifs à long terme et l'abandon d'activités. Cette nouvelle norme a été appliquée de façon prospective. (Voir la Note 3
pour la présentation requise.)

N o t e s   a f f é r e n t e s   a u x   é t a t s   f i n a n c i e r s   c o n s o l i d é s

47

1 . P r i n c i p a l e s   c o n v e n t i o n s   c o m p t a b l e s   ( s u i t e )

A v a n t a g e s   s o c i a u x   f u t u r s
Le coût des prestations de retraite et des avantages postérieurs à l’emploi est établi d’après des calculs actuariels qui font appel à la méthode de
répartition des prestations au prorata des services et à des hypothèses à l’égard du rendement prévu des actifs des régimes, de l’augmentation
de la rémunération, de l’âge de la retraite et des coûts prévus des soins de santé et autres avantages postérieurs à l’emploi. Le coût des services
rendus au cours de l'exercice est comptabilisé aux résultats dans l'exercice courant. Conformément aux principes comptables généralement recon-
nus, le coût des services passés ainsi que l'excédent des gains ou pertes actuariels nets des régimes à prestations déterminées sur 10 % du plus
élevé des obligations au titre des prestations constituées ou de la juste valeur de l'actif des régimes sont amortis sur la durée résiduelle moyenne
de service des employés actifs admissibles aux prestations en vertu des régimes. La Société utilise la juste valeur marchande pour l'évaluation de 
l'actif des régimes.

C o n s t a t a t i o n   d e s   r e v e n u s
La Société constate ses revenus, net des incitatifs à la vente, au moment de la livraison lorsque la propriété et les risques de perte sont transférés
aux clients.

C o n v e r s i o n   d e   d e v i s e s   é t r a n g è r e s
Les postes de bilan des établissements autonomes situés aux États-Unis et en Argentine ont été convertis en dollars canadiens en utilisant les taux
de change en date des bilans, alors que les postes des états des résultats ont été convertis en utilisant les taux de change moyens mensuels au cours
des exercices. L’écart de conversion de devises étrangères, présenté dans les capitaux propres, représente le cumul des gains ou pertes de change
résultant des investissements nets de la Société dans des établissements autonomes situés aux États-Unis et en Argentine. La variation de l’écart 
de conversion de devises étrangères au cours de l’exercice terminé le 31 mars 2004 résulte principalement de l'augmentation de la valeur du dollar
canadien par rapport au dollar américain.
Les postes des états financiers des établissements canadiens libellés en devises étrangères ont été convertis en dollars canadiens en utilisant les
taux  de  change  en  date  des  transactions  pour  les  éléments  de  revenus  et  dépenses,  et  le  taux  de  change  en  date  des  bilans  pour  les 
éléments d’actif et de passif monétaires. Le gain ou la perte sur change résultant de ces conversions est inclus à l’état des résultats.

Gain de change

2004

315 $

2003

383 $

R é m u n é r a t i o n   à   b a s e   d ’ a c t i o n s
La Société a appliqué de façon prospective les recommandations de l'Institut Canadien des Comptables Agréés relatives à la rémunération et
autres paiements à base d'actions et ce, à compter du 1er avril 2002. La méthode de la juste valeur est utilisée pour comptabiliser aux résultats la
rémunération à base d'actions. Cette méthode consiste à enregistrer aux résultats une charge répartie sur la durée de levée des options octroyées.
Lorsque les options sont levées, toute contrepartie payée par les employés ainsi que la rémunération correspondante enregistrée comme surplus
d'apport sont créditées au capital-actions.

2 . P l a c e m e n t   d e   p o r t e f e u i l l e

Participation en actions de 21 % dans Dare Holdings Ltd.

2004
53 991 $

2003
55 991 $

Le placement de portefeuille est comptabilisé au coût et est réduit de l'excédent des dividendes reçus par rapport à la quote-part de la Société
dans les résultats cumulés.
Les dividendes de 2 000 000 $ reçus au cours de l'exercice ont été comptabilisés en diminution du coût du placement alors que les dividendes de
2 000 000 $ reçus en 2003 sont compris dans les revenus.

48

N o t e s   a f f é r e n t e s   a u x   é t a t s   f i n a n c i e r s   c o n s o l i d é s

3 . I m m o b i l i s a t i o n s

Terrains
Bâtisses
Mobilier, machinerie et équipement
Matériel roulant
Destinées à la vente

2004

2003

Amortissement
cumulé

- $

56 013
258 036
4 375
-

318 424 $

Coût
33 932 $
253 394
677 945
10 714
3 622
979 607 $

Valeur
nette
33 932 $
197 381
419 909
6 339
3 622
661 183 $

Amortissement
cumulé

- $

48 158
233 923
3 567
-

Coût
33 050 $
237 627
634 027
8 785
-

913 489 $

285 648 $

Valeur
nette
33 050 $
189 469
400 104
5 218
-

627 841 $

Les immobilisations destinées à la vente sont principalement constituées de machinerie et équipement et de bâtisses du secteur canadien des
produits laitiers qui seront vendus en raison de la fermeture de certaines usines. Une provision de 1 000 000 $ pour dévaluation à la juste valeur
de ces immobilisations a été comptabilisée en cours de l'exercice. Cette charge est comprise dans l'amortissement des immobilisations.

4 . É c a r t s   d ’ a c q u i s i t i o n   e t   m a r q u e s   d e   c o m m e r c e

Écarts d'acquisition

Solde au début de l’exercice
Écart de conversion de devises étrangères
Acquisition d'entreprises (Note 13)
Solde à la fin de l’exercice

Marques de commerce (Note 13)
Acquisition d'entreprises
Écart de conversion de devises étrangères

Secteur des
produits
laitiers

2004

Secteur des
produits
d’épicerie

386 117 $
(27 123)
1 349
360 343 $

164 513 $

-
-

164 513 $

Secteur des
produits
laitiers

2003

Secteur des
produits
d’épicerie

407 862 $
(21 745)
-

386 117 $

164 513 $

-
-

164 513 $

Total

550 630 $
(27 123)
1 349
524 856 $

Total

572 375 $
(21 745)
-

550 630 $

27 330 $
(1 254)
26 076 $

- $
-
- $

27 330 $
(1 254)
26 076 $

- $
-
- $

- $
-
- $

- $
-
- $

5 . A u t r e s   é l é m e n t s   d ' a c t i f

Actif net au titre de prestations des régimes de retraite
Autres

6 . E m p r u n t s   b a n c a i r e s

2004
37 517 $
8 905
46 422 $

2003
29 553 $
10 065
39 618 $

La  Société  dispose  de  facilités  de  crédit  bancaire  à  court  terme  lui  permettant  d’obtenir  des  emprunts  de  banque  d’un  montant  maximum 
d’environ 241 000 000 $. Ces emprunts de banque sont disponibles en dollars canadiens ou l’équivalent en d'autres devises et portent intérêts 
à  des  taux  fluctuant  en  fonction  du  taux  préférentiel  des  prêteurs  majoré  jusqu'à  un  maximum  de  0,6 %,  ou  du  taux  LIBOR  ou  du  taux  des 
acceptations bancaires majoré de 0,55 % jusqu’à un maximum de 1,6 %, en fonction du ratio de dette portant intérêts par rapport au bénéfice
avant intérêts, amortissement et impôts de la Société.

N o t e s   a f f é r e n t e s   a u x   é t a t s   f i n a n c i e r s   c o n s o l i d é s

49

7 . D e t t e   à   l o n g   t e r m e

Emprunt à terme bancaire, sous forme d’avances bancaires ou d’acceptations bancaires, remboursable 
par versements trimestriels variables jusqu’en décembre 2004, portant intérêts à des taux fluctuant en 
fonction du taux préférentiel majoré jusqu’à un maximum de 0,6 % et du taux des acceptations bancaires 
majoré de 0,55 % jusqu’à un maximum de 1,6 %, en fonction du ratio de dette portant intérêts par 
rapport au bénéfice avant intérêts, amortissement et impôts de la Société. Au 31 mars 2004, l’emprunt 
à terme bancaire est constitué d’avances bancaires de 1 170 000 $ (770 000 $ en 2003) et d’acceptations 
bancaires de 42 700 000 $ (153 100 000 $ en 2003)

Effets de premier rang 
7,97 %, échéant en novembre 2006 (30 000 000 $ US)
8,12 %, échéant en novembre 2009 (170 000 000 $ US)
8,41 %, échéant en novembre 2014 (50 000 000 $ US)

Autres emprunts, remboursables jusqu’en 2008 par versements annuels variables

Tranche échéant à moins d’un an

Les versements estimatifs de capital à effectuer au cours des prochains exercices sont les suivants :
2005
2006
2007
2008
2009
2010 et exercices subséquents

2004

2003

43 870 $

153 870 $

39 339
222 921
65 565

216
371 911
43 969
327 942 $

44 034
249 526
73 390

315
521 135
110 000
411 135 $

43 969 $
50
39 389
17
-
288 486
371 911 $

8 . C a p i t a l - a c t i o n s

A u t o r i s é
Le capital-actions autorisé de la Société est constitué d’un nombre illimité d’actions ordinaires et privilégiées. Les actions ordinaires sont votantes
et participantes. Les actions privilégiées peuvent être émises en une ou plusieurs séries, les modalités et privilèges de chaque série devant être
établis au moment de leur création.

Émis
103 777 730 actions ordinaires (103 460 005 en 2003)

2004

2003

469 262 $

464 331 $

Au cours de l’exercice terminé le 31 mars 2004, 317 725 actions ordinaires ont été émises pour un montant de 4 931 000 $ en vertu du régime
d’options d’achat d’actions.
Au cours de l’exercice terminé le 31 mars 2003, 275 558 actions ordinaires ont été émises pour un montant de 4 509 000 $ en vertu du régime
d’options d’achat d’actions.

R é g i m e   d ’ o p t i o n s   d ’ a c h a t   d ’ a c t i o n s
La Société a instauré un régime d’options d’achat d’actions visant l’achat d’actions ordinaires par des employés clés, des dirigeants et des admi-
nistrateurs de la Société. Le nombre total d’actions ordinaires pouvant être émises en vertu du régime ne peut dépasser 14 000 000 d’actions. Le
prix d’exercice de chaque option correspond au cours de clôture des actions de la Société la journée précédant la date d’octroi. Ces options sont
acquises à raison de 20 % par année et expirent dix ans après la date de leur octroi.

50

N o t e s   a f f é r e n t e s   a u x   é t a t s   f i n a n c i e r s   c o n s o l i d é s

8 . C a p i t a l - a c t i o n s   ( s u i t e )

Les options émises et en circulation en fin d’exercice sont les suivantes :

Périodes
d’octroi
1998
1999
2000
2001
2002
2003
2004

Prix
d’exercice

8,50 $
de 16,13 à 18,75 $
19,70 $
13,50 $
de 19,00 à 23,00 $
30,35 $
22,50 $

Options pouvant être exercées
en fin d’exercice

Le nombre d’options a varié de la façon suivante :

Solde au début de l’exercice
Options octroyées
Options levées
Options annulées
Solde à la fin de l’exercice

2004

Prix d’exercice
moyen
pondéré

8,50 $
18,28 $
19,70 $
13,50 $
19,13 $
30,35 $
22,50 $
20,96 $

Nombre
d’options
125 249
226 180
400 164
793 069
994 783
891 072
1 315 063
4 745 580

2003

Prix d’exercice
moyen
pondéré

8,50 $
18,29 $
19,70 $
13,50 $
19,12 $
30,35 $
- $
19,99 $

Nombre
d’options
185 649
298 347
445 299
884 116
1 060 640
910 893
-
3 784 944

1 566 785

18,12 $

1 188 048

13,44 $

2004

Prix d’exercice
moyen
pondéré

19,99 $
22,50 $
15,52 $
23,31 $
20,96 $

Nombre
d'options
3 784 944
1 338 396
(317 725)
(60 035)
4 745 580

2003

Prix d’exercice
moyen
pondéré

16,69 $
30,35 $
16,36 $
19,40 $
19,99 $

Nombre
d'options
3 258 967
934 965
(275 558)
(133 430)
3 784 944

Tel qu’il est mentionné à la Note 1, la Société comptabilise aux résultats la juste valeur de la charge relative à la rémunération à base d'actions
depuis le 1er avril 2002.
La juste valeur des options d'achat d'actions a été estimée à 6,31 $ par option (8,98 $ en 2003) en utilisant le modèle Black-Scholes en fonction
des hypothèses suivantes :

Taux d'intérêt sans risque :
Durée prévue des options :
Volatilité :
Taux de dividendes :

2004
4,9 %
71/2 ans
27 %
1,7 %

2003
5,0 %
71/2 ans
20 %
1,4 %

Le prix d'exercice de ces options est de 22,50 $ (30,35 $ en 2003), ce qui correspond au cours de clôture des actions le jour précédant la date d'octroi.
Une  charge  de  rémunération  au  montant  de  2 936 000 $ (2 571 000 $ après  impôts  sur  les  bénéfices)  relative  aux  options  d'achat  d'actions
octroyées au cours de l'exercice a été comptabilisée à l'état des résultats pour l'exercice terminé le 31 mars 2004 et 1 475 000 $ (1 310 000 $ après
impôts sur les bénéfices) pour l'exercice terminé le 31 mars 2003.
L'effet de cette charge sur le bénéfice par action et le bénéfice dilué par action est de 0,025 $ pour l'exercice terminé le 31 mars 2004 et de 0,013 $
pour l'exercice terminé le 31 mars 2003.
Des options visant l'acquisition de 984 055 actions ordinaires à un prix de 33,05 $ ont également été octroyées le 1er avril 2004.

9 . S u r p l u s   d ' a p p o r t

Surplus d'apport au début de l'exercice
Rémunération à base d'actions
Surplus d'apport à la fin de l'exercice

2004
1 475 $
2 936
4 411 $

2003

- $

1 475
1 475 $

51

N o t e s   a f f é r e n t e s   a u x   é t a t s   f i n a n c i e r s   c o n s o l i d é s

1 0 . A u t r e s   i n t é r ê t s

Frais
Revenus

1 1 . I m p ô t s   s u r   l e s   b é n é f i c e s

La charge d’impôts sur les bénéfices se détaille comme suit :

Impôts exigibles
Impôts futurs

2004
1 586 $
(368)
1 218 $

2003
726 $
(2 077)
(1 351)$

2004
68 214 $
20 630
88 844 $

2003
61 422 $
4 435
65 857 $

Rapprochement des impôts sur les bénéfices, calculés aux taux canadiens prévus par la loi, à la charge d’impôts sur les bénéfices présentée à 
l’état des résultats :

Impôts sur les bénéfices, calculés aux taux canadiens prévus par la loi
Écarts attribuables aux éléments suivants :

Crédit d’impôt pour bénéfices de fabrication et transformation
Dividendes non imposables du placement de portefeuille
Incidence du taux d’imposition de filiales américaines
Modification des lois fiscales et des taux d’imposition
Utilisation d'un avantage fiscal non comptabilisé dans le passé
Autres éléments 

Charge d’impôts sur les bénéfices

2004
101 454 $

(4 483)
-
4 442
(1)
(3 501)
(9 067)
88 844 $

2003
83 200 $

(7 246)
(791)
612
(2 728)
-
(7 190)
65 857 $

L’incidence fiscale d’écarts temporaires qui donnent lieu à une partie importante de l’actif et du passif d’impôts futurs se présente comme suit :

Actif d’impôts futurs

Créditeurs et charges à payer
Pertes fiscales
Autres

Passif d’impôts futurs

Stocks
Immobilisations 
Actif net des régimes de retraite
Autres éléments d’actif
Placement de portefeuille

Présentés dans les états financiers à titre de :

Actif d’impôts futurs à court terme 
Actif d’impôts futurs à long terme
Passif d'impôts futurs à court terme
Passif d’impôts futurs à long terme
Passif d’impôts futurs - net

52

N o t e s   a f f é r e n t e s   a u x   é t a t s   f i n a n c i e r s   c o n s o l i d é s

2004

2003

5 773 $
2 915
2 306
10 994 $

6 680 $

94 624
7 259
993
6 506
116 062 $

5 496 $
4 570
4 879
14 945 $

- $

92 064
4 999
557
6 301
103 921 $

14 877 $
3 411
(8 927)
(114 429)
(105 068)$

12 854 $
8 861
-
(110 691)
(88 976)$

1 1 . I m p ô t s   s u r   l e s   b é n é f i c e s   ( s u i t e )

A v a n t a g e s   f i s c a u x   l a t e n t s
Au 31 mars 2004, la Société a des pertes fiscales d'un montant d'environ 58 511 000 $ qui peuvent être utilisées afin de réduire les revenus impo-
sables futurs de ses filiales en Argentine. Les économies d'impôts découlant de ces pertes n'ont pas été comptabilisées. Ces pertes viennent à
échéance comme suit :
2005
2006
2007
2008

10 584 000 $
9 281 000 $
12 568 000 $
26 078 000 $

1 2 . R é s u l t a t s   p a r   a c t i o n

Le bénéfice de base par action a été calculé en utilisant la moyenne pondérée des actions ordinaires en circulation au cours de chacun des exer-
cices, soit 103 589 621 actions en 2004 et 103 380 203 en 2003.
Le  bénéfice  dilué  par  action  pour  l’exercice  terminé  le  31 mars  2004 a  été  calculé  en  utilisant  104 817 272 actions  ordinaires,  représentant  la
somme de la moyenne pondérée d’actions en circulation au 31 mars 2004 (103 589 621 actions) et des actions à effet dilutif pouvant être émises
à la suite de la levée d’options octroyées en vertu du régime d’options d’achat d’actions de la Société (1 227 651 actions).
Le bénéfice dilué par action pour l’exercice terminé le 31 mars 2003 a été calculé en utilisant 104 454 043 actions ordinaires, représentant la somme
de la moyenne pondérée d’actions en circulation au 31 mars 2003 (103 380 203 actions) et des actions à effet dilutif pouvant être émises à la suite
de la levée d'options octroyées en vertu du régime d’options d’achat d’actions de la Société (1 073 840 actions).

1 3 . A c q u i s i t i o n   d ’ e n t r e p r i s e s
La Société a acquis le 1er mai 2003 une participation en actions votantes de 51 % dans Gallo Protein 2003, LLC (une coentreprise) pour une con-
trepartie en espèces de 3 546 000 $ et a également acquis le 23 mai 2003 les activités commerciales relatives aux marques de commerce Treasure
Cave et Nauvoo pour une contrepartie en espèces de 36 510 000 $. La juste valeur attribuée aux éléments d'actif net acquis de Gallo Protein est de
812 000 $ pour le fonds de roulement, 1 385 000 $ pour les immobilisations et 1 349 000 $ pour les écarts d'acquisition. La juste valeur attribuée
à l'actif net acquis relative aux activités commerciales des marques de commerce Treasure Cave et Nauvoo est de 5 361 000 $ pour le fonds de
roulement, 3 819 000 $ pour les immobilisations et 27 330 000 $ pour les marques de commerce. Gallo Protein 2003, LLC exploite aux États-Unis
et fabrique et distribue de l'isolat de protéines de lactosérum et des produits provenant du concentré de protéines de lactosérum. Les activités
commerciales relatives aux marques de commerce Treasure Cave et Nauvoo se rapportent à la fabrication et la commercialisation de fromages
bleus aux États-Unis.
Le 28 novembre 2003, la Société a complété l'acquisition de 100 % des actions votantes de Molfino Hermanos S.A. (Molfino). Molfino est un
fabricant de fromages et de produits laitiers œuvrant en Argentine. Le coût d'acquisition total de Molfino a été de 66 162 000 $ comprenant de
l'encaisse de 4 395 000 $ et des coûts d'acquisition à payer de 1 829 000 $ pour une contrepartie nette en espèces payée de 59 938 000 $. La juste
valeur attribuée aux éléments d'actif net acquis est de 40 092 000 $ pour les immobilisations, 2 166 000 $ pour d'autres éléments d'actif et le solde
de 19 509 000 $ pour le fonds de roulement. Les résultats d'exploitation de Molfino sont compris dans les résultats du secteur des produits laitiers
Canada et autres. La répartition du prix d'acquisition n'est pas encore terminée parce que la Société est à finaliser le plan d'intégration de cette
entreprise. La répartition finale sera terminée au cours du prochain exercice.

N o t e s   a f f é r e n t e s   a u x   é t a t s   f i n a n c i e r s   c o n s o l i d é s

53

1 4 . R é g i m e s   d e   r e t r a i t e   e t   a u t r e s   r é g i m e s   d ’ a v a n t a g e s   s o c i a u x

La Société offre des régimes de retraite à prestations déterminées et à cotisations déterminées ainsi que certains avantages (autres régimes)
comme l’assurance-maladie, l’assurance-vie et les soins dentaires à ses employés et retraités admissibles. 
Les dispositions des régimes à prestations déterminées sont fondées sur le nombre d’années de service et soit sur le salaire moyen des dernières
années de service ou sur le salaire carrière. Une partie des cotisations est assurée par les employés et l’autre par des cotisations de la Société,
établie suivant les conseils d’actuaires indépendants.
Les régimes à cotisations déterminées prévoient le versement d’une cotisation annuelle ouvrant droit à une pension pour chaque employé participant.
L’actif des régimes se compose principalement d’actions canadiennes et étrangères, de fonds communs ainsi que de titres à revenus fixes.

S i t u a t i o n   f i n a n c i è r e   d e s   r é g i m e s  

2004

2003

Évolution de la juste valeur de l’actif des régimes

Juste valeur de l’actif des régimes au début de l’exercice
Acquisitions au cours de l’exercice
Rendement de l’actif des régimes
Cotisations de l’employeur
Cotisations des employés 
Prestations versées
Perte à la conversion de devises
Juste valeur de l’actif des régimes à la fin de l’exercice

Évolution des obligations découlant des régimes

Obligations découlant des régimes au début de l’exercice
Acquisitions au cours de l’exercice
Coût des services rendus au cours de l’exercice
Frais d’intérêts
Prestations versées
(Gains actuariels) pertes actuarielles
Modifications des régimes et scission
Gain à la conversion de devises
Obligations découlant des régimes à la fin de l’exercice

Déficit
Pertes actuarielles non amorties
Coût non amorti des services passés
Perte à la conversion de devises
Obligation transitoire non amortie
Actif (passif) à la date de mesure
Cotisations de l’employeur entre la date de mesure et la fin de l’exercice
Actif (passif ) net comptabilisé au bilan

L’actif net est regroupé avec les autres éléments d’actif au bilan (Note 5).

Régimes de
retraite à
prestations
déterminées

142 145 $

-
15 914
5 548
1 129
(11 767)
(239)
152 730

154 890
-
4 188
10 187
(11 767)
8 295
-
(333)
165 460

(12 730)
60 797
761
-
(12 215)
36 613
904
37 517 $

Régimes de
retraite à
prestations
déterminées

163 003 $

893
(9 709)
698
1 129
(13 684)
(185)
142 145

154 735
893
4 125
10 008
(13 684)
(940)
-
(247)
154 890

(12 745)
55 715
802
(1 146)
(13 370)
29 256
297
29 553 $

Autres
régimes

- $
-
-
1 061
111
(1 172)
-
-

20 683
-
914
64
(1 172)
(3 213)
338
-
17 614

(17 614)
2 260
(344)
-
1 757
(13 941)
-

(13 941)$

Autres
régimes

- $
-
-
777
71
(848)
-
-

19 175
-
799
276
(848)
1 281
-
-
20 683

(20 683)
2 610
(456)

-

4 592
(13 937)
-

(13 937)$

54

N o t e s   a f f é r e n t e s   a u x   é t a t s   f i n a n c i e r s   c o n s o l i d é s

1 4 . R é g i m e s   d e   r e t r a i t e   e t   a u t r e s   r é g i m e s   d ’ a v a n t a g e s   s o c i a u x   ( s u i t e )

Charge au titre des régimes d’avantages sociaux

Régimes à prestations déterminées

Coût des services rendus au cours de l’exercice
Intérêts débiteurs
Rendement prévu des actifs
Amortissement de l’obligation transitoire
Amortissement du coût des services passés
Compression de régimes
Amortissement du gain actuariel
Provision pour moins-value

Régimes à cotisations déterminées

Moyenne pondérée des hypothèses 

Taux d’actualisation des obligations 
Taux de rendement prévu à long terme 

de l’actif des régimes

Taux d’augmentation de la rémunération

2004

2003

Régimes
de retraite

Autres
régimes

Régimes
de retraite

Autres
régimes

3 058 $
10 187
(13 522)
(1 156)
91
(1 146)
681
-
(1 807)

8 712
6 905 $

584 $

1 216
-
377
(50)
-
(305)
-
1 822

-

1 822 $

3 025 $
10 058
(14 010)
(1 155)
89
-
70
67
(1 856)

8 531
6 675 $

694 $

1 341
-
460
37
-
(13)
-
2 519

-

2 519 $

6,25 %

6,25 %

6,75 %

6,75 %

7,90 %
3,50 %

s.o.
3,50 %

7,90 %
3,50 %

s.o.
3,50 %

Aux fins de l’évaluation, le taux de croissance annuel hypothétique des coûts reliés à l’assurance-maladie, l’assurance-vie et les soins dentaires a
été fixé entre 5,5 % et 7 % pour l’exercice 2005 et selon les hypothèses retenues, ces taux devraient diminuer graduellement pour atteindre 5,3 %
en 2007 et demeurer à ce niveau par la suite.

1 5 . E n g a g e m e n t s   e t   é v e n t u a l i t é s

La Société exerce certaines de ses activités dans des locaux loués et est également liée en vertu de contrats de location pour de l’équipement et
des véhicules. Les loyers minimums exigibles pour les prochains exercices s’établissent comme suit :

2005
2006
2007
2008
2009

Exercices subséquents

16 585 $
8 941
7 471
5 093
4 392
3 600
46 082 $

La Société est défenderesse à certaines réclamations dans le cours normal de l'exercice de ses activités. La Société est d’avis que le règlement
final de ces réclamations n’aura aucune incidence significative sur ses résultats ou sa situation financière.
De temps à autre, la Société conclut des ententes dans le cours normal de ses activités, notamment des ententes de service et des contrats de
location  et  dans  le  cadre  d’acquisitions  ou  de  cessions  d’entreprises  ou  d’actifs,  lesquelles  ententes,  de  par  leur  nature,  peuvent  fournir  des
indemnisations à des contreparties. Ces dispositions d’indemnisation peuvent toucher des ruptures de représentation et des garanties de même
que des réclamations futures à l’égard de certains éléments de passif, notamment en ce qui a trait à des questions fiscales ou environnemen-
tales. Les modalités de ces indemnisations sont de durées variées. Étant donné la nature de ces indemnisations, la Société n’est pas en mesure
d’évaluer de manière raisonnable le paiement éventuel maximal qu’elle peut être tenue de verser conformément à ces ententes.

N o t e s   a f f é r e n t e s   a u x   é t a t s   f i n a n c i e r s   c o n s o l i d é s

55

1 6 . I n s t r u m e n t s   f i n a n c i e r s   e t   g e s t i o n   d e   r i s q u e s

a )   Ju s t e   v a l e u r   d e s   i n s t r u m e n t s   fi n a n c i e r s
Les justes valeurs de l’encaisse, des débiteurs, du découvert bancaire, des emprunts bancaires et des créditeurs et charges à payer correspondent
à leur valeur comptable en raison de leurs dates d’échéance à court terme.
La juste valeur de la dette à long terme, estimée en actualisant les flux de trésorerie prévus en utilisant des taux dont la Société pourrait se pré-
valoir pour des emprunts comportant des conditions et des échéances similaires, totalise 445 133 000 $ (604 385 000 $ en 2003).

b )   R i s q u e   d e   c r é d i t
La Société consent du crédit à ses clients dans le cours normal de ses activités. Des évaluations de crédit sont effectuées de façon continue et les
états financiers tiennent compte des provisions pour pertes. La Société n’a pas de concentration de crédit.

c )   R i s q u e   l i é   a u x   t a u x   d ’ i n t é r ê t
Les facilités de crédit à court terme ainsi que les emprunts bancaires à long terme de la Société portent intérêts à des taux variables.
Pour se protéger contre les augmentations de taux d’intérêt, la Société conclut à l’occasion des contrats de swap de taux d’intérêt. Au 31 mars 2004,
la Société s'était engagée en vertu d'un contrat de swap de taux d’intérêt à un taux de 5,08 % couvrant 34 700 000 $ de dettes à long terme, échéant
en décembre 2004. En date du 31 mars 2004, un paiement de 556 000 $ serait nécessaire pour régler ce contrat.

d )   R i s q u e   d e   c h a n g e
Dans le cadre de ses opérations canadiennes, la Société effectue certaines transactions en devises étrangères. La Société gère le risque lié aux fluc-
tuations de taux de change et conclut à l’occasion certains contrats de change. Les engagements de la Société en vertu des contrats de change en
cours en date du bilan visaient l’achat de 500 000 euros.
La Société réalise approximativement 35 % de son chiffre d'affaires aux États-Unis et est donc exposée à la fluctuation de devises.
Les flux de trésorerie liés aux activités américaines constituent une protection naturelle contre le risque de change lié aux dettes exprimées en 
dollars américains.

e )   R i s q u e   d e   p r i x   d e   m a r c h a n d i s e s
La Société conclut à l'occasion certains contrats à terme pour se protéger des fluctuations de prix de certaines marchandises. Les contrats en
vigueur en date du bilan avaient une juste valeur de 2 600 000 $.

1 7 .

I n f o r m a t i o n   s e c t o r i e l l e

Le secteur des produits laitiers comprend principalement la fabrication et la distribution de fromages et de lait nature. Les activités de ce secteur
sont exercées au Canada, en Argentine et aux États-Unis.
Le secteur des produits d’épicerie représente les activités de fabrication et de commercialisation de petits gâteaux. L'actif total du secteur des pro-
duits d'épicerie comprend le placement de portefeuille.
Ces secteurs sont administrés distinctement puisque chaque secteur d’activité représente un secteur stratégique qui offre différents produits et
qui dessert différents marchés. La Société évalue la performance en fonction du bénéfice d’exploitation géographique et du bénéfice d’exploita-
tion des secteurs d’activité pris isolément.
Les conventions comptables des secteurs sont les mêmes que celles décrites à la Note 1 portant sur les principales conventions comptables. La
Société n’effectue pas de ventes intersectorielles.

56

N o t e s   a f f é r e n t e s   a u x   é t a t s   f i n a n c i e r s   c o n s o l i d é s

1 7 .

I n f o r m a t i o n   s e c t o r i e l l e   ( s u i t e )

I n f o r m a t i o n   p a r   s e c t e u r   d ’ a c t i v i t é

Revenus

Produits laitiers
Produits d’épicerie

Bénéfice avant intérêts, amortissement et 
impôts sur les bénéfices

Produits laitiers
Produits d’épicerie

Amortissement des immobilisations

Produits laitiers
Produits d’épicerie

Bénéfice d’exploitation

Produits laitiers
Produits d’épicerie

Intérêts
Bénéfice compte non tenu des impôts 

sur les bénéfices

Impôts sur les bénéfices
Bénéfice net

I n f o r m a t i o n   g é o g r a p h i q u e

2004

2003

Canada
et autres

États-Unis

Total

Canada
et autres

États-Unis

Total

2 161 852 $
167 384
2 329 236 $

1 240 954 $

-

1 240 954 $

3 402 806 $
167 384
3 570 190 $

2 017 383 $
167 919
2 185 302 $

1 212 810 $

-

1 212 810 $

3 230 193 $
167 919
3 398 112 $

209 855 $
32 515
242 370 $

160 887 $

-

160 887 $

370 742 $
32 515
403 257 $

199 561 $
33 165
232 726 $

120 069 $

-

120 069 $

319 630 $
33 165
352 795 $

29 854 $
4 634
34 488 $

31 550 $

-

31 550 $

61 404 $
4 634
66 038 $

29 697 $
5 488
35 185 $

180 001 $
27 881
207 882 $

129 337 $

-

129 337 $

169 864 $
27 677
197 541 $

309 338 $
27 881
337 219

36 010

301 209

88 844
212 365 $

35 704 $

-

35 704 $

84 365 $

-

84 365 $

65 401 $
5 488
70 889 $

254 229 $
27 677
281 906

42 321

239 585

65 857
173 728 $

Revenus

Produits laitiers
Produits d’épicerie

Éléments d'actif
Produits laitiers
Produits d’épicerie

Canada

Argentine

États-Unis

Total

Canada

2004

2003
États-Unis

Total

2 117 390 $
167 384
2 284 774 $

44 462 $

1 240 954 $

-

-

44 462 $

1 240 954 $

3 402 806 $
167 384
3 570 190 $

2 017 383 $
167 919
2 185 302 $

1 212 810 $

-

1 212 810 $

3 230 193 $
167 919
3 398 112 $

932 552 $
291 622
1 224 174 $

89 138 $

756 236 $

-

-

89 138 $

756 236 $

1 777 926 $
291 622
2 069 548 $

861 176 $
284 751
1 145 927 $

824 759 $

-

824 759 $

1 685 935 $
284 751
1 970 686 $

Immobilisations à la valeur nette

Produits laitiers
Produits d'épicerie

305 134 $
39 876
345 010 $

41 805 $

274 368 $

-

-

41 805 $

274 368 $

621 307 $
39 876
661 183 $

276 036 $
39 641
315 677 $

312 164 $

-

312 164 $

588 200 $
39 641
627 841 $

Ajouts aux immobilisations

Produits laitiers
Produits d'épicerie

Écarts d'acquisition
Produits laitiers
Produits d'épicerie

63 713 $
5 123
68 836 $

132 698 $
164 513
297 211 $

315 $
-
315 $

21 295 $

-

21 295 $

85 323 $
5 123
90 446 $

42 694 $
5 817
48 511 $

22 080 $

-

22 080 $

64 774 $
5 817
70 591 $

- $
-
- $

227 645 $

-

227 645 $

360 343 $
164 513
524 856 $

132 698 $
164 513
297 211 $

253 419 $

-

253 419 $

386 117 $
164 513
550 630 $

N o t e s   a f f é r e n t e s   a u x   é t a t s   f i n a n c i e r s   c o n s o l i d é s

57

B i l a n   s o c i a l

À  ses  débuts,  en  1954,  Saputo  n’employait  que  trois  personnes.
Cinquante  ans  plus  tard,  l’entreprise  compte  7 500 employés  et  con-
tribue  par  le  fait  même  à  la  vie  économique  et  sociale  de  différentes
régions. La Société joue un rôle essentiel dans l’industrie alimentaire.
Saputo  est  avant  tout  un  transformateur  laitier.  Ce  faisant,  elle
représente  un  maillon  important  de  la  chaîne  d’approvisionnement,
entre le producteur de lait, le client et le consommateur des produits.
Nos activités dans le secteur de la boulangerie viennent également ren-
forcer  notre  rôle  de  joueur  important  de  l’industrie  alimentaire.  Nos
responsabilités  en  tant  que  manufacturier  de  produits  alimentaires
nous amènent à travailler selon les plus hauts standards de qualité. En
accentuant  l’innovation  et  la  recherche-développement,  nous  con-
tribuons  à  la  promotion  et  à  l’augmentation  de  la  consommation  de
certaines catégories de produits, au bénéfice de l’ensemble de l’indus-
trie alimentaire et de nos partenaires d’affaires. 

Les investissements en immobilisations auxquels nous procédons
continuellement viennent accentuer notre participation au développe-
ment économique.

En  continuant  de  développer  nos  affaires,  nous  contribuons  au
développement  de  l’ensemble  de  nos  employés.  L’un  des  défis  en
matière de ressources humaines est de nous assurer que nos employés
bénéficient d’un environnement de travail stimulant qui leur permet de
se  réaliser  quotidiennement.  Nous  sommes  fiers  d’offrir  à  nos
employés des carrières au sein de Saputo en favorisant entre autres les
promotions internes. 

Nous  incitons  également  nos  employés  à  devenir  de  véritables
leaders  dans  leur  communauté.  Nos  employés  agissent  souvent
comme  représentants  locaux  ou  régionaux  de  l’entreprise  en  conju-
guant leur passion au travail et leur engagement au sein de différentes
causes sociales, économiques et sportives. 

De par notre position de joueur de premier plan de l’industrie ali-
mentaire, nous trouvons important d’appuyer diverses banques alimen-
taires.  Nous  tenons  entre  autres  à  contribuer  à  l’apport  quotidien  en
nourriture à des enfants vivant en milieu défavorisé, en appuyant des
causes telles que le Club des petits déjeuners du Québec. 

Nous  appuyons  également  le  travail  bénévole  de  certains  de  nos
employés  au  moyen  de  dons  financiers  et  de  dons  en  produits  lors
d’événements malheureux comme les incendies de forêt qui ont causé de
lourds dommages en Colombie-Britannique l’an dernier.

De plus, Saputo appuie certaines universités qui offrent des pro-
grammes  en  agriculture  ou  liés  à  l’industrie  laitière.  Ainsi,  la  Société
contribue à appuyer le travail de recherche dans des domaines reliés à
nos champs d’activité.

Par l’entremise de nos activités de commandite, nous appuyons
différentes causes qui touchent entre autres les activités familiales et
sportives, et ce, tant au niveau amateur que professionnel. 

C’est ainsi qu’au cours du dernier exercice, nous avons appuyé les
marathons  de  Montréal  et  de  Vancouver.  Nous  avons  également  été
commanditaire de la Fédération de soccer du Québec.

Notre  partenariat  avec  la  Fondation  de  l’athlète  d’excellence  du
Québec est une des causes qui nous tient à cœur. La Fondation soutient,
au moyen de bourses d’études, des athlètes du Québec et du Canada
qui se distinguent sur les scènes sportives nationale et internationale.
Grâce à cette entente nous appuyons plusieurs athlètes tels que : 
•Dasha Gaiazova, 16e au 5 km classique de ski de fond aux Championnats
mondiaux Jeunesse 2003.

• Martin Gilbert, un jeune cycliste qui a représenté le Canada lors des
Championnats mondiaux de cyclisme sur route tenus à Hamilton en 
octobre 2003.

• Blythe Hartley, médaillée de bronze aux Championnats mondiaux de
plongeon 2003, elle participera aux Jeux olympiques d'Athènes cet été.
• Alexandre Jeltkov, 6e à la barre fixe aux Championnats mondiaux de gym-

nastique 2003, il participera cet été aux Jeux olympiques d'Athènes.

• Audrey Lacroix, médaillée d'or au 200 m papillon en natation aux Jeux

panaméricains 2003.

• Jana Salat, 4e aux Championnats mondiaux de water-polo 2003, elle 

participera cet été aux Jeux olympiques d'Athènes.
• Giulio Zardo, champion du monde 2004 en bobsleigh.

Saputo  appuie  également  l’Impact  de  Montréal,  une  équipe  de
soccer professionnelle sans but lucratif de la A-League, évoluant tant au
Canada  qu’aux  États-Unis.  Par  ailleurs,  nous  commanditons  le
Canadien de Montréal en tant que commanditaire officiel du Fan Club
futurs Canadiens Saputo. Nous sommes commanditaire de l’équipe de
sport automobile Rocketsports Racing, qui participe à la série mondiale
Champ  Car  et  dont  les  courses  sont  disputées  au  Canada,  aux  États-
Unis, au Mexique, en Australie et en Corée. La monoplace de l’écurie
est pilotée par Alexandre Tagliani, originaire de la région de Montréal.

58

B i l a n   s o c i a l

59

B i l a n   s o c i a l

De gauche à droite :  
Randy Williamson, président et chef de l'exploitation, division Produits laitiers (Canada)  
Dino Dello Sbarba, président et chef de l'exploitation, division Fromage (États-Unis)  
Pierre Leroux, vice-président exécutif, ressources humaines et affaires corporatives  
Louis-Philippe Carrière, vice-président exécutif, finances et administration  
Lino Saputo, Jr., président et chef de la direction  
Lino Saputo, président du conseil d'administration

H a u t e  
d i r e c t i o n

60

H a u t e   d i r e c t i o n

André Bérard
Administrateur de sociétés

Claude Blanchet
Administrateur de sociétés

Lucien Bouchard
Associé principal 
Davies Ward Phillips & Vineberg s.r.l.

Pierre Bourgie
Président et chef de la direction
Société Financière Bourgie inc.

Frank A. Dottori
Président et chef de la direction
Tembec inc.

Jean Gaulin
Administrateur de sociétés

Caterina Monticciolo, CA
Présidente
Julvest Capital inc.

Lino Saputo
Président du 
conseil d’administration 
Saputo inc.

Lino Saputo, Jr.
Président et chef de la direction
Saputo inc.

Patricia Saputo, CA, PF
Présidente
Gestion Pasa inc.

Louis A. Tanguay
Administrateur de sociétés

C o n s e i l
d ’ a d m i n i s t r a t i o n

61

C o n s e i l   d ’ a d m i n i s t r a t i o n

R e n s e i g n e m e n t s   à   l ’ i n t e n t i o n  
d e s   a c t i o n n a i r e s

Siège social
Saputo inc.
6869, boul. Métropolitain Est
Saint-Léonard (Québec) Canada H1P 1X8
Téléphone : 514.328.6662 • Télécopieur : 514.328.3364
www.saputo.com

Assemblée générale annuelle des actionnaires
Le mercredi 4 août 2004, à 11 h
Salon Laval, Hôtel Sheraton Laval
2440, autoroute des Laurentides
Laval (Québec) Canada H7T 1X5

Relations avec les investisseurs
Communications corporatives
Téléphone : 514.328.3381 • Télécopieur : 514.328.3364
Courriel : saputo@saputo.com

Bourse
Toronto
Symbole : SAP

Agent des transferts
Trust Banque Nationale
1100, rue University, bureau 900
Montréal (Québec) Canada H3B 2G7
Téléphone : 514.871.7171 ou 1 800 341.1419
Télécopieur : 514.871.7442

Vérificateurs externes
Deloitte & Touche, Laval (Québec)

Politique en matière de dividendes
Saputo inc. verse des dividendes trimestriels en espèces sur les actions
ordinaires s’élevant à 0,12 $ par action, ce qui représente un dividende
annuel de 0,48 $ par action. Le solde du bénéfice réalisé est réinvesti
pour financer la croissance des activités de la Société.

Le conseil d’administration peut en tout temps et à son entière discré-
tion réviser la politique de la Société en matière de dividendes, en fonc-
tion de la situation financière, des résultats d’exploitation, des besoins
en capitaux ou de tout autre facteur qu’il juge pertinent.

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Saputo Inc. 
Corporate Communications
6869 Métropolitain Blvd. East
Saint-Léonard, Québec, Canada H1P 1X8
Telephone: 514.328.3381 • Fax: 514.328.3364
Email: saputo@saputo.com

Imprimé au Canada

Ce rapport annuel est imprimé sur du papier sans chlore, recyclé, et contenant au moins

10 % de fibres postconsommation.

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62

R e n s e i g n e m e n t s   à   l ’ i n t e n t i o n   d e s   a c t i o n n a i r e s

 
 
www.saputo.com