unis
pour aller
plus loin
R A P P O R T A N N U E L 2 0 0 8
Cotée à la Bourse de Toronto (TsX) depuis le 15 octobre 1997, saputo célèbre son
dixième anniversaire en tant que société publique. elle a depuis connu une évolution
soutenue tant au niveau de sa performance financière que de son expansion.
ÉVOLUTION D’UN INVESTISSEMENT
(en dollars)
2008
6 513 $
1997
1 000 $
employés
produCTion
lorsque les actions ont été émises pour la
première fois en 1997, leur valeur était de 17 $
chacune. depuis, l’action a été fractionnée
à deux reprises, en novembre 2001 et en
décembre 2007. le graphique ci-contre
démontre l’évolution d’un investissement
de 1 000 $ le 15 octobre 1997.
31 mars 1998
31 MARS 2008
3 100
21 usines
- Canada
- États-unis
7
14
9 200
47 usines
- Canada
- états-unis
- argentine
- allemagne
- royaume-uni
26
17
2
1
1
QuanTiTé de laiT
Transformé annuellemenT
produiTs
2,6 milliards de litres
5 milliards de litres
Fromages et
ingrédients laitiers
fromages, lait, yogourts,
ingrédients laitiers et
petits gâteaux
réparTiTion des revenus
par segmenT de marChé (%)
réparTiTion des revenus
par seCTeur (%)
Industriel
24
Industriel
16
Canada
56
Produits
d’épicerie
3
Produits laitiers
Canada,
Europe et
Argentine
59
Restauration
52
Détail
24
Restauration
33
Détail
51
États-Unis
44
31 mars 1998
31 mars 2008
Produits
laitiers USA
38
TABLE DES MATIÈRES
◑ Faits saillants 01 ◑ Message du président du conseil d’administration 02 ◑ Message du président et chef de la direction 04 ◑
◑ Revue de l’exploitation 06 ◑ Bilan social 14 ◑ Rapport de gestion 18 ◑ États financiers consolidés 39 ◑
◑ Notes complémentaires aux états financiers consolidés 43 ◑ Renseignements à l’intention des actionnaires 59 ◑
Photo de la couverture : Karen newman, achats, Lincolnshire, Division Produits laitiers (USA), frédéric Breton, contentieux, Siège social, Jean destinoble, fabrication
et Catherine Jodoin, assurance qualité, St-Léonard, Division Produits laitiers (Canada)
faits saillants
Exercices terminés les 31 mars
(en milliers de dollars, sauf les données par action et ratios)
2008
2007
2006
Revenus
Secteur Produits laitiers
CEA1
USA
Secteur Produits d’épicerie
Bénéfice avant intérêts, impôts sur les bénéfices et
amortissement (BAIIA)2
Secteur Produits laitiers
CEA
USA
Secteur Produits d’épicerie
Bénéfice net
Flux de trésorerie liés à l’exploitation
Fonds de roulement
Total de l’actif
Dette portant intérêts3
Capitaux propres
Par action4
Bénéfice net
De base
Dilué
Dividendes déclarés5
Valeur comptable
Ratios financiers
Dette portant intérêts / Capitaux propres
Rendement sur les capitaux propres moyens des actionnaires
2 966 293 $
1 927 983
4 894 276
164 624
5 058 900 $
2 794 099 $
1 036 830
3 830 929
170 051
4 000 980 $
2 651 402 $
1 206 601
3 858 003
164 207
4 022 210 $
363 365 $
145 478
508 843
17 201
526 044 $
288 200 $
291 062 $
416 292 $
2 733 476 $
282 704 $
1 619 160 $
1,40 $
1,38 $
0,48 $
7,86 $
0,17
18,3 %
317 086 $
82 890
399 976
26 356
426 332 $
238 467 $
343 501 $
521 114 $
2 488 367 $
116 140 $
1 533 018 $
1,15 $
1,14 $
0,40 $
7,39 $
0,08
16,2 %
261 593 $
78 300
339 893
26 072
365 965 $
192 102 $
299 567 $
423 623 $
2 253 933 $
241 854 $
1 402 543 $
0,92 $
0,91 $
0,36 $
6,74 $
0,17
14,1 %
1 Secteur Produits laitiers Canada, Europe et Argentine.
2 Mesure de calcul des résultats non conforme aux principes comptables généralement reconnus.
La Société évalue son rendement financier sur la base de son BAIIA qui est défini comme étant le bénéfice avant intérêts, impôts sur les bénéfices et amortissement
(incluant la dévaluation du placement de portefeuille pour l’exercice 2006). Le BAIIA n’est pas une mesure de rendement définie par les principes comptables
généralement reconnus du Canada et, conséquemment, peut ne pas être comparable aux mesures présentées par d’autres sociétés. Voir la section « Mesure de calcul
des résultats non conforme aux principes comptables généralement reconnus ».
3 Nette des espèces et quasi-espèces.
4 Les nombres et les prix d’actions ordinaires mentionnés ont été ajustés afin de tenir compte du dividende de 100 % déclaré sur les actions le 10 décembre 2007,
ayant eu le même effet qu’un fractionnement d’actions à raison de deux actions pour une.
5 Aux fins de la Loi de l’impôt sur le revenu et des autres législations provinciales similaires, tous les dividendes versés à compter du 1er janvier 2007 constituent des
dividendes déterminés, et ce, jusqu’à avis contraire.
Revenus
(en millions de dollars)
Baiia
(en millions de dollars)
Bénéfice net
(en millions de dollars)
flux de tRésoReRie
liés à l’exploitation
(en millions de dollars)
2008
5058,9
2007
4001,0
2006
4022,2
2008
526,0
2007
426,3
2006
366,0
2008
288,2
2007
238,5
2006
192,1
2008
291,1
2007
343,5
2006
299,6
06
07
08
06
07
08
06
07
08
06
07
08
saputo _ rapport annueL 2008 _ faits saillants
1
Message du pRésident du conseil d’administRation
lE sAvoIR
nous
guide
vERs
dEmAIn
la société que ma famille et moi avons fondée
il y a plus de 50 ans célèbre cette année son
10e anniversaire en tant qu’entreprise publique.
de nombreux changements sont survenus depuis
mais, à la base, saputo est demeurée fidèle à
sa personnalité. nous fabriquons des produits
de qualité créés par notre équipe d’employés
dévoués, et nous continuons d’encourager le
travail d’équipe tout en poursuivant la promotion
d’un environnement familial au sein de la société.
2
MEssaGE du présidEnt du consEil d’adMinistration _ rapport annueL 2008 _ saputo
conseil d’administRation
EmAnuElE (lIno) sAPuto
Président du conseil
AndRé BéRARd
Administrateur de sociétés
lucIEn BouchARd
Associé principal, Davies Ward
Phillips & Vineberg s.r.l.
PIERRE BouRgIE
Président et chef de la direction,
Société Financière Bourgie inc.
FRAnk A. dottoRI
Président,
Fadco Consulting inc.
et directeur général,
division d’Ethanol cellulosique
de Greenfield Ethanol
JEAn gAulIn
Administrateur de sociétés
cAtERInA montIccIolo, cA
Présidente,
Julvest Capital inc.
lIno A. sAPuto, JR.
Président et chef de la direction,
Saputo inc.
PAtRIcIA sAPuto, cA, Icd.d
Chef des finances,
Placements Italcan inc.
louIs A. tAnguAy
Administrateur de sociétés
Notre structure simple et notre esprit d’entrepreneurship favorisent une étroite collaboration entre les employés, ce qui
a permis à la Société de se tailler la place qu’elle occupe aujourd’hui. À titre de président du conseil d’administration,
je suis fier de l’équipe qui m’entoure de même que de chaque personne qui contribue au succès de Saputo. Je me
réjouis de constater que nos employés continuent d’exceller ensemble vers l’atteinte d’objectifs communs.
cRoIRE à lA gouvERnAncE d’EntREPRIsE
Ce principe anime également les membres du conseil d’administration. Nous nous faisons un devoir de prendre des
décisions qui sont dans le meilleur intérêt des actionnaires de Saputo.
Afin de nous aider à réaliser pleinement notre mandat, nous accordons une importance particulière au savoir.
Individuellement et collectivement, nous évaluons notre rendement de façon régulière afin d’optimiser la contribution
que nous apportons à Saputo. Voilà pourquoi, au cours des dernières années, les membres du conseil ont bénéficié
de présentations sur des sujets qui leur permettent de mieux saisir l’industrie au sein de laquelle évolue Saputo.
Conformément à cette approche, les membres du conseil visitent chaque année une ou plusieurs de nos usines,
choisies sur une base de rotation. Cette façon de faire leur permet d’expérimenter la culture Saputo.
Le conseil d’administration est composé de deux comités : le comité de régie d’entreprise et des ressources humaines
et le comité de vérification. Leur président respectif présente, à chaque assemblée, un sommaire du travail et des
réalisations du comité, lequel est suivi d’une période de discussion. Ce degré de communication entre les membres
du conseil et ses comités permet aux membres d’être mieux informés quant au travail en cours et aux comités de
bénéficier de l’expérience de tous les membres.
Également responsable de la gérance de la Société, le conseil d’administration juge qu’il est important de s’évaluer en
fonction de l’évolution de la Société. Ainsi, nous avons estimé qu’il s’avérerait approprié cette année de proposer, en
plus des dix administrateurs actuels, la nomination de deux nouveaux administrateurs, lesquels sont indépendants.
Un Conseil de douze membres permettrait de refléter la croissance de la Société au cours des dernières années.
Le conseil d’administration est d’avis que l’intérêt détenu dans la Société par son actionnaire principal permet de s’assurer
que les intérêts de celui-ci correspondent à ceux de tous les autres actionnaires. Toutefois, bien que les fondateurs
de la Société soient représentés au conseil, celui-ci est composé majoritairement d’administrateurs indépendants
qui se rencontrent seuls après chaque réunion ordinaire. Chaque comité est composé uniquement d’administrateurs
indépendants tandis que le conseil compte également un administrateur en chef, lequel est indépendant.
En outre, les postes de président du conseil d’administration et de chef de la direction sont distincts. Veuillez consulter
la circulaire d’information datée du 5 juin 2008 pour obtenir de plus amples renseignements sur les pratiques de la
Société en matière de gouvernance d’entreprise.
Individuellement et collectivement, nous évaluons notre rendement de
façon régulière afin d’optimiser la contribution que nous apportons à saputo.
REconnAîtRE lEs EFFoRts concERtés
Je désire remercier sincèrement les membres du conseil d’administration pour l’encadrement, le soutien et les
conseils qu’ils m’ont apportés au fil des ans. Bien que chaque contribution soit unique, les membres du conseil se
complètent. Il s’agit d’un groupe de valeur, et je suis persuadé que leur expertise nous aidera à amorcer un nouvel
exercice en pleine possession de nos moyens.
J’apprécie également la relation que nous entretenons avec nos clients et nos partenaires que je remercie pour leur
fidélité envers notre Société. Nous continuerons d’offrir le meilleur de Saputo, conformément à nos normes rigoureuses
en matière de produits et de service.
En conclusion, la passion inouïe qui anime les employés de Saputo permet à la Société d’aller plus loin année après
année. Leur dévouement incontestable nourrit nos rêves et nous aide à atteindre les objectifs que nous nous fixons.
Je les remercie de leur dévouement et de leur travail extraordinaire qui contribue à notre succès.
lIno sAPuto
Président du conseil d’administration
saputo _ rapport annueL 2008 _ MEssaGE du présidEnt du consEil d’adMinistration
3
Message du pRésident et chef de la diRection
haute diRection
De gauche à droite :
lIno A. sAPuto, JR.
Président et
chef de la direction
clAudE PInARd
Président et chef de l’exploitation,
Division Boulangerie
PIERRE lERoux
Vice-président exécutif,
ressources humaines
et affaires corporatives
louIs-PhIlIPPE cARRIèRE
Vice-président exécutif,
finances et administration
dIno dEllo sBARBA
Président et chef de l’exploitation,
Division Produits laitiers (Canada)
et par intérim (Europe et Argentine)
tERRy BRockmAn
Président et chef de l’exploitation,
Division Produits laitiers (USA)
PouRsuIvRE
nos oBJEctIFs
ensemble
Depuis nos débuts et tout au long de notre évolution, nous avons conservé la culture qui
distingue notre Société, en accordant une grande importance aux principes fondamentaux
qui ont permis d’établir Saputo il y a plus de 50 ans. Nous maintenons notre engagement
visant à offrir des produits de qualité, de même que notre reconnaissance envers nos
employés qui sont les pierres angulaires de notre succès.
Notre progrès est manifeste, comme en témoignent nos résultats solides et continus. Les
revenus totaux de l’exercice terminé le 31 mars 2008 ont atteint 5,059 milliards de dollars,
comparativement aux modestes, mais très respectables revenus de l’exercice 1998 qui se
chiffraient à 817,2 millions de dollars. Au cours de la dernière décennie, notre BAIIA a augmenté
de 430,6 millions de dollars, avec 526,0 millions de dollars pour le présent exercice, tandis que le
Au cours des dix dernières
années, soit depuis notre
premier appel public à
l’épargne, nous avons
pris de l’expansion pour
devenir une entreprise
laitière d’envergure
internationale.
bénéfice net a grimpé de 243 millions de dollars, totalisant 288,2 millions de dollars pour 2008.
En outre, lorsque les actions de notre Société ont été inscrites à la Bourse de Toronto (TSX), le
15 octobre 1997, une action était évaluée à 17 $ et a depuis été fractionnée à deux reprises à la suite de dividendes
en action. Compte tenu de la valeur d’une action de Saputo, un placement de 1 000 $ en 1997 aurait une valeur
de 6 513 $ à la fin de l’exercice, excluant les retours sur les dividendes.
Les efforts soutenus de nos employés, dont l’expertise constitue un volet essentiel de notre fondation, ont grandement
contribué à ces réalisations. En tant que 15e plus important transformateur laitier au monde, nous employons à
l’heure actuelle 9 200 hommes et femmes dévoués, répartis dans 5 pays, qui fabriquent nos produits maintenant
distribués dans plus de 40 pays.
unE AnnéE dE chAngEmEnt
Au cours des 12 derniers mois, nous avons réussi à poursuivre notre croissance grâce à notre expansion considérable
aux États-Unis réalisée par l’entremise des acquisitions des activités fromagères industrielles de Land O’Lakes sur la
côte ouest américaine en avril 2007 et, en avril 2008, de celles d’Alto Dairy Cooperative. Par ailleurs, notre rentabilité
a augmenté aux États-Unis, au Canada et en Argentine, ce qui nous a permis de renforcer nos activités de base.
Nous avons également acquis une meilleure compréhension du marché européen par l’entremise de nos activités en
Allemagne et au Royaume-Uni. De plus, l’industrie laitière a connu de nombreux changements au sein de chacune
4
MEssaGE du présidEnt Et chEf dE la dirEction _ rapport annueL 2008 _ saputo
de nos divisions. Saputo n’a pas reculé devant ce défi et, fidèles à notre tradition, nos employés ont travaillé ensemble
pour dégager des moyens efficaces d’aborder les difficultés et de les surmonter.
Bien que les conditions du marché canadien soient demeurées stables en terme général, certains changements
législatifs ont été introduits en ce qui a trait à la composition des fromages et à l’étiquetage des produits. Se préparer pour
les amendements à la réglementation se révèle un processus continu pour notre Division Produits laitiers (Canada). Par
conséquent, bien que cela puisse parfois s’avérer un défi, nous serons conformes aux nouvelles exigences canadiennes
qui prendront effet en décembre 2008, et nous avons l’intention d’atténuer l’incidence potentielle qu’elles pourraient
avoir sur nos activités tout en déployant des efforts pour contrer l’impact sur nos clients.
Certains marchés, comme celui des États-Unis, sont plus volatils que le marché canadien. En raison de différents
systèmes de prix, la Division Produits laitiers (USA) continue de composer avec les fluctuations du prix du lactosérum
et des disparités à l’égard des allocations manufacturières des fabricants même si certains changements positifs ont
été apportés, par des organismes de contrôle, en lien avec les formules de calcul. Tandis que la majorité des produits
aux États-Unis affichaient en moyenne des prix relativement élevés, le marché du lactosérum en poudre, qui joue un
rôle déterminant dans le coût du lait, a atteint des niveaux sans précédent. Combinée à des conditions de marché
instables, cette situation demeure difficile. Néanmoins, nous continuons d’axer nos efforts sur notre développement
puisque le marché américain constitue un élément clé de notre stratégie de croissance.
Au cours du dernier exercice, le marché de l’Argentine a également connu certaines difficultés. Alors que nos
dépenses en immobilisations sont complétées en Argentine, nos usines n’ont pas encore atteint leur pleine capacité
en raison des inondations qui ont frappé le pays au début de l’exercice 2008. De plus, afin que le marché intérieur
puisse avoir accès aux produits laitiers à des prix compétitifs, le gouvernement argentin a imposé un prix plafond
pour leur exportation. Cette taxe à l’exportation a été récemment ajustée de façon positive et nous avons l’intention
de poursuivre notre collaboration avec le gouvernement pour répondre à la demande du marché domestique tout
en maintenant notre présence sur le marché international.
Au cours de l’année, les inondations en Argentine, conjuguées à d’autres facteurs climatiques comme la sécheresse
en Australie, et la diminution du nombre de producteurs de lait et de la production de l’Union européenne ont
entraîné la hausse du prix du lait à l’échelle mondiale. Ces conditions ont donné lieu à un déséquilibre mondial au
sein de l’industrie laitière, ce qui a poussé la demande au-delà de l’offre en plus de mettre de l’avant des marchés
importateurs émergents tels que la Chine, la Russie et le Moyen-Orient.
Notre Division Boulangerie a également connu des conditions de marché changeantes en lien avec des coûts
d’emballage et d’ingrédients plus élevés ainsi que l’introduction de marques privées par certains détaillants. La division
continue de concentrer ses efforts afin d’améliorer ses efficiences opérationnelles, spécifiquement ses recettes et
ses procédés de production, tout en préservant ses parts de marché.
unE socIété Aux FoRcEs multIPlEs
Nos réalisations de la dernière décennie représentent un parcours rempli de défis. Essentiellement, ces réalisations
reflètent nos qualités de Société et d’équipe. Depuis notre création, les employés de Saputo ont été de véritables
leaders de l’industrie laitière, s’adaptant aux diverses circonstances qui sont survenues. Par conséquent, nous sommes
devenus très polyvalents, ce qui témoigne de notre capacité à réagir de façon positive aux obstacles. Cette flexibilité,
conjuguée à la volonté de notre équipe d’apprendre et de tirer avantage des occasions, nous permet d’évoluer avec
l’industrie. Cependant, au cours de notre croissance, l’objectif de la Société est demeuré inchangé. Nous comptons
offrir des produits de grande qualité à nos consommateurs et à nos clients, qui reflètent depuis toujours et continueront
de refléter le dévouement de nos employés.
Pour l’année à venir, nous continuerons de solidifier nos assises, ce qui devrait nous permettre d’élargir nos activités.
Nous nous efforcerons de trouver des moyens d’accroître notre efficience au sein de nos différents secteurs d’activité, en
analysant sans cesse nos pratiques et en cernant des occasions d’amélioration dans toutes les sphères de la Société.
Notre faible niveau d’endettement et notre solide structure nous encouragent à poursuivre notre croissance au moyen
d’acquisitions. Puisque notre industrie se consolide, notre objectif consiste à trouver des actifs qui cadreront avec les
activités de Saputo. Essentiellement, grâce à notre clientèle internationale et à la hausse de la demande mondiale, la
planète entière est devenue notre marché. Nous étudierons les occasions qui s’arrimeront à la structure et à la culture de
Saputo, et continuerons de trouver des projets qui pourront ajouter de la valeur pour nos principaux intervenants.
Unis pour aller plus loin représente tout ce que Saputo a toujours défendu. En tant qu’équipe, nous continuons
d’exercer nos activités avec sérieux tout en gardant le cap sur notre vision de croissance. Notre passion nous a
menés jusqu’ici et elle continue de nous motiver à trouver des moyens d’améliorer et de développer notre entreprise
à l’échelle mondiale. La réalisation de nos plans et la concrétisation de nos objectifs ne sont possibles que grâce à
l’engagement soutenu de nos employés. Nous travaillerons ensemble pour atteindre les objectifs qui nous guideront
avec succès vers le futur.
lIno A. sAPuto, JR.
Président et chef de la direction
saputo _ rapport annueL 2008_ MEssaGE du présidEnt Et chEf dE la dirEction
5
Revue de l’exploitation
liette lessard, clémence vachon et gisèle Bisson,
fabrication, Ste-Marie, Division Boulangerie
2
SecteurS
5
DiviSionS
notre organiSation
ProDuitS LaitierS
ProDuitS D’ÉPicerie
sEctEuR PRoduIts
lAItIERs cAnAdA,
EuRoPE Et ARgEntInE
sEctEuR
PRoduIts lAItIERs
usA
sEctEuR
PRoduIts
d’éPIcERIE
dIvIsIon
PRoduIts lAItIERs
(cAnAdA)
dIvIsIon
PRoduIts lAItIERs
(EuRoPE)
dIvIsIon
PRoduIts lAItIERs
(ARgEntInE)
dIvIsIon
PRoduIts lAItIERs
(usA)
dIvIsIon
BoulAngERIE
RéAlIsER
nos
objectifs
collEctIvEmEnt
nomBRe d’usines paR secteuR
nomBRe d’employés
Revenus (%) paR secteuR
Secteur Produits
laitiers CEA
28
Secteurs Produits
laitiers USA
17
Secteur Produits
d’épicerie
2
Secteur Produits
laitiers CEA
5 425
Secteur Produits
laitiers USA
2 742
Secteur Produits
d’épicerie
1 012
Secteur Produits
laitiers CEA
59
Secteur Produits
laitiers USA
38
Secteur Produits
d’épicerie
3
6
rEvuE dE l’Exploitation _ rapport annueL 2008 _ saputo
Revue de l’exploitation (suite)
lindsay macPherson, karen tang et Jane neville,
assurance qualité, Burnaby, Division Produits laitiers (Canada)
michelle sicotte, vérification interne et
louise st-Jean, fiscalité, Siège social
unIs PouR AllER Plus loIn…
Ensemble, au fil des ans, nous avons aspiré à faire croître Saputo en explorant de nouvelles perspectives, tout en
restant fidèles à notre philosophie. Nous devons notre progrès au dévouement continu de nos 9 200 employés qui,
répartis dans 5 pays, s’unissent chaque jour pour aller plus loin. Ils fabriquent, mettent en marché et distribuent
une vaste gamme de produits de la plus grande qualité, notamment du fromage, du lait, du yogourt, des ingrédients
laitiers et des petits gâteaux.
nous maintenons notre engagement visant à offrir des produits de la meilleure
qualité qui soit et à poursuivre notre croissance à l’échelle mondiale.
Saputo, qui comprend 2 secteurs et 5 divisions, est présente dans 3 segments du marché alimentaire : le détail, la
restauration et l’industriel. Au cours de l’exercice 2008, nous avons transformé plus de 5 milliards de litres de lait et
produit environ 500 millions de kilogrammes de fromage et, en raison de la récente acquisition des activités d’Alto
Dairy Cooperative (acquisition d’Alto), l’entreprise devrait transformer annuellement environ 5,7 milliards de litres de
lait et produire environ 600 millions de kilogrammes de fromage. Nous sommes le 15e plus important transformateur
laitier au monde, le plus important au Canada, le troisième en importance en Argentine, parmi les trois plus grands
producteurs de fromage aux États-Unis et le plus grand manufacturier de petits gâteaux au Canada.
Nous maintenons notre engagement visant à offrir des produits de la meilleure qualité qui soit et à poursuivre notre
croissance à l’échelle mondiale. Alimentés par l’innovation de produits et les acquisitions, nous nous engageons
à répondre aux besoins de nos clients, tout en analysant continuellement nos opérations afin de demeurer un
fabricant efficace et à faibles coûts.
Des consommateurs et des clients dans plus de 40 pays apprécient nos produits distribués sous nos marques
réputées telles que saputo, alexis de portneuf, armstrong, Baxter, Dairyland, Danscorella, De Lucia, Dragone, DuVillage
1860, Frigo, Kingsey, La paulina, nutrilait, ricrem, stella, treasure Cave, Hop&Go!, rondeau et Vachon.
Saputo inc. est une société ouverte dont les actions sont inscrites à la Bourse de Toronto sous le symbole SAP.
saputo _ rapport annueL 2008 _ rEvuE dE l’Exploitation
7
Secteur pRoduits laitieRs canada, euRope et aRgentine
martin Brazeau, opérations d’usine, Brampton, Antonino Iacono, administration, St-Léonard
et debbie carson, ressources humaines, St-John, Division Produits laitiers (Canada)
REvEnus (%)
PAR sEgmEnt dE mARché
division Produits laitiers
(canada)
DÉtaiL
reStauration
63%
31%
inDuStrieL
6%
dIvIsIon PRoduIts lAItIERs (cAnAdA)
À titre de plus important transformateur laitier au pays, notre Division Produits laitiers (Canada) produit 32 % de
tout le fromage naturel et transforme 22 % de tout le lait nature.
Au cours de l’exercice 2008, nous avons poursuivi la consolidation de nos principales activités liées à la transformation
du fromage (coupage, râpage, emballage), comme nous l’avions annoncé au dernier exercice. Ce programme des
dépenses en immobilisations prendra fin au cours de l’exercice 2009. Ce plan de consolidation a entraîné la fermeture
de notre usine de coupage à Boucherville, Québec, en juin 2007. D’autres dépenses en immobilisations ont été
réalisées en matière d’exploitation. Par exemple, nous avons augmenté notre niveau de production de yogourt,
mesure qui se révèle déjà bénéfique.
En outre, nous avons poursuivi l’intégration et la rationalisation de notre logistique dans le but de réduire nos
dépenses opérationnelles et de continuer à atténuer l’impact des coûts de l’essence et de l’énergie en
consolidant des routes de transport.
Notre excellent rendement provient d’une analyse constante de nos activités et de l’initiative de
divers projets ou programmes conçus pour améliorer nos efficiences opérationnelles.
Bien que nous exercions nos activités au sein d’une industrie où la consommation individuelle
du fromage est relativement stable, mise à part la catégorie des fromages de spécialité
qui connaît une solide croissance, nous augmentons nos volumes de ventes et nos parts
de marché dans plusieurs catégories de produits. Notre marque armstrong de même que
notre marque de fromages de spécialité et de chèvre alexis de portneuf continuent de jouir
d’une croissance soutenue, tandis que notre marque saputo de fromages de spécialité
méditerranéenne demeure le premier choix1 des consommateurs canadiens.
En fait, notre gamme de fromages Feta saputo est la favorite des consommateurs canadiens2.
De plus, puisque l’innovation est à la source de nos marques de fromage, nous avons lancé de
nouveaux produits, y compris des fromages cheddars aromatisés tel que notre cheddar peppadew.
Nous avons également élargi notre gamme de fromages de spécialité en proposant un nouveau Doré-
mi rehaussé d’épices orientales, et Le Cœur du nectar, un fromage à base de lait de vache et de chèvre
nappé d’une garniture aux fruits, qui a récemment été reconnu meilleur nouveau dessert laitier dans le cadre des
2008 Dairy Innovation awards.
Plusieurs autres fromages ont reçu de prestigieux prix dans le cadre de divers concours nationaux et internationaux.
Encore cette année, notre Bleubry alexis de portneuf a été élu Grand Champion à la royal agriculture Winter Fair et au
British empire Cheese show, organisé par la Central ontario Cheesemaker association. Dans le cadre de ces concours,
nos fromages ont remporté dix prix.
8
1 Source : AC Nielsen, Brand Overview Report, TL Italian Excl Mozzarella, 52 semaines terminées le 12 avril 2008.
2 Source : AC Nielsen, Total Feta Brand Review, 52 semaines terminées le 15 mars 2008.
rEvuE dE l’Exploitation _ rapport annueL 2008 _ saputo
Secteur pRoduits laitieRs canada, euR ope et aRgentine (suite)
Fareed kheyo et daniel Bäuerle,
fabrication, Heiden, Division Produits laitiers (Europe)
Au Canada, on observe une augmentation de la consommation de produits
laitiers comportant des avantages nutritionnels accrus. Nous avons ainsi lancé
un certain nombre de produits laitiers à valeur ajoutée afin de tirer profit de
cette tendance. Par exemple, nous avons introduit les yogourts nature’s
treat, faits d’ingrédients naturels, et alive qui renferment un niveau élevé
d’antioxydants. Pour ce qui est de la gamme de lait nature de première
qualité Dairyland plus, nous avons élargi notre offre de produits sans
lactose et avons lancé un lait probiotique.
Notre gamme de lait aromatisé Milk 2 Go/Lait’s Go a connu une
croissance importante et demeure la marque numéro1 un au Canada
dans la catégorie des boissons en portion individuelle dans des
bouteilles en plastique. En avril 2007, nous avons d’ailleurs bonifié
la gamme Milk 2 Go/Lait’s Go en lançant une nouvelle saveur, orange
obsession, que nos clients ont très bien accueillie. En octobre 2007, nous
avons lancé Creama, une nouvelle gamme de crèmes aromatisées et natures
emballées dans des bouteilles en plastique de 400 ml.
En janvier 2008, Saputo est devenue le fournisseur officiel de produits laitiers
emballés des Jeux olympiques et paralympiques d’hiver de 2010 à Vancouver, et
le partenaire des équipes olympiques canadiennes de Pékin 2008, Vancouver 2010 et
Londres 2012. Par conséquent, nous fournirons des produits comme du fromage, du yogourt et du
lait aux athlètes des Jeux sous nos marques saputo, armstrong et Dairyland. De plus, nous lancerons diverses
initiatives qui nous permettront de souligner notre partenariat avec les Jeux d’hiver 2010 et de renforcer la
promotion de l’activité physique et du sport qui représentent un pas vers une société meilleure.
notre excellent rendement provient d’une analyse constante de nos activités
et de l’initiative de divers projets ou programmes conçus pour améliorer
nos efficiences opérationnelles.
dIvIsIon PRoduIts lAItIERs (EuRoPE)
Notre Division Produits laitiers (Europe) est composée de nos opérations en Allemagne et au Royaume-Uni.
Nous transformons plus de 370 000 litres de lait chaque jour et desservons des clients principalement des
segments du détail et de la restauration.
Cette division a accueilli deux employés provenant de nos installations canadiennes qui y
travailleront pendant deux ans afin de faciliter la transmission des valeurs de la Société
et de mettre en place des méthodes de travail et des processus propres à Saputo.
Au cours de l’exercice 2008, nous avons mis l’accent, en Allemagne, sur les
procédures, les processus de fabrication et la qualité de certains systèmes
et produits, et nous prévoyons compléter cette intégration au cours du
prochain exercice. Nous avons axé nos efforts sur nos gammes de
produits existantes et sur la façon de trouver un meilleur équilibre des
ventes entre tous les segments.
Au Royaume-Uni, tout au long de l’exercice, nous avons axé nos
efforts sur le perfectionnement de notre efficience opérationnelle.
À la suite des investissements en capital effectués au cours du
présent exercice, notre usine satisfait maintenant aux normes de
qualité de l’organisation. Nous avons entamé d’autres programmes
d’investissement dans le but d’améliorer nos efficiences
opérationnelles au Royaume-Uni, en plus de compléter avec succès
l’intégration des systèmes d’information. Ces améliorations devraient
dégager des résultats positifs au cours du prochain exercice. Comme
sa base de produits ressemble à celle des segments de la restauration
du Canada et des États-Unis, nous comptons y appliquer les mêmes
stratégies et approches de mise en marché.
Nos activités en Europe ont également connu certaines difficultés en raison
de la hausse du prix du lait en tant que matière première. À la suite de cette
hausse et des défis qui y sont associés au sein des différents marchés, nous
avons évalué la rentabilité de chaque client pour assurer son potentiel à long terme,
en mettant l’accent sur la réduction des coûts opérationnels pour contrer l’incidence
négative de ces conditions difficiles. Nous continuons de réviser nos structures, de même
que nos processus et procédures afin d’optimiser nos activités.
1 Source : AC Nielsen, Single-Serve Plastic Dairy Beverages, All Channels, récentes 52 semaines terminées le 1er septembre 2007.
matthew Williams et
david davies, fabrication,
Newcastle Emlyn, Division
Produits laitiers (Europe)
saputo _ rapport annueL 2008 _ rEvuE dE l’Exploitation
9
Secteur pRoduits laitieRs canada, euR ope et aRgentine (suite)
Raül hang, luis schumacher et Fabián mottura,
fabrication, Rafaela, Division Produits laitiers (Argentine)
dIvIsIon PRoduIts lAItIERs (ARgEntInE)
Notre Division Produits laitiers (Argentine) continue de croître et demeure le troisième transformateur laitier
de ce pays. Chaque jour, nous y transformons environ 1,9 million de litres de lait, ce qui représente 7 % de la
transformation laitière en Argentine.
Au cours des dernières années, diverses améliorations ont été apportées à nos usines. Par conséquent, nous
avons dégagé de meilleures efficiences opérationnelles, en partie grâce à de petites initiatives qui, ensemble,
ont permis la diminution des coûts et un niveau de production accru, le tout ayant contribué au bon rendement
de la division au cours de l’exercice.
Néanmoins, à la suite des importantes inondations survenues au cours du premier trimestre de l’exercice 2007,
nous avons rencontré des obstacles, lesquels ont nui à toute l’industrie. Bien que les niveaux de production
soient actuellement en hausse, le taux réel de production pour l’exercice 2008 était inférieur à celui de l’exercice
précédent en raison des retombées des inondations. Nous avons également connu une hausse du prix du lait
en tant que matière première, considérant le prix élevé du lait sur le marché mondial, augmentant du même
coup le prix de détail du fromage. Malgré tout, nous avons pu bénéficier d’une consommation domestique de
fromage en pleine croissance.
Au même moment, alors que le gouvernement argentin adopte des politiques visant à assurer au marché
domestique un plein approvisionnement, nous devons continuer d’ajuster notre plan d’action afin de maintenir
un équilibre habile entre la quantité de produits laitiers destinés à la consommation domestique et celle des
produits offerts à nos clients étrangers. La flexibilité de nos usines en Argentine nous a permis d’équilibrer
ces deux marchés et de dégager un meilleur rendement, sans perdre de terrain sur aucun des marchés. Nous
avons augmenté notre présence internationale en pénétrant de nouveaux marchés.
Au cours de l’exercice, nous avons mis l’accent sur la mise en marché et la promotion de fromages à tartiner
fondus. De plus, nous avons lancé des fromages légers afin de répondre à la demande grandissante de nos
clients en matière de choix plus sains. Nous avons également réaffirmé la position de notre marque La paulina
au sein de nos clients du segment du détail.
10
rEvuE dE l’Exploitation _ rapport annueL 2008 _ saputo
Secteur pRoduits laitieRs usa
leo Pescua, distribution, Ignacio Rojas, fabrication et
thao ngo, assurance qualité, Tulare, Division Produits laitiers (USA)
volumE (%)
PAR sEgmEnt dE mARché
division Produits laitiers (usA)
reStauration
DÉtaiL
46%
29%
inDuStrieL
25%
dIvIsIon PRoduIts lAItIERs (usA)
Saputo est le troisième producteur de fromage en importance aux États-Unis et produit environ 7 % de l’ensemble
du fromage naturel de ce pays.
La récente acquisition d’Alto, une entreprise qui comprend deux usines situées au Wisconsin et emploie quelque
470 personnes, renforce notre présence aux États-Unis, en plus d’augmenter notre flexibilité étant donné
l’emplacement et la capacité de séchage du lactosérum.
comme toujours, nous attribuons notre progrès aux personnes talentueuses
et dévouées qui travaillent dans nos installations.
L’intégration des activités fromagères industrielles de Land O’Lakes sur la côte ouest
américaine continue de progresser. Durant l’exercice 2009, nous compléterons
les projets d’investissement entrepris au cours du présent exercice, ce qui nous
permettra d’optimiser notre efficience opérationnelle. Comme toujours, nous
attribuons ce progrès aux personnes talentueuses et dévouées qui travaillent
dans nos installations.
Tout au long de l’exercice 2008, notre engagement à améliorer nos efficiences
opérationnelles de même que nos efforts visant à renouer avec nos niveaux
de rentabilité historiques se sont traduits par de nombreuses initiatives. Nous
avons complété les mesures de rationalisation relativement à nos activités
de râpage et de fromage à effilocher. Ces projets ont entraîné la cessation
des activités de fromage à effilocher dans notre usine de Lena, Wisconsin, et
le transfert des activités de fabrication et d’emballage des fromages à effilocher
de Waldo, Wisconsin, vers d’autres usines au sein de la division. Ces projets nous
ont permis de réduire les frais et de rationaliser nos activités, améliorant ainsi notre
rentabilité dans une industrie laitière américaine concurrentielle et volatile.
Bryan silva et manuel vieira,
fabrication, Tulare,
Division Produits laitiers (USA)
saputo _ rapport annueL 2008 _ rEvuE dE l’Exploitation
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Secteur pRoduits laitieRs usa (suite)
lucinda caetana, assurance qualité, Byron taylor, fabrication et
ted schildknecht, entretien, Tulare, Division Produits laitiers (USA)
Nous avons également augmenté nos prix au sein de tous nos réseaux de vente afin d’atténuer les répercussions
de la hausse des coûts des produits de base.
les projets pour améliorer nos efficiences nous ont permis de réduire les frais
et de rationaliser nos activités, améliorant ainsi notre rentabilité dans une
industrie laitière américaine concurrentielle et volatile.
Il importe que la division demeure combative dans le segment du détail compte tenu du nombre accru
de produits de marque et de marques privées dans les catégories des collations de fromage naturel
et des fromages de spécialité. Nous pourrons ensuite profiter de la popularité grandissante
de ces catégories de produits. À cet égard, nous avons remanié notre marque de fromage
à effilocher Frigo Cheese Heads, amélioré la qualité du produit et introduit de nouvelles
saveurs. En ce qui concerne nos fromages de spécialité, nous avons modifié l’emballage
de notre fromage bleu treasure Cave afin de rehausser sa réputation et de rendre son
image plus distincte. Plusieurs activités promotionnelles ont soutenu ces initiatives
qui se sont déjà révélées fructueuses. Nous avons amélioré notre position de chef de
file de nos marques numéro un1 et avons accru notre volume de ventes, surpassant la
croissance dans cette catégorie.
Nos fromages figurent toujours parmi les préférés des consommateurs américains.
En outre, plusieurs de nos fromages ont reçu des prix dans le cadre de concours de
produits fromagers tenus durant le dernier exercice. Nos fromages mozzarella partiellement
écrémés, à effilocher, bleus et gorgonzola ont été reconnus pour leur excellence dans le
cadre du 2007 us Championship Cheese Contest.
1 Source : IRI Info Scan/Wal-Mart Panel Data (FDMW), dernière période de 24 semaines terminées le 27 janvier 2008 et IRI Info Scan/Food, Drug Mass
Wal-Mart, 52 semaines courantes terminées le 20 avril 2008.
12
rEvuE dE l’Exploitation _ rapport annueL 2008 _ saputo
Secteur pRoduits d’épiceRie
Jacques Paquette, ventes, dany lamontagne distribution et
daniel cadorette, ventes, Ste-Foy, Division Boulangerie
REvEnus
PAR sEgmEnt dE mARché
division Boulangerie
PRIncIPAlEmEnt
détail
dIvIsIon BoulAngERIE
À titre de plus important fabricant de petits gâteaux au Canada, notre Division Boulangerie approvisionne
principalement des clients du segment du détail.
Durant l’exercice, nous avons poursuivi l’intégration des activités de Biscuits Rondeau inc. et de Boulangerie
Rondeau inc. (Rondeau) au sein de la division. Également, nous avons complété la fermeture de notre usine de
Laval et en avons transféré la production à l’usine de Ste-Marie. De plus, nous avons procédé à l’intégration des
produits de Rondeau dans notre réseau de distribution et avons fermé notre centre de distribution de Laval. Notre
performance de fabrication a subi l’incidence de ce processus d’intégration et de certains projets de dépenses
en immobilisations qui, dans l’ensemble, n’ont pas donné le rendement et les résultats prévus. Suivant certains
changements apportés à la fin de l’exercice 2008, ces initiatives, de même que d’autres projets de dépenses
en immobilisations, devraient nous aider à accroître le volume de production de nos principales marques, à
réduire certains coûts et à mettre l’accent sur nos efforts de vente pour améliorer notre rentabilité.
Par exemple, notre équipe d’optimisation continue de réviser les recettes dans le but de réduire l’impact des
coûts des ingrédients, tout en préservant la qualité de nos produits.
La division a également connu la pratique de stratégies de prix plus féroces de la part de ses concurrents et l’arrivée
à titre de plus important fabricant de petits gâteaux au canada, notre division
Boulangerie approvisionne principalement des clients du segment du détail.
de marques privées. Par conséquent, nous nous efforçons de redoubler nos efforts de vente.
Ainsi, nous avons lancé de nouvelles barres Hop&Go! au cours du dernier exercice, notamment les barres
galettes raisins-amandes et les minis à la mélasse et brownies. Par ailleurs, nous avons également renouvelé
l’emballage et la signature de la marque.
De plus, la marque de petits gâteaux Jos Louis a retenu l’attention dans le cadre d’une campagne de publicité
novatrice qui, d’une part, s’inspirait de la popularité des sites d’échange de vidéos et, d’autre part, encourageait
les consommateurs à soumettre des vidéos mettant la marque Jos Louis en vedette. Cette campagne a obtenu
beaucoup de succès auprès de notre clientèle.
saputo _ rapport annueL 2008 _ rEvuE dE l’Exploitation
13
Bilan social
tRAvAIllER
EnsEmBlE PouR
FAIRE unE
différence
irilla facin
Jorge l. cordts, technologie de l’information, siège social, croit
aux engagements de la société tels que son partenariat avec
la Fondation de l’athlète d’excellence du Québec, dont chloé
dufour-lapointe, une skieuse acrobatique et espoir olympique pour
les Jeux de vancouver en 2010, est la récipiendaire d’une bourse.
chez saputo, nous contribuons à bâtir une société meilleure, et ce, sur les plans
économique, environnemental et social. saputo accorde une grande importance au
mieux-être des communautés dans chacun des pays où elle exerce ses activités, en
mettant l’accent sur les générations de demain.
InvEstIR dAns nos EmPloyés
Saputo estime que ses employés constituent sa valeur la plus précieuse. Notre équipe de 9 200 hommes et femmes
collabore jour après jour dans le but d’atteindre ses objectifs communs. Seul le travail d’équipe, un élément clé de
notre philosophie, permet de concrétiser une telle approche. Cela dit, il nous incombe d’offrir à nos employés des
conditions de travail favorables, lesquelles leur permettent d’exceller.
Nos employés évoluent au sein d’un environnement à l’esprit d’entreprise qui encourage l’initiative et le leadership, valorise
l’engagement et la responsabilité et croit à l’intégrité et au professionnalisme, de même qu’au respect des autres.
Notre code d’éthique, qui constitue le reflet de notre culture d’entreprise, englobe de nombreuses valeurs fondamentales.
Nous veillons à ce que notre culture continue d’offrir un milieu de travail qui inspire l’innovation, récompense la
réussite et favorise la productivité. Puisque nous croyons aux promotions à l’interne, nous encourageons tous les
employés à exploiter leur plein potentiel en perfectionnant leurs forces. Nombre de nos employés ont en effet connu
de belles progressions au sein de leur division alors que d’autres ont eu l’occasion d’être affectés à l’étranger, où
leur expertise était requise. Nous croyons qu’il est important de tirer profit de l’expérience de nos employés afin
d’améliorer nos activités et de permettre à notre Société de croître, mais également aux individus de s’épanouir.
En tant qu’organisation, nous préparons les membres de notre équipe à relever les défis qui peuvent se présenter.
Nous encourageons la formation en milieu de travail et offrons également des occasions de perfectionnement
professionnel afin de répondre aux besoins des diverses unités comme des formations en vente, du coaching
professionnel et des formations techniques spécialisées et en leadership. En outre, nous soutenons nos employés
qui choisissent de poursuivre des études au moyen d’une aide financière.
14
bilan social _ rapport annueL 2008 _ saputo
tous les jours, les employés de saputo s’efforcent
de fabriquer des produits de qualité supérieure
pour des consommateurs du monde entier. nous
retrouvons ici miguel lobo et Angel Jacki, fabrication,
Rafaela, division Produits laitiers (Argentine).
le club des petits déjeuners du Québec
a servi plus de deux millions de petits
déjeuners lors de la dernière année scolaire
dans plus de deux cents écoles primaires et
secondaires du Québec.
la Fédération de soccer du Québec
encourage plus de 200 000 jeunes de
5 à 18 ans à participer à des clubs de soccer
organisés à l’échelle de la province.
Il s’avère également important pour nous de fournir à nos employés un environnement de travail qui soit à la fois
sain et sécuritaire. Bien que notre Programme de santé et sécurité soit appliqué dans nos usines, des inspecteurs
internes en effectuent la vérification sur une base périodique et relèvent les points forts et les points faibles des
installations. Des suggestions sont formulées par la suite pour nous permettre d’améliorer notre rendement futur
et les directeurs d’usines sont encouragés à montrer l’exemple et à rappeler l’importance du respect des lignes
directrices. Les employés assistent régulièrement à des séances d’information portant sur la santé et la sécurité.
En tant qu’employeur, nous nous efforçons aussi de contribuer au mieux-être personnel de nos employés au moyen
de programmes d’avantages sociaux comprenant des régimes d’assurance collective et des régimes de retraite.
De plus, nous tentons d’appuyer les familles des employés par l’entremise de diverses actions. Ces nombreuses
initiatives, conjuguées à l’esprit d’équipe qui anime l’ensemble de nos localisations, contribuent à fidéliser notre
main-d’œuvre, dont la moyenne d’années de service s’élève à un peu plus de dix ans.
oFFRIR lA QuAlIté
Le respect, l’engagement et la responsabilisation constituent les valeurs qui sont au cœur de notre culture d’entreprise
et elles sont transmises à nos consommateurs par l’entremise de produits de qualité.
Saputo a établi des normes afin que tous nos produits soient de grande qualité. Ces normes rigoureuses, soutenues
par nos équipes de contrôle de la qualité, sont exposées à nos employés et présentes dans nos usines et dans le
cadre de nos activités. Nous avons également adopté des pratiques d’hygiène et avons instauré des procédures
qui préviennent les problèmes relatifs à la qualité ou les dangers microbiologiques.
En outre, nos usines sont soumises à de rigoureuses mesures de contrôle et opèrent sous les certifications de
l’industrie. De plus, la majorité de nos usines possèdent des certifications HACCP (Analyse des risques et maîtrise
des points critiques), ISO (Organisation internationale de normalisation) ou d’autres certifications reconnues. Nos
usines laitières sont dotées de systèmes de vérification qui assurent la qualité de la matière première, le lait. Si, en
dépit des nombreuses mesures de contrôle, un problème devait survenir, nous avons établi des procédures et des
plans d’intervention pour rectifier la situation rapidement.
Nos consommateurs et clients bénéficient également de services par l’entremise de nos sites web et de nos lignes
téléphoniques sans frais, qui leur permettent de communiquer avec nous pour obtenir toute information. De plus,
nos équipes du service des ventes et du service à la clientèle travaillent dans le respect de notre culture d’entreprise
tout en considérant la satisfaction de la clientèle.
REdonnER à notRE communAuté
Dans le cadre de notre engagement envers la communauté, nous nous impliquons auprès de nombreux organismes
en axant nos ressources sur le développement de la jeunesse, particulièrement en ce qui a trait à la nutrition, l’activité
physique et l’entrepreneurship.
À titre de chef de file dans l’industrie alimentaire, nous croyons qu’il est important d’offrir des produits plus sains et
accessibles, et de faire la promotion de saines habitudes alimentaires auprès des enfants. Cet objectif se concrétise
principalement par l’entremise de notre partenariat avec le Club des petits déjeuners du Canada. L’organisme
permet à 220 000 enfants de prendre part à un programme d’alimentation en milieu scolaire à l’échelle du pays qui
leur procure les aliments dont ils ont besoin pour entamer leur journée en classe. Grâce entre autres à notre appui,
plusieurs écoles offrent aux élèves des barres Hop&Go!, du fromage en tranche et des bâtonnets de fromage. De
plus, notre aide financière contribue à la mise sur pied de nouveaux programmes à l’échelle du pays, augmentant
ainsi le nombre d’enfants qui bénéficient d’un petit déjeuner complet.
saputo _ rapport annueL 2008 _ bilan social
15
Bilan social
Antonio Ribeiro et Patrick leduc, joueurs de
soccer de l’Impact de montréal, s’entraînent
au tout nouveau stade saputo.
Nous soutenons également les banques alimentaires dans les régions où nous
sommes présents au moyen de dons de produits et en argent, et nous aidons les
familles et les personnes dans le besoin en leur offrant de la nourriture.
Afin d’atteindre nos objectifs, notre engagement englobe aussi la promotion de
l’activité physique, puisque nous avons la conviction que de saines habitudes
alimentaires, conjuguées à l’activité physique, contribuent au développement
équilibré des individus. En fait, nous avons annoncé au cours de l’exercice un
partenariat avec les Jeux olympiques et paralympiques d’hiver de Vancouver
en 2010, de même qu’avec l’équipe olympique canadienne pour Pékin 2008,
Vancouver 2010 et Londres 2012. Ce partenariat englobe le soutien que nous
offrons aux athlètes de tous les niveaux depuis des années et illustre l’importance
que nous accordons à l’activité physique. Cet appui contribue au développement du
sport partout au Canada, de même qu’au succès d’un événement important pour les
athlètes canadiens et de partout dans le monde. Grâce à ce partenariat, Saputo devient
le fournisseur officiel de produits laitiers emballés et offrira ses produits de qualité aux
athlètes, bénévoles et participants des Jeux.
Parmi ses partenariats liés au sport, Saputo encourage également la Fondation de l’athlète d’excellence
du Québec. Elle décerne chaque année des bourses, dont 14 athlètes ont été récipiendaires à l’automne dernier. Ce
groupe comprend des athlètes de haut niveau dont Dasha Gaïazova, membre de l’équipe nationale de ski de fond
et espoir olympique pour Vancouver 2010, la lutteuse Martine Dugrenier, médaillée d’argent aux Championnats du
monde, le cycliste Martin Gilbert, membre de l’équipe nationale, la plongeuse Meaghan Benfeito et les skieuses
acrobatiques Chloé et Maxime Dufour-Lapointe.
toutes les 40 minutes,
la Make-a-Wish foundation of america,
grâce au soutien de ses partenaires,
exauce le souhait d’un enfant atteint
d’une maladie potentiellement mortelle.
L’activité physique et le sport en général revêtent une grande importance pour nous, et le soccer
occupe une place de choix dans nos engagements. Nous croyons que ce sport, accessible à
tous, encourage non seulement l’activité physique, mais favorise aussi l’esprit d’équipe,
le respect des autres, le leadership et la détermination. En fait, nous sommes l’un des
trois partenaires fondateurs de l’équipe professionnelle l’Impact de Montréal, membre
des united soccer Leagues. La promotion du soccer est également réalisée par la
Fédération de soccer du Québec qui encourage de nombreuses associations de la
province. Saputo contribue financièrement au rayonnement de cet organisme et
plus de 200 000 jeunes joueurs bénéficient de cette contribution à la gestion des
associations et l’organisation des clubs et des événements. D’autres organismes
sportifs profitent de cette contribution comme le Club 9 de Julio et la escuela de
Fútbol en Argentine.
Notre engagement en matière de développement de la jeunesse s’effectue
par l’entremise de notre association à divers organismes qui se consacrent
à des causes liées aux jeunes. Plus particulièrement, nous soutenons la
Make-a-Wish Foundation of america aux États-Unis, qui permet aux enfants
atteints de maladies pouvant porter atteinte à leur vie de réaliser leur rêve
le plus cher. En Argentine, nous appuyons La Huella, un organisme qui offre
des ateliers aux enfants souffrant de maladie mentale et à la Granja el Ceibo
qui aide les enfants handicapés.
Enfin, aider les jeunes entrepreneurs à démarrer leur entreprise et à ajouter de la
valeur à leur communauté s’avère très important pour les fondateurs de la Société.
Nous soutenons Jeunes Entreprises du Canada et de l’Argentine, un organisme qui
enseigne aux élèves de cinquième année primaire jusqu’à la cinquième secondaire
des notions d’affaires et les aide à développer leurs compétences en leadership et
en entrepreneurship. De plus, nous sommes partenaires de la Fondation du maire
de Montréal pour la Jeunesse qui offre des bourses, du soutien technique et un
programme de tutorat pour les jeunes entrepreneurs.
martine dugrenier, lutteuse, est
une récipiendaire de la Bourse saputo
de la Fondation de l’athlète
d’excellence du Québec et se classe
au deuxième rang mondial.
Nous contribuons également à l’éducation des futures générations de travailleurs
et de gestionnaires par l’entremise de divers programmes de bourse et en soutenant
les établissements d’enseignement.
Nous encourageons nos propres employés à s’investir dans leur communauté, par exemple
en faisant du bénévolat. Parfois, nous sommes en mesure de reconnaître leur initiative et de
soutenir leur contribution financière au moyen de notre programme de dons jumelés.
16
bilan social _ rapport annueL 2008 _ saputo
Bilan social
martin scuccimarri, affaires environnementales et sylvia mereb,
assurance qualité, St-Léonard, Division Produits laitiers (Canada)
unE éQuIPE
soucieuse
dE l’AvEnIR
kenny Wong est le récipiendaire du prix
du défi entreprise 2008 de Jeunes entreprises
du canada, présenté par Bill Bailey, ventes,
Burnaby, division Produits laitiers (canada).
maría salomé lomdjian et Franco Romanini, récipiendaires
de la Bourse saputo de la Fondation du maire de montréal
pour la Jeunesse, sont les propriétaires de caipirisima,
un café brésilien et un service de traiteur.
contRIBuER à notRE EnvIRonnEmEnt
Chez Saputo, nous reconnaissons que l’environnement peut être touché par nos activités. Bien que la Société
s’efforce d’innover et de croître, nous ne perdons pas de vue l’importance de la conservation et de la protection
de l’environnement.
En plus des initiatives établies par notre équipe des affaires environnementales, telles que les évaluations périodiques,
nous avons réalisé certains projets au cours de l’exercice visant à protéger notre environnement basés sur notre
politique environnementale.
Au Canada, de nouveaux équipements nous ont permis de réduire le gaspillage de plastique découlant des processus
d’emballage de nos produits. Nous avons également optimisé certains emballages en maintenant nos normes de
qualité pour protéger nos produits et leur poids, tout en réduisant la quantité de plastique utilisée.
En ce qui a trait au transport, nous nous efforçons de maximiser l’utilisation de nos routes de distribution, ce qui
réduit les effets de nos activités sur l’environnement et la consommation d’essence.
Dans nos usines, l’entretien de notre équipement est effectué régulièrement afin de réparer ou de remplacer nos
appareils moins efficaces ou périmés par des équipements à la fine pointe de la technologie qui dégageront un
rendement plus élevé et par conséquent, consommeront moins d’énergie. En outre, nous avons réussi à diminuer
le gaspillage d’ingrédients et de sous-produits grâce à nos experts en recherche et développement.
De nombreux projets sont également mis sur pied aux États-Unis afin de réduire les effets de nos activités sur
l’environnement. Une de nos usines bénéficie d’un projet de régénération pour économiser l’énergie, tandis que
11 autres usines tirent avantage d’un changement permettant d’être plus efficaces et de réduire leur consommation
d’eau et leurs déchets. Des modifications ont également été apportées à certains appareils afin de prévenir les
déversements et la contamination.
De plus, notre Division Boulangerie a adopté des mesures visant à réduire l’impact de ses activités sur l’environnement
en veillant à ce que les boîtes utilisées pour l’emballage soient faites de carton recyclé. Aussi, à notre usine de
Ste-Marie, un projet d’efficacité énergétique d’Hydro-Québec a été mis en place ainsi qu’un projet de géothermie
qui utilisera l’énergie du sol afin de réchauffer et de refroidir ses installations.
À l’échelle de la Société, nous révisons continuellement nos processus afin d’améliorer notre efficience et de réduire
nos coûts.
saputo _ rapport annueL 2008 _ bilan social
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RappoRt de gestion1
dEs RésultAts
AttEInts
gRâcE à nos
EFFoRts
communs
LE RAPPORT DE GESTION A POUR OBJECTIF D’ANALYSER
LES RÉSULTATS ET LA SITUATION FINANCIÈRE DE LA SOCIÉTÉ
POUR L’EXERCICE TERMINÉ LE 31 MARS 2008. IL DOIT ÊTRE LU
EN PARALLÈLE AVEC NOS ÉTATS FINANCIERS CONSOLIDÉS VÉRIFIÉS
ET LES NOTES COMPLÉMENTAIRES. LES CONVENTIONS COMPTABLES DE LA SOCIÉTÉ SONT CONFORMES
AUX PRINCIPES COMPTABLES GÉNÉRALEMENT RECONNUS DU CANADA DE L’INSTITUT CANADIEN DES
COMPTABLES AGRÉÉS. SAUF INDICATION CONTRAIRE, TOUS LES MONTANTS EN DOLLARS SONT EXPRIMÉS
EN DOLLARS CANADIENS. CE RAPPORT TIENT COMPTE D’ÉLÉMENTS POUVANT ÊTRE CONSIDÉRÉS COMME
IMPORTANTS SURVENUS ENTRE LE 31 MARS 2008 ET LA DATE DU PRÉSENT RAPPORT, SOIT LE 5 JUIN 2008, DATE
À LAQUELLE IL A ÉTÉ APPROUVÉ PAR LE CONSEIL D’ADMINISTRATION DE SAPUTO INC. (SOCIÉTÉ OU SAPUTO).
DE L’INFORMATION ADDITIONNELLE RELATIVEMENT À LA SOCIÉTÉ, Y COMPRIS LA NOTICE ANNUELLE POUR
L’EXERCICE TERMINÉ LE 31 MARS 2008, PEUT ÊTRE OBTENUE SUR SEDAR À L’ADRESSE WWW.SEDAR.COM.
MISE EN GARDE RELATIVE À L’INFORMATION FINANCIÈRE PROSPECTIVE
Ce rapport, y compris la rubrique « Perspectives », contient de l’information financière prospective au sens des lois sur les valeurs
mobilières. Cette information est fondée, notamment, sur nos hypothèses, attentes, estimations, objectifs, plans et intentions
actuels à propos des revenus et des charges prévus, des contextes économiques et des marchés dans lesquels nous exerçons
nos activités ou qui sont susceptibles d’avoir une incidence sur nos activités, de notre aptitude à attirer et à fidéliser les clients et
les consommateurs, de même que de nos charges d’exploitation et de l’approvisionnement en matières premières et en énergie
qui sont assujettis à certains risques et incertitudes. L’information financière prospective se caractérise généralement par l’emploi
du conditionnel, des expressions « pouvoir », « devoir », « croire », « prévoir », « s’attendre à », « avoir l’intention de », « estimer »,
« projeter », « objectif » et « continuer » ou encore des formes négatives ou des variantes de ces expressions, ou d’expressions de
nature similaire. Les résultats réels pourraient différer de manière importante des conclusions, prévisions ou projections énoncées
dans cette information financière prospective. Par conséquent, nous ne pouvons garantir que les déclarations prospectives se
concrétiseront. Les hypothèses, attentes et estimations élaborées dans la préparation des déclarations prospectives et les risques
qui pourraient faire en sorte que nos résultats réels diffèrent de manière importante de nos prévisions actuelles sont abordés tout au
long du présent rapport de gestion et, notamment, à la rubrique « Risques et incertitudes ». L’information financière prospective qui
figure dans le présent rapport, y compris à la rubrique « Perspectives », est fondée sur les estimations, les attentes et les hypothèses
actuelles de la direction qui sont, à son avis, raisonnables en date des présentes. Vous ne devriez pas accorder une importance indue
à l’information financière prospective, ni vous y fier à une autre date. Bien que nous puissions choisir de le faire, nous ne sommes
pas tenus, à quelque moment que ce soit, de mettre à jour ces renseignements et nous ne nous engageons pas à le faire.
1 Les nombres et les prix d’actions ordinaires mentionnés ont été ajustés afin de tenir compte du dividende de 100 % déclaré sur les actions le 10 décembre 2007,
ayant eu le même effet qu’un fractionnement d’actions à raison de deux actions pour une.
18
rapport dE GEstion _ rapport annueL 2008 _ saputo
vue d’ensemBle
Le dernier exercice a de nouveau été fructueux alors que la
Société a atteint, voire surpassé, la plupart des objectifs qu’elle
s’était fixés, malgré les nombreux défis. Au cours de l’exercice
2008, nous sommes restés proactifs dans notre mission visant
à demeurer un chef de file mondial de notre industrie, en explorant
la croissance par l’entremise d’acquisitions. Par ailleurs, nous
avons axé nos efforts sur la croissance interne tout en continuant
de miser sur l’innovation et l’efficience opérationnelle.
Dans cette perspective, Saputo a complété aux États-Unis
l’acquisition des activités fromagères industrielles de
Land O’Lakes sur la côte ouest américaine (acquisition de
Land O’Lakes sur la côte ouest américaine) le 2 avril 2007 et,
des activités d’Alto Dairy Cooperative (acquisition d’Alto) le
1er avril 2008 (les résultats qui figurent aux présentes ne
tiennent pas compte de cette acquisition). Ces transactions
témoignent à nos actionnaires de notre engagement à offrir une
croissance soutenue, à accroître nos activités et à consolider
notre présence aux États-Unis.
Dans un contexte où l’industrie laitière comporte des défis de
plus en plus grands, Saputo est fière d’être le plus important
transformateur laitier au Canada, le troisième plus important
en Argentine et parmi les trois plus grands producteurs de
fromage aux États-Unis. À l’échelle mondiale, Saputo se classe
au 15e rang. La Société est également le plus grand manufacturier
de petits gâteaux au Canada.
Saputo est active dans deux secteurs : le secteur Produits laitiers,
qui représente 96,7 % des revenus consolidés, et le secteur
Produits d’épicerie, qui compte pour 3,3 % des revenus consolidés.
Saputo fabrique presque tous les produits qu’elle commercialise.
Saputo exerce ses activités par l’entremise de deux secteurs et
de cinq divisions, à savoir le secteur Produits laitiers, qui
regroupe les secteurs Produits laitiers Canada, Europe et
Argentine (secteur Produits laitiers CEA) et le secteur Produits
laitiers USA, ainsi que le secteur Produits d’épicerie. Le secteur
Produits laitiers CEA se compose de la Division Produits laitiers
(Canada), de la Division Produits laitiers (Europe) et de la
Division Produits laitiers (Argentine) ; le secteur Produits laitiers
USA se compose de la Division Produits laitiers (USA) et le
secteur Produits d’épicerie, de la Division Boulangerie.
Les produits laitiers de Saputo se retrouvent dans tous les
segments du marché alimentaire, soit le détail, la restauration
et l’industriel. Le segment du détail représente 49 % du total des
revenus du secteur Produits laitiers. Les ventes sont réalisées
auprès des chaînes de supermarchés, des grandes surfaces, des
dépanneurs, des détaillants indépendants, des clubs-entrepôts
et des boutiques de fromages de spécialité. Nos produits y sont
vendus sous nos propres marques et sous des marques privées.
Les produits fabriqués pour et vendus dans ce segment consistent
notamment en des produits laitiers et non laitiers, tels que des
crèmes à café non laitières, des jus et des boissons.
Le segment de la restauration représente 34 % du total des
revenus de notre secteur Produits laitiers. Ce segment englobe
les ventes faites aux distributeurs de fromages de spécialité et
de gammes complètes de produits, aux restaurants ainsi qu’aux
hôtels. Les produits y sont vendus sous nos propres marques
et sous des marques privées. Par l’entremise de notre réseau
de distribution canadien, nous offrons également des produits
non laitiers fabriqués par des tiers. De plus, nous produisons
des mélanges laitiers pour les chaînes de restauration rapide.
Le segment industriel représente 17 % du total des revenus du
secteur Produits laitiers. Il englobe les ventes faites aux
transformateurs alimentaires qui utilisent nos produits comme
ingrédients pour fabriquer les leurs.
Dans nos
installations manufacturières canadiennes,
américaines et argentines, nous produisons également des
sous-produits tels que le lactose, la poudre de lactosérum et
les protéines de lactosérum. Nos opérations canadiennes et
argentines approvisionnent en fromages, en lactose, en poudre
de lactosérum, en poudre de lait et en protéines de lactosérum
divers clients à l’échelle internationale.
Avec l’acquisition d’Alto aux États-Unis, les revenus du secteur
Produits laitiers devraient être, sur une base pro forma, d’environ
45 % pour le segment du détail, de 34 % pour le segment de la
restauration et de 21 % pour le segment industriel.
Sur le marché canadien, les produits d’épicerie de Saputo sont
vendus presque exclusivement dans le segment du détail, par
les chaînes de supermarchés, les marchands indépendants et
les clubs-entrepôts. Ces produits sont également vendus aux
États-Unis, à petite échelle, grâce à des ententes de coemballage
en vertu desquelles la Société fabrique des produits pour des
tiers sous des marques qui leur appartiennent. Parmi les produits
fabriqués et vendus dans ce secteur, on compte des petits
gâteaux, des tartelettes, des barres collation, des biscuits frais
et des tartes fraîches.
oRIEntAtIon FInAncIèRE
Dans un marché mondial en évolution, la Société continue
d’avoir pour objectif de repousser les limites de l’innovation et
de l’efficience opérationnelle, tout en poursuivant sa croissance
au moyen d’acquisitions stratégiques. Cet objectif, en plus d’être
un élément de notre modèle d’affaires, a toujours été au cœur
de notre culture d’entreprise. C’est de là que part notre
engagement à profiter des occasions et à maximiser notre
rentabilité, dans le respect de cette culture qui, au fil des années,
a fait de Saputo un chef de file mondial de l’industrie laitière tel
que nous le connaissons aujourd’hui.
Nos flux de trésorerie positifs et notre solide situation financière
font foi de notre engagement. Ils témoignent de notre efficience
accrue et des améliorations apportées, ainsi que de l’intégration
de l’acquisition de Land O’Lakes sur la côte ouest américaine
complétée au cours du dernier exercice. Cette solidité financière
nous permet de continuer d’investir dans nos activités et nous
procure les ressources nécessaires afin de chercher à conclure
des acquisitions dans de nouveaux marchés ou des marchés
où nous sommes déjà présents. Ces flux de trésorerie se sont
traduits par une augmentation des dividendes versés aux
actionnaires, le renouvellement de l’offre publique de rachat
dans le cours normal des activités et des investissements dans
des programmes d’immobilisations stratégiques ainsi que dans
les activités de recherche et de développement. Nous
maintenons notre engagement à croître au moyen d’acquisitions
et nous continuons d’évaluer les occasions qui se présentent,
en demeurant disciplinés.
saputo _ rapport annueL 2008 _ rapport dE GEstion
19
élémEnts à consIdéRER PouR lA lEctuRE
du RAPPoRt dE gEstIon dE l’ExERcIcE 2008
Au cours de l’exercice 2008, nous avons obtenu un rendement
financier solide :
• Bénéfice net de 288,2 millions de dollars, en hausse de 20,9 %
• Bénéfice avant intérêts, impôts sur les bénéfices et
amortissement (BAIIA) de 526,0 millions de dollars, en
hausse de 23,4 %
• Revenus de 5,059 milliards de dollars, en hausse de 26,4 %
• Flux de trésorerie liés à l’exploitation de 291,1 millions de
dollars, en baisse de 15,3 %
L’amélioration des résultats de l’exercice 2008 est attribuable
principalement à notre secteur Produits laitiers USA. L’inclusion
de l’acquisition de Land O’Lakes sur la côte ouest américaine,
l’incidence favorable de l’augmentation du prix moyen du bloc1
par livre de fromage et les initiatives amorcées par la Société
au cours des exercices précédents et de l’exercice en cours ont
contribué à cette amélioration des résultats. Le prix moyen du
bloc par livre de fromage pour l’exercice 2008 s’est établi à
1,88 $ US, en hausse de 0,62 $ US par rapport à 1,26 $ US
l’exercice précédent, ce qui s’est traduit par une meilleure
absorption de nos frais fixes et une amélioration de la réalisation
des stocks. Inversement, une relation moins favorable entre le
prix moyen du bloc par livre de fromage et le coût de la matière
première, le lait, a été observée au cours de l’exercice. Ces
augmentations ont été neutralisées en partie par l’appréciation
continue du dollar canadien. La Société prévoit continuer à
profiter des changements au prix du lait destiné à la
transformation, qui ont altéré le facteur de poudre de lactosérum
et se sont traduits par une augmentation des allocations
manufacturières des fabricants, effective le 1er décembre 2007,
tel qu’il a été décidé lors de la consultation publique intitulée
Consolidated stabilization and Marketing plan, tenue en Californie
en octobre 2007.
Les résultats de notre secteur Produits laitiers CEA se sont
également améliorés au cours de l’exercice 2008. Cette
amélioration est notamment attribuable aux gains découlant
des mesures de rationalisation mises en œuvre dans nos
activités canadiennes, à des efficiences accrues, à l’accroissement
des volumes de ventes dans les principales catégories, par
exemple celle du lait nature et de la crème, ainsi qu’à la hausse
des ventes de sous-produits découlant d’un marché plus
favorable. Par ailleurs, les avantages tirés des dépenses en
immobilisations engagées durant l’exercice en cours et les
exercices précédents ont eu une incidence favorable sur nos
activités en Argentine.
La Division Produits laitiers (Europe) a dû composer avec des
conditions défavorables du marché au cours de l’exercice 2008.
Les coûts du lait plus élevés et le délai dans l’établissement de
prix de vente plus élevés auprès de notre clientèle en Allemagne
ont eu une incidence défavorable sur les résultats. Au Royaume-
Uni, l’intégration de nos systèmes d’information a été achevée
au troisième trimestre et la mise sur pied de nos programmes
d’investissement en immobilisations visant à accroître l’efficience
et les rendements progresse comme prévu.
Les résultats du secteur Produits d’épicerie ont enregistré une
baisse marquée pour l’exercice 2008 par rapport à 2007. Cette
baisse est principalement imputable à l’augmentation du coût
des ingrédients, de l’emballage et de la main-d’œuvre. En outre,
les volumes de ventes ont diminué en raison de la hausse de
prix en novembre 2007.
Durant l’exercice 2008, la Société a comptabilisé une économie
d’impôts nette d’environ 3,5 millions de dollars. Ce montant
correspondait à la réduction des taux d’imposition fédéraux au
Canada, sanctionnée en décembre 2007, qui s’est traduite par
une augmentation des résultats d’environ 6,5 millions de dollars,
laquelle a neutralisé une charge fiscale d’environ 3 millions de
dollars attribuable à une réduction de l’actif d’impôts futurs
comptabilisé par notre division en Argentine. Pour l’exercice
2007, la Société a comptabilisé une économie d’impôts d’environ
6 millions de dollars.
Revenus
(en millions de dollars)
Baiia
(en millions de dollars)
Bénéfice net
(en millions de dollars)
flux de tRésoReRie liés
à l’exploitation
(en millions de dollars)
2008
5058,9
2007
4 001,0
2006
4 022,2
2008
526,0
2007
426,3
2006
366,0
2008
288,2
2007
238,5
2006
192,1
2008
291,1
2007
343,5
2006
299,6
06
07
08
06
07
08
06
07
08
06
07
08
1 Le « prix moyen du bloc » correspond au prix moyen quotidien d’un bloc de fromage cheddar de 40 livres transigé sur la Chicago Mercantile exchange (CME), utilisé
comme prix de base du fromage.
20
rapport dE GEstion _ rapport annueL 2008 _ saputo
PRIncIPAlEs donnéEs FInAncIèREs consolIdéEs
Exercices terminés les 31 mars
(en milliers de dollars, sauf les données par action et les ratios)
données tirées des états des résultats
Secteur Produits laitiers
Revenus
CEA1
USA
Secteur Produits d’épicerie
Coût des ventes, frais de vente et d’administration
Secteur Produits laitiers
CEA
USA
Secteur Produits d’épicerie
BAIIA2
Secteur Produits laitiers
CEA
USA
Secteur Produits d’épicerie
Marge de BaIIa (%)
Amortissement des immobilisations
Secteur Produits laitiers
CEA
USA
Secteur Produits d’épicerie
Bénéfice d’exploitation
Secteur Produits laitiers
CEA
USA
Secteur Produits d’épicerie
Dévaluation du placement de portefeuille
Intérêts de la dette à long terme
Autres intérêts, nets des revenus d’intérêt
Bénéfice, avant impôts sur les bénéfices
Impôts sur les bénéfices
Bénéfice net
Marge de bénéfice net (%)
Bénéfice net par action
Bénéfice net dilué par action
Dividendes déclarés par action
données tirées des bilans
Total de l’actif
Dette portant intérêt3
Capitaux propres
données tirées des états des flux de trésorerie
Flux de trésorerie liés à l’exploitation
Montant des ajouts aux immobilisations,
net du produit de disposition
2008
2007
2006
2 966 293 $
1 927 983
4 894 276
164 624
2 794 099 $
1 036 830
3 830 929
170 051
2 651 402 $
1 206 601
3 858 003
164 207
5 058 900 $
4 000 980 $
4 022 210 $
2 602 928 $
1 782 505
4 385 433
147 423
2 477 013 $
953 940
3 430 953
143 695
2 389 809 $
1 128 301
3 518 110
138 135
4 532 856 $
3 574 648 $
3 656 245 $
363 365 $
145 478
508 843
17 201
526 044 $
10,4 %
36 810 $
34 780
71 590
7 844
79 434 $
326 555 $
110 698
437 253
9 357
446 610 $
-
18 806
6 538
421 266
133 066
288 200 $
5,7 %
1,40
1,38
0,48
2 733 476 $
282 704 $
1 619 160 $
291 062 $
96 438 $
–
317 086 $
82 890
399 976
26 356
426 332 $
10,7 %
36 163 $
29 849
66 012
6 104
72 116 $
280 923 $
53 041
333 964
20 252
354 216 $
22 603
(3 498)
335 111
96 644
261 593 $
78 300
339 893
26 072
365 965 $
9,1 %
34 146 $
29 881
64 027
5 334
69 361 $
227 447 $
48 419
275 866
20 738
296 604 $
10 000
24 474
(644)
262 774
70 672
238 467 $
192 102 $
6,0 %
1,15
1,14
0,40
4,8 %
0,92
0,91
0,36
2 488 367 $
116 140 $
1 533 018 $
2 253 933 $
241 854 $
1 402 543 $
343 501 $
299 567 $
72 319 $
92 868 $
1 Secteur Produits laitiers Canada, Europe et Argentine.
2 Mesure de calcul des résultats non conforme aux principes comptables généralement reconnus.
La Société évalue son rendement financier sur la base de son BAIIA qui est défini comme le bénéfice avant intérêts, impôts sur les bénéfices et amortissement
(y compris la dévaluation du placement de portefeuille pour l’exercice 2006). Le BAIIA n’est pas une mesure de rendement définie par les principes comptables
généralement reconnus du Canada et, conséquemment, peut ne pas être comparable aux mesures présentées par d’autres sociétés. Voir la section « Mesure de calcul
des résultats non conforme aux principes comptables généralement reconnus ».
3 Nette des espèces et quasi-espèces.
saputo _ rapport annueL 2008 _ rapport dE GEstion
21
Les revenus consolidés de saputo ont totalisé 5,059 milliards
de dollars, en hausse de 1,058 milliard de dollars, ou 26,4 %, par
rapport à 4,001 milliards de dollars à l’exercice 2007. Cette
hausse est principalement attribuable à notre secteur Produits
laitiers USA, dont les revenus ont augmenté d’environ 891 millions
de dollars. L’inclusion de l’acquisition de Land O’Lakes sur la
côte ouest américaine, conjuguée à la hausse des prix de vente
et des volumes de ventes, se sont traduites par des revenus
supplémentaires d’environ 730 millions de dollars au cours de
l’exercice 2008. Le prix moyen du bloc par livre de fromage, qui
s’est établi à 1,88 $ US à l’exercice 2008 par rapport à 1,26 $ US
à l’exercice 2007, a positivement contribué aux revenus pour
environ 290 millions de dollars. Les revenus de notre secteur
Produits laitiers CEA ont augmenté d’environ 172 millions de
dollars par rapport à l’exercice précédent. La hausse des prix de
vente liés à nos activités au Canada et en Argentine, découlant
de l’augmentation du coût de la matière première, le lait,
l’accroissement des volumes de ventes provenant de nos
activités laitières canadiennes, de même que les revenus
supplémentaires attribuables à un marché des sous-produits
plus favorable ainsi que l’inclusion de nos activités au Royaume-
Uni acquises le 23 mars 2007, expliquent l’accroissement des
revenus de ce secteur. Ces facteurs ont neutralisé la baisse des
revenus liés à nos activités en Argentine, imputable à la
diminution des volumes, principalement sur le marché des
exportations, et de l’appréciation du dollar canadien par rapport
au peso argentin. Les revenus de notre secteur Produits d’épicerie
ont diminué d’environ 5,4 millions de dollars par rapport à
l’exercice précédent. Cette diminution s’explique par la baisse
des volumes de ventes due à la hausse des prix en novembre
2007 ainsi qu’à la diminution des volumes de ventes liés à nos
activités de coemballage aux États-Unis. L’appréciation du dollar
canadien à l’exercice 2008 a réduit les revenus d’environ
155 millions de dollars, comparativement à l’exercice précédent.
Le bénéfice consolidé avant intérêts, impôts sur les bénéfices
et amortissement (BAIIA) s’est établi à 526,0 millions de
dollars à l’exercice 2008, en hausse de 99,7 millions de dollars,
ou 23,4 %, par rapport à 426,3 millions de dollars à l’exercice
2007. Cette hausse est principalement attribuable au secteur
Produits laitiers USA, dont le BAIIA s’est élevé à 145,5 millions
de dollars, soit une augmentation de 62,6 millions de dollars
par rapport à 82,9 millions de dollars à l’exercice précédent.
Cette augmentation résulte essentiellement de l’inclusion de
l’acquisition de Land O’ Lakes sur la côte ouest américaine ainsi
que des initiatives amorcées par la Société au cours des
exercices précédents et de l’exercice en cours. Les mesures
prises par l’État de la Californie et le département américain de
l’Agriculture (USDA) afin de réduire le prix du lait destiné à la
transformation ont aussi eu une incidence favorable sur le
secteur. En outre, le prix moyen du bloc par livre de fromage
s’est établi à 1,88 $ US au cours de l’exercice 2008, une hausse
importante par rapport à 1,26 $ US à l’exercice 2007, ce qui a
eu une incidence favorable sur l’absorption de nos frais fixes et
la réalisation de nos stocks pour l’exercice 2008. En revanche,
une relation moins favorable entre le prix moyen du bloc par
livre de fromage et le coût de la matière première, le lait, a été
observée au cours de l’exercice comparativement à l’exercice
précédent. Combinées, ces conditions du marché ont eu une
incidence favorable d’environ 4 millions de dollars sur le BAIIA.
La hausse du dollar canadien a réduit de quelque 10 millions de
dollars le BAIIA de l’exercice considéré. Au cours de l’exercice
2007, le secteur a engagé des charges de rationalisation
d’environ 1,3 million de dollars relativement à la fermeture de
notre usine de Peru en Indiana.
Le BAIIA de notre secteur Produits laitiers CEA s’est établi à
363,4 millions de dollars pour l’exercice 2008, en hausse de
46,3 millions de dollars par rapport à 317,1 millions de dollars
l’exercice précédent. Cette hausse est principalement attribuable
aux gains découlant des mesures de rationalisation mises en
œuvre dans nos activités canadiennes au cours des exercices
précédents, des efficiences accrues, ainsi qu’à l’accroissement
des volumes de ventes de nos activités laitières canadiennes,
comparativement à l’exercice précédent. Au cours de l’exercice
2008, le secteur a aussi bénéficié des conditions plus favorables
du marché des sous-produits, qui se sont traduites par une
augmentation du BAIIA d’environ 8 millions de dollars. Le BAIIA
de notre division en Argentine s’est amélioré au cours de
l’exercice 2008, en raison des avantages découlant des
dépenses en immobilisations engagées durant l’exercice en
cours et les exercices antérieurs. Au cours de l’exercice 2007,
nous avons comptabilisé des charges de rationalisation d’environ
2,1 millions de dollars relativement à la fermeture de notre usine
située à Vancouver, Colombie-Britannique, et de celle de
Boucherville, Québec. Les conditions difficiles du marché ont
eu une incidence négative sur le BAIIA de la Division Produits
laitiers (Europe), particulièrement pour ce qui est de nos
activités allemandes, mais n’ont eu qu’une incidence minime
sur le BAIIA du secteur.
Le BAIIA de notre secteur Produits d’épicerie a diminué de
9,2 millions de dollars, passant de 26,4 millions de dollars à
l’exercice 2007 à 17,2 millions de dollars à l’exercice en cours.
Cette diminution est principalement imputable à la hausse
d’environ 4,1 millions de dollars liée aux coûts des ingrédients,
de l’emballage et de la main-d’œuvre. Par ailleurs, la diminution
des volumes de ventes associés à nos activités canadiennes et
américaines s’est traduite par une diminution du BAIIA d’environ
1,3 million de dollars, net de la hausse de prix annoncée en
novembre 2007.
La marge de BAIIA consolidée a diminué, passant de 10,7 %
pour l’exercice 2007 à 10,4 % pour l’exercice 2008. Cette
diminution est imputable à la diminution des marges de BAIIA
enregistrées par les secteurs Produits laitiers USA et Produits
d’épicerie, laquelle a contrebalancé légèrement la hausse
enregistrée par le secteur Produits laitiers CEA pour l’exercice
2008 par rapport à celui de 2007.
La dépense d’amortissement a totalisé 79,4 millions de dollars à
l’exercice 2008, en hausse de 7,3 millions de dollars par rapport à
72,1 millions de dollars à l’exercice 2007. Cette hausse est
principalement imputable à l’acquisition de Land O’Lakes sur la côte
ouest américaine par le secteur Produits laitiers USA. Les dépenses
en immobilisations engagées par toutes les divisions au cours de
l’exercice et des exercices précédents ont également entraîné une
augmentation de la dépense d’amortissement.
Les dépenses nettes d’intérêts ont totalisé 25,3 millions de dollars
à l’exercice 2008, comparativement à 19,1 millions de dollars à
l’exercice 2007. L’augmentation est imputable aux intérêts
supplémentaires qui ont dû être payés, en raison des montants
prélevés par la Société sur ses facilités de crédit bancaires
existantes afin de compléter l’acquisition de Land O’Lakes sur la
côte ouest américaine au début de l’exercice, et de racheter des
actions dans le cadre d’une offre publique de rachat dans le
cours normal des activités. Les intérêts sur la dette à long terme
ont diminué en raison du remboursement de 30,0 millions de
dollars US sur la dette à long terme au cours du troisième
trimestre de l’exercice 2007, ainsi que de l’appréciation du dollar
canadien, ce qui a fait baisser la dépense d’intérêts sur notre
dette libellée en dollars américains.
Les impôts sur les bénéfices ont totalisé 133,1 millions de dollars
à l’exercice 2008, ce qui représente un taux d’imposition effectif
de 31,6 % par rapport à 96,6 millions de dollars en 2007, ce qui
représentait un taux d’imposition effectif de 28,8 %. Au cours
de l’exercice 2007, la Société a bénéficié d’une réduction d’impôts
22
rapport dE GEstion _ rapport annueL 2008 _ saputo
non récurrente de quelque 6 millions de dollars afin d’ajuster les
soldes d’impôts futurs suivant une diminution des taux
d’imposition fédéraux au Canada. Au cours du deuxième
trimestre de l’exercice 2008, la Société a comptabilisé une
charge d’impôts d’environ 3 millions de dollars par suite d’une
réduction de l’actif d’impôts futurs comptabilisé au cours
d’exercices précédents pour notre division argentine. Au troisième
trimestre de l’exercice 2008, ce changement a été neutralisé par
une économie d’impôts non récurrente d’environ 6,5 millions de
dollars découlant de la réduction des taux d’imposition fédéraux
au Canada sanctionnée en décembre 2007. Notre taux
d’imposition varie et peut augmenter ou diminuer selon le
montant des bénéfices imposables générés et leurs sources
respectives, selon les modifications apportées aux lois fiscales
et aux taux d’imposition et selon la révision des hypothèses et
estimations ayant servi à l’établissement des actifs ou des passifs
fiscaux de la Société et de ses sociétés affiliées.
Le bénéfice net pour l’exercice terminé le 31 mars 2008 a
totalisé 288,2 millions de dollars, en hausse de 49,7 millions
de dollars, ou 20,9 %, par rapport à 238,5 millions de dollars à
l’exercice 2007. L’augmentation est attribuable aux facteurs
mentionnés précédemment.
infoRmation sectoRielle
sEctEuR PRoduIts lAItIERs
cAnAdA, EuRoPE Et ARgEntInE
(sEctEuR PRoduIts lAItIERs cEA)
Revenus
(en millions de dollars)
Baiia
(en millions de dollars)
2008
2 966,3
2007
2 794,1
2006
2 651,4
2008
363,4
2007
317,1
2006
261,6
06
07
08
06
07
08
revenuS
Les revenus du secteur Produits laitiers CEA se sont élevés à
2,966 milliards de dollars, en hausse de 6,2 %, ou 172,2 millions
de dollars, comparativement à 2,794 milliards de dollars à
l’exercice précédent. L’augmentation des revenus se répartit par
environ 133 millions de dollars pour la Division Produits laitiers
(Canada) et près de 43 millions de dollars pour la Division
Produits laitiers (Europe), alors que la Division Produits laitiers
(Argentine) a enregistré une diminution d’environ 4 millions de
dollars des revenus.
La hausse de 133 millions de dollars des revenus de notre
Division Produits laitiers (Canada) est attribuable à trois facteurs
principaux. Une tranche d’environ 58 millions de dollars est liée
à la hausse des prix de vente découlant de l’augmentation du
coût de la matière première, le lait. De plus, les volumes de
ventes ont augmenté dans certaines de nos catégories,
principalement celle du lait nature et de la crème, comme ce
fut le cas à l’exercice précédent. Les volumes de ventes dans la
catégorie du lait nature ont augmenté de 6,1 %, comparativement
à 3,3 % à l’exercice précédent. Finalement, le segment industriel
a contribué à la hausse des revenus grâce à l’accroissement des
ventes de sous-produits découlant d’un marché plus favorable.
Ces augmentations ont contrebalancé le recul des volumes de
ventes moins rentables dans les segments du détail et industriel
du fromage au Canada. Dans l’ensemble, les volumes de ventes
de la division ont enregistré une croissance modérée.
Nos pratiques en matière de prix, de rabais et d’escomptes
sont demeurées inchangées dans tous les segments au cours
de l’exercice.
La Société produit environ 32 % de tout le fromage naturel
fabriqué au Canada et demeure le chef de file de l’industrie. La
production de lait nature de Saputo représente environ 22 %
de la production totale canadienne.
Le segment de détail, qui est demeuré relativement stable au
cours de l’exercice, représente 63 % des revenus de notre
Division Produits laitiers (Canada). La consommation
individuelle de lait en général a peu changé, bien que la
consommation de lait de spécialité ait augmentée. Dans cette
perspective, la catégorie du lait à valeur ajoutée, qui comprend
le célèbre produit Milk 2 Go/Lait’s Go, a enregistré une croissance
à deux chiffres de ses volumes de ventes pendant plusieurs
années. Cette marque est actuellement la plus vendue au
Canada, occupant 49 % du marché canadien des boissons en
portions individuelles dans des bouteilles en plastique.
L’enthousiasme des consommateurs pour les yogourts et les
fromages de spécialité a continué de se manifester au cours de
l’exercice. À cet égard, nos revenus tirés des fromages de
spécialité italienne ont affiché une croissance importante. Le
total de la croissance des volumes de ventes pour les produits
de spécialité par rapport à l’exercice précédent s’est chiffré à
environ 8 %. Pour ce qui est du yogourt, la production a
augmenté de 3,5 % au Canada. En raison de nos efforts continus
en matière d’innovation, notamment en ce qui concerne le
nouveau yogourt alive lancé en juillet 2007, nos volumes de
ventes de yogourt ont connu une croissance légèrement au-
dessus de celle de l’industrie.
Le segment de la restauration est demeuré relativement stable
par rapport à l’exercice précédent et représente 31 % des
revenus de notre Division Produits laitiers (Canada). Nous
travaillons en étroite collaboration avec nos clients afin de mieux
répondre à leurs besoins et de maintenir et développer des liens
solides aux fins de l’accroissement de nos activités. La plus
importante augmentation des volumes de ce segment concerne
la catégorie du lait nature et de la crème, laquelle comprend
certains de nos comptes nationaux.
Le segment industriel compte pour 6 % des revenus de notre
Division Produits laitiers (Canada), soit un niveau relativement
stable par rapport au dernier exercice. Ce segment est constitué
des ventes de fromage et de sous-produits. L’augmentation des
revenus dans ce secteur résulte d’un marché plus favorable des
sous-produits et de l’accroissement des volumes de ventes de
poudre de lait écrémé à la Commission canadienne du lait,
attribuable au surplus de lait dans les provinces de l’Ouest, où
nous faisons office d’usine de dernier recours.
Les revenus de la Division Produits laitiers (Europe) ont
augmenté d’environ 43 millions de dollars, ce qui tient compte
des résultats tirés de nos activités au Royaume-Uni sur un
exercice complet, alors que ces résultats n’ont été comptabilisés
que pour une semaine à l’exercice précédent. Ces revenus sont
conformes à nos attentes. En Allemagne, la diminution des
volumes de ventes au cours de l’exercice a été neutralisée par
l’augmentation des prix de vente découlant de l’augmentation
des prix du lait.
saputo _ rapport annueL 2008 _ rapport dE GEstion
23
Les revenus de la Division Produits laitiers (Argentine) ont
diminué de 4 millions de dollars à l’exercice 2008 par rapport
à l’exercice 2007, en raison de l’appréciation du dollar canadien,
ce qui a réduit les revenus d’environ 26 millions de dollars, et
de la diminution des volumes de ventes, principalement sur le
marché des exportations. L’augmentation des revenus tirés des
ventes découlant de la hausse des prix de vente, elle-même
attribuable à l’augmentation du coût de la matière première, le
lait, a presque entièrement neutralisé cette diminution.
Baiia
Notre BAIIA a totalisé 363,4 millions de dollars pour l’exercice
terminé le 31 mars 2008, comparativement à 317,1 millions de
dollars à l’exercice précédent, en hausse de 46,3 millions de
dollars, ou 14,6 %. La marge de BAIIA a augmenté, passant de
11,3 % pour l’exercice précédent à 12,2 % pour l’exercice 2008.
Cette amélioration est attribuable à de meilleures marges
enregistrées par notre Division Produits laitiers (Canada) et
notre Division Produits laitiers (Argentine).
La Division Produits laitiers (Canada) a continué d’afficher un
rendement solide à l’exercice 2008, grâce aux mesures de
rationalisation mises en œuvre au cours des exercices
précédents. De plus, l’augmentation du BAIIA au cours de
l’exercice 2008 reflète clairement l’efficience accrue de nos
usines de fabrication, tant pour nos activités fromagères que
laitières qui se sont traduites par une amélioration du BAIIA
d’environ 12 millions de dollars. Ces mesures continues, qui font
partie intégrante de notre engagement à être un producteur à
faibles coûts, ont permis à nos installations manufacturières de
se spécialiser et d’accroître leur efficience.
Le 31 mars 2007, nous avons fermé notre usine de fabrication
de fromage située à Vancouver, Colombie-Britannique et, le
2 juin 2007, notre usine de transformation du fromage située
à Boucherville, Québec. Le BAIIA de l’exercice 2007 comprenait
des charges de rationalisation d’environ 2,1 millions de dollars
liées à ces fermetures. Dans le cadre de ce processus, la Société
a complété son projet d’automatisation pour ses activités de
coupage et d’emballage. Par ailleurs, la Société prévoit investir
environ 49 millions de dollars dans des immobilisations au
cours de l’exercice 2009, dont environ 10 millions de dollars
afin d’accroître l’automatisation de ses usines au Canada.
L’accroissement de nos volumes de ventes dans la catégorie du
lait nature et de la crème, conjugué aux économies découlant
de l’optimisation de la logistique, de la chaîne d’approvisionnement
et de l’entreposage, s’est traduit par une augmentation du
BAIIA. Par ailleurs, les résultats favorables obtenus sur le
marché des sous-produits au cours de l’exercice 2008 ont eu
une incidence positive d’environ 8,0 millions de dollars sur le
BAIIA par rapport à l’exercice 2007.
La Division Produits laitiers (Europe) a dû composer avec des
conditions défavorables du marché au cours de l’exercice,
résultant de l’augmentation des prix du lait, combinée au délai
dans l’établissement de prix de vente plus élevés à nos clients
en Allemagne et à la diminution des volumes de ventes en
relation avec ces hausses de prix. Même si nos opérations au
Royaume-Uni ont bien performé, ces facteurs ont eu une
incidence défavorable sur notre BAIIA de l’exercice en cours.
Le BAIIA de la Division Produits laitiers (Argentine) s’est
amélioré en 2008 par rapport à 2007. Les avantages découlant
des dépenses en immobilisations engagées durant l’exercice en
cours et les exercices précédents ont contribué à neutraliser
l’incidence défavorable de trois facteurs : l’augmentation des
prix du lait au cours de l’exercice suivant les inondations
importantes survenues dans certaines régions de l’Argentine
au début de l’exercice en cours ; la diminution des volumes de
ventes ainsi que les nouveaux règlements mis en place au
premier trimestre par les autorités, qui limitent les prix de vente
sur le marché de l’exportation. En outre, l’appréciation du dollar
canadien a eu une incidence défavorable sur le BAIIA.
PerSPectiveS
Au cours de l’exercice 2009, nous continuerons de nous
concentrer sur l’ensemble de nos secteurs d’activité et à
accroître nos activités de marketing afin de lancer des produits
à valeur ajoutée qui génèrent des marges plus élevées. Nous
continuerons également de soutenir nos marques principales
afin de maintenir notre position dans le marché.
Nous sommes d’avis que le marché des fromages de spécialité
présente encore des débouchés prometteurs. Grâce à nos
ressources spécialisées à ce chapitre, nous sommes bien
positionnés pour profiter de ces débouchés. Nous accordons
une très grande importance à l’innovation afin de pouvoir offrir
des produits qui répondent aux besoins actuels des
consommateurs. Nous continuons d’affecter à la création de
nouveaux produits les ressources qui devraient nous permettre
de préserver et d’établir des relations à long terme avec nos
clients et avec les consommateurs. De plus, nous prévoyons
renforcer notre portefeuille de marques de spécialité en lançant
une nouvelle marque, DuVillage 1860, en remplacement de notre
ancienne gamme de produits DuVillage de Warwick.
Plusieurs autres catégories de produits laitiers, notamment le
lait, la crème, le yogourt et le fromage, présentent d’excellentes
occasions au chapitre de l’innovation. Par conséquent, nous
prévoyons lancer de nouveaux produits laitiers à valeur ajoutée
au cours de l’exercice 2009. Par ailleurs, nous soutiendrons ces
innovations de produits au moyen de campagnes publicitaires
et de programmes promotionnels dynamiques tout au long de
l’exercice 2009.
En janvier, Saputo est devenue le fournisseur officiel de produits
laitiers emballés des Jeux olympiques et paralympiques d’hiver
de 2010 à Vancouver et des équipes olympiques canadiennes
de Pékin 2008, Vancouver 2010 et Londres 2012. Ainsi, nous
fournirons aux athlètes des Jeux des produits comme du yogourt,
du lait et du fromage de marques saputo, armstrong et Dairyland.
Des initiatives de marketing seront mises en œuvre au cours du
prochain exercice afin de promouvoir ce partenariat.
En décembre 2007, le gouvernement du Canada a introduit une
réglementation modifiée établissant de nouvelles normes
relatives à la composition des fromages fabriqués et importés
au Canada. Le gouvernement fédéral a accordé une période
transitoire d’un an afin de permettre à l’industrie de se conformer
aux nouvelles exigences. Les produits fabriqués par Saputo ont
toujours répondu aux exigences des normes canadiennes et
internationales. Nous nous conformerons donc à ces nouvelles
normes même si elles diffèrent des normes internationales.
Nous avons l’intention de mitiger les conséquences que ces
nouvelles normes auront sur nos résultats tout en déployant des
efforts appréciables pour minimiser l’incidence sur nos clients.
La division réévalue continuellement sa capacité de production
pour toutes ses catégories de produits. Notre capacité de
production excédentaire est de 35 %. Nous continuerons
d’examiner chacun des aspects de nos activités quotidiennes
et nous prendrons les mesures nécessaires pour rendre la
division encore plus solide.
Pour la Division Produits laitiers (Europe), nous prévoyons que
le prix du lait se stabilisera. En 2009, notre priorité sera d’intégrer
complètement ces activités à celles de Saputo. Nous
continuerons d’investir dans certains programmes de dépenses
en immobilisations afin d’accroître l’efficience générale et de
24
rapport dE GEstion _ rapport annueL 2008 _ saputo
permettre à la division d’accroître ses volumes et sa rentabilité.
Nous prévoyons que les employés expérimentés provenant de
nos opérations canadiennes affectés à cette division au cours
de l’exercice l’aideront à atteindre ces objectifs.
La Division Produits laitiers (Argentine) continuera, au cours de
l’exercice 2009, à mettre l’accent sur l’augmentation de l’efficience
et la croissance des volumes, tant sur le marché national
qu’international. Les volumes de production de lait ont commencé
à augmenter à la mi-exercice 2008, après des inondations
importantes qui ont considérablement ralenti la production. Nous
prévoyons que les volumes de production de lait continueront
d’augmenter et reviendront aux niveaux historiques.
sEctEuR PRoduIts lAItIERs usA
La volatilité de l’industrie américaine des produits laitiers a eu
une incidence sur notre secteur Produits laitiers USA au cours
de l’exercice 2008. Vers la fin de l’exercice 2007, le prix de la
poudre de lactosérum, un élément clé de la formule utilisée pour
établir le prix minimal du lait, a atteint des niveaux sans précédents,
aussi élevés que 0,82 $ US la livre. Cette tendance s’est maintenue
au cours des trois premiers trimestres de l’exercice 2008 ; par la
suite, au quatrième trimestre, le prix du lait a chuté pour s’établir
à 0,24 $ US la livre. Par conséquent, au cours de l’exercice 2008,
le prix du lait a aussi atteint des niveaux bien supérieurs aux
moyennes historiques. En octobre 2007, l’État de la Californie a
tenu la consultation publique intitulée Consolidated stabilization
and Marketing plan Hearings afin de traiter de cette situation. Le
résultat de cette consultation a été d’attribuer une valeur fixe au
facteur de poudre de lactosérum utilisé dans la formule
d’établissement du prix du lait et de hausser l’allocation
manufacturière pour la fabrication du fromage en Californie. Ce
changement, conjugué aux modifications apportées aux
règlements gouvernementaux au cours des exercices précédents,
continue d’influer sur l’industrie laitière américaine. Le prix moyen
du bloc par livre de fromage de l’exercice 2008 a été lui aussi
supérieur aux moyennes historiques. Le prix moyen du bloc par
livre de fromage s’est chiffré à 1,42 $ US au début de l’exercice,
pour ensuite augmenter à 1,63 $ US au premier trimestre. Le prix
moyen des trois autres trimestres s’est établi à 1,96 $ US et le
prix moyen du bloc par livre de fromage s’est ainsi établi à
1,88 $ US pour l’ensemble de l’exercice 2008, comparativement
à 1,26 $ US pour l’exercice 2007.
Malgré la volatilité du marché durant l’exercice 2008, la Division
Produits laitiers (USA) a réalisé d’importants progrès par
rapport à l’exercice 2007.
Revenus
(en millions de dollars)
Baiia
(en millions de dollars)
2008
1 928,0
2007
1 036,8
2006
1 206,6
2008
145,5
2007
82,9
2006
78,3
06
07
08
06
07
08
revenuS
Les revenus du secteur Produits laitiers USA ont totalisé
1,928 milliard de dollars pour l’exercice 2008, en hausse de
891,2 millions de dollars ou 86,0 % par rapport à 1,037 milliard
de dollars au cours de l’exercice 2007. L’augmentation est
principalement attribuable à l’acquisition de Land O’Lakes sur la
côte ouest américaine, à la hausse des prix de vente et à
l’augmentation des volumes de ventes. Ces facteurs combinés
se sont traduits par une augmentation des revenus d’environ
730 millions de dollars à l’exercice 2008 par rapport à l’exercice
2007. Le prix moyen du bloc par livre de fromage s’est chiffré à
1,88 $ US à l’exercice 2008, comparativement à 1,26 $ US à
l’exercice 2007, ce qui a engendré des revenus supplémentaires
d’environ 290 millions de dollars. L’appréciation du dollar canadien
a entraîné une baisse des revenus d’environ 129 millions de
dollars. L’augmentation des volumes de ventes est principalement
attribuable à la catégorie du fromage à effilocher.
Nos pratiques en matière de prix, de rabais et d’escomptes
sont demeurées inchangées dans tous les segments au cours
de l’exercice.
Pour l’exercice 2008, les segments du détail, de la restauration
et industriel ont compté pour 29 %, 46 % et 25 % de notre
volume de ventes total, respectivement. Au cours de l’exercice
2007, ces mêmes segments avaient respectivement compté
pour 31 %, 48 % et 21 % de notre volume de ventes total. Cette
variation est principalement attribuable à l’acquisition de Land
O’Lakes sur la côte ouest américaine.
Dans le segment du détail, nous avons continué d’appuyer nos
marques au moyen de promotions et de publicités distinctives
afin d’assurer notre croissance et de conserver notre position
de tête sur le marché. La marque Frigo Cheese Heads demeure
la marque numéro un du fromage à effilocher. En fait, notre part
de ce marché très concurrentiel a augmenté par rapport à
l’exercice précédent. Pendant l’exercice 2008, nous avons
apporté des changements à l’emballage de la marque treasure
Cave afin de lui donner une allure haut de gamme par rapport
aux marques concurrentes. La distribution de la marque
connaissait déjà des gains vers la fin de l’exercice.
Dans le segment de la restauration, nous avons continué à
promouvoir et à publiciser notre gamme de fromages auprès
de l’industrie de la pizza en passant par des publications
spécialisées et des salons professionnels ciblés. Nous avons
axé nos efforts publicitaires sur d’importants magazines du
secteur de la restauration, des sites web et des bulletins
électroniques ciblés, ce qui nous a permis de faire connaître
davantage nos produits dans ce segment.
Le segment industriel regroupe les ventes de fromage, de sous-
produits du lactosérum, de lait condensé sucré et de lait de
poule. Le segment a bénéficié du prix élevé des sous-produits
sur les marchés internationaux au cours de l’exercice 2008 par
rapport à l’exercice précédent. L’acquisition de Land O’Lakes
sur la côte ouest américaine qui incluait une installation de
séchage de sous-produits, nous a permis d’accroître nos
volumes de sous-produits disponibles à la vente et nous a dotés
d’une flexibilité accrue pour nos activités américaines.
Baiia
Au cours de l’exercice 2008, le BAIIA a totalisé 145,5 millions
de dollars, en hausse de 62,6 millions de dollars ou 75,5 % par
rapport à 82,9 millions de dollars à l’exercice 2007. Cette hausse
est principalement attribuable aux initiatives entreprises par la
Société lors des exercices précédents et de l’exercice en cours
relativement à l’augmentation de prix de vente, à la réduction
des frais liés à la manutention du lait, à l’amélioration de
l’efficience opérationnelle et à l’acquisition de Land O’ Lakes
saputo _ rapport annueL 2008 _ rapport dE GEstion
25
sur la côte ouest américaine. Cette hausse a neutralisé la
diminution du BAIIA attribuable à l’accroissement des
promotions et à l’augmentation du coût des ingrédients et
d’autres coûts durant l’exercice 2008 par rapport à l’exercice
2007. Ces facteurs combinés se sont traduits par une
augmentation du BAIIA d’environ 63 millions de dollars par
rapport à l’exercice 2007. Les décisions prises par l’État de la
Californie et le USDA au cours des exercices 2007 et 2008,
afin de réduire le coût du lait destiné à la fabrication, ont aussi
contribué à faire augmenter le BAIIA d’environ 5 millions de
dollars pour l’exercice en cours. L’appréciation du dollar canadien
a également entraîné une baisse d’environ 10 millions de dollars
du BAIIA de l’exercice 2008.
À l’exercice 2008, le prix moyen du bloc par livre de fromage
s’est établi à 1,88 $ US, en hausse de 0,62 $ US par rapport à
1,26 $ US à l’exercice 2007. Le prix du bloc par livre de fromage
s’est chiffré à 1,42 $ US au début de l’exercice 2008 et a
augmenté rapidement par la suite, pour atteindre la moyenne
mentionnée précédemment. La hausse du prix moyen du bloc
par livre de fromage a eu une incidence favorable sur l’absorption
de nos frais fixes et la réalisation des stocks au cours de l’exercice
2008. Cependant, au cours des trois premiers trimestres de
l’exercice 2008, l’augmentation du prix moyen du bloc par livre
de fromage a été conjuguée à une augmentation du prix de la
poudre de lactosérum, un élément clé de l’établissement du
prix du lait en tant que matière première. Par conséquent, une
relation moins favorable entre le prix moyen du bloc par livre
de fromage et le coût de la matière première, le lait, a été
constatée pour l’exercice 2008 comparativement à l’exercice
2007. Ainsi, au cours des trois premiers trimestres de l’exercice
2008, le prix élevé de la poudre de lactosérum a fait grimper le
coût du lait à des niveaux jamais atteints, ce qui a exercé
d’énormes pressions sur les marges possibles pour les
producteurs de fromage. Vers la fin du troisième trimestre et
au cours du quatrième trimestre de cet exercice, le prix de la
poudre de lactosérum a diminué de façon constante, ce qui a
réduit les pressions exercées sur les producteurs de fromage et
amélioré l’écart entre le prix moyen du bloc par livre de fromage
et le coût de la matière première, le lait. La combinaison de ces
facteurs du marché a eu une incidence positive d’environ
4 millions de dollars du BAIIA au cours de l’exercice 2008 par
rapport à l’exercice 2007. La division avait engagé des charges
de rationalisation d’environ 1,3 million de dollars relativement
à la fermeture de notre usine de Peru, en Indiana, au cours de
l’exercice 2007.
PerSPectiveS
Au début de l’exercice 2008, nous avons complété l’acquisition
de Land O’Lakes sur la côte ouest américaine. Tout au long de
l’exercice 2008, nous avons concentré nos efforts sur
l’intégration de ces activités à celles du secteur Produits laitiers
USA. Grâce aux efforts de nos employés, l’intégration se déroule
avec succès. Pendant l’exercice 2009, nous mènerons à terme
notre projet d’investissement en immobilisations pour ces
activités, ce qui devrait avoir une incidence favorable sur
l’efficience opérationnelle et le rendement financier. La décision
d’augmenter l’allocation manufacturière pour la fabrication du
fromage, prise à l’issue de la consultation publique intitulée
Consolidated stabilization and Marketing plan en Californie,
devrait aussi avoir une incidence positive sur nos activités de
la côte ouest.
Le 1er avril 2008, nous avons complété l’acquisition d’Alto. Cette
entreprise emploie environ 470 personnes et produit des
fromages de types italien et américain de même que des produits
à base de lactosérum, dans ses deux usines du Wisconsin. Pour
l’exercice 2007, Alto a enregistré un chiffre d’affaires d’environ
378 millions de dollars US et un BAIIA de 19,6 millions de dollars
US, ces données ayant été ajustées afin de tenir compte de
certaines charges non récurrentes. Cette transaction stratégique
permettra à notre division américaine d’étendre ses activités et
constitue un autre pas vers l’atteinte de notre objectif d’accroître
notre présence aux États-Unis. Au cours de l’exercice 2009,
nous axerons nos efforts sur l’intégration de ces activités aux
systèmes d’information et à la structure de Saputo. Nous
poursuivrons également notre analyse exhaustive de la structure
de coûts afin de cerner les possibilités de synergie entre les
activités acquises et nos autres activités aux États-Unis.
L’exercice 2009 devrait nous permettre de tirer profit de
nombreuses initiatives mises en œuvre au cours de l’exercice
précédent. Durant l’exercice 2008, nous avons terminé la
rationalisation de nos activités de râpage et de fromage à
effilocher aux États-Unis. Les avantages découlant de cette
rationalisation, y compris la diminution des coûts de main-
d’œuvre, des frais indirects et des coûts de matière première,
devraient avoir une incidence favorable sur les résultats de
l’exercice 2009. En outre, différentes initiatives liées aux prix de
vente entreprises à la fin de l’exercice 2008 devraient aussi
permettre d’améliorer le rendement de la division. D’autres
dépenses en immobilisations seront engagées dans cet exercice
afin d’améliorer l’efficience opérationnelle et la rentabilité globale.
L’importance soutenue que nous accordons à nos marques
principales, Frigo Cheese Heads et treasure Cave, ainsi que notre
soutien supplémentaire à nos fromages de spécialité, devraient
aussi susciter de nombreuses occasions durant l’exercice.
La volatilité qui a caractérisé l’industrie laitière américaine au
cours des derniers exercices a entrainé de nombreux défis pour
le secteur Produits laitiers USA. Cette volatilité devrait persister
dans un avenir rapproché. Comme par le passé, nous prenons
des décisions afin d’atténuer l’incidence de cette volatilité sur
nos activités. Notre but consiste à fournir à nos clients des
produits et des services de qualité, tout en préservant l’efficience
de nos activités.
sEctEuR PRoduIts d’éPIcERIE
Revenus
(en millions de dollars)
Baiia
(en millions de dollars)
2008
164,6
2007
170,1
2006
164,2
2008
17,2
2007
26,4
2006
26,1
06
07
08
06
07
08
revenuS
Les revenus du secteur Produits d’épicerie ont totalisé
164,6 millions de dollars pour l’exercice terminé le 31 mars
2008, en baisse de 5,4 millions de dollars par rapport à l’exercice
précédent. Cette baisse est principalement imputable au volume
de ventes au Canada qui a diminué de 1,5 % par rapport à
l’exercice précédent. En outre, le lancement de produits sous
des marques privées, la forte concurrence des prix sur le marché
et les hausses de prix qui sont entrées en vigueur à la mi-
novembre 2007 ont aussi eu une incidence sur nos revenus. Le
26
rapport dE GEstion _ rapport annueL 2008 _ saputo
marché québécois a été le marché le plus durement touché par
ces facteurs. L’apport des activités de Biscuits Rondeau inc. et
de Boulangerie Rondeau inc. (Rondeau) a neutralisé en partie
ces diminutions, leurs résultats ayant été comptabilisés sur une
année complète pour l’exercice 2008. Les volumes de ventes
provenant de nos activités de coemballage aux États-Unis ont
aussi beaucoup reculé par rapport à l’exercice précédent, pour
atteindre environ 58 %.
Nous avons maintenu notre part de marché malgré
l’intensification de la concurrence dans un marché saturé.
Au cours de l’exercice, nous avons soutenu activement nos
marques. En raison de la nature du secteur, nous devons innover
et adapter constamment nos produits selon la saison. En 2008,
nous avons lancé 11 nouveaux produits ; par exemple, nous avons
introduit de nouveaux passion Flakie et Hop&Go! sous la marque
Vachon, ainsi que de nouveaux biscuits à la farine d’avoine destinés
à l’Ouest canadien, sous la marque Hostess. En outre, dans le cadre
du plan d’intégration de Rondeau, nous avons revu notre gamme
de produits afin d’en standardiser l’emballage.
Aux États-Unis, nous avons axé nos efforts sur la conclusion
d’accords de coemballage. Malheureusement, nos efforts n’ont
pas porté leurs fruits en 2008.
Baiia
Le BAIIA de notre secteur Produits d’épicerie a totalisé
17,2 millions de dollars pour l’exercice 2008, en baisse de
9,2 millions de dollars par rapport à l’exercice précédent. La
diminution du BAIIA est principalement imputable à
l’augmentation d’environ 4,1 millions de dollars du coût des
ingrédients, de l’emballage et de la main-d’œuvre et à la
diminution des volumes de ventes liés à nos activités
canadiennes et américaines, laquelle s’est traduite par une
diminution d’environ 1,3 million de dollars du BAIIA, déduction
faite de l’incidence des hausses de prix. Pour l’exercice 2008,
un montant supplémentaire de 2,7 millions de dollars a été
affecté au soutien de nos marques au Canada ainsi qu’au régime
de retraite. Au cours des exercices antérieurs, nos dépenses en
immobilisations nous ont permis d’accroître notre efficience
opérationnelle, à la suite de la mise en œuvre de projets
d’automatisation et de robotisation. Les économies découlant
de ces dépenses en immobilisations ont contrebalancé en partie
la hausse des coûts dont il est fait mention précédemment.
Cependant,
les projets majeurs d’investissement en
immobilisations mis en œuvre au cours de l’exercice ont donné
lieu à des coûts supplémentaires de main-d’œuvre et de
démarrage de 1,2 million de dollars. La marge de BAIIA est
passée de 15,5 % en 2007 à 10,7 % en 2008.
Le rendement de nos activités de fabrication a été
défavorablement influencé par l’intégration de Rondeau et
certains projets d’investissement en immobilisations qui,
collectivement, n’ont pas généré les rendements prévus.
PerSPectiveS
La conjoncture économique difficile a une incidence directe sur
les résultats financiers de la division. Les principaux obstacles
sont l’intensification de la concurrence, les prix agressifs sur le
marché, le lancement de marques privées par certains
détaillants, l’augmentation du coût des régimes de retraite ainsi
que l’augmentation constante des coûts de matière première
et d’emballage. Afin d’atténuer l’incidence de ces facteurs, nous
avons pris une série de mesures relatives au marketing et aux
opérations. Nous avons transféré des fonds en marketing à
l’équipe de vente afin de soutenir nos efforts de ventes en
magasins. Nous tentons d’atténuer l’incidence défavorable de
l’augmentation des coûts de matières premières et d’emballage
en mettant l’accent sur l’optimisation des recettes et des
procédés de fabrication. Nous évaluons également différentes
possibilités aux États-Unis. En mars 2008, nous avons conclu
une entente relative à une marque privée avec un nouveau client
américain, laquelle devrait compenser à hauteur d’environ 25 %
la diminution du volume lié aux activités de coemballage aux
États-Unis en 2008.
tRésoRERIE
Les flux de trésorerie provenant des activités d’exploitation
avant la variation des éléments hors caisse du fonds de
roulement se sont établis à 390,8 millions de dollars pour
l’exercice 2008, en hausse de 76,0 millions de dollars par
rapport à 314,8 millions de dollars à l’exercice 2007. Au cours
de l’exercice 2008, un montant de 99,8 millions de dollars a
été utilisé au titre des éléments hors caisse du fonds de
roulement, contre 28,7 millions de dollars générés durant
l’exercice 2007. La hausse du montant utilisé au titre des
éléments hors caisse du fonds de roulement au cours de
l’exercice 2008 est surtout imputable à l’augmentation du fonds
de roulement lié à nos activités américaines résultant de
l’augmentation du prix moyen du bloc par livre de fromage au
cours du présent exercice comparativement à l’exercice
précédent. À l’exercice 2007, les fonds générés étaient
principalement attribuables à la réduction des stocks découlant
de la gestion améliorée des stocks liés à nos activités laitières
au Canada et en Argentine.
En ce qui concerne les activités d’investissement, la Société a
utilisé un montant de 354,4 millions de dollars au cours de
l’exercice 2008, principalement pour l’acquisition de
Land O’Lakes sur la côte ouest américaine, laquelle a coûté
250,9 millions de dollars. La Société a ajouté 101,7 millions de
dollars en immobilisations, dont près de 16 % étaient liés au
remplacement d’immobilisations. Le solde a servi à la mise en
place de nouvelles technologies, ainsi qu’à l’agrandissement et
à l’augmentation de certaines capacités manufacturières. La
Société a également cédé des actifs inutilisés à l’exercice 2008,
pour un produit total de 5,3 millions de dollars.
En ce qui concerne les activités de financement à l’exercice
2008, la Société a augmenté ses emprunts bancaires de
91,4 millions de dollars, racheté du capital-actions totalisant
81,5 millions de dollars dans le cadre du programme de rachat
dans le cours normal des activités et versé des dividendes de
94,5 millions de dollars. Au cours de l’exercice 2008, la Société
a également émis des actions pour une contrepartie en espèces
de 28,4 millions de dollars dans le cadre de son régime d’options
d’achat d’actions.
REssouRcEs FInAncIèREs
Au 31 mars 2008, le fonds de roulement de la Société totalisait
416,3 millions de dollars, en baisse de 104,8 millions de dollars
par rapport à 521,1 millions de dollars au 31 mars 2007. Cette
baisse est principalement imputable aux fonds auparavant
disponibles qui ont été utilisés pour l’acquisition de Land O’Lakes
sur la côte ouest américaine. Au 31 mars 2008, notre ratio de
dette portant intérêt sur les capitaux propres s’établissait à 0,17,
comparativement à 0,08 au 31 mars 2007.
Au cours de l’exercice 2009, la Société prévoit ajouter environ
101 millions de dollars en immobilisations, dont environ
57 millions de dollars seront réservés aux nouvelles technologies
et à l’augmentation des capacités manufacturières. Le solde
sera consacré au remplacement de certaines immobilisations.
La Société s’attend à ce que l’amortissement des immobilisations
totalise environ 90 millions de dollars pour l’exercice 2009.
L’augmentation de l’amortissement par rapport à l’exercice
2008 est imputable à l’acquisition d’Alto et aux dépenses en
saputo _ rapport annueL 2008 _ rapport dE GEstion
27
immobilisations engagées au cours de l’exercice 2008 et des
exercices précédents. Tous les fonds requis pour les ajouts aux
immobilisations seront générés par les activités de la Société.
Au 31 mars 2008, la Société n’avait aucun engagement
important lié aux acquisitions d’immobilisations.
La Société dispose de facilités de crédit bancaire d’environ
649 millions de dollars, dont une tranche de 222,6 millions de
dollars est utilisée. Elle dispose également d’espèces et de
quasi-espèces de 165,7 millions de dollars, dont une tranche
de 163 millions de dollars a servi à l’acquisition d’Alto, conclue
le 1er avril 2008. Au cours de l’exercice, un montant
supplémentaire de 300 millions de dollars a été ajouté à ses
facilités de crédit bancaire existantes. Si cela s’avérait nécessaire,
la Société pourrait prendre de nouveaux arrangements financiers
pour poursuivre sa croissance par l’entremise d’acquisitions.
BIlAn
Comparativement au 31 mars 2007, les principaux postes du
bilan au 31 mars 2008 ont varié en raison de l’appréciation du
dollar canadien par rapport au dollar américain et au peso
argentin. Le taux de conversion des postes de bilan de nos
activités américaines libellés en dollars américains était de
1,0265 $ CA/US au 31 mars 2008, contre 1,1546 $ CA/US au
31 mars 2007. Le taux de conversion des postes de bilan de nos
activités en Argentine en pesos argentins était de 0,3226 $ CA/
ARS au 31 mars 2008, contre 0,3691 $ CA/ARS au 31 mars 2007.
La valeur accrue du dollar canadien s’est traduite par des valeurs
moindres des postes de bilan concernés de nos activités à
l’étranger. Les variations des principaux postes de bilan étaient
également attribuables à l’acquisition de Land O’Lakes sur la
côte ouest américaine. Notre position de trésorerie nette a
diminué, passant de 137,9 millions de dollars au 31 mars 2007
à un montant négatif de 56,9 millions de dollars au 31 mars
2008. Cette diminution s’explique par l’utilisation des espèces
et des quasi-espèces existantes au début de l’exercice 2008
pour payer l’acquisition de Land O’Lakes sur la côte ouest
américaine. La variation de l’écart de conversion sous la rubrique
des capitaux propres est attribuable à l’appréciation du dollar
canadien. L’actif total de la Société se chiffrait à 2,733 milliards
de dollars au 31 mars 2008 comparativement à 2,488 milliards
de dollars au 31 mars 2007.
InFoRmAtIon suR lE cAPItAl-ActIons
Le capital-actions autorisé de la Société est constitué d’un
nombre illimité d’actions ordinaires et privilégiées. Les actions
ordinaires sont des actions avec droit de vote et droit de
participation. Les actions privilégiées peuvent être émises en
une ou plusieurs séries, et les modalités et privilèges de chaque
série doivent être établis au moment de leur création.
Autorisées
émises au
31 mars 2008
émises au
27 mai 2008
Nombre
illimité
Nombre
illimité
205 962 964 206 080 915
Aucune
Aucune
8 893 428
10 338 170
Actions
ordinaires
Actions
privilégiées
Options d’achat
d’actions
Le 7 novembre 2006, la Société a annoncé son intention
d’acheter, dans le cadre d’un programme de rachat dans le cours
normal des activités (programme de rachat), à des fins
d’annulation, certaines de ses actions ordinaires par
l’intermédiaire de la Bourse de Toronto, à compter du
13 novembre 2006.
En vertu du programme de rachat, la Société pouvait racheter
jusqu’à 10 358 608 actions ordinaires à des fins d’annulation,
ce qui représentait 5 % des 207 172 178 actions ordinaires
émises et en circulation au 31 octobre 2006. Ces achats devaient
être faits sur une période maximale de 12 mois commençant le
13 novembre 2006 et prenant fin le 12 novembre 2007 en
conformité avec la réglementation applicable. La Société ne
pouvait racheter plus de 2 % des actions ordinaires émises et
en circulation sur toute période de 30 jours. La contrepartie, en
espèces, versée par la Société pour toute action ordinaire
rachetée en vertu du programme de rachat correspondait au
cours du marché des actions ordinaires au moment de
l’acquisition. Pour l’exercice terminé le 31 mars 2008, la Société
a racheté aux fins d’annulation un total de 3 705 240 actions
ordinaires au cours moyen de 21,98 $, pour un montant de
81,5 millions de dollars.
Le 6 novembre 2007, la Société a annoncé son intention
d’acheter, dans le cadre d’un nouveau programme de rachat
dans le cours normal des activités (nouveau programme de
rachat), à des fins d’annulation, certaines de ses actions
ordinaires par l’intermédiaire de la Bourse de Toronto, à compter
du 13 novembre 2007.
En vertu du nouveau programme de rachat, la Société peut
racheter jusqu’à 10 272 848 actions ordinaires à des fins
d’annulation, ce qui représente 5 % des 205 456 990 actions
ordinaires émises et en circulation au 31 octobre 2007. Ces
achats ont lieu en conformité avec la réglementation applicable
sur une période maximale de 12 mois commençant le
13 novembre 2007 et prenant fin le 12 novembre 2008. La
Société ne peut racheter plus de 2 % des actions ordinaires
émises et en circulation sur toute période de 30 jours. La
contrepartie en espèces, versée par la Société pour toute action
ordinaire rachetée en vertu du nouveau programme de rachat,
doit correspondre au cours du marché des actions ordinaires
au moment de l’acquisition. Pour l’exercice terminé le 31 mars
2008, la Société n’a racheté aucune action ordinaire à des fins
d’annulation en vertu du nouveau programme de rachat.
Pour l’exercice terminé le 31 mars 2007, la Société avait racheté
aux fins d’annulation un total de 2 813 400 actions ordinaires
au cours moyen de 18,02 $, pour un montant total de
50,7 millions de dollars.
La Société estime que le rachat de ses propres actions peut, en
certaines circonstances appropriées, constituer un
investissement responsable des fonds disponibles. Des
exemplaires de la notice relative aux deux programmes de
rachat peuvent être obtenus sans frais, sur demande, auprès
du secrétaire de la Société.
ARRAngEmEnts hoRs BIlAn
La Société a recours à certains arrangements hors bilan qui
consistent essentiellement en la location de certains locaux
ainsi qu’en certains contrats de location visant de l’équipement
et du matériel roulant. Ces ententes sont comptabilisées sous
forme de contrats de location-exploitation. Les loyers minimaux
futurs au 31 mars 2008 totalisaient 47,0 millions de dollars. La
28
rapport dE GEstion _ rapport annueL 2008 _ saputo
Société n’utilise pas d’instruments financiers dérivés à des fins
spéculatives. Saputo utilise certains instruments financiers
dérivés dans des situations bien précises. Dans le cours normal
des activités, nous importons certains produits aux fins de nos
activités canadiennes, et notre gestion des risques de change
nous amène occasionnellement à conclure certains contrats
d’achat de devises en euros, dont le montant total au
31 mars 2008 s’élevait à 2 400 000 euros.
La Société conclut, à l’occasion, certains contrats à terme pour
se protéger des fluctuations des prix de certaines marchandises
lorsqu’elle a, au préalable, un engagement de vente du produit
fini. Au 31 mars 2008, la valeur de marché de ces contrats était
de 0,6 million de dollars.
L’évolution de la conjoncture économique n’influe pas sur
l’exposition financière de la Société à l’égard des instruments
financiers dérivés utilisés, car ces derniers sont généralement
détenus jusqu’à leur échéance. Les notes 17 et 19 des états
financiers consolidés décrivent les arrangements hors bilan de
la Société.
gARAntIEs
De temps à autre, la Société conclut des ententes dans le cours
normal de ses activités, notamment des ententes de service et
des contrats de location, ainsi que dans le cadre d’acquisitions
ou de cessions d’entreprises ou d’actifs, lesquelles ententes, de
par leur nature, peuvent fournir des indemnités à des tierces
parties. Ces dispositions d’indemnisation peuvent viser des
manquements aux représentations et garanties de même que
des réclamations futures à l’égard de certains passifs, notamment
en ce qui a trait à des questions fiscales ou environnementales.
Les modalités de ces clauses d’indemnisation sont de durées
variées. La note 17 des états financiers consolidés traite des
garanties de la Société.
oBlIgAtIons contRActuEllEs
Les obligations contractuelles de la Société consistent en des
engagements relatifs au remboursement de sa dette à long
terme ainsi qu’en certaines ententes de location relatives à des
locaux, de l’équipement et du matériel roulant.
La note 7 décrit l’engagement de la Société pour ce qui est du
remboursement de la dette à long terme, alors que la note 17
décrit ses engagements de location.
(en milliers de dollars)
2009
2010
2011
2012
2013
dette à
long terme
-
174 505
-
-
-
Années ultérieures
51 325
loyers
minimaux
11 864
9 241
7 417
5 455
4 359
8 672
total
11 864
183 746
7 417
5 455
4 359
59 997
Total
225 830
47 008
272 838
oPéRAtIons EntRE APPAREntés
Dans le cours normal de ses activités, la Société reçoit des biens
et services de sociétés sous influence notable de son actionnaire
principal, et leur en fournit. Ces biens et services d’un montant
non significatif sont compensés par une contrepartie égale à la
juste valeur de marché. Se reporter à la note 18 des états financiers
consolidés qui décrit les opérations entre apparentés.
noRmEs comPtABlEs
norMeS aPPLiQuÉeS
Au cours de l’exercice, la Société a adopté les principes
comptables suivants, tels qu’ils sont décrits dans le Manuel de
l’ICCa (Institut Canadien des Comptables Agréés) :
Modifications comptables
Le chapitre 1506 du Manuel de l’ICCa, intitulé « Modifications
comptables ». Il révise les normes actuelles concernant les
changements de méthodes comptables, les changements
d’estimations comptables et les corrections d’erreurs. L’adoption
de ce chapitre n’a eu aucune incidence sur les états
financiers consolidés.
Résultat étendu
Le chapitre 1530 du Manuel de l’ICCa, intitulé « Résultat étendu ».
Il établit des normes d’information et de présentation concernant
le résultat étendu et ses composantes. Le résultat étendu
consiste en la variation des capitaux propres découlant
d’opérations ou d’événements sans rapport avec les actionnaires
de la Société. Ces opérations ou événements comprennent les
variations de l’écart de conversion liées aux établissements
étrangers autonomes.
Par suite de l’adoption de ce chapitre, les états financiers
consolidés de la Société comprennent maintenant un état
consolidé du résultat étendu. Les états financiers consolidés
des périodes antérieures ont été retraités pour tenir compte de
l’adoption de ce chapitre seulement dans le cas des changements
de soldes relatifs à la conversion des devises des établissements
étrangers autonomes.
Informations à fournir concernant le capital
Le chapitre 1535 du Manuel de l’ICCa, intitulé « Informations à fournir
concernant le capital ». Il établit des normes pour la présentation
d’informations sur le capital de l’entité et la façon dont il est géré.
La présentation des informations sur le capital de la Société est
conforme aux recommandations de ce nouveau chapitre.
Conversion des devises étrangères
Le chapitre 1651 du Manuel de l’ICCa, intitulé « Conversion des
devises ». Il établit des normes pour la conversion des opérations
d’une entité publiante libellées dans une monnaie étrangère et
pour la conversion des états financiers d’un établissement étranger
qu’une entité publiante incorpore dans ses états financiers.
L’impact de l’adoption de ce chapitre ainsi que du chapitre 1530
« Résultat étendu », est que les changements dans les pertes
non réalisées sur conversion des états financiers des
établissements étrangers autonomes sont présentés dans l’état
consolidé du résultat étendu.
Placements
Le chapitre 3051 du Manuel de l’ICCa, intitulé « Placements ».
Il établit des normes pour la comptabilisation des participations
dans des entités sous influence notable, ainsi que pour
l’évaluation de certains placements autres que les placements
dans des instruments financiers. L’adoption de ce chapitre n’a
eu aucune incidence sur les états financiers consolidés.
Capitaux propres
Le chapitre 3251 du Manuel de l’ICCa, intitulé « Capitaux propres ».
Il établit des normes pour la présentation des capitaux propres
et des variations des capitaux propres au cours de la période
considérée. La présentation des capitaux propres de la Société
est conforme aux recommandations de ce nouveau chapitre.
saputo _ rapport annueL 2008 _ rapport dE GEstion
29
Instruments financiers – Comptabilisation et évaluation
Le chapitre 3855 du Manuel de l’ICCa, intitulé « Instruments
financiers – Comptabilisation et évaluation ». Il établit les
normes de comptabilisation et d’évaluation des instruments
financiers dans le bilan ainsi que les normes pour la présentation
des gains et des pertes dans les états financiers consolidés. En
vertu de ce chapitre, les actifs financiers disponibles à la vente,
les actifs et les passifs détenus à des fins de transaction et les
instruments financiers dérivés, qu’il s’agisse ou non d’éléments
constitutifs d’une relation de couverture, doivent être évalués
à la juste valeur. L’adoption de ce chapitre n’a eu aucune
indicence sur les états financiers consolidés.
Instruments financiers – Informations à fournir
Le chapitre 3862 du Manuel de l’ICCa, intitulé « Instruments
financiers – informations à fournir », exige qu’une entité fournisse
dans ses états financiers des informations qui permettent aux
utilisateurs d’évaluer l’importance des instruments financiers
au regard de la situation financière et de la performance
financière de l’entité. Ces informations devraient également
permettre aux utilisateurs d’évaluer la nature et l’ampleur des
risques découlant des instruments financiers auxquels l’entité
est exposée au cours de la période et à la date de clôture, ainsi
que la façon dont l’entité gère ces risques. La présentation des
instruments financiers est conforme aux recommandations de
ce chapitre.
Instruments financiers – Présentation
Le chapitre 3863 du Manuel de l’ICCa, intitulé « Instruments
financiers – Présentation », a pour objectif d’aider les utilisateurs
des états financiers à mieux comprendre l’importance des
instruments financiers par rapport à la situation financière, à la
performance et aux flux de trésorerie d’une entité. La présentation
des instruments financiers est conforme aux recommandations
de ce chapitre.
Couvertures
Le chapitre 3865 du Manuel de l’ICCa, intitulé « Couvertures ».
Il établit des normes qui précisent quand et comment on peut
appliquer la comptabilité de couverture. Ce chapitre prévoit une
documentation formalisée, la désignation d’éléments précis de
relation de couverture et l’appréciation de l’efficacité comme
des conditions préalables à l’application de la comptabilité de
couverture. L’adoption de ce chapitre n’a eu aucune incidence
sur les états financiers consolidés.
norMeS FutureS
Stocks
Le chapitre 3031 du Manuel de l’ICCa, intitulé « Stocks », donne
des commentaires sur la détermination du coût et sa
comptabilisation ultérieure en charges, y compris toute
dépréciation jusqu’à la valeur nette de réalisation. Il donne
également des commentaires sur les méthodes de détermination
du coût qui sont utilisées pour imputer les coûts aux stocks. Ce
chapitre s’applique aux états financiers intermédiaires et
annuels des exercices ouverts à compter du 1er janvier 2008.
La Société évalue actuellement l’incidence que l’adoption de ce
chapitre aura sur ses états financiers consolidés.
Écarts d’acquisition et actifs incorporels
Le chapitre 3064 du Manuel de l’ICCA,intitulé « Écarts d’acquisition
et actifs incorporels », établit des normes de comptabilisation,
d’évaluation, de présentation et d’information applicables aux
écarts d’acquisition après leur comptabilisation initiale et aux
autres actifs incorporels des entreprises à but lucratif.Les normes
concernant l’écart d’acquisition n’ont pas changé comparativement
à celles incluses dans le chapitre 3062.
Normes internationales d’information financière
En 2006, le Conseil des normes comptables du Canada (CNC)
a publié un nouveau plan stratégique qui affectera
significativement les exigences en matière de présentation
financière des entreprises canadiennes. Le plan stratégique du
CNC décrit la convergence des normes comptables canadiennes
aux normes internationales (IFRS) au cours d’une période de
transition d’environ cinq ans. En février 2008, le CNC a annoncé
que la date de basculement des PCGR du Canada actuels aux
IFRS, pour les entités publiques, serait 2011. En conséquence,
la date de transition du 1er avril 2011 pour la Société exigera le
retraitement des montants comparatifs émis par la Société pour
l’exercice se terminant le 31 mars 2011. La Société ayant
commencé l’évaluation de l’adoption des IFRS, l’impact de cette
transition aux IFRS ne peut être estimé à ce moment.
convEntIons comPtABlEs cRItIQuEs Et
REcouRs à dEs EstImAtIons comPtABlEs
Dans le cadre de la préparation des états financiers consolidés
de la Société conformément aux principes comptables
généralement reconnus, la direction doit procéder à des
estimations. Ces estimations sont établies en fonction des
exercices précédents et selon le meilleur jugement de la
direction. La direction révise continuellement ces estimations.
Les résultats réels pourraient différer de ces estimations. La
section qui suit décrit les principales estimations utilisées dans
la préparation des états financiers consolidés de Saputo inc.
Immobilisations
Afin d’assigner le coût des immobilisations sur leur vie utile,
des évaluations de la durée de vie utile des immobilisations
doivent être faites. Le coût de chaque immobilisation sera alors
attribué sur sa durée de vie utile et amorti année après année
sur cette base.
Placement de portefeuille
Le placement de portefeuille est enregistré à la valeur
d’acquisition. La Société réalise une évaluation annuelle pour
s’assurer que la juste valeur du placement n’est pas inférieure
à sa valeur comptable. Afin de calculer une juste valeur
estimative, elle utilise le BAIIA de la Société en y appliquant un
multiple basé sur des normes comparables de son industrie. Si
le placement de portefeuille subissait une baisse de valeur
durable, sa valeur comptable serait réduite pour tenir compte
de cette baisse de valeur. La Société a effectué le test de
dépréciation, et aucune réduction de valeur n’a été comptabilisée
pour l’exercice 2008.
Écarts d’acquisition
Les normes comptables exigent que l’écart d’acquisition ne soit
pas amorti, mais qu’il soit plutôt soumis à un test de dépréciation
annuellement ou plus fréquemment si des événements ou des
changements de situation indiquaient que l’actif pourrait avoir
subi une baisse de sa juste valeur. Afin de déterminer si une
baisse de valeur s’est produite, il faut évaluer chacune des unités
comptables respectives. Les évaluations de la Société sont
basées sur des multiples de Saputo et de l’industrie. Ces
multiples sont appliqués au BAIIA et aux actifs nets. Si la valeur
obtenue est inférieure à la valeur comptable, une réduction de
valeur serait constatée. La Société a effectué le test de
dépréciation, et aucune réduction de valeur n’a été nécessaire
pour l’exercice 2008.
30
rapport dE GEstion _ rapport annueL 2008 _ saputo
Regroupements d’entreprises
La Société comptabilise ses regroupements d’entreprises selon
la méthode de l’acquisition. Selon cette méthode, la Société
répartit le prix d’acquisition aux actifs corporels et incorporels
acquis et aux passifs pris en charge, en fonction de la juste
valeur estimative à la date d’acquisition, l’excédent du prix
d’achat étant attribué à l’écart d’acquisition.
Rémunération à base d’actions
La Société emploie la méthode basée sur la juste valeur pour
comptabiliser aux résultats la rémunération à base d’actions.
Par cette méthode, la Société répartit une charge de rémunération
sur la durée d’acquisition des droits liés aux options octroyées.
La durée de vie utile prévue des options utilisée pour calculer
la juste valeur des options est basée sur l’expérience et sur le
jugement de la direction.
Marques de commerce
Un test de dépréciation doit être effectué annuellement pour
toutes les marques de commerce de la Société. Le montant
estimatif des flux de trésorerie futurs qui seront tirés des actifs
incorporels est actualisé selon les cours actuels du marché. Les
flux de trésorerie actualisés sont comparés à la valeur comptable
des marques de commerce. S’ils sont inférieurs à la valeur
comptable, une réduction de valeur est constatée. La Société a
effectué le test de dépréciation, et aucune réduction de valeur
n’a été nécessaire pour l’exercice 2008.
anaLySe De SenSiBiLitÉ
rÉgiMeS De retraite et autreS rÉgiMeS D’avantageS Sociaux
(en milliers de dollars)
Taux de rendement prévu de l’actif
Incidence d’une hausse de 1 %
Incidence d’une baisse de 1 %
Taux d’actualisation
Incidende d’une hausse de 1 %
Incidence d’une baisse de 1 %
Taux de croissance hypothétique du coût global
des soins de santé
Incidence d’une hausse de 1 %
Incidence d’une baisse de 1 %
Régimes de retraite
Autres avantages sociaux futurs
obligations au
titre des
prestations
constituées
obligations au
titre des
prestations
constituées
charge nette
charge nette
s.o.
s.o.
(1 835)
1 835
s.o.
s.o.
s.o.
s.o.
(19 802)
25 965
(2 873)
2 452
(1 037)
1 227
(420)
486
s.o.
s.o.
s.o.
s.o.
896
(786)
245
(222)
Régimes de retraite
La Société offre des régimes de retraite à cotisations déterminées
auxquels elle participe et auxquels adhèrent plus de 80 % de
ses employés actifs. La charge nette de retraite liée à ces types
de régimes est généralement égale aux cotisations effectuées
par l’employeur.
La Société participe également à des régimes de retraite à
prestations déterminées auxquels adhère le reste de ses
employés actifs. Le coût des prestations de retraite gagnées par
les employés est déterminé selon la méthode actuarielle de
répartition des prestations au prorata des années de service et
selon des hypothèses retenues par la direction relativement,
entre autres, au taux d’actualisation, au rendement attendu de
l’actif des régimes, au taux de croissance de la rémunération et
à l’âge de retraite des employés. Toutes ces estimations et
évaluations sont préparées avec l’aide de conseillers externes.
Le taux d’actualisation a été déterminé en fonction des taux de
rendement effectif des obligations de sociétés de haute qualité
à long terme, tel que le requiert la norme ajustée, pour tenir
compte de la durée du passif des régimes. Le taux appliqué pour
la période terminée le 31 décembre 2007 était 5,60 %,
comparativement à un taux de 5,26 % à l’exercice précédent.
Nous avons établi à 7,3 % le rendement moyen prévu des actifs
investis, compte tenu de la nature et de la combinaison de ces
actifs. Cette hypothèse est jugée raisonnable et est appuyée
par nos conseillers externes.
Le taux de croissance de la rémunération a été fixé à 3,5 %
à long terme, en tenant compte de l’estimation des taux
d’inflation futurs.
La Société offre également un programme d’avantages
complémentaires de retraite lié aux soins de santé. Aux fins de
l’évaluation des coûts liés à ce programme, le taux de croissance
annuel hypothétique des coûts liés aux soins de santé a été fixé
entre 6,6 % et 9 % pour l’exercice 2009 et, selon les hypothèses
retenues, ce taux devrait diminuer graduellement, pour atteindre
6 % à l’exercice 2013.
Toute modification à ces hypothèses ou toute expérience des
régimes différente de celle prévue se traduit par des gains ou
des pertes actuariels par rapport aux résultats anticipés. Si ces
gains ou ces pertes dépassent 10 % de l’actif ou du passif
maximal du régime, ils sont amortis sur le nombre moyen
d’années de service futures du groupe d’employés cotisant aux
régimes, conformément aux recommandations de l’ICCA.
Le tableau ci-dessus présente une analyse de la sensibilité des
hypothèses économiques clés utilisées pour mesurer l’incidence
sur les obligations relatives aux régimes de retraite à prestations
déterminées, les autres avantages sociaux futurs et la charge
nette. Cette analyse de sensibilité doit être interprétée avec
prudence, étant donné que ses résultats sont hypothétiques et
que les variations de chacune des hypothèses clés pourraient
s’avérer non linéaires. L’analyse de sensibilité doit être lue
parallèlement à la note 16 des états financiers consolidés. La
sensibilité de chaque variable principale a été calculée
saputo _ rapport annueL 2008 _ rapport dE GEstion
31
indépendamment des autres. La date de mesure des actifs et
des passifs des régimes de retraite a été fixée au 31 décembre
de chaque exercice.
Les actifs des régimes de retraite sont détenus par plusieurs
fiducies indépendantes, et la composition moyenne du
portefeuille global au 31 décembre 2007 était de 4 % en trésorerie
et placements à court terme, 43 % en obligations et 53 % en
actions canadiennes, américaines et étrangères. À long terme,
nous ne prévoyons pas de modification majeure à cette répartition
des actifs. La composition moyenne du portefeuille au
31 décembre 2006 était la même que pour l’exercice en cours.
Pour les régimes à prestations déterminées, des évaluations
actuarielles ont été effectuées en décembre 2006 et en
juillet 2007, ce qui couvrait plus de 97 % des obligations
relatives à ce type de régime. À la suite de ces évaluations, des
insuffisances de solvabilité de 4,4 millions de dollars et de
10 millions de dollars ont été constatées le 31 décembre 2006
et le 1er juillet 2007, respectivement, ce qui a réduit de moitié
le déficit, lequel s’élevait à 28,8 millions de dollars au moment
des dernières évaluations actuarielles.
Le rendement supérieur de l’actif, conjugué avec les cotisations
supplémentaires aux déficits des derniers exercices, a contribué
à la réduction de l’écart. En vertu des lois provinciales, une
cotisation supplémentaire est requise pour les cinq prochaines
années afin d’acquitter cette insuffisance de 14,4 millions de
dollars. Le versement supplémentaire requis pour l’exercice
2008 était de 4,8 millions de dollars (7,2 millions de dollars
pour l’exercice 2007). Le versement supplémentaire requis pour
l’exercice 2009 sera de 4,9 millions de dollars. La prochaine
évaluation pour certains régimes de retraite est prévue en
décembre 2009.
Impôts futurs
La Société utilise la méthode du report variable pour
comptabiliser les impôts sur les bénéfices. Les actifs et les
passifs d’impôts futurs sont déterminés en fonction des taux
d’imposition en vigueur qu’on s’attend à appliquer au bénéfice
imposable au cours des exercices durant lesquels les écarts
temporaires seront censés être recouvrés ou réglés. Par
conséquent, une projection du bénéfice imposable est nécessaire
pour ces exercices, de même qu’une hypothèse quant à la
période de recouvrement ou de règlement de certains écarts
temporaires. La projection du bénéfice imposable futur est
fondée sur la meilleure estimation de la direction et peut différer
du bénéfice imposable réel. La Société évalue sur une base
annuelle le besoin d’établir une provision pour moins-value
relative à ses actifs d’impôts futurs. Les règles et les règlements
fiscaux canadiens, américains et internationaux sont sujets à
interprétation et nécessitent le jugement de la Société, lequel
peut être contesté par les autorités fiscales. La Société croit
qu’elle a pourvu de façon adéquate aux obligations fiscales
pouvant découler des faits et circonstances actuels. Les écarts
temporaires et les taux d’imposition peuvent changer à la suite
de modifications apportées par un budget fiscal et par une
nouvelle législation relative aux impôts sur les bénéfices.
RIsQuEs Et IncERtItudEs
Responsabilité de produits
Les activités de Saputo sont exposées aux mêmes dangers et
aux mêmes risques de responsabilité que celles de toutes les
autres entreprises de transformation des aliments, dont la
contamination des ingrédients ou des produits par des bactéries
ou d’autres agents externes pouvant être accidentellement
introduits dans les produits ou les emballages. Saputo maintient
des procédures de contrôle de la qualité dans ses installations
afin de réduire de tels risques. La Société n’a jamais vécu de
problème de contamination important avec ses produits.
Toutefois, si une telle éventualité devait se produire, elle pourrait
se solder par un rappel de produits coûteux et entacher
gravement la réputation de Saputo pour ce qui est de la qualité
de ses produits. Nous maintenons une couverture d’assurance
pour notre responsabilité en tant que fabricant et d’autres
couvertures que nous croyons généralement conformes aux
pratiques courantes dans l’industrie.
Approvisionnement en matières premières
Saputo achète des matières premières qui peuvent représenter
jusqu’à 85 % du coût des produits. Elle transforme les matières
premières en produits finis comestibles dans le but de les
revendre à un large éventail de consommateurs. Par conséquent,
la disponibilité des matières premières et la fluctuation du prix
des denrées alimentaires peuvent avoir une incidence positive
ou négative sur les résultats de la Société. L’incidence de toute
hausse de prix des denrées alimentaires sur les résultats de la
Société dépendra de sa capacité à transférer ces hausses à sa
clientèle dans un contexte de marché concurrentiel.
Marchés américain et international
Le prix du lait, en tant que matière première, de même que le
prix de nos fromages aux États-Unis, en Argentine, en Allemagne
et au Royaume-Uni, des produits dérivés et des fromages sur
les marchés internationaux dépendent des forces de l’offre et
de la demande sur les marchés. Ces prix sont tributaires de
plusieurs facteurs, dont la santé de l’économie ainsi que les
niveaux de l’offre et de la demande de produits laitiers dans
l’industrie. Toute fluctuation des prix peut affecter les résultats
de la Société. L’incidence de telles variations sur nos résultats
dépendra de notre capacité à mettre en place les mécanismes
nécessaires pour les réduire.
Concurrence
L’industrie de la transformation des aliments est très
concurrentielle. Saputo y participe principalement dans le cadre
de ses activités laitières. L’industrie laitière canadienne est
hautement concurrentielle et compte trois compétiteurs
importants, dont Saputo. Aux États-Unis, en Argentine, en
Allemagne et au Royaume-Uni, Saputo est active dans l’industrie
laitière à la grandeur de ces pays et se mesure à plusieurs
compétiteurs régionaux et nationaux. Notre performance
dépendra de notre capacité à continuer d’offrir des produits de
qualité à prix concurrentiels, et cela, dans tous les pays où nous
exerçons nos activités.
Regroupement de la clientèle
Au cours des dernières années, nous avons assisté à un
regroupement important dans l’industrie alimentaire, et ce, dans
tous les segments de marché. Étant donné que nous desservons
ces segments, le regroupement dans l’industrie a eu pour effet
de diminuer le nombre de clients et d’augmenter l’importance
relative de certains clients. Au sein des segments du détail, de
la restauration et des ingrédients, aucun client ne génère plus de
10 % du total de notre chiffre d’affaires consolidé. Notre capacité
à continuer de desservir nos clients dans tous les marchés où
nous exerçons des activités dépendra de la qualité de nos
produits et de notre service ainsi que des prix de nos produits.
Environnement
Les affaires et les activités de Saputo sont régies par des lois et
des règlements en matière d’environnement, y compris en ce
qui a trait à l’évacuation des eaux usées, au rejet de substances
dangereuses et non dangereuses et à la restauration des sites
contaminés. Nous croyons que nos activités sont conformes à
tous les égards importants à ces lois et règlements, à l’exception
32
rapport dE GEstion _ rapport annueL 2008 _ saputo
de ce qui est précisé ailleurs dans notre notice annuelle datée
du 27 mai 2008, pour l’exercice terminé le 31 mars 2008. Le
respect de ces lois et règlements exige que la Société continue
d’engager des dépenses d’exploitation et d’entretien, de même
que des dépenses en immobilisations. Des événements futurs,
comme les changements apportés aux lois et règlements ou le
resserrement des politiques d’application, pourraient avoir un
impact important sur la situation financière de Saputo et
nécessiter des dépenses supplémentaires importantes pour s’y
conformer ou continuer à s’y conformer.
Tendances de consommation
La demande pour nos produits est assujettie à la variation des
tendances de consommation. Ces changements peuvent
affecter les résultats de la Société. Afin de constamment
s’adapter à ces changements, la Société a recours à l’innovation
et au développement de nouveaux produits.
Expositions aux risques financiers
Le degré d’exposition de Saputo aux risques financiers varie en
fonction de la devise relative à ses activités aux États-Unis, en
Argentine, en Allemagne et au Royaume-Uni. Nous réalisons
environ 38 % des ventes aux États-Unis et 5 % des ventes en
Allemagne, au Royaume-Uni et en Argentine, collectivement.
Cependant, les flux de trésorerie liés à ces activités constituent
une couverture naturelle contre ces risques. Les flux de trésorerie
liés aux activités américaines constituent également une
couverture naturelle contre le risque de change lié à notre dette
exprimée en dollars américains. Au 31 mars 2008, la dette à
long terme de la Société était constituée de billets de premier
rang en dollars américains uniquement, lesquels comportent
un taux fixe jusqu’à leur échéance.
Considérations d’ordre législatif, réglementaire,
normatif et politique
La Société est assujettie à des lois, règlements, règles et
politiques locaux, provinciaux, étatiques, fédéraux et
internationaux, ainsi qu’aux contextes social, économique et
politique des pays où elle exerce ses activités. Par conséquent,
toute modification ou variation de l’un de ces éléments pourrait
avoir une incidence défavorable sur les résultats et les activités
de Saputo et faire en sorte que cette dernière doive engager
des dépenses importantes pour s’y adapter ou s’y conformer.
Plus précisément, la production et la distribution de produits
alimentaires sont assujetties à des lois, règles, règlements et
politiques fédéraux, étatiques, provinciaux et locaux ainsi qu’à
des accords commerciaux internationaux, fournissant un cadre
dans lequel s’inscrivent les activités de Saputo. L’incidence de
nouvelles lois ou de nouveaux règlements, ou encore d’un
resserrement des politiques d’application, d’une interprétation
plus stricte ou de changements à des lois ou règlements déjà
en vigueur, dépendra de notre capacité à nous y adapter et à
nous y conformer. Nos activités sont actuellement conformes
à toutes les lois et à tous les règlements gouvernementaux
importants, et nous possédons tous les permis et licences
importants dans le cadre de nos activités.
Croissance par voie d’acquisitions
La Société prévoit afficher une croissance interne. De plus, nous
prévoyons poursuivre notre croissance au moyen d’acquisitions.
La Société a, par le passé, connu une croissance grâce à des
acquisitions, et devrait vraisemblablement et dans une large
mesure compter sur de nouvelles acquisitions pour poursuivre
sa croissance. La capacité d’évaluer correctement la juste valeur
de marché des entreprises acquises, d’évaluer correctement le
temps et les ressources humaines nécessaires pour intégrer
avec succès leurs activités à celles de la Société ainsi que notre
capacité de réaliser les synergies, les améliorations et les
bénéfices prévus et d’atteindre le rendement attendu constituent
des risques inhérents aux acquisitions.
Protection des tarifs
Les industries de la production laitière sont encore partiellement
protégées des importations par des quotas tarifaires qui
permettent l’importation d’un volume précis de produits à un
tarif réduit ou inexistant et imposent des tarifs plus substantiels
aux volumes d’importations excédentaires. Il n’est aucunement
garanti que, du fait d’une décision politique ou d’une modification
aux accords commerciaux internationaux, les mesures de
protection des tarifs ne seront pas abolies en ce qui a trait au
marché des produits laitiers, ce qui aurait pour conséquence
d’accroître la concurrence. Notre performance dépendra de
notre capacité à continuer d’offrir des produits de qualité à des
prix concurrentiels.
PRésEntAtIon, contRÔlEs Et PRocéduREs
Le chef de la direction et le chef de la direction financière,
conjointement avec la direction, après avoir évalué l’efficacité
des contrôles et procédures de la Société en matière de
communication de l’information en date du 31 mars 2008, ont
conclu que ces contrôles et procédures étaient adéquats et
efficaces pour assurer que l’information importante relative à
la Société et à ses filiales consolidées leur soit communiquée.
contRÔlE IntERnE à l’égARd
dE l’InFoRmAtIon FInAncIèRE
Le chef de la direction et le chef de la direction financière,
conjointement avec la direction, ont conclu, après avoir procédé
à une évaluation, et au meilleur de leur connaissance, qu’il n’y
a eu, au 31 mars 2008, aucune modification du contrôle interne
à l’égard de l’information financière de la Société qui ait pu avoir
une incidence importante, ou qui pourrait raisonnablement avoir
une incidence importante, sur le contrôle interne de la Société
à l’égard de l’information financière.
AnAlysE dE sEnsIBIlIté dEs vARIAtIons dE
tAux d’IntéRÊt Et dE lA dEvIsE AméRIcAInE
La dette à long terme est couverte par des taux d’intérêt fixes
dans une proportion de 100 %. La portion utilisée des facilités
de crédit bancaire est exposée aux fluctuations des taux d’intérêt
et n’était pas protégée contre celles-ci en date du 31 mars 2008.
Une fluctuation de 1 % du taux d’intérêt occasionnerait une
variation du bénéfice net d’environ 1,4 million de dollars, sur la
base des emprunts bancaires de 222,6 millions de dollars
contractés en date du 31 mars 2008. Les fluctuations de devises
canadienne et américaine peuvent aussi avoir une incidence
sur les résultats. Une appréciation du dollar canadien par
rapport au dollar américain se traduirait par une incidence
négative sur les résultats. À l’inverse, la faiblesse du dollar
canadien aurait une incidence positive sur les résultats. Pour
l’exercice terminé le 31 mars 2008, le taux de conversion moyen
du dollar américain était calculé sur la base de 1,00 $ CA pour
0,97 $ US. Sur cette base, une fluctuation de 0,01 $ CA aurait
entraîné des variations approximatives de 0,7 million de dollars
sur le bénéfice net, de 1,7 million de dollars sur le BAIIA et de
21,0 millions de dollars sur les revenus.
saputo _ rapport annueL 2008 _ rapport dE GEstion
33
mEsuRE dE cAlcul dEs RésultAts non
conFoRmE Aux PRIncIPEs comPtABlEs
généRAlEmEnt REconnus
La Société définit le BAIIA comme le bénéfice avant intérêts,
impôts sur les bénéfices, et amortissement. Le BAIIA est
présenté de façon constante d’une période à l’autre.
Nous utilisons le BAIIA, entre autres mesures, pour évaluer le
rendement d’exploitation de nos activités permanentes, avant
l’incidence de l’amortissement. Nous excluons l’amortissement,
car il dépend largement des méthodes et des hypothèses
comptables utilisées par une société, ainsi que de facteurs hors
exploitation comme le coût historique des immobilisations.
Le BAIIA n’est pas une mesure des résultats qui est conforme
aux principes comptables généralement reconnus (PCGR) du
Canada, et il ne vise pas à être considéré comme une mesure
de remplacement à d’autres mesures financières du rendement
d’exploitation. Il ne vise pas non plus à représenter les fonds
disponibles pour le service de la dette, le paiement de dividendes,
le réinvestissement ou d’autres utilisations discrétionnaires et
il ne doit pas être considéré séparément ou comme remplacement
à des mesures de rendement préparées conformément aux
PCGR du Canada. La Société utilise le BAIIA, car la direction
estime qu’il constitue une mesure de rendement révélatrice. Le
BAIIA est couramment utilisé par les investisseurs pour analyser
le rendement des sociétés des industries dans lesquelles la
Société exerce ses activités. La définition donnée au BAIIA par
la Société peut ne pas être identique à celle de mesures portant
le même nom présentées par d’autres sociétés et, par
conséquent, peut ne pas être comparable à la définition de
mesures semblables présentées par d’autres sociétés.
La mesure financière conforme aux PCGR du Canada la plus
comparable est le bénéfice d’exploitation. Les tableaux ci-après
présentent un rapprochement du bénéfice d’exploitation et du
BAIIA consolidés.
MeSure De caLcuL DeS rÉSuLtatS non conForMe aux PrinciPeS coMPtaBLeS gÉnÉraLeMent reconnuS
(en milliers de dollars)
Bénéfice d’exploitation
Amortissement des immobilisations
BAIIA
(en milliers de dollars)
Bénéfice d’exploitation
Amortissement des immobilisations
BAIIA
Produits laitiers
2008
cEA
326 555
36 810
363 365
usA
110 698
34 780
total
437 253
71 590
145 478
508 843
cEA
280 923
36 163
317 086
Produits laitiers
usA
53 041
29 849
82 890
2007
total
333 964
66 012
399 976
Produits
d’épicerie
9 357
7 844
17 201
Produits
d’épicerie
20 252
6 104
26 356
total
446 610
79 434
526 044
total
354 216
72 116
426 332
34
rapport dE GEstion _ rapport annueL 2008 _ saputo
L’inForMation Financière triMeStrieLLe De 2007 et De 2008 n’a PaS Fait L’oBjet D’un exaMen Par un
vÉriFicateur externe.
inForMation Financière triMeStrieLLe 2008 – État conSoLiDÉ DeS rÉSuLtatS
(En mIllIERs dE dollARs, sAuF lEs donnéEs PAR ActIon)
(non véRIFIé)
(non véRIFIé)
(non véRIFIé)
(non véRIFIé)
(véRIFIé)
1ER tRImEstRE
2E tRImEstRE
3E tRImEstRE
4E tRImEstRE
ExERcIcE 2008
données tirées des états des résultats
Revenus
Coût des ventes, frais de vente et d’administration
Bénéfice avant intérêts, impôts sur les bénéfices
et amortissement
Marge %
1 226 735 $
1 099 220
1 288 982 $
1 164 910
1 277 037 $
1 140 081
1 266 146 $
1 128 645
5 058 900 $
4 532 856
127 515
10,4 %
124 072
9,6 %
136 956
10,7 %
137 501
10,9 %
526 044
10,4 %
Amortissement des immobilisations
20 268
19 670
19 669
19 827
79 434
Bénéfice d’exploitation
Intérêts sur la dette à long terme
Autres intérêts, nets
107 247
5 040
1 549
104 402
4 684
2 482
Bénéfice, avant impôts sur les bénéfices
Impôts sur les bénéfices
100 658
32 211
97 236
34 712
117 287
4 494
1 468
111 325
29 307
117 674
4 588
1 039
446 610
18 806
6 538
112 047
36 836
421 266
133 066
Bénéfice net
Marge nette %
Par action
Bénéfice net
De base
Dilué
68 447 $
5,6 %
62 524 $
4,9 %
82 018 $
6,4 %
75 211 $
5,9 %
288 200 $
5,7 %
0,33 $
0,33 $
0,30 $
0,30 $
0,40 $
0,39 $
0,37 $
0,36 $
1,40 $
1,38 $
inForMation Financière triMeStrieLLe 2007 – État conSoLiDÉ DeS rÉSuLtatS
(En mIllIERs dE dollARs, sAuF lEs donnéEs PAR ActIon)
(non véRIFIé)
(non véRIFIé)
(non véRIFIé)
(non véRIFIé)
(véRIFIé)
1ER tRImEstRE
2E tRImEstRE
3E tRImEstRE
4E tRImEstRE
ExERcIcE 2007
données tirées des états des résultats
Revenus
Coût des ventes, frais de vente et d’administration
Bénéfice avant intérêts, impôts sur les bénéfices
et amortissement
Marge %
981 142 $
888 065
994 145 $
887 378
1 016 989 $
901 955
1 008 704 $
897 250
4 000 980 $
3 574 648
93 077
9,5 %
106 767
10,7 %
115 034
11,3 %
111 454
11,0 %
426 332
10,7 %
Amortissement des immobilisations
18 129
17 652
18 732
17 603
72 116
Bénéfice d’exploitation
Intérêts sur la dette à long terme
Autres intérêts, nets
74 948
5 586
(545)
89 115
5 739
(760)
Bénéfice, avant impôts sur les bénéfices
Impôts sur les bénéfices
69 907
16 643
84 136
25 850
96 302
5 594
(959)
91 667
27 609
93 851
5 684
(1 234)
354 216
22 603
(3 498)
89 401
26 542
335 111
96 644
Bénéfice net
Marge nette %
Par action
Bénéfice net
De base
Dilué
53 264 $
5,4 %
58 286 $
5,9 %
64 058 $
6,3 %
62 859 $
6,2 %
238 467 $
6,0 %
0,26 $
0,26 $
0,28 $
0,28 $
0,31 $
0,30 $
0,31 $
0,30 $
1,15 $
1,14 $
saputo _ rapport annueL 2008 _ rapport dE GEstion
35
sommAIRE dEs RésultAts du QuAtRIèmE
tRImEstRE tERmIné lE 31 mARs 2008
Les revenus du trimestre terminé le 31 mars 2008 ont totalisé
1,266 milliard de dollars, en hausse de 257,4 millions de dollars,
ou 25,5 %, par rapport à 1,009 milliard de dollars pour le trimestre
correspondant de l’exercice précédent. Cette hausse est
principalement attribuable à notre secteur Produits laitiers USA,
dont les revenus ont augmenté d’environ 204 millions de dollars
comparativement au trimestre correspondant de l’exercice
précédent. L’acquisition de Land O’Lakes sur la côte ouest
américaine, conjuguée à la hausse des volumes et des prix de
ventes, s’est traduite par une augmentation des revenus d’environ
186 millions de dollars. En outre, le prix moyen du bloc par livre
de fromage de 1,91 $ US enregistré pour le trimestre en cours,
par rapport à 1,34 $ US au trimestre correspondant de l’exercice
précédent, a généré des revenus supplémentaires d’environ
69 millions de dollars. L’appréciation du dollar canadien au
quatrième trimestre de l’exercice 2008 a réduit les revenus
d’environ 50 millions de dollars. Les revenus tirés de notre
secteur Produits laitiers Canada, Europe et Argentine (secteur
Produits laitiers CEA) ont également contribué à la hausse
globale des revenus d’environ 57 millions de dollars au quatrième
trimestre, par rapport au même trimestre de l’exercice précédent.
La hausse des prix de vente dans nos activités canadiennes et
argentines découlant de l’augmentation du coût de la matière
première, le lait, de l’accroissement des volumes de ventes
provenant de nos activités laitières canadiennes, de la hausse
des ventes de poudre de lait écrémé à la Commission canadienne
du lait en raison du surplus de lait des provinces de l’Ouest, où
nous agissons en tant qu’usine de dernier recours, de même
que l’inclusion de nos activités au Royaume-Uni, sont les
principaux facteurs ayant causé cette augmentation. La baisse
enregistrée pour le marché des sous-produits, la diminution du
volume de ventes imputable principalement aux exportations
liées à nos activités en Argentine, de même que l’appréciation
du dollar canadien par rapport au peso argentin, ont cependant
partiellement contrebalancé cette augmentation. Les revenus
de notre secteur Produits d’épicerie ont diminué de 4,6 millions
de dollars au quatrième trimestre de l’exercice 2008, par rapport
au trimestre correspondant de l’exercice précédent. Cette
diminution s’explique par la baisse du volume de ventes au
Canada, en raison des hausses des prix au troisième trimestre
de l’exercice 2008, ainsi que par le lancement de produits sous
des marques privées de détaillants et la forte concurrence
des prix sur le marché. De plus, les volumes de ventes
provenant de nos activités de coemballage aux États-Unis ont
beaucoup reculé par rapport au trimestre correspondant de
l’exercice précédent.
Le bénéfice avant intérêts, impôts sur les bénéfices et
amortissement (BAIIA) a totalisé 137,5 millions de dollars au
trimestre terminé le 31 mars 2008, en hausse de 26,0 millions
de dollars, ou 23,3 %, par rapport à 111,5 millions de dollars au
trimestre correspondant de l’exercice précédent. Cette hausse
est surtout attribuable à notre secteur Produits laitiers USA,
dont le BAIIA a augmenté d’environ 19 millions de dollars au
trimestre en cours, comparativement au trimestre correspondant
de l’exercice précédent. L’augmentation résulte de l’acquisition
des activités de Land O’ Lakes sur la côte ouest américaine,
ainsi que des initiatives amorcées par la Société au cours des
exercices précédents et de l’exercice en cours. Le prix moyen
du bloc par livre de fromage de 1,91 $ US enregistré pour le
trimestre en cours, comparativement à 1,34 $ US pour le même
trimestre de l’exercice précédent, a créé une meilleure absorption
de nos frais fixes. La relation entre le prix moyen du bloc par
livre de fromage et le coût de la matière première, le lait, était
favorable pour le trimestre en cours, par rapport au trimestre
correspondant de l’exercice précédent. À l’inverse, le prix moyen
du bloc par livre de fromage entre le trimestre en cours et le
troisième trimestre de l’exercice 2008, comparativement aux
mêmes trimestres de l’exercice 2007, a créé une incidence
défavorable sur la réalisation des inventaires. Ensemble, ces
facteurs de marché ont eu une incidence positive d’environ
6 millions de dollars sur le BAIIA du quatrième trimestre de
l’exercice 2008. En outre, les avantages tirés des révisions aux
formules utilisées pour établir le prix du lait apportées par l’État
de la Californie, ainsi que par le USDA, ont totalisé dans leur
ensemble environ 2 millions de dollars.
Le BAIIA de notre secteur Produits laitiers CEA a augmenté
d’environ 10 millions de dollars par rapport au trimestre
correspondant de l’exercice précédent. Cette augmentation
s’explique principalement par les volumes de ventes accrus
provenant de nos activités laitières canadiennes et l’amélioration
de nos activités en Argentine. Toutefois, cette augmentation vient
contrebalancer le marché moins favorable des sous-produits,
l’incidence défavorable des nouveaux
règlements
gouvernementaux limitant les prix de vente en Argentine, de
même que l’appréciation du dollar canadien par rapport au peso
argentin. L’inclusion de notre division Produits laitiers (Europe) a
eu une incidence minime sur le BAIIA au quatrième trimestre.
Le BAIIA de notre secteur Produits d’épicerie a reculé d’environ
3 millions de dollars pour le trimestre terminé le 31 mars 2008,
comparativement au trimestre correspondant de l’exercice
précédent. La diminution est principalement imputable à la
hausse des coûts des ingrédients, de l’emballage et de la main-
d’œuvre, ainsi qu’à la diminution des volumes de ventes liés à
nos activités canadiennes et américaines.
La dépense d’amortissement pour le trimestre terminé le
31 mars 2008 a totalisé 19,8 millions de dollars, en hausse de
2,2 millions de dollars par rapport à 17,6 millions de dollars au
trimestre correspondant de l’exercice précédent. La hausse
s’explique surtout par l’acquisition de Land O’Lakes sur la côte
ouest américaine ainsi que par les dépenses en immobilisations
engagées pendant l’exercice en cours et l’exercice précédent.
Les dépenses nettes d’intérêts ont augmenté pour atteindre
5,6 millions de dollars, comparativement à 4,5 millions de dollars
pour le trimestre correspondant de l’exercice précédent, par
suite de l’utilisation de facilités de crédit additionnelles pour
l’acquisition de Land O’Lakes sur la côte ouest américaine, et du
remboursement de 30 millions de dollars US au titre de la dette
à long terme au cours du troisième trimestre de l’exercice 2007.
Le taux d’imposition effectif pour le trimestre a été de 32,9 %,
comparativement à 29,7 % pour le trimestre correspondant de
l’exercice précédent. L’augmentation du taux d’imposition
effectif par suite de la variation des sources de bénéfices pour
le trimestre en cours par rapport au même trimestre de l’exercice
précédent. Au cours du quatrième trimestre de l’exercice
précédent, la Société a bénéficié d’une réduction d’impôts non
récurrente de quelque 2 millions de dollars afin d’ajuster les
soldes d’impôts futurs suivant une diminution des taux
d’imposition fédéraux au Canada. Sans cet ajustement, le taux
d’imposition effectif se serait chiffré à 31,9 %.
Au cours du trimestre, la Société a ajouté environ 32 millions
de dollars en immobilisations, a émis des actions pour une
contrepartie en espèces de 4,5 millions de dollars dans le cadre
du régime d’options d’achat d’actions et a versé des dividendes
de 24,7 millions de dollars à ses actionnaires. La Société a
également accru ses emprunts bancaires d’environ 129 millions
de dollars à la fin du quatrième trimestre de l’exercice 2008, en
prévision de l’acquisition d’Alto aux États-Unis, le 1er avril 2008.
Également au quatrième trimestre de l’exercice 2008, la Société
a généré des flux de trésorerie de 86,8 millions de dollars, en baisse
par rapport à 91,9 millions de dollars au trimestre correspondant
36
rapport dE GEstion _ rapport annueL 2008 _ saputo
de l’exercice précédent. Le bénéfice net a totalisé 75,2 millions de
dollars pour le trimestre terminé le 31 mars 2008, en hausse de
12,3 millions de dollars comparativement au trimestre
correspondant de l’exercice précédent.
InFoRmAtIon FInAncIèRE tRImEstRIEllE
Au cours de l’exercice 2008, certaines circonstances particulières
ont eu une incidence sur les variations trimestrielles des revenus
et du bénéfice avant intérêts, impôts sur les bénéfices et
amortissement comparativement à l’exercice 2007. Au cours
des quatre trimestres de l’exercice 2008, le prix moyen du bloc
par livre de fromage est demeuré beaucoup plus élevé qu’au
cours de l’exercice 2007, grâce à l’absorption des frais fixes et
à la réalisation des stocks. Cependant, la relation entre le prix
moyen du bloc par livre de fromage et le coût de la matière
première, le lait, a été défavorable au cours des trois premiers
trimestres de l’exercice, en raison du prix élevé de la poudre de
lactosérum, lequel est un élément clé dans l’établissement du
prix du lait. Le prix élevé du marché des sous-produits a été
favorable pour le BAIIA au cours des trois premiers trimestres
de l’exercice 2008, par rapport à l’exercice 2007. Le dollar
canadien a été plus vigoureux au cours des quatre trimestres
de l’exercice 2008, ce qui a entraîné une baisse des revenus et
du BAIIA. La Société a également conclu l’acquisition de
Land O’Lakes sur la côte ouest américaine le 1er avril 2007 et
tenu compte de l’exercice complet de Dansco Dairy Products
Limited (Royaume-Uni), dont les activités avaient été acquises
le 23 mars 2007. Les bénéfices trimestriels témoignent
directement de l’incidence des éléments indiqués ci-dessus.
AnAlysE dEs RésultAts dE l’ExERcIcE
tERmIné lE 31 mARs 2007 En comPARAIson
dE l’ExERcIcE tERmIné lE 31 mARs 2006
Les revenus consolidés de Saputo pour l’exercice 2007 avaient
totalisé 4,001 milliards de dollars, en baisse de 21,2 millions de
dollars, ou 0,5 %, par rapport à 4,022 milliards de dollars à
l’exercice 2006. Cette baisse était imputable à notre secteur
Produits laitiers USA, dont les revenus avaient reculé d’environ
170 millions de dollars. Le prix moyen du bloc par livre de
fromage de 1,26 $ US pour l’exercice 2007, comparativement
à 1,42 $ US à l’exercice 2006, avait entraîné une diminution des
revenus d’environ 84 millions de dollars. L’appréciation du dollar
canadien à l’exercice 2007 avait entraîné une diminution des
revenus d’environ 48 millions de dollars, comparativement à
l’exercice 2006. Les volumes de ventes avaient diminué de
5,9 %, en raison de la fermeture de notre usine de Peru, Indiana,
en mai 2006. Exclusion faite de cette fermeture, les volumes
de ventes étaient demeurés relativement stables à l’exercice
2007, par rapport à l’exercice 2006. Les revenus de notre
secteur Produits laitiers CEA avaient augmenté d’environ
143 millions de dollars par rapport à l’exercice 2006. La hausse
des prix de vente dans nos activités canadiennes découlant de
l’augmentation du coût de la matière première, le lait,
l’accroissement des volumes de ventes provenant de nos
activités laitières canadiennes et de nos activités en Argentine,
de même que les revenus supplémentaires attribuables à un
marché des sous-produits plus favorable et l’inclusion de nos
activités allemandes, acquises le 13 avril 2006, expliquaient
cette augmentation. Ces facteurs avaient compensé la baisse
des revenus découlant de nos activités en Argentine, en relation
avec l’appréciation du dollar canadien. Les revenus de notre
secteur Produits d’épicerie avaient augmenté d’environ
6 millions de dollars par rapport à l’exercice 2006. Les volumes
de ventes supplémentaires sur le marché canadien et l’inclusion
de Rondeau, acquise le 28 juillet 2006, avaient compensé la
baisse des revenus découlant de nos accords de coemballage
pour la production de produits destinés au marché américain.
Le bénéfice consolidé avant intérêts, impôts sur les bénéfices,
amortissement et dévaluation (BAIIA) s’était établi à
426,3 millions de dollars à l’exercice 2007, en hausse de
60,3 millions de dollars, ou 16,5 %, par rapport à 366,0 millions
de dollars à l’exercice 2006. Cette hausse était essentiellement
attribuable à notre secteur Produits laitiers CEA, dont le BAIIA
avait augmenté de 55,5 millions de dollars pour se chiffrer à
317,1 millions de dollars, par rapport à 261,6 millions de dollars
pour l’exercice 2006. Cette augmentation était principalement
attribuable aux gains découlant des mesures de rationalisation
mises en œuvre pour nos activités canadiennes au cours des
exercices antérieurs, ainsi qu’à l’accroissement des volumes de
ventes de nos activités laitières canadiennes et de nos activités
en Argentine, comparativement à l’exercice 2006. Le secteur
avait également bénéficié d’un marché des sous-produits plus
favorable. L’appréciation du dollar canadien et les changements
apportés à la taxe à l’exportation mentionnés précédemment
avaient continué d’avoir une incidence défavorable sur le BAIIA
lié aux activités en Argentine. Ces deux facteurs avaient entraîné
une diminution du BAIIA d’environ 4 millions de dollars par
rapport à l’exercice précédent. Au cours de l’exercice 2007, nous
avions comptabilisé des charges de rationalisation d’environ
2,1 millions de dollars relativement à la fermeture de notre usine
située à Vancouver, Colombie-Britannique, et de celle de
Boucherville, Québec. Les résultats de l’exercice 2006 tenaient
compte d’une charge de rationalisation d’environ 2,0 millions de
dollars liée à la fermeture de notre usine de Harrowsmith,
Ontario. Le BAIIA de notre Division Produits laitiers (Europe)
avait eu une incidence minime sur le BAIIA du secteur.
Le BAIIA de notre secteur Produits laitiers USA s’était établi à
82,9 millions de dollars à l’exercice 2007, en hausse de
4,6 millions de dollars par rapport à 78,3 millions de dollars à
l’exercice 2006. Le secteur avait déployé des efforts importants
pour accroître son BAIIA ; il avait notamment amélioré son
efficience opérationnelle, augmenté les prix de vente, réduit les
coûts promotionnels ainsi que les coûts de l’énergie, d’emballage
et des ingrédients, et réduit les frais liés à la manutention du
lait. Ces efforts avaient donné lieu à une augmentation d’environ
22 millions de dollars du BAIIA à
l’exercice 2007,
comparativement à l’exercice 2006. Le secteur avait aussi
bénéficié des révisions aux formules utilisées pour établir le prix
du lait apportées par l’État de la Californie, avec prise d’effet le
1er novembre 2006, ainsi que par le USDA, avec prise d’effet le
1er février 2007. Ces facteurs positifs avaient compensé la baisse
du BAIIA découlant des conditions du marché défavorables.
Le prix moyen du bloc par livre de fromage s’était établi à
1,26 $ US à l’exercice 2007, en baisse par rapport à 1,42 $ US à
l’exercice 2006, ce qui avait eu une incidence défavorable sur
l’absorption des frais fixes. De plus, une relation moins favorable
entre le prix moyen du bloc par livre de fromage et le coût de la
matière première, le lait, avait été constatée pour l’exercice 2007
comparativement à l’exercice 2006. Les facteurs du marché
avaient eu un effet favorable sur la valeur de réalisation des
stocks. Ces facteurs combinés avaient entraîné une diminution
du BAIIA d’environ 20 millions de dollars. La hausse du dollar
canadien avait réduit le BAIIA d’environ 3,4 millions de dollars
à l’exercice 2007. Également au cours de l’exercice 2007, la
division avait engagé des charges de rationalisation d’environ
1,3 million de dollars relativement à la fermeture de notre usine
de Peru, en Indiana. À l’exercice 2006, le secteur avait engagé
des charges de rationalisation d’environ 3,3 millions de dollars
pour la fermeture de notre usine de Whitehall, Pennsylvanie.
Le BAIIA du secteur Produits d’épicerie s’était chiffré à
26,4 millions de dollars à l’exercice 2007, soit une légère hausse
par rapport à 26,1 millions de dollars enregistrés à l’exercice
2006. La baisse des dépenses de marketing et l’inclusion de
Rondeau, acquise le 28 juillet 2006, avaient donné lieu à une
saputo _ rapport annueL 2008 _ rapport dE GEstion
37
augmentation du BAIIA d’environ 5 millions de dollars à
l’exercice 2007. Cette augmentation avait été compensée par
la hausse du coût de la matière première et des autres coûts,
ainsi que par la diminution du BAIIA résultant de la baisse des
revenus découlant de nos accords de coemballage pour la
production de produits destinés au marché américain,
comparativement à l’exercice 2006. Le secteur Produits
d’épicerie avait par ailleurs comptabilisé des charges de
rationalisation d’environ 0,6 million de dollars à l’exercice 2007,
relativement à la fermeture de l’usine de Laval, Québec.
La marge de BAIIA consolidée s’était accrue, passant de 9,1 %
à l’exercice 2006 à 10,7 % à l’exercice 2007. Cette augmentation
était attribuable aux marges de BAIIA plus élevées enregistrées
dans presque tous les secteurs à l’exercice 2007, par rapport à
l’exercice 2006.
La dépense d’amortissement avait totalisé 72,1 millions de
dollars à l’exercice 2007, en hausse de 2,7 millions de dollars
comparativement à 69,4 millions de dollars à l’exercice 2006.
La hausse était surtout imputable aux dépenses en
immobilisations engagées par tous les secteurs, principalement
par notre secteur Produits laitiers CEA. La hausse découlait
également des acquisitions complétées au cours de l’exercice
2007. Ces augmentations contrebalançaient la diminution de
l’amortissement dans la Division Produits laitiers (USA) et dans
la Division Produits laitiers (Argentine) découlant de
l’appréciation du dollar canadien.
Au cours de l’exercice 2006, la Société avait inscrit une réduction
de valeur de 10,0 millions de dollars de son placement de
portefeuille, ce qui avait réduit le bénéfice net avant impôts. De
plus, un dividende de 1,0 million de dollars reçu au cours de
l’exercice 2006 avait été comptabilisé en diminution du coût de
placement. Ces mesures avaient été jugées nécessaires après une
évaluation de la juste valeur du placement. La réduction de valeur
avait eu une incidence après impôts d’environ 8 millions de dollars
à l’exercice 2006. Une évaluation avait aussi été effectuée à
l’exercice 2007, et il avait été déterminé qu’il n’y avait pas lieu de
comptabiliser une réduction de valeur à l’exercice 2007.
Les dépenses nettes d’intérêts s’étaient établies à 19,1 millions
de dollars à l’exercice 2007, par rapport à 23,8 millions de
dollars à l’exercice 2006. Cette diminution était attribuable à
la hausse du revenu d’intérêts généré à même l’excédent de
trésorerie à l’exercice 2007, par rapport à l’exercice 2006, à
l’appréciation du dollar canadien et au remboursement de
30 millions de dollars US relativement à la dette à long terme.
Les impôts sur les bénéfices avaient totalisé 96,6 millions de
dollars à l’exercice 2007, ce qui représentait un taux d’imposition
effectif de 28,8 %, comparativement à 70,7 millions de dollars,
ou un taux d’imposition effectif de 26,9 %, à l’exercice 2006.
Au cours de l’exercice 2007, la Société avait bénéficié d’une
réduction d’impôts non récurrente de quelque 6 millions de
dollars afin d’ajuster les soldes d’impôts futurs suivant une
diminution des taux d’imposition fédéraux au Canada. À
l’exercice 2006, la Société avait comptabilisé une économie
d’impôts d’environ 4 millions de dollars résultant de pertes
fiscales antérieures liées aux activités d’exploitation. Également
à l’exercice 2006, la Société avait comptabilisé une charge
d’impôts d’environ 2 millions de dollars afin d’ajuster les soldes
d’impôts futurs en raison d’une augmentation des taux
d’imposition provinciaux canadiens. Exclusion faite de ces
ajustements fiscaux, le taux d’imposition effectif pour l’exercice
2007 s’était élevé à 30,6 %, par rapport à 27,7 % à l’exercice
2006. Notre taux d’imposition varie et peut augmenter ou
diminuer selon le montant des bénéfices imposables générés
et leurs sources respectives, selon les modifications apportées
aux lois fiscales et aux taux d’imposition ainsi qu’à la révision
des hypothèses et estimations ayant servi à l’établissement des
actifs ou passifs fiscaux de la Société et de ses sociétés affiliées.
Au cours de l’exercice 2007, une proposition de changement
avec incidence rétroactive à une loi fiscale provinciale canadienne
avait été adoptée. Un avis de cotisation d’un montant d’environ
12 millions de dollars avait été émis suivant l’adoption de cette
proposition. En s’appuyant sur des fondements juridiques, la
Société était d’avis qu’elle n’aurait pas à payer les montants
demandés dans l’avis de cotisation. Par conséquent, aucun
montant en relation avec cet avis de cotisation n’avait été inclus
dans les états financiers du 31 mars 2007.
Le bénéfice net pour l’exercice terminé le 31 mars 2007 avait
totalisé 238,5 millions de dollars, en hausse de 46,4 millions
de dollars, ou 24,2 %, par rapport à 192,1 millions de dollars à
l’exercice 2006. L’augmentation était attribuable aux facteurs
mentionnés ci-dessus.
PERsPEctIvEs
L’exercice 2008 a été une excellente année pour la Société. Nos
divisions ont affiché de bons résultats et elles sont prêtes à
amorcer l’exercice 2009 avec confiance et enthousiasme.
Notre Division Produits laitiers (Canada) continuera à travailler
en vue de l’optimisation de ses installations de production afin
d’améliorer leur efficience. Pour l’exercice 2009, un de nos défis
sera l’implantation de nouvelles normes de composition du
fromage fabriqué et importé au Canada. Nous avons l’intention
de nous conformer à ces nouvelles exigences canadiennes
même si elles sont différentes des exigences internationales
relatives à la composition du fromage. Nous comptons atténuer
l’incidence de ces nouvelles normes sur nos résultats tout en
faisant de notre mieux pour réduire au minimum leur incidence
sur notre clientèle.
Nous poursuivrons l’intégration de nos activités européennes
au cours de l’exercice 2009. En ce qui concerne nos activités
en Allemagne, nous mettrons l’accent sur l’achèvement de
l’intégration et la réalisation d’une meilleure efficience grâce au
soutien de nos employés canadiens mutés au cours de l’exercice
2008. L’intégration des activités au Royaume-Uni est plus
avancée, et nous nous attendons à ce que cette division améliore
son efficience et sa rentabilité globale.
Au cours de l’exercice 2009, notre Division Produits laitiers
(Argentine) continuera de mettre l’accent sur l’efficience. Grâce aux
volumes de production de lait qui sont de nouveau en hausse, après
les inondations importantes survenues au début de l’exercice 2008,
nos volumes de production devraient augmenter et nous permettre
de développer davantage les marchés national et international.
L’acquisition d’Alto, qui a été conclue au début de l’exercice 2009,
nous permettra d’accroître davantage notre présence aux États-
Unis et sera complémentaire à l’acquisition antérieure de
Land O’Lakes sur la côte ouest américaine conclue à l’exercice
précédent. Pour l’exercice 2009, notre objectif consiste notamment
à réussir l’intégration de ces nouvelles activités conformément à
la culture et aux valeurs de Saputo, et à améliorer leur rentabilité.
Pour l’exercice 2009, l’objectif de notre secteur Produits
d’épicerie est d’améliorer l’efficience opérationnelle et
d’optimiser les processus manufacturiers de manière à réduire
les coûts croissants des ingrédients et de l’emballage, ainsi que
d’achever l’intégration des activités de Rondeau.
Nous affichons une excellente situation financière, un faible niveau
d’endettement et une structure solide. Ces atouts nous permettront
de poursuivre notre croissance au moyen d’acquisitions.
38
rapport dE GEstion _ rapport annueL 2008 _ saputo
états financieRs consolidés
Énoncé de responsabilité de la diRection
Relativement à l’infoRmation financièRe
La direction est responsable de la préparation et de la présentation des états financiers consolidés et de l’information financière
présentée dans ce rapport annuel. Cette responsabilité comprend le choix de conventions et de pratiques comptables ainsi que
le recours au jugement et à des estimations nécessaires pour la préparation des états financiers consolidés, conformément
aux principes comptables généralement reconnus.
La direction a également préparé l’information financière présentée ailleurs dans le présent rapport annuel et s’est assurée
qu’elle correspond aux états financiers consolidés.
La direction maintient des systèmes de contrôle interne conçus en vue de fournir une assurance raisonnable quant à la
protection des éléments d’actif contre la perte et à la pertinence et à la fiabilité de l’information financière produite.
Le conseil d’administration a la responsabilité de s’assurer que la direction remplit ses responsabilités à l’égard de l’information
financière et est responsable de la révision et de l’approbation des états financiers consolidés. Le conseil d’administration
s’acquitte de cette tâche principalement par l’entremise de son comité de vérification, composé exclusivement d’administrateurs
indépendants. Le comité de vérification se réunit périodiquement avec la direction et les vérificateurs externes afin de discuter
des contrôles internes et de sujets portant sur la vérification et la présentation de l’information financière. Il révise également
le rapport annuel, les états financiers consolidés et le rapport des vérificateurs externes. Le comité de vérification recommande
les vérificateurs externes, qui sont ensuite nommés par les actionnaires. Les vérificateurs externes ont librement accès au
comité de vérification. Les états financiers consolidés ont été vérifiés par les vérificateurs externes Deloitte & Touche s.r.l.,
dont le rapport est présenté ci-après.
lIno A. sAPuto, JR.
Président et
chef de la direction
Le 27 mai 2008
louIs-PhIlIPPE cARRIèRE, FcA
Vice-président exécutif,
finances et administration, et secrétaire
Rapport des vérificateurs aux actionnaiRes de saputo inc.
Nous avons vérifié les bilans consolidés de Saputo inc. aux 31 mars 2008 et 2007 et les états consolidés des résultats, du
résultat étendu, des bénéfices non répartis et des flux de trésorerie des exercices terminés à ces dates. La responsabilité de
ces états financiers incombe à la direction de la Société. Notre responsabilité consiste à exprimer une opinion sur ces états
financiers en nous fondant sur nos vérifications.
Nos vérifications ont été effectuées conformément aux normes de vérification généralement reconnues du Canada. Ces
normes exigent que la vérification soit planifiée et exécutée de manière à fournir l’assurance raisonnable que les états financiers
sont exempts d’inexactitudes importantes. La vérification comprend le contrôle par sondages des éléments probants à l’appui
des montants et des autres éléments d’information fournis dans les états financiers. Elle comprend également l’évaluation des
principes comptables suivis et des estimations importantes faites par la direction, ainsi qu’une appréciation de la présentation
d’ensemble des états financiers.
À notre avis, ces états financiers consolidés donnent, à tous les égards importants, une image fidèle de la situation financière
de la Société aux 31 mars 2008 et 2007 ainsi que des résultats de son exploitation et de ses flux de trésorerie pour les
exercices terminés à ces dates selon les principes comptables généralement reconnus du Canada.
dEloIttE & touchE s.R.l.
Comptables agréés
Montréal (Québec)
Le 27 mai 2008
saputo _ rapport annueL 2008 _ états financiErs consolidés
39
États consolidés des Résultats
Exercices terminés les 31 mars
(en milliers de dollars, sauf les données par action)
Revenus
Coût des ventes, frais de vente et d’administration
Bénéfice avant intérêts, amortissement et impôts sur les bénéfices
Amortissement des immobilisations corporelles (note 3)
Bénéfice d’exploitation
Intérêts de la dette à long terme
Autres intérêts, nets (note 12)
Bénéfice avant impôts sur les bénéfices
Impôts sur les bénéfices (note 13)
Bénéfice net
Résultat par action (note 14)
Bénéfice net
De base
Dilué
États consolidés du Résultat étendu
Exercices terminés les 31 mars
(en milliers de dollars)
Bénéfice net
Variations nettes des pertes non réalisées sur conversion
des états financiers des établissements étrangers autonomes
Résultat étendu
2008
2007
5 058 900 $
4 532 856
4 000 980 $
3 574 648
526 044
79 434
446 610
18 806
6 538
421 266
133 066
426 332
72 116
354 216
22 603
(3 498)
335 111
96 644
288 200 $
238 467 $
1,40 $
1,38 $
1,15 $
1,14 $
2008
2007
288 200 $
238 467 $
(63 750)
(5 398)
224 450 $
233 069 $
États consolidés des Bénéfices non RépaRtis
Exercices terminés les 31 mars
(en milliers de dollars)
Bénéfices non répartis au début de l’exercice
Bénéfice net
Dividendes
Excédent du prix d’achat du capital-actions sur la valeur comptable (note 9)
Bénéfices non répartis à la fin de l’exercice
2008
2007
1 085 081 $
288 200
(94 455)
(72 258)
971 131 $
238 467
(80 721)
(43 796)
1 206 568 $
1 085 081 $
40
états financiErs consolidés _ rapport annueL 2008 _ saputo
Bilans consolidés
Aux 31 mars
(en milliers de dollars)
ActIF
Actif à court terme
Espèces et quasi-espèces
Débiteurs
Stocks
Impôts à recevoir
Impôts futurs (note 13)
Frais payés d’avance et autres éléments d’actif
Placement de portefeuille (note 2)
Immobilisations (note 3)
écart d’acquisition (note 4)
marques de commerce et autres intangibles (note 4)
Autres éléments d’actif (note 5)
Impôts futurs (note 13)
PAssIF
Passif à court terme
Emprunts bancaires (note 6)
Créditeurs et charges à payer
Impôts à payer
Impôts futurs (note 13)
Tranche de la dette à long terme échéant à moins d’un an (note 7)
dette à long terme (note 7)
Autres éléments de passif (note 8)
Impôts futurs (note 13)
cAPItAux PRoPREs
capital-actions (note 9)
surplus d’apport (note 10)
Bénéfices non répartis
cumul des autres éléments du résultat étendu (note 11)
Au nom du conseil,
Lino Saputo
Administrateur
Louis A. Tanguay
Administrateur
2008
2007
165 710 $
276 894 $
408 973
533 686
10 252
17 150
43 729
1 179 500
41 343
871 739
522 546
38 043
75 257
5 048
324 702
445 992
6 413
13 045
23 939
1 090 985
42 991
691 226
547 379
32 340
73 726
9 720
2 733 476 $
2 488 367 $
222 584 $
409 323
111 511
19 790
-
763 208
225 830
13 972
111 306
1 114 316
536 921
22 085
1 206 568
(146 414)
1 619 160
139 001 $
343 911
85 644
1 294
21
569 871
254 012
16 413
115 053
955 349
511 737
18 864
1 085 081
(82 664)
1 533 018
2 733 476 $
2 488 367 $
saputo _ rapport annueL 2008 _ états financiErs consolidés
41
États consolidés des flux de tRésoReRie
Exercices terminés les 31 mars
(en milliers de dollars)
Flux de trésorerie liés aux activités suivantes :
Exploitation
Bénéfice net
Éléments sans incidence sur la trésorerie
Rémunération à base d’actions
Amortissement des immobilisations
Gain à la cession d’immobilisations
Impôts futurs
Unités d’actions différées
Excédent du financement des régimes des employés sur le coût
Variation des éléments hors caisse du fonds de roulement d’exploitation
Investissement
Acquisitions d’entreprises (note 15)
Placement de portefeuille
Ajouts aux immobilisations
Produits à la cession d’immobilisations
Autres éléments d’actif
Financement
Emprunts bancaires
Remboursement de la dette à long terme
Émission de capital-actions
Rachat de capital-actions
Dividendes
(diminution) augmentation des espèces et quasi-espèces
Incidence des écarts de taux de change sur les espèces
et les quasi-espèces
Espèces et quasi-espèces au début de l’exercice
Espèces et quasi-espèces à la fin de l’exercice
Information complémentaire
Intérêts payés
Impôts sur les bénéfices payés
2008
2007
288 200 $
238 467 $
8 279
79 434
(144)
15 838
1 265
(2 019)
390 853
(99 791)
7 917
72 116
(122)
(1 525)
1 173
(3 207)
314 819
28 682
291 062
343 501
(254 204)
1 648
(101 723)
5 285
(5 443)
(31 794)
-
(76 127)
3 808
(6 124)
(354 437)
(110 237)
91 413
-
28 366
(81 472)
(94 455)
93 701
(33 828)
20 886
(50 677)
(80 721)
(56 148)
(50 639)
(119 523)
182 625
8 339
276 894
2 736
91 533
165 710 $
276 894 $
25 767 $
19 651 $
92 235 $
84 868 $
42
états financiErs consolidés _ rapport annueL 2008 _ saputo
notes complémentaires aux états financiers consolidés
Exercices terminés les 31 mars 2008 et 2007
(Les montants présentés dans les tableaux sont en milliers de dollars, sauf pour les données sur les options, les unités d’actions et les actions.)
1. principales conVentions comptaBles
NOUVELLES CONVENTIONS COMPTABLES
Durant l’année, la Société a adopté les conventions comptables suivantes, telles que décrites dans le Manuel de l’ICCa (Institut
Canadien des Comptables Agréés) :
Modifications comptables
Avec prise d’effet le 1er avril 2007, la Société a adopté le chapitre 1506 du Manuel de l’ICCa, intitulé « Modifications comptables ».
Ce chapitre révise les normes actuelles concernant les changements de méthodes comptables, les changements d’estimations
comptables et les corrections d’erreurs. L’adoption de ce chapitre n’a eu aucun impact sur les états financiers consolidés.
Résultat étendu
Avec prise d’effet le 1er avril 2007, la Société a adopté le chapitre 1530 du Manuel de l’ICCa, intitulé « Résultat étendu ». Ce chapitre
décrit la présentation à adopter en lien avec le résultat étendu et ses composantes. Le résultat étendu consiste en la variation des
capitaux propres d’une entreprise, découlant d’opérations et d’autres événements et circonstances sans rapport avec les propriétaires.
Ces opérations et événements incluent l’ajustement lié à la conversion des états financiers des établissements étrangers autonomes.
L’adoption de ce chapitre signifie que la Société présente désormais un état consolidé du résultat étendu comme étant partie intégrante
des états financiers consolidés. Le comparatif des états financiers consolidés a été ajusté afin de refléter l’adoption de ce chapitre
seulement pour les changements dans les soldes de conversion des états financiers des établissements étrangers autonomes.
Information à fournir concernant le capital
Avec prise d’effet le 1er janvier 2008, la Société a adopté le chapitre 1535 du Manuel de l’ICCa, intitulé « Informations à fournir
concernant le capital ». Ce chapitre établit des normes concernant la présentation d’informations liées au capital de la Société et
de la façon dont celui-ci est géré. La présentation de notre capital respecte ces nouvelles normes.
Conversion de devises
Avec prise d’effet le 1er avril 2007, la Société a adopté le chapitre 1651 du Manuel de l’ICCa, intitulé « Conversion de devises ». Ce
chapitre établit des normes concernant la conversion des opérations d’une entité publiante libellées dans une monnaie étrangère et
pour la conversion des états financiers d’un établissement étranger qu’une entité publiante incorpore dans ses états financiers. L’impact
de l’adoption de ce chapitre ainsi que du chapitre 1530 « Résultat étendu », les changements dans les pertes non réalisées sur conversion
des états financiers des établissements étrangers autonomes, sont présentés dans les états consolidés du résultat étendu.
Placements
Avec prise d’effet le 1er avril 2007, la Société a adopté le chapitre 3051 du Manuel de l’ICCa, intitulé « Placements ». Ce chapitre établit
des normes de comptabilisation des placements sous influence notable ainsi que de mesure et de présentation de certains placements
qualifiés d’instruments non financiers. L’adoption de ce chapitre n’a eu aucun impact sur les états financiers consolidés.
Capitaux propres
Avec prise d’effet le 1er avril 2007, la Société a adopté le chapitre 3251 du Manuel de l’ICCa, intitulé « Capitaux propres ». Ce chapitre
établit des normes de présentation des capitaux propres et des changements dans les capitaux propres durant l’exercice. La
présentation des capitaux propres de la Société est conforme aux recommandations de ce chapitre.
Instruments financiers – Comptabilisation et évaluation
Avec prise d’effet le 1er avril 2007, la Société a adopté le chapitre 3855 du Manuel de l’ICCa, intitulé « Instruments financiers –
Comptabilisation et évaluation ». Ce chapitre établit des normes de comptabilisation et d’évaluation des instruments financiers
dans le bilan ainsi que les normes de présentation des gains et des pertes dans les états financiers consolidés. Les actifs financiers
disponibles à la vente, les actifs et les passifs détenus à des fins de transaction et les instruments financiers dérivés, qu’ils soient
désignés comme couverture ou non, doivent désormais être évalués à la juste valeur. L’adoption de ce chapitre n’a eu aucun impact
sur les états financiers consolidés.
Instruments financiers – Informations à fournir
Avec prise d’effet le 1er janvier 2008, la Société a adopté le chapitre 3862 du Manuel de l’ICCa, intitulé « Instruments financiers –
Informations à fournir ». Ce chapitre établit des normes de présentation des états financiers qui permettent aux utilisateurs des
états financiers d’évaluer l’importance des instruments financiers au regard de la situation financière et la performance de la
Société. De plus, ces normes aident les utilisateurs à évaluer la nature et l’étendue du risque découlant des instruments financiers
détenus par la Société durant la période et à la date du bilan ainsi que la façon dont la direction gère ces risques. La présentation
des instruments financiers de la Société est conforme aux normes de ce chapitre.
Instruments financiers - Présentation
Avec prise d’effet le 1er janvier 2008, la Société a adopté le chapitre 3863 du Manuel de l’ICCa, intitulé « Instruments financiers –
Présentation ». Ce chapitre permet aux utilisateurs des états financiers de comprendre l’importance des instruments financiers
par rapport à la situation financière, la performance ainsi que les flux de trésorerie de la Société. La présentation des instruments
financiers est conforme aux recommandations de ce chapitre.
saputo _ rapport annuel 2008 _ notes complémentaires aux états financiers consolidés
43
1. pRincipales conventions comptaBles (suite)
Couvertures
Avec prise d’effet le 1er avril 2007, la Société a adopté le chapitre 3865 du Manuel de l’ICCa, intitulé « Couvertures ». Ce chapitre
établit des normes qui précisent quand et comment on peut appliquer la comptabilité de couverture. Ce chapitre requiert une
documentation formalisée, la désignation d’éléments précis de relation de couverture et l’appréciation de l’efficacité comme des
conditions préalables à l’application de la comptabilité de couverture. L’adoption de ce chapitre n’a eu aucun impact sur les états
financiers consolidés.
PrinciPaLeS conventionS coMPtaBLeS
Recours à des estimations
Dans le cadre de la préparation des états financiers conformément aux principes comptables généralement reconnus du Canada,
la direction doit procéder à des estimations telles que la durée de vie utile, la dépréciation et l’amortissement des immobilisations
corporelles, l’évaluation de l’écart d’acquisition, du placement de portefeuille, des marques de commerce et autres intangibles et
des impôts futurs, ainsi que certaines hypothèses actuarielles et économiques utilisées dans le calcul du coût des régimes de
retraite à prestations déterminées, de l’obligation au titre des prestations de retraite constituées et de l’actif des régimes de retraite,
et de rémunération à base d’actions qui influent sur les montants déclarés des actifs et des passifs ainsi que sur la présentation
des actifs et des passifs éventuels à la date des états financiers et sur les montants des revenus et des charges de l’exercice. Les
résultats réels peuvent différer de ces estimations.
États financiers consolidés
Les états financiers consolidés comprennent les comptes de la Société ainsi que de ses filiales. Toutes les transactions et soldes
interentreprises ont été éliminés. Les entités sur lesquelles la Société exerce un contrôle effectif sont consolidées. La participation dans
une coentreprise qui est sous contrôle conjoint est comptabilisée selon la méthode de la consolidation proportionnelle. Les résultats
d’exploitation des entreprises acquises sont inclus aux états consolidés des résultats depuis leurs dates respectives d’acquisition.
Espèces et quasi-espèces
Les espèces et quasi-espèces sont principalement composés de liquidités non affectées et de placements à court terme dont
l’échéance initiale, au moment de l’acquisition, est de trois mois ou moins.
Stocks
Les stocks de produits finis et de produits en cours sont évalués au moindre du coût et de la valeur de réalisation nette. Les stocks
de matières premières sont évalués au moindre du coût et du coût de remplacement. Le coût étant déterminé selon la méthode
du premier entré, premier sorti.
Impôts sur les bénéfices
La Société suit la méthode du passif fiscal. Selon cette méthode, les actifs et les passifs d’impôts futurs sont établis en fonction
des écarts entre la valeur comptable et la valeur fiscale de l’actif et du passif et sont mesurés par application des taux d’imposition
en vigueur ou pratiquement en vigueur au moment où ces écarts sont censés se résorber. Les actifs d’impôts futurs ne sont
constatés que dans la mesure où, de l’avis de la direction, il est plus probable qu’improbable qu’ils soient réalisés.
Immobilisations corporelles
Les immobilisations corporelles sont comptabilisées au coût et sont amorties de façon linéaire sur leur durée de vie utile en fonction
des durées suivantes :
Bâtiments
Mobilier, machinerie et équipement
Matériel roulant
20 à 40 ans
3 à 20 ans
5 à 10 ans ou en fonction du kilométrage parcouru
Les actifs destinés à la vente sont comptabilisés au moindre du coût et de la valeur de réalisation nette moins les coûts de cession,
et aucun amortissement n’est comptabilisé.
Perte de valeur des actifs à long terme
Dans le cas où des éléments portent à croire que la valeur comptable d’actifs à long terme pourrait ne pas être recouvrable, les
flux de trésorerie estimatifs non actualisés sont projetés sur leur durée restante et comparés à la valeur comptable. Dans la mesure
où ces projections indiquent que les flux de trésorerie non actualisés futurs ne sont pas suffisants pour recouvrer les valeurs
comptables des actifs connexes, une charge est comptabilisée en vue de réduire la valeur comptable afin que celle-ci corresponde
à la juste valeur, soit aux flux de trésorerie actualisés futurs projetés.
Écart d’acquisition, marques de commerce et autres actifs incorporels
L’écart d’acquisition, les marques de commerce et les quotas ne sont pas amortis, mais sont plutôt soumis à un test de dépréciation
annuellement, ou plus fréquemment si des événements ou des changements de situation indiquaient que les actifs pourraient
avoir subi une baisse de valeur. La valeur comptable de l’écart d’acquisition, des marques de commerce et des quotas est comparée
à leur juste valeur respective et toute baisse de valeur, le cas échéant, est imputée aux résultats. Les autres actifs incorporels sont
amortis sur leur durée de vie utile.
44
notEs coMpléMEntairEs aux états financiErs consolidés _ rapport annueL 2008 _ saputo
1. pRincipales conventions comptaBles (suite)
Regroupements d’entreprises
La Société comptabilise ses regroupements d’entreprises selon la méthode de l’acquisition. Selon cette méthode, la Société répartit
le prix d’acquisition aux actifs corporels et incorporels acquis et aux passifs pris en charge, en fonction de la juste valeur estimative
à la date d’acquisition, l’excédent du prix d’achat étant attribué à l’écart d’acquisition.
Avantages sociaux futurs
Le coût des prestations de retraite et des avantages postérieurs à l’emploi est établi d’après des calculs actuariels qui font appel
à la méthode de répartition des prestations au prorata des services et à des hypothèses à l’égard du rendement prévu de l’actif
des régimes, lequel est fondé sur la valeur reliée au marché, du taux de croissance de la rémunération, de l’âge de la retraite et
des coûts prévus des soins de santé et autres avantages postérieurs à l’emploi. Le coût des services rendus au cours de l’exercice
est comptabilisé aux résultats de l’exercice considéré. Conformément aux principes comptables généralement reconnus, le coût
des services passés ainsi que l’excédent des gains ou pertes actuariels nets des régimes à prestations déterminées sur 10 % du
plus élevé de l’obligation au titre des prestations constituées ou de la juste valeur de l’actif des régimes sont amortis sur le nombre
moyen prévu d’années de service futures des employés actifs admissibles aux prestations en vertu des régimes. La Société répartit
la variation de la valeur de l’actif sur cinq ans afin de déterminer le coût des régimes à prestations déterminées. Lorsque la
restructuration d’un régime d’avantages sociaux entraîne à la fois une compression et un règlement des obligations découlant de
ce régime, la compression est comptabilisée avant le règlement. Le nombre moyen prévu d’années de services futures des employés
actifs admissibles aux prestations en vertu des régimes est de 11,5 années.
Constatation des revenus
La Société constate ses revenus au moment de la livraison lorsque la propriété et les risques de perte sont transférés aux clients, que
le prix est déterminable, que le recouvrement est raisonnablement assuré et qu’il existe des évidences d’un arrangement. Les revenus
sont enregistrés nets des incitatifs à la vente incluant les rabais sur volume, les frais de référencement et les rabais de publicité.
Conversion des devises étrangères
Les postes de bilan des établissements autonomes situés aux États-Unis, en Argentine, en Allemagne et au Royaume-Uni ont été
convertis en dollars canadiens selon les taux de change en date des bilans, alors que les postes des états des résultats ont été
convertis en utilisant les taux de change moyens mensuels en vigueur au cours des périodes. Les pertes non réalisées sur conversion
des états financiers des établissements étrangers autonomes, présentées dans le cumul des autres éléments du résultat étendu,
représentent le cumul des pertes de change résultant des investissements nets de la Société dans des établissements autonomes
situés aux États-unis, en Argentine, en Allemagne et au Royaume-Uni. La variation des pertes non réalisées sur conversion des
états financiers des établissements étrangers autonomes résulte principalement de l’augmentation de la valeur du dollar canadien
par rapport au dollar américain.
Les postes des états financiers de la Société et de ses filiales libellés en devises ont été convertis en utilisant les taux de change
en date des transactions pour les éléments de revenus et charges, et le taux de change en date des bilans pour les éléments d’actif
et de passif monétaires. Les actifs et les passifs non monétaires sont convertis en utilisant le taux de change historique. Le gain
ou la perte de change résultant de ces conversions est inclus dans le coût des ventes, frais de vente et d’administration.
(Perte) gain de change
2008
2007
(99) $
855 $
Rémunération à base d’actions
La méthode de la juste valeur est utilisée pour comptabiliser aux résultats la rémunération à base d’actions. Cette méthode consiste
à enregistrer aux résultats une charge répartie sur la période d’acquisition des droits des options octroyées. Lorsque les options
sont exercées, toute contrepartie payée par les employés ainsi que la rémunération correspondante comptabilisée comme surplus
d’apport sont créditées au capital-actions.
Résultat par action
Le résultat de base par action est fondé sur le nombre moyen pondéré d’actions en circulation au cours de l’exercice. L’effet dilutif
des options d’achat d’actions est déterminé selon la méthode du rachat d’actions.
conventionS coMPtaBLeS FutureS
Stocks
En juin 2007, l’ICCA a publié le chapitre 3031, intitulé « Stocks », lequel remplace le chapitre 3030, intitulé « Stocks ». Ce nouveau
chapitre est applicable pour les états financiers intermédiaires et annuels des exercices ouverts à compter du 1er janvier 2008. En
conséquence, la Société adoptera ces nouvelles règles pour l’exercice ouvert à compter du 1er avril 2008. Ce nouveau chapitre
établit davantage de règles concernant la mesure et la présentation des stocks. La Société évalue présentement l’impact de
l’adoption de ce chapitre sur les états financiers consolidés.
saputo _ rapport annueL 2008 _ notEs coMpléMEntairEs aux états financiErs consolidés
45
1. pRincipales conventions comptaBles (suite)
Écarts d’acquisition et actifs incorporels
En février 2008, l’ICCA a publié le chapitre 3064, intitulé « Écarts d’acquisition et actifs incorporels ». Ce chapitre remplacera les
chapitres 3062, intitulé « Écarts d’acquisition » et 3450, intitulé « Frais de recherche et de développement ». Plusieurs changements
ont été faits dans les autres chapitres de l’ICCA afin d’être consistent avec ce changement. Ce nouveau chapitre est applicable
pour les états financiers intermédiaires et annuels des exercices ouverts à compter du 1er octobre 2008. En conséquence, la Société
adoptera ces nouvelles règles pour l’exercice ouvert à compter du 1er avril 2009. Ce nouveau chapitre établit des normes de
comptabilisation, d’évaluation, de présentation et d’information applicables aux écarts d’acquisition et aux actifs incorporels des
entreprises à but lucratif. Les normes concernant l’écart d’acquisition n’ont pas changé comparativement à celles incluses dans
le chapitre 3062. La Société évalue présentement l’impact de l’adoption de ce chapitre dans les états financiers consolidés.
Normes internationales d’information financière
En 2006, le Conseil des normes comptables du Canada (CNC) a publié un nouveau plan stratégique qui affectera significativement
les exigences en matière de présentation financière des compagnies canadiennes. Le plan stratégique du CNC décrit la convergence
des normes comptables canadiennes aux normes internationales (IFRS) au cours d’une période de transition d’environ cinq ans.
En février 2008, le CNC a annoncé que la date de basculement des PCGR du Canada actuels aux IFRS, pour les entités publiques,
serait 2011. En conséquence, la date de transition du 1er avril 2011 pour la Société exigera le retraitement des montants comparatifs
émis par la Société pour l’exercice se terminant le 31 mars 2011. La Société a commencé l’évaluation de l’adoption des IFRS,
cependant l’impact de cette transition aux IFRS sur les états financiers consolidés ne peut être estimé à ce moment.
2. placement de poRtefeuille
Participation en actions de 21 % dans Dare Holdings Ltd.
2008
2007
41 343 $ 42 991 $
Le placement de portefeuille est comptabilisé au coût moins l’excédent des dividendes reçus par rapport à la quote-part de la
Société dans les résultats cumulés. Aucun dividende n’a été reçu au cours des exercices 2008 et 2007.
Durant l’année, la Société a reçu de Dare Holdings Ltd. un montant de 1 648 000 $ en relation au plein remboursement d’un
emprunt, qui a été regroupé dans le placement.
3. immoBilisations
2008
2007
Coût
Amortissement
cumulé
Valeur
comptable nette
Coût
Amortissement
cumulé
Valeur
comptable nette
Terrains
Bâtiments
Mobilier, machinerie et équipement
Matériel roulant
Destinées à la vente
34 117 $
- $
34 117 $
337 789
997 317
12 478
3 433
74 679
431 054
7 662
-
263 110
566 263
4 816
3 433
27 666 $
278 463
824 427
12 928
6 998
- $
68 750
383 350
7 156
-
27 666 $
209 713
441 077
5 772
6 998
1 385 134 $ 513 395 $ 871 739 $ 1 150 482 $ 459 256 $ 691 226 $
Au cours de l’exercice, un gain à la cession d’immobilisations corporelles destinées à la vente de 144 000 $ (122 000 $ en 2007)
a été comptabilisé dans le poste coût des ventes, frais de vente et d’administration. Ces actifs ont trait principalement aux activités
de notre secteur Produits laitiers Canada, Europe et Argentine.
Durant l’exercice 2007, une réduction à la juste valeur de 3 238 000 $ a été comptabilisée pour certains bâtiments et pièces de
machinerie et d’équipement. Cette charge est comprise dans l’amortissement des immobilisations corporelles.
Les immobilisations corporelles destinées à la vente sont principalement constituées de machinerie, d’équipement et de bâtiments
du Canada et des États-Unis qui seront vendus en raison de la fermeture de certaines usines.
La valeur comptable nette des immobilisations corporelles en cours de construction, qui ne font pas l’objet d’un amortissement,
totalisait 46 593 000 $ au 31 mars 2008 (22 518 000 $ au 31 mars 2007) ; ces immobilisations sont principalement constituées
de machinerie et d’équipement.
46
notEs coMpléMEntairEs aux états financiErs consolidés _ rapport annueL 2008 _ saputo
4. écaRt d’acQuisition, maRQues de commeRce et autRes actifs incoRpoRels
Secteur
Produits
laitiers
2008
Secteur
Produits
d’épicerie
Secteur
Produits
laitiers
Total
2007
Secteur
Produits
d’épicerie
Total
écart d’acquisition
Solde au début de l’exercice
Écart de conversion
Acquisitions d’entreprises (note 15)
377 949 $
(24 833)
-
169 430 $
-
-
547 379 $
(24 833)
-
379 959 $
(2 405)
395
164 513 $
-
4 917
544 472 $
(2 405)
5 312
Solde à la fin de l’exercice
353 116 $ 169 430 $ 522 546 $ 377 949 $ 169 430 $ 547 379 $
marques de commerce et
autres actifs incorporels
Solde au début de l’exercice
Écart de conversion
Acquisitions d’entreprises (note 15)
Amortissement
30 340 $
(2 863)
9 080
(514)
2 000 $
-
-
-
32 340 $
(2 863)
9 080
(514)
30 589 $
(249)
-
-
- $
-
2 000
-
30 589 $
(249)
2 000
-
Solde à la fin de l’exercice
36 043 $
2 000 $ 38 043 $ 30 340 $
2 000 $ 32 340 $
5. autRes éléments d’actif
Actif net au titre des régimes de retraite (note 16)
Taxes à recevoir
Autres
2008
2007
56 239 $
10 822
8 196
54 326 $
12 626
6 774
75 257 $ 73 726 $
6. empRunts BancaiRes
La Société dispose de facilités de crédit bancaire à court terme lui permettant d’obtenir des emprunts bancaires d’un montant
maximal d’environ 649 000 000 $. Les emprunts de l’Amérique du Nord, qui expireront en décembre 2012, sont disponibles
principalement en dollars américains ou l’équivalent en d’autres devises et portent intérêt à des taux fluctuant en fonction du taux
préférentiel des prêteurs majoré jusqu’à un maximum de 0,25 % ou du taux LIBOR ou du taux des acceptations bancaires majoré
de 0,50 % jusqu’à un maximum de 1,125 %, en fonction du ratio de la dette portant intérêt par rapport au bénéfice avant intérêts,
amortissement et impôts sur les bénéfices de la Société. 14 % des facilités de crédit bancaire à court terme sont disponibles pour
les activités en Argentine et portent intérêt aux taux du marché local.
7. dette à long teRme
Effets de premier rang
8,12 %, échéant en novembre 2009 (170 000 000 $ US)
8,41 %, échéant en novembre 2014 (50 000 000 $ US)
Autres emprunts, remboursés en 2008
Tranche échéant à moins d’un an
2008
2007
174 505 $
51 325
196 282 $
57 730
-
21
225 830
-
254 033
21
225 830 $ 254 012 $
Les versements estimatifs de capital à effectuer au cours des prochains exercices sont 174 505 000 $ en 2010 et 51 325 000 $
en 2015.
8. autRes éléments de passif
Avantages sociaux futurs (note 16)
Autres
2008
2007
9 202 $
4 770
9 430 $
6 983
13 972 $
16 413 $
saputo _ rapport annueL 2008 _ notEs coMpléMEntairEs aux états financiErs consolidés
47
9. capital-actions
autoriSÉ
Le capital-actions autorisé de la Société est constitué d’un nombre illimité d’actions ordinaires et privilégiées. Les actions ordinaires
sont avec droit de vote et droit de participation. Les actions privilégiées peuvent être émises en une ou plusieurs séries, les modalités
et les privilèges de chaque série devant être établis au moment de leur création.
DiviDenDe en actionS
Le 10 décembre 2007, la Société a déclaré un dividende en action de 100 % par lequel les actionnaires de la Société ont reçu une
action supplémentaire pour chaque action détenue. Le dividende en action est applicable aux porteurs d’actions ordinaires inscrits
à la fermeture des activités le 10 décembre 2007, ce qui a le même effet qu’un fractionnement des actions ordinaires en circulation
de la Société. Les nombres et les prix d’actions ordinaires et les options d’achat d’actions ont été ajustés afin de tenir compte de
ce dividende.
ÉMiS
205 962 964 actions ordinaires (207 353 834 en 2007)
2008
2007
536 921 $ 511 737 $
Au cours de l’exercice terminé le 31 mars 2008, 2 314 370 actions ordinaires (1 938 124 en 2007) ont été émises pour un montant
de 28 366 000 $ (20 886 000 $ en 2007) en vertu du régime d’options d’achat d’actions. Pour les options d’achat d’actions
octroyées depuis le 1er avril 2002, le montant comptabilisé auparavant comme une augmentation du surplus d’apport a été transféré
au capital-actions à l’exercice de ces options. Pour l’exercice terminé le 31 mars 2008, le montant transféré du surplus d’apport
s’élève à 6 032 000 $ (3 481 000 $ en 2007).
Dans le cadre d’un programme de rachat dans le cours normal des activités, commencé le 13 novembre 2006, la Société pouvait
acheter, à des fins d’annulation, un maximum de 10 358 608 actions ordinaires jusqu’au 12 novembre 2007. Dans le cadre d’un
nouveau programme de rachat dans le cours normal des activités, commencé le 13 novembre 2007, la Société peut acheter, à des
fins d’annulation, un maximum de 10 272 848 actions ordinaires jusqu’au 12 novembre 2008. Au cours de l’exercice terminé le
31 mars 2008, la Société a acheté 3 705 240 (2 813 400 en 2007) actions ordinaires à des prix variant de 21,73 $ à 22,00 $ l’action
(de 17,38 $ à 19,00 $ en 2007). L’excédent du prix d’achat sur la valeur comptable des actions, d’un montant de 72 258 000 $
(43 796 000 $ en 2007), a été imputé aux bénéfices non répartis.
rÉgiMe D’oPtionS D’achat D’actionS
La Société a mis sur pied un régime d’options d’achat d’actions visant l’achat d’actions ordinaires par des employés clés, des
dirigeants et des administrateurs de la Société. Le nombre total d’actions ordinaires pouvant être émises en vertu du régime ne
peut dépasser 28 000 000 d’actions. Le prix d’exercice de chaque option, avant le 31 juillet 2007, correspond au cours de clôture
des actions de la Société la journée précédant la date d’octroi. Après cette date, les options peuvent être exercées à un prix qui
ne peut être inférieur à la moyenne pondérée des cours de clôture des actions pour les cinq jours précédant la date d’octroi. Ces
options sont acquises à raison de 20 % par année et expirent dix ans après la date de leur octroi.
Les options émises et en circulation à la fin de l’exercice sont les suivantes :
Périodes
d’octroi
1998
1999
2000
2001
2002
2003
2004
2005
2006
2007
2008
2008
2007
Prix
d’exercice
Nombre
d’options
Prix
d’exercice
moyen pondéré
Nombre
d’options
Prix
d’exercice
moyen pondéré
4,25 $
de 8,06 $ à 9,37 $
9,85 $
6,75 $
de 9,50 $ à 11,50 $
15,18 $
11,25 $
16,53 $
18,08 $
16,35 $
23,09 $
-
20 480
111 404
217 836
409 246
745 912
1 203 594
1 138 316
1 383 476
1 933 324
1 729 840
4,25 $
9,22 $
9,85 $
6,75 $
9,52 $
15,18 $
11,25 $
16,53 $
18,08 $
16,35 $
23,09 $
38 000
106 280
213 898
526 804
838 410
1 085 188
1 597 510
1 454 626
1 655 864
2 194 636
-
-
4,25 $
9,22 $
9,85 $
6,75 $
9,52 $
15,18 $
11,25 $
16,53 $
18,08 $
16,35 $
$
8 893 428
16,52 $
9 711 216
14,32 $
Options pouvant être levées
à la fin de l’exercice
3 535 818
13,56 $
4 023 642
12,02 $
48
notEs coMpléMEntairEs aux états financiErs consolidés _ rapport annueL 2008 _ saputo
9. capital-actions (suite)
Le nombre d’options a varié de la façon suivante :
Solde au début de l’exercice
Options octroyées
Options levées
Options annulées
Solde à la fin de l’exercice
2008
2007
Nombre
d’options
Prix
d’exercice
moyen pondéré
Nombre
d’options
Prix
d’exercice
moyen pondéré
9 711 216
1 779 172
(2 314 370)
(282 590)
14,32 $
23,09 $
12,25 $
17,46 $
9 758 486
2 282 450
(1 938 124)
(391 596)
8 893 428
16,52 $
9 711 216
13,18 $
16,35 $
10,78 $
15,13 $
14,32 $
Le prix d’exercice des options octroyées au cours de l’exercice 2008 est de 23,09 $ (16,35 $ en 2007), ce qui correspond au cours
de clôture des actions le jour précédant la date d’octroi.
La juste valeur des options d’achat d’actions octroyées au cours de l’exercice 2008 a été estimée à 7,17 $ par option (4,89 $ en
2007) au moyen du modèle d’évaluation des options de Black et Scholes en fonction des hypothèses suivantes :
Taux d’intérêt sans risque :
Durée prévue des options :
Volatilité :
Taux de dividendes :
2008
4,0 %
5 ans
25 %
2,1 %
2007
4,2 %
5 ans
35 %
2,5 %
Une charge de rémunération de 8 279 000 $ (7 323 000 $ après impôts sur les bénéfices) relative aux options d’achat d’actions
a été comptabilisée à l’état des résultats pour l’exercice terminé le 31 mars 2008 et de 7 917 000 $ (6 958 000 $ après impôts sur
les bénéfices) pour l’exercice terminé le 31 mars 2007.
L’incidence de cette charge sur le bénéfice par action et le bénéfice dilué par action est de 0,04 $ pour l’exercice terminé le
31 mars 2008 et de 0,04 $ pour l’exercice terminé le 31 mars 2007.
Des options visant l’acquisition de 1 634 393 actions ordinaires à un prix de 27,81 $ l’action ont également été octroyées le 1er avril 2008.
rÉgiMe D’octroi D’unitÉS D’actionS DiFFÉrÉeS à L’intention DeS aDMiniStrateurS
Avec prise d’effet le 1er avril 2004, tous les administrateurs admissibles de la Société ont reçu annuellement un nombre fixe d’unités
d’actions différées (octroi annuel) qui ont été octroyées sur une base trimestrielle, conformément au régime d’unités d’actions
différées. Les administrateurs peuvent choisir de recevoir une somme en espèces ou des unités d’actions différées comme
rémunération. Le nombre d’unités émises à chaque administrateur est basé sur la valeur de marché des actions ordinaires de la
Société à chaque date d’octroi. Suivant la terminaison des fonctions d’un administrateur de la Société, un paiement en espèces
égal à la valeur au marché des unités d’actions différées lui est versé. Le passif lié à ces unités est ajusté en multipliant le nombre
d’unités en circulation par la valeur de marché des actions ordinaires à la fin de l’exercice de la Société. La variation du passif est
enregistrée comme une charge au coût des ventes, frais de vente et d’administration par la Société.
Au début de l’exercice
Octroi annuel
Rémunération du conseil
Augmentation en raison de la variation du prix des actions
À la fin de l’exercice
10. suRplus d’appoRt
2008
2007
Unités
Passif
Unités
Passif
85 450
16 000
11 151
-
112 601
2 182 $
421
367
477
55 808
16 000
13 642
-
3 447 $
85 450
1 009 $
309
323
541
2 182 $
Surplus d’apport au début de l’exercice
Rémunération à base d’actions
Économie d’impôts excédentaire découlant de l’excédent du montant déductible
sur le coût de rémunération comptabilisé
Montant transféré au capital-actions
Surplus d’apport à la fin de l’exercice
2008
2007
18 864 $
8 279
14 428 $
7 917
974
(6 032)
-
(3 481)
22 085 $
18 864 $
saputo _ rapport annueL 2008 _ notEs coMpléMEntairEs aux états financiErs consolidés
49
11. cumul des autRes éléments du Résultat étendu
Cumul des autres éléments du résultat étendu au début de l’exercice
Autres éléments du résultat étendu
Cumul des autres éléments du résultat étendu à la fin de l’exercice
12. autRes intéRÊts
Charges
Revenus
13. impÔts suR les Bénéfices
La charge d’impôts sur les bénéfices se détaille comme suit :
Impôts exigibles
Impôts futurs
2008
2007
(82 664) $
(63 750)
(77 266) $
(5 398)
(146 414) $ (82 664) $
2008
2007
7 707 $
(1 169)
4 055 $
(7 553)
6 538 $
(3 498) $
2008
2007
117 228 $
15 838
98 169 $
(1 525)
133 066 $ 96 644 $
Rapprochement des impôts sur les bénéfices, calculés aux taux canadiens prévus par la loi, à la charge d’impôts sur les bénéfices
présentée à l’état des résultats :
Impôts sur les bénéfices, calculés aux taux canadiens prévus par la loi
Écarts attribuables aux éléments suivants :
Incidence des taux d’imposition de filiales étrangères
Modification des lois fiscales et des taux d’imposition
Bénéfice découlant de placements dans des filiales
Rémunération à base d’actions
Effet des pertes fiscales reportables
Autres
Charge d’impôts sur les bénéfices
2008
2007
131 946 $
108 415 $
6 576
(6 577)
(12 038)
1 891
4 480
6 788
685
(6 058)
(8 033)
2 142
(3 096)
2 589
133 066 $ 96 644 $
L’incidence fiscale d’écarts temporaires qui donnent lieu à une partie importante de l’actif et du passif d’impôts futurs se présente
comme suit :
Actif d’impôts futurs
Créditeurs et charges à payer
Pertes fiscales
Placement de portefeuille
Autres
Passif d’impôts futurs
Stocks
Immobilisations corporelles
Actif net au titre des régimes de retraite
Autres éléments d’actif
Dette à long terme
50
notEs coMpléMEntairEs aux états financiErs consolidés _ rapport annueL 2008 _ saputo
2008
2007
10 153 $
904
738
8563
6 895 $
10 681
1 151
7 272
20 358 $ 25 999 $
2008
2007
19 390 $
79 395
12 092
7 904
10 475
5 863 $
82 757
13 423
6 596
10 942
129 256 $
119 581 $
13. impÔts suR les Bénéfices (suite)
Présentés dans les états financiers à titre de :
Actif d’impôts futurs à court terme
Actif d’impôts futurs à long terme
Passif d’impôts futurs à court terme
Passif d’impôts futurs à long terme
Passif d’impôts futurs, net
2008
2007
17 150 $
5 048
(19 790)
(111 306)
13 045 $
9 720
(1 294)
(115 053)
(108 898) $ (93 582) $
avantageS FiScaux LatentS
Au 31 mars 2008, en plus des pertes fiscales enregistrées, la Société cumulait des pertes fiscales d’un montant d’environ
6 905 000 $ (26 357 000 $ en 2007) pouvant servir à réduire les revenus imposables futurs de ses filiales étrangères. Ces pertes
peuvent êtres reportées indéfiniment.
14. Résultat paR action
Bénéfice net
Nombre moyen pondéré d’actions ordinaires en circulation
Options dilutives
Nombre dilué d’actions ordinaires en circulation
Bénéfice de base par action
Bénéfice dilué par action
2008
2007
288 200 $
238 467 $
205 660 927
2 638 598
207 440 308
1 455 456
208 299 525
208 895 764
1,40 $
1,38 $
1,15 $
1,14 $
Lors du calcul du résultat dilué par action en 2007 et 2008, aucune option n’avait été exclue en raison de leur prix d’exercice
inférieur à la valeur de marché moyenne de l’action.
Les actions acquises au cours de l’exercice, dans le cadre des deux programmes de rachat dans le cours normal des activités, ont
été exclues du calcul du résultat par action à la date d’acquisition.
15. acQuisitions d’entRepRises
Le 2 avril 2007, la Société a acquis les activités fromagères industrielles de Land O’Lakes sur la côte ouest américaine pour une
contrepartie en espèces de 250 904 000 $. Les justes valeurs attribuées aux actifs acquis étaient de 22 620 000 $ pour le fonds
de roulement, de 222 504 000 $ pour les immobilisations et de 5 780 000 $ pour les actifs intangibles.
Au cours de l’exercice 2008, la Société a aussi acquis des quotas d’importation d’une entreprise sujette à l’influence notable de
son principal actionnaire pour la Division Produits laitiers (Canada) pour une contrepartie en espèces de 3 300 000 $. Cet achat
a été alloué aux actifs intangibles.
Le 13 avril 2006, la Société a acquis les activités de Spezialitäten-Käserei De Lucia GmbH (un fabricant de fromage allemand
produisant des spécialités fromagères de type italien) pour une contrepartie en espèces de 7 086 000 $, qui a été principalement
attribuée aux immobilisations corporelles.
Le 28 juillet 2006, la Société a acquis les activités de Boulangerie Rondeau inc. et de Biscuits Rondeau inc. (des fabricants de
tartes et de biscuits frais exerçant leurs activités au Canada) pour une contrepartie en espèces de 12 545 000 $. Les justes valeurs
attribuées aux actifs acquis étaient de 1 218 000 $ pour le fonds de roulement, de 4 410 000 $ pour les immobilisations corporelles,
de 4 917 000 $ pour l’écart d’acquisition et de 2 000 000 $ pour les marques de commerce.
Le 23 mars 2007, la Société a acquis les activités de Dansco Dairy Products Limited (un fabricant du Royaume-Uni produisant
principalement de la mozzarella) pour une contrepartie en espèces de 12 163 000 $. Les justes valeurs attribuées aux actifs acquis
étaient de 3 935 000 $ pour le fonds de roulement et de 8 228 000 $ pour les immobilisations corporelles.
saputo _ rapport annueL 2008 _ notEs coMpléMEntairEs aux états financiErs consolidés
51
16. Régimes de RetRaite et autRes Régimes d’avantages sociaux
La Société offre des régimes de retraite à prestations déterminées et à cotisations déterminées ainsi que d’autres avantages sociaux
comme l’assurance-maladie, l’assurance-vie et les soins dentaires à ses employés et retraités admissibles.
En vertu des dispositions des régimes à prestations déterminées, les prestations sont fondées sur le nombre d’années de service
et sur le salaire moyen des dernières années de service ou le salaire de fin de carrière. Les cotisations versées par les employés et
les cotisations de la Société sont établies suivant les conseils d’actuaires indépendants. Des évaluations actuarielles ont été effectuées
en décembre 2006 et en juillet 2007. La date de mesure des actifs et des passifs des régimes de retraite est le 31 décembre.
Les régimes à cotisations déterminées prévoient le versement d’une cotisation annuelle donnant droit à une pension pour chaque
employé participant.
L’actif des régimes se compose principalement d’actions de sociétés canadiennes et étrangères (53 %), de titres à revenus fixes
(43 %) ainsi que d’encaisses et placements à court terme (4 %).
Situation Financière DeS rÉgiMeS
2008
2007
Régimes de
retraite à
prestations
déterminées
Autres
régimes
d’avantages
sociaux
Régimes de
retraite à
prestations
déterminées
Autres
régimes
d’avantages
sociaux
200 370 $
13 001 $
évolution de l’obligation au titre des prestations constituées
Obligation au titre des prestations constituées au début de l’exercice
Augmentation au cours de l’exercice
Coût des services rendus au cours de l’exercice
Frais d’intérêts
Prestations versées
Pertes actuarielles (gains actuariels)
Gain de change
199 938 $
-
7 756
10 361
(12 690)
(8 805)
(390)
13 143 $
588
224
667
(1 368)
(278)
(292)
-
7 096
10 339
(14 612)
(3 225)
(30)
Obligation au titre des prestations constituées à la fin de l’exercice
196 170
12 684
199 938
évolution de la juste valeur de l’actif des régimes
Juste valeur de l’actif des régimes au début de l’exercice
Rendement réel de l’actif des régimes
Cotisations patronales
Cotisations salariales
Prestations versées
Perte de change
Juste valeur de l’actif des régimes à la fin de l’exercice
situation de capitalisation
Déficit, à la fin de l’exercice
Pertes actuarielles non amorties
Coût des services passés non amorti
Provision pour moins-value
Obligation transitoire non amortie
193 146
657
10 101
1 125
(12 690)
(279)
192 060
(4 111)
65 903
963
(573)
(7 593)
-
-
1 196
172
(1 368)
-
175 819
19 254
11 563
1 150
(14 613)
(27)
-
193 146
(12 684)
2 223
201
-
973
(6 792)
67 104
1 081
(181)
(8 749)
-
256
658
(1 144)
406
(34)
13 143
-
-
944
200
(1 144)
-
-
(13 143)
2 251
231
-
1 169
Actif (passif) à la date de mesure
Cotisations patronales entre la date de mesure
et la fin de l’exercice
54 589
(9 287)
52 463
(9 492)
1 650
85
1 863
62
Actif (passif) net comptabilisé au bilan
56 239 $
(9 202) $ 54 326 $
(9 430) $
52
notEs coMpléMEntairEs aux états financiErs consolidés _ rapport annueL 2008 _ saputo
16. Régimes de RetRaite et autRes Régimes d’avantages sociaux (suite)
La majorité des régimes de retraite à prestations déterminées présentent des obligations au titre des prestations constituées
supérieures à l’actif net des régimes.
charge au titre DeS rÉgiMeS D’avantageS Sociaux
Régimes à prestations déterminées
Coût des services courants de l’employeur
Intérêts sur l’obligation au titre des prestations constituées
Rendement réel de l’actif des régimes
Pertes actuarielles (gains actuariels)
Modification des régimes
Compression et règlement des régimes
Charge au titre des régimes avant ajustements visant
à prendre en compte la nature à long terme du coût
Écart entre le rendement prévu et le rendement réel
de l’actif des régimes
Écart entre l’amortissement du coût des services passés
et les modifications des régimes pour l’exercice
Écart entre les pertes actuarielles nettes constatées et
les pertes actuarielles réelles sur l’obligation au titre
des prestations constituées
Amortissement de l’obligation transitoire
charge au titre des régimes à prestations déterminées avant la
provision pour moins-value
Provision pour moins-value
charge au titre des régimes à prestations déterminées
charge au titre des régimes à cotisations déterminées
2008
2007
Régimes
de retraite
Autres
régimes
d’avantages
sociaux
6 631 $
10 361
(657)
(8 805)
-
-
52 $
667
-
(278)
-
-
Régimes
de retraite
5 946 $
10 339
(19 254)
(3 225)
-
-
Autres
régimes
d’avantages
sociaux
56 $
658
-
406
-
-
7 530
441
(6 194)
1 120
(12 765)
115
13 858
(1 156)
7 582
392
7 974
12 733
-
31
636
196
1 304
-
1 304
-
6 538
115
8 608
(1 156)
7 911
181
8 092
11 929
-
31
(140)
196
1 207
-
1 207
-
total de la charge au titre des régimes d’avantages sociaux
20 707 $
1 304 $ 20 021 $
1 207 $
Pour l’exercice terminé le 31 mars 2008, la charge totale de la Société au titre des régimes d’avantages sociaux s’est élevée
à 22 011 000 $ (21 228 000 $ en 2007) et la cotisation totale versée par la Société s’est chiffrée à 24 030 000 $ (24 436 000 $
en 2007).
hypothèses moyennes pondérées
Pour calculer l’obligation au titre des prestations constituées
à la fin de l’exercice :
Taux d’actualisation
Taux de croissance de la rémunération
Pour calculer la charge au titre des régimes d’avantages sociaux :
Taux d’actualisation
Taux de rendement à long terme prévu de l’actif des régimes
Taux de croissance de la rémunération
5,61 %
3,50 %
5,26 %
7,30 %
3,50 %
5,44 %
3,50 %
5,35 %
s.o.
3,50 %
5,26 %
3,50 %
5,26 %
7,31 %
3,50 %
5,35 %
3,50 %
5,31 %
s.o.
3,50 %
Aux fins de calcul, le taux de croissance annuel hypothétique des coûts liés à l’assurance-maladie, à l’assurance-vie et aux soins dentaires
a été fixé entre 6,6 % et 9 % pour l’exercice 2009 et devrait diminuer graduellement pour atteindre 6 % en 2013. En comparaison, ce
taux a été fixé entre 7 % et 10 % pour l’exercice 2008 et devait diminuer graduellement pour atteindre 5,1 % en 2012.
saputo _ rapport annueL 2008 _ notEs coMpléMEntairEs aux états financiErs consolidés
53
17. engagements et éventualités
La Société exerce certaines de ses activités dans des locaux loués et est également liée en vertu de contrats de location pour de
l’équipement et du matériel roulant. Les loyers minimaux exigibles pour les prochains exercices s’établissent comme suit :
2009
2010
2011
2012
2013
Exercices subséquents
11 864 $
9 241
7 417
5 455
4 359
8 672
47 008 $
La Société est défenderesse à certaines réclamations dans le cours normal de ses activités. La Société est d’avis que le règlement
final de ces réclamations n’aura aucune incidence importante sur ses résultats ou sur sa situation financière. Durant l’exercice
2007, une proposition de changement avec incidence rétroactive à une loi fiscale provinciale a été adoptée. Un avis de cotisation
d’un montant d’environ 12 000 000 $ a été émis à la suite de l’adoption de cette proposition. En s’appuyant sur des fondements
juridiques, la Société est d’avis qu’elle n’aura pas à payer les montants demandés dans l’avis de cotisation. Par conséquent, aucun
montant à l’égard de cet avis de cotisation n’a été inclus dans les états financiers.
inDeMniSationS
De temps à autre, la Société fournit des indemnisations à des tierces parties dans le cours normal de ses activités, dans le cadre
d’acquisitions ou de cessions d’entreprises ou d’actifs. Ces clauses d’indemnisation peuvent toucher des ruptures de représentations
et de garanties, de même que des réclamations futures à l’égard de certaines obligations, notamment en ce qui a trait à des
questions fiscales ou environnementales. Les modalités de ces clauses d’indemnisation sont de durées variées. Au 31 mars 2008,
étant donné que la nature et le montant de ces indemnisations dépendaient d’événements futurs, la Société n’était pas en mesure
d’évaluer de manière raisonnable le paiement éventuel maximal qu’elle peut être tenue de verser en vertu de ces ententes. La
Société n’a versé aucun paiement d’indemnisation important par le passé et, aux 31 mars 2008 et 2007, elle n’a comptabilisé
aucun passif lié à ces indemnisations.
contratS De Location
La Société garantit à certains bailleurs une tranche de la valeur résiduelle de certains actifs loués en vertu de contrats de location-
exploitation dont les derniers viennent à échéance en 2014. Si la valeur de marché des activités louées, à l’échéance de leur contrat
de location-exploitation respectif, est inférieure à la valeur résiduelle garantie, la Société est tenue d’indemniser le bailleur pour
le manque à gagner, sous réserve de certaines conditions, jusqu’à concurrence d’une valeur maximale. La Société est d’avis que
le montant d’indemnisation potentiel n’aura pas d’incidence importante sur les états financiers consolidés.
18. opéRations entRe appaRentés
La Société reçoit des services de sociétés qui sont sous influence notable de son actionnaire principal ou fournit des services à
ces sociétés. Ces opérations ont été effectuées dans le cours normal des activités et elles ont été comptabilisées à la valeur
d’échange qui correspond à la juste valeur de marché. Tous les montants sont inclus au poste Coût des ventes, frais de vente et
d’administration de l’état des résultats.
Les services reçus sont les suivants :
Frais de location, de déplacement et de logement
Frais de gestion pour la rémunération du président du conseil d’administration
Les services fournis sont les suivants :
2008
2007
2 135 $
500
2 164 $
500
2 635 $
2 664 $
Frais de gestion pour des services fournis par la Société
175 $
175 $
Il n’y avait aucun montant à recevoir ou à payer relativement à ces opérations aux 31 mars 2008 et 2007.
54
notEs coMpléMEntairEs aux états financiErs consolidés _ rapport annueL 2008 _ saputo
19. instRuments financieRs
Dans le cours normal des activités, la Société utilise plusieurs instruments financiers qui, de par leur nature, impliquent certains
risques dont le risque de crédit, le risque de liquidité et le risque de marché. Le risque de marché inclut le risque de prix (dont le
risque de prix des marchandises ainsi que le risque des marchandises quotées), le risque de taux de change ainsi que le risque de
taux d’intérêt. Ces instruments financiers font l’objet de conditions standard de crédit, de contrôles financiers, de gestion du risque
ainsi que de procédures de contrôles. L’analyse qui suit fournit des mesures du risque aux dates de bilans :
a) juSte vaLeur DeS inStruMentS FinancierS
La Société a effectué les classements suivants dans la façon de déterminer la juste valeur de chacun de ses instruments financiers :
Les espèces et quasi-espèces sont considérées comme des actifs détenus à des fins de transactions et sont évaluées à la juste valeur.
Les débiteurs sont classés comme des prêts et créances et sont évalués initialement à la juste valeur et subséquemment au coût
après amortissement.
Le placement de portefeuille est considéré comme disponible à la vente et est évalué au coût amorti puisqu’il n’est pas inscrit sur
un marché actif.
Les autres actifs qui répondent à la définition d’un actif financier sont classés comme des prêts et créances et sont évalués
initialement à la juste valeur et subséquemment au coût après amortissement.
Les emprunts bancaires sont classés comme un passif financier détenu à des fins de transactions et sont mesurés à la juste valeur.
Les créditeurs et charges à payer, les autres éléments du passif et les dettes à long terme sont classés comme autres passifs et
sont évalués initialement à la juste valeur et subséquemment au coût après amortissement, à l’exception du passif en lien avec
les unités d’actions différées qui sont mesurées selon la juste valeur.
La Société a déterminé que la juste valeur de ces actifs et passifs financiers correspondent à leurs valeurs comptables aux dates
des bilans.
La juste valeur de la dette à long terme, estimée selon les flux de trésorerie actualisés, aux taux offerts à la Société pour des dettes
ayant les mêmes conditions et échéances, soit 251 598 000 $ (277 500 000 $ au 31 mars 2007).
B) riSQue De crÉDit
Les instruments financiers qui sont sujets à une concentration du risque de crédit pour la Société sont les quasi-espèces et les
comptes débiteurs.
Les quasi-espèces sont principalement composées de dépôts à court terme. Aucune quasi-espèce n’est constituée d’actifs soutenus
par du papier commercial. La Société a déposé les quasi-espèces auprès d’institutions financières réputées, ce qui porte la direction
à croire que le risque de perte est minime.
La Société fournit du crédit à ses clients dans le cours normal des activités. Des évaluations de crédit sont effectuées sur une base
régulière et les états financiers tiennent compte d’une provision pour créances douteuses.
La Société considère qu’elle ne possède aucun risque de concentration de crédit en lien avec des comptes à recevoir des clients,
considérant la diversité et l’ampleur de sa clientèle et de sa diversité géographique. Il n’y a aucun compte à recevoir supérieur à
10 % du solde total des comptes à recevoir au 31 mars 2008.
La provision pour créances douteuses ainsi que les comptes à recevoir échus sont revus par la direction à toutes les dates de bilan.
La Société révise l’estimation de sa provision pour créances douteuses en fonction de la recouvrabilité des comptes à recevoir en
fonction du solde de chaque client en considérant l’historique et les tendances des comptes échus. Les comptes à recevoir sont
radiés une fois déterminés comme étant non recouvrables.
En moyenne, la Société possède 10 % des comptes à recevoir considérés comme échus au-delà des termes standard, mais qui ne
sont pas dépréciés. La valeur comptable des comptes à recevoir est réduite par la provision pour créances douteuses et le montant
de la perte est comptabilisé dans l’état des résultats dans les dépenses d’opérations. Lorsqu’un solde recevable est considéré
comme non recouvrable, il est mis en contrepartie de la provision pour créances douteuses. Les recouvrements subséquents de
montants radiés antérieurement sont portés en diminution des dépenses d’opérations dans l’état des résultats. Cependant, la
direction ne croit pas que ces provisions soient significatives.
c) riSQue De LiQuiDitÉ
Le risque de liquidité est le risque que la Société ne soit pas en mesure de remplir ses obligations financières aux moments requis.
La Société gère ses liquidités en fonction de sa gestion du capital ainsi que de son levier financier, tel que mentionné dans la note
20 des états financiers consolidés (« Gestion du capital »). De plus, la direction gère le risque de liquidité en analysant continuellement
les liquidités projetées et actuelles. Le conseil d’administration révise et approuve les budgets opérationnels et les dépenses
de capital de la Société ainsi que toutes les transactions significatives qui ne sont pas effectuées dans le cours normal
des activités.
Au 31 mars 2008, la Société détenait des espèces et quasi-espèces équivalant à 165 710 000 $. La Société dispose également de
facilités de crédit à court terme (note 6) pour un montant de 649 000 000 $. Compte tenu des liquidités dont la Société dispose,
en relation avec les moments auxquels les paiements des obligations sont dus, la direction estime que les risques de liquidité
auxquels la Société est exposée sont faibles.
saputo _ rapport annueL 2008 _ notEs coMpléMEntairEs aux états financiErs consolidés
55
19. instRuments financieRs (suite)
D) riSQue De taux D’intÉrêt
La facilité de crédit à cour terme porte intérêt à des taux variables. La dette à long terme possède un taux fixe donc aucun risque
d’intérêt ne subsiste sur cette dette.
Pour l’exercice se terminant le 31 mars 2008, la dépense d’intérêt sur la dette à long terme totalise 18 806 000 $ (22 603 000 $
au 31 mars 2007). Le montant d’intérêts courus au 31 mars 2008 représente 7 049 000 $ (7 929 000 $ au 31 mars 2007).
Selon les soldes au 31 mars 2008, une augmentation de 1 % du taux d’intérêt impliquerait une diminution de 2 200 000 $ du bénéfice
avant impôts. Pour une diminution de 1 % du taux d’intérêt, il y aurait une incidence égale et inverse sur le bénéfice avant impôts.
e) riSQue LiÉ à La variation De taux De change
La Société opère dans différents pays et est donc exposée au risque de change découlant de transactions en différentes devises
étrangères. Le risque lié à la variation de taux de change provient principalement de transactions commerciales futures qui sont
transigées en devises qui ne sont pas la devise opérationnelle standard de la Société faisant partie de la transaction. La Société a des
contrats en devises étrangères en date du bilan pour l’achat de 2 400 00 euros (1 300 000 euros et 5 500 000 $ US en 2007).
La Société est principalement touchée par la variation des taux de change du dollar américain. Le tableau qui suit présente la
sensibilité du bénéfice net et du résultat étendu de la Société à une appréciation de 1 % du dollar américain par rapport au dollar
canadien. Pour une dépréciation de 1 % du dollar américain par rapport au dollar canadien, il y aurait une incidence égale et inverse
sur le bénéfice net et le résultat étendu.
Augmentation du bénéfice net
Augmentation du résultat étendu
2008
Impact du
dollar américain
681 $
5 070 $
F) riSQue LiÉ aux Prix DeS MarchanDiSeS
La Société effectue occasionnellement des contrats de couverture afin de se couvrir contre la variation du prix des marchandises.
À la date du bilan, les contrats en cours ont une valeur positive de 600 000 $ (valeur négative de 756 000 $ en 2007).
20. gestion du capital
L’objectif de la Société en termes de gestion du capital est de s’assurer que la Société possède suffisamment de liquidités pour
poursuivre sa stratégie de croissance et ainsi pouvoir effectuer des acquisitions spécifiques tout en conservant une approche
conservatrice en termes de levier financier et de gestion du risque financier. Un objectif additionnel est de fournir un retour sur
investissement adéquat aux investisseurs. De plus, la Société croit que le rachat de ses propres actions peut représenter, en
certaines circonstances, une utilisation judicieuse de son capital.
Le capital de la Société est composé de la dette nette et du capital-actions. La dette nette est composée d’emprunts bancaires
ainsi que de dette portant intérêts, net des espèces et quasi-espèces. L’utilisation principale du capital de la Société est de financer
l’augmentation des éléments hors caisse du fonds de roulement ainsi que de supporter les dépenses en capital telles que
l’augmentation des capacités et les acquisitions d’entreprises.
La mesure principale utilisée par la Société pour gérer son levier financier est le ratio de dette nette sur capital-actions. Au
31 mars 2008 ainsi qu’au 31 mars 2007, la dette nette sur le capital-actions était comme suit :
Emprunts bancaires
Portion court terme de la dette à long terme
Dette à long terme
Espèces et quasi-espèces
Dette nette
Capitaux propres
Dette nette sur les capitaux propres
2008
2007
222 584 $
139 001 $
-
225 830
(165 710)
21
254 012
(276 894)
282 704
116 140
1 619 160
1 533 018
0,17:1
0,08:1
La Société croit que les résultats du ratio actuel interne est consistant avec les objectifs en matière de gestion du capital de la direction.
La Société dispose de facilités de crédit qui nécessitent une revue trimestrielle et la Société respecte ses ratios au 31 mars 2008.
La Société n’est pas sujette à aucune exigence de la part d’un organisme de réglementation.
56
notEs coMpléMEntairEs aux états financiErs consolidés _ rapport annueL 2008 _ saputo
21. infoRmation sectoRielle
La Société exerce ses activités dans deux secteurs : le secteur Produits laitiers et le secteur Produits d’épicerie.
Le secteur Produits laitiers comprend principalement la fabrication et la distribution de fromage et de lait nature. Les activités de
ce secteur sont exercées au Canada, en Europe, en Argentine (CEA) et aux États-Unis (USA).
Le secteur Produits d’épicerie représente les activités de fabrication et de commercialisation de petits gâteaux. L’actif total du
secteur Produits d’épicerie comprend le placement de portefeuille.
Ces secteurs sont gérés distinctement puisque chaque secteur d’activité représente un secteur stratégique qui offre différents
produits et qui dessert différents marchés. La Société évalue la performance en fonction du bénéfice d’exploitation géographique
et du bénéfice d’exploitation des secteurs d’activité pris isolément.
Les conventions comptables des secteurs sont les mêmes que celles décrites à la note 1 portant sur les principales conventions
comptables. La Société n’effectue pas de ventes intersectorielles.
Information par secteur d’activité
Revenus1
Produits laitiers
Produits d’épicerie
Bénéfice avant intérêts, amortissement
et impôts sur les bénéfices
Produits laitiers
Produits d’épicerie
Amortissement des immobilisations corporelles
Produits laitiers
Produits d’épicerie
Bénéfice d’exploitation
Produits laitiers
Produits d’épicerie
2008
2007
CEA
États-Unis
Total
CEA
États-Unis
Total
2 966 293 $
164 624
1 927 983 $
-
4 894 276 $
164 624
2 794 099 $
170 051
1 036 830 $
-
3 830 929 $
170 051
3 130 917 $ 1 927 983 $ 5 058 900 $ 2 964 150 $ 1 036 830 $ 4 000 980 $
363 365 $
145 478 $
508 843 $
17 201
-
17 201
317 086 $
26 356
82 890 $
-
399 976 $
26 356
380 566 $
145 478 $ 526 044 $ 343 442 $ 82 890 $ 426 332 $
36 810 $
7 844
34 780 $
-
71 590 $
7 844
36 163 $
6 104
29 849 $
-
66 012 $
6 104
44 654 $
34 780 $
79 434 $
42 267 $
29 849 $
72 116 $
326 555 $
110 698 $
437 253 $
9 357
-
9 357
280 923 $
20 252
53 041 $
-
333 964 $
20 252
335 912 $
110 698 $ 446 610 $
301 175 $
53 041 $ 354 216 $
Intérêts
Bénéfice avant impôts sur les bénéfices
Impôts sur les bénéfices
Bénéfice net
1 Les revenus sont attribués aux pays où s’effectue la fabrication.
25 344
421 266
133 066
19 105
335 111
96 644
288 200 $
238 467 $
saputo _ rapport annueL 2008 _ notEs coMpléMEntairEs aux états financiErs consolidés
57
21. infoRmation sectoRielle (suite)
Information géographique
Revenus1
Produits laitiers
Produits d’épicerie
Total de l’actif
Produits laitiers
Produits d’épicerie
Valeur comptable
nette des
immobilisations
corporelles
Produits laitiers
Produits d’épicerie
Ajouts aux
immobilisations
corporelles
Produits laitiers
Produits d’épicerie
Écart d’acquisition
Produits laitiers
Produits d’épicerie
2008
Canada
Argentine
et Europe
États-Unis
Total
Canada
2007
Argentine
et Europe
États-Unis
Total
2 700 962 $
164 624
265 331 $
1 927 983 $
-
-
4 894 276 $
164 624
2 566 645 $
170 051
227 454 $
1 036 830 $
-
-
3 830 929 $
170 051
2 865 586 $
265 331 $ 1 927 983 $ 5 058 900 $ 2 736 696 $ 227 454 $ 1 036 830 $ 4 000 980 $
1 075 228 $
306 005
237 687 $
1 114 556 $
-
-
2 427 471 $
306 005
1 014 705 $
305 594
206 145 $
961 923 $
-
-
2 182 773 $
305 594
1 381 233 $ 237 687 $
1 114 556 $ 2 733 476 $ 1 320 299 $ 206 145 $ 961 923 $ 2 488 367 $
342 908 $
45 649
91 645 $
391 537 $
-
-
826 090 $
45 649
332 980 $
46 507
102 073 $
209 666 $
-
-
644 719 $
46 507
388 557 $
91 645 $
391 537 $
871 739 $ 379 487 $
102 073 $ 209 666 $ 691 226 $
42 113 $
9 342
7 674 $
-
42 594 $
-
92 381 $
9 342
24 264 $
7 576
28 588 $
15 699 $
-
-
68 551 $
7 576
51 455 $
7 674 $
42 594 $
101 723 $
31 840 $
28 588 $
15 699 $
76 127 $
156 324 $
169 430
395 $
-
196 397 $
-
353 116 $
169 430
156 324 $
169 430
395 $
-
221 230 $
-
377 949 $
169 430
325 754 $
395 $
196 397 $ 522 546 $ 325 754 $
395 $
221 230 $ 547 379 $
1 Les revenus sont attribués aux pays où s’effectue la fabrication.
22. événements postéRieuRs
Le 1er avril 2008, la Société a acquis les activités fromagères d’Alto Dairy Cooperative aux États-Unis pour une contrepartie en
espèces de 163 000 000 $. Les justes valeurs attribuées aux actifs étaient de 27 000 000 $ pour le fonds de roulement, de
72 500 000 $ pour les immobilisations et de 63 500 000 $ pour l’écart d’acquisition. La répartition finale du prix d’acquisition
sera terminée au cours du prochain exercice.
23. chiffRes coRRespondants
Certains chiffres de l’exercice précédent ont été reclassés afin que leur présentation soit conforme à celle adoptée pour
l’exercice considéré.
58
notEs coMpléMEntairEs aux états financiErs consolidés _ rapport annueL 2008 _ saputo
RENSEIgNEMENTS à L’INTENTION des actionnaires
siège soCial
saputo inc.
6869 boul. Métropolitain est
st-Léonard QC Canada H1P 1X8
Téléphone : 514.328.6662
Télécopieur : 514.328.3310
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assemBlée générale annuelle des aCTionnaires
Le mercredi 6 août 2008, à 11 h
salon Laval, Hôtel sheraton Laval
2440 autoroute des Laurentides
Laval QC Canada H7T 1X5
relaTions aveC les invesTisseurs
Communications corporatives
Téléphone : 514.328.3377
Télécopieur : 514.328.3364
Courriel : investisseurs@saputo.com
Bourse
Toronto
symbole : sAP
agenT de TransferT
société de fiducie Computershare du Canada
1500 rue university, bureau 700
Montréal QC Canada H3A 3s8
Téléphone : 514.982.7888
vérifiCaTeurs eXTernes
Deloitte & Touche s.r.l., Montréal QC
poliTiQue en maTière de dividendes
saputo inc. verse des dividendes trimestriels en espèces sur les
actions ordinaires s’élevant à 0,12 $ par action, ce qui représente un
dividende annuel de 0,48 $ par action. Le solde du bénéfice réalisé
est réinvesti pour financer la croissance des activités de la société.
Le conseil d’administration peut en tout temps et à son entière
discrétion réviser la politique de la société en matière de dividendes,
en fonction de la situation financière, des résultats d’exploitation, des
besoins en capitaux ou de tout autre facteur qu’il juge pertinent.
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Corporate Communications
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Martin Meissner, André Périard, Roth and Ramberg, Valerie simmons,
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Photography.
nous désirons remercier Campbell Appleton, Marie-eve Cadieux,
nicole Fisher, sebastián García Aleman, Alejandro Hernandez, Fannie
Perron, Daphne Price, John Wegenast et Clifton Young, pour leur
contribution à l’ajout d’éléments visuels.
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imprimé au Canada
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proviennent de forêts bien gérées selon les certifications forestières
FsC et PeFC ainsi que sur du papier contenant 30 % de fibres
postconsommation, certifié Choix environnemental et FsC sources
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