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Saputo

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FY2008 Annual Report · Saputo
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unis 
pour aller
plus loin

R A P P O R T   A N N U E L   2 0 0 8

Cotée  à  la  Bourse  de  Toronto  (TsX)  depuis  le  15  octobre  1997,  saputo  célèbre  son 

dixième anniversaire en tant que société publique. elle a depuis connu une évolution 

soutenue tant au niveau de sa performance financière que de son expansion.

ÉVOLUTION D’UN INVESTISSEMENT
(en dollars)

2008
6 513 $

1997

1 000 $

employés

produCTion

lorsque les actions ont été émises pour la  
première fois en 1997, leur valeur était de 17 $ 
chacune. depuis, l’action a été fractionnée  
à deux reprises, en novembre 2001 et en 
décembre 2007. le graphique ci-contre  
démontre l’évolution d’un investissement  
de 1 000 $ le 15 octobre 1997. 

31 mars 1998

31 MARS 2008

3 100 

21 usines
- Canada 
- États-unis 

7
14

9 200

47 usines
- Canada 
- états-unis 
- argentine 
- allemagne 
- royaume-uni 

26
17
2
1
1

QuanTiTé de laiT  
Transformé annuellemenT

produiTs

2,6 milliards de litres

5 milliards de litres

Fromages et 
ingrédients laitiers

fromages, lait, yogourts, 
ingrédients laitiers et  
petits gâteaux

réparTiTion des revenus
par segmenT de marChé (%)

réparTiTion des revenus
par seCTeur (%)

Industriel
24

Industriel
16

Canada
56

Produits
d’épicerie
3

Produits laitiers
Canada,
Europe et
Argentine
59

Restauration
52

Détail
24

Restauration
33

Détail
51

États-Unis
44

 31 mars 1998

 31 mars 2008

Produits
laitiers USA
38

TABLE DES MATIÈRES
◑ Faits saillants  01  ◑ Message du président du conseil d’administration  02 ◑ Message du président et chef de la direction  04  ◑ 
◑ Revue de l’exploitation  06 ◑ Bilan social  14 ◑ Rapport de gestion  18 ◑ États financiers consolidés  39 ◑ 
◑ Notes complémentaires aux états financiers consolidés  43 ◑ Renseignements à l’intention des actionnaires  59 ◑

Photo de la couverture : Karen newman, achats, Lincolnshire, Division Produits laitiers (USA), frédéric Breton, contentieux, Siège social, Jean destinoble, fabrication  
et Catherine Jodoin, assurance qualité, St-Léonard, Division Produits laitiers (Canada)

faits saillants

Exercices terminés les 31 mars
(en milliers de dollars, sauf les données par action et ratios)

2008

2007

2006

Revenus
   Secteur Produits laitiers

CEA1
USA

   Secteur Produits d’épicerie

Bénéfice avant intérêts, impôts sur les bénéfices et 
amortissement (BAIIA)2
   Secteur Produits laitiers

CEA
USA

   Secteur Produits d’épicerie

Bénéfice net

Flux de trésorerie liés à l’exploitation
Fonds de roulement
Total de l’actif
Dette portant intérêts3
Capitaux propres

Par action4
Bénéfice net
   De base
   Dilué
Dividendes déclarés5
Valeur comptable

Ratios financiers
Dette portant intérêts / Capitaux propres
Rendement sur les capitaux propres moyens des actionnaires

2 966 293  $
1 927 983
4 894 276
164 624
5 058 900  $

2 794 099  $
1 036 830
3 830 929
170 051

4 000 980  $

2 651 402  $
1 206 601
3 858 003
164 207

4 022 210  $

363 365  $
145 478

508 843
17 201
526 044  $
288 200  $

291 062  $
416 292  $
2 733 476  $
282 704  $
1 619 160  $

1,40  $
1,38  $
0,48  $
7,86  $

0,17
18,3  %

317 086  $
82 890

399 976
26 356

426 332  $

238 467  $

343 501  $
521  114  $
2 488 367  $
116 140  $
1 533 018  $

1,15  $
1,14  $
0,40  $
7,39  $

0,08
16,2  %

261 593  $
78 300

339 893
26 072

365 965  $

192 102  $

299 567  $
423 623  $
2 253 933  $
241 854  $
1 402 543  $

0,92  $
0,91  $
0,36  $
6,74  $

0,17
14,1  %

1   Secteur Produits laitiers Canada, Europe et Argentine.
2  Mesure de calcul des résultats non conforme aux principes comptables généralement reconnus.

La Société évalue son rendement financier sur la base de son BAIIA qui est défini comme étant le bénéfice avant intérêts, impôts sur les bénéfices et amortissement 
(incluant  la  dévaluation  du  placement  de  portefeuille  pour  l’exercice  2006).  Le  BAIIA  n’est  pas  une  mesure  de  rendement  définie  par  les  principes  comptables 
généralement reconnus du Canada et, conséquemment, peut ne pas être comparable aux mesures présentées par d’autres sociétés. Voir la section « Mesure de calcul 
des résultats non conforme aux principes comptables généralement reconnus ».

3 Nette des espèces et quasi-espèces.
4  Les nombres et les prix d’actions ordinaires mentionnés ont été ajustés afin de tenir compte du dividende de 100 % déclaré sur les actions le 10 décembre 2007, 

ayant eu le même effet qu’un fractionnement d’actions à raison de deux actions pour une.

5  Aux fins de la Loi de l’impôt sur le revenu et des autres législations provinciales similaires, tous les dividendes versés à compter du 1er janvier 2007 constituent des 

dividendes déterminés, et ce, jusqu’à avis contraire.

Revenus 
(en millions de dollars)

Baiia 
(en millions de dollars)

Bénéfice net 
(en millions de dollars)

flux de tRésoReRie  
liés à l’exploitation 
(en millions de dollars)

2008
5058,9

2007

4001,0

2006

4022,2

2008
526,0

2007

426,3

2006

366,0

2008
288,2

2007

238,5

2006

192,1

2008
291,1

2007

343,5

2006

299,6

06

07

08

06

07

08

06

07

08

06

07

08

saputo _  rapport annueL 2008  _  faits saillants                   

1

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
       
Message du pRésident du conseil d’administRation

lE sAvoIR 
nous 
guide
vERs
dEmAIn

la société que ma famille et moi avons fondée  
il y a plus de 50 ans célèbre cette année son  
10e anniversaire en tant qu’entreprise publique. 
de nombreux changements sont survenus depuis 
mais, à la base, saputo est demeurée fidèle à 
sa personnalité. nous fabriquons des produits 
de qualité créés par notre équipe d’employés 
dévoués, et nous continuons d’encourager le 
travail d’équipe tout en poursuivant la promotion 
d’un environnement familial au sein de la société. 

2            

MEssaGE du présidEnt du consEil d’adMinistration  _  rapport annueL 2008  _  saputo

conseil d’administRation

EmAnuElE (lIno) sAPuto
Président du conseil

AndRé BéRARd
Administrateur de sociétés

lucIEn BouchARd
Associé principal, Davies Ward  
Phillips & Vineberg s.r.l.

PIERRE BouRgIE
Président et chef de la direction, 
Société Financière Bourgie inc.

FRAnk A. dottoRI
Président, 
Fadco Consulting inc. 
et directeur général,  
division d’Ethanol cellulosique  
de Greenfield Ethanol

JEAn gAulIn
Administrateur de sociétés

cAtERInA montIccIolo, cA
Présidente,
Julvest Capital inc.

lIno A. sAPuto, JR.
Président et chef de la direction, 
Saputo inc.

PAtRIcIA sAPuto, cA, Icd.d
Chef des finances,
Placements Italcan inc.

louIs A. tAnguAy
Administrateur de sociétés

Notre structure simple et notre esprit d’entrepreneurship favorisent une étroite collaboration entre les employés, ce qui 
a permis à la Société de se tailler la place qu’elle occupe aujourd’hui. À titre de président du conseil d’administration, 
je suis fier de l’équipe qui m’entoure de même que de chaque personne qui contribue au succès de Saputo. Je me 
réjouis de constater que nos employés continuent d’exceller ensemble vers l’atteinte d’objectifs communs.

cRoIRE à lA gouvERnAncE d’EntREPRIsE
Ce principe anime également les membres du conseil d’administration. Nous nous faisons un devoir de prendre des 
décisions qui sont dans le meilleur intérêt des actionnaires de Saputo.
Afin  de  nous  aider  à  réaliser  pleinement  notre  mandat,  nous  accordons  une  importance  particulière  au  savoir. 
Individuellement et collectivement, nous évaluons notre rendement de façon régulière afin d’optimiser la contribution 
que nous apportons à Saputo. Voilà pourquoi, au cours des dernières années, les membres du conseil ont bénéficié 
de présentations sur des sujets qui leur permettent de mieux saisir l’industrie au sein de laquelle évolue Saputo. 
Conformément à cette approche, les membres du conseil visitent chaque année une ou plusieurs de nos usines, 
choisies sur une base de rotation. Cette façon de faire leur permet d’expérimenter la culture Saputo.
Le conseil d’administration est composé de deux comités : le comité de régie d’entreprise et des ressources humaines 
et le comité de vérification. Leur président respectif présente, à chaque assemblée, un sommaire du travail et des 
réalisations du comité, lequel est suivi d’une période de discussion. Ce degré de communication entre les membres 
du conseil et ses comités permet aux membres d’être mieux informés quant au travail en cours et aux comités de 
bénéficier de l’expérience de tous les membres.
Également responsable de la gérance de la Société, le conseil d’administration juge qu’il est important de s’évaluer en 
fonction de l’évolution de la Société. Ainsi, nous avons estimé qu’il s’avérerait approprié cette année de proposer, en 
plus des dix administrateurs actuels, la nomination de deux nouveaux administrateurs, lesquels sont indépendants. 
Un Conseil de douze membres permettrait de refléter la croissance de la Société au cours des dernières années.
Le conseil d’administration est d’avis que l’intérêt détenu dans la Société par son actionnaire principal permet de s’assurer 
que les intérêts de celui-ci correspondent à ceux de tous les autres actionnaires. Toutefois, bien que les fondateurs 
de la Société soient représentés au conseil, celui-ci est composé majoritairement d’administrateurs indépendants 
qui se rencontrent seuls après chaque réunion ordinaire. Chaque comité est composé uniquement d’administrateurs 
indépendants  tandis  que  le  conseil  compte  également  un  administrateur  en  chef,  lequel  est  indépendant.  
En outre, les postes de président du conseil d’administration et de chef de la direction sont distincts. Veuillez consulter 
la circulaire d’information datée du 5 juin 2008 pour obtenir de plus amples renseignements sur les pratiques de la 
Société en matière de gouvernance d’entreprise.

Individuellement et collectivement, nous évaluons notre rendement de  
façon régulière afin d’optimiser la contribution que nous apportons à saputo.

REconnAîtRE lEs EFFoRts concERtés
Je  désire  remercier  sincèrement  les  membres  du  conseil  d’administration  pour  l’encadrement,  le  soutien  et  les 
conseils qu’ils m’ont apportés au fil des ans. Bien que chaque contribution soit unique, les membres du conseil se 
complètent. Il s’agit d’un groupe de valeur, et je suis persuadé que leur expertise nous aidera à amorcer un nouvel 
exercice en pleine possession de nos moyens.
J’apprécie également la relation que nous entretenons avec nos clients et nos partenaires que je remercie pour leur 
fidélité envers notre Société. Nous continuerons d’offrir le meilleur de Saputo, conformément à nos normes rigoureuses 
en matière de produits et de service.
En conclusion, la passion inouïe qui anime les employés de Saputo permet à la Société d’aller plus loin année après 
année. Leur dévouement incontestable nourrit nos rêves et nous aide à atteindre les objectifs que nous nous fixons. 
Je les remercie de leur dévouement et de leur travail extraordinaire qui contribue à notre succès.

lIno sAPuto
Président du conseil d’administration

saputo _  rapport annueL 2008  _  MEssaGE du présidEnt du consEil d’adMinistration                   

3

       
Message du pRésident et chef de la diRection

haute diRection

De gauche à droite :

lIno A. sAPuto, JR.
Président et  
chef de la direction

clAudE PInARd
Président et chef de l’exploitation,  
Division Boulangerie

PIERRE lERoux
Vice-président exécutif, 
ressources humaines  
et affaires corporatives

louIs-PhIlIPPE cARRIèRE
Vice-président exécutif, 
finances et administration

dIno dEllo sBARBA
Président et chef de l’exploitation,  
Division Produits laitiers (Canada)  
et par intérim (Europe et Argentine)

tERRy BRockmAn
Président et chef de l’exploitation,  
Division Produits laitiers (USA)

PouRsuIvRE  
nos oBJEctIFs  
ensemble

Depuis nos débuts et tout au long de notre évolution, nous avons conservé la culture qui 
distingue notre Société, en accordant une grande importance aux principes fondamentaux 
qui ont permis d’établir Saputo il y a plus de 50 ans. Nous maintenons notre engagement 
visant à offrir des produits de qualité, de même que notre reconnaissance envers nos 
employés qui sont les pierres angulaires de notre succès.
Notre progrès est manifeste, comme en témoignent nos résultats solides et continus. Les 
revenus totaux de l’exercice terminé le 31 mars 2008 ont atteint 5,059 milliards de dollars, 
comparativement aux modestes, mais très respectables revenus de l’exercice 1998 qui se 
chiffraient à 817,2 millions de dollars. Au cours de la dernière décennie, notre BAIIA a augmenté 
de 430,6 millions de dollars, avec 526,0 millions de dollars pour le présent exercice, tandis que le 

Au cours des dix dernières 
années, soit depuis notre  
premier appel public à  
l’épargne, nous avons  
pris de l’expansion pour  
devenir une entreprise  
laitière d’envergure  
internationale. 

bénéfice net a grimpé de 243 millions de dollars, totalisant 288,2 millions de dollars pour 2008.

En  outre,  lorsque  les  actions  de  notre  Société  ont  été  inscrites  à  la  Bourse  de  Toronto  (TSX),  le  
15 octobre 1997, une action était évaluée à 17 $ et a depuis été fractionnée à deux reprises à la suite de dividendes 
en action. Compte tenu de la valeur d’une action de Saputo, un placement de 1 000 $ en 1997 aurait une valeur 
de 6 513 $ à la fin de l’exercice, excluant les retours sur les dividendes. 
Les efforts soutenus de nos employés, dont l’expertise constitue un volet essentiel de notre fondation, ont grandement 
contribué à ces réalisations. En tant que 15e plus important transformateur laitier au monde, nous employons à 
l’heure actuelle 9 200 hommes et femmes dévoués, répartis dans 5 pays, qui fabriquent nos produits maintenant 
distribués dans plus de 40 pays.

unE AnnéE dE chAngEmEnt
Au cours des 12 derniers mois, nous avons réussi à poursuivre notre croissance grâce à notre expansion considérable 
aux États-Unis réalisée par l’entremise des acquisitions des activités fromagères industrielles de Land O’Lakes sur la 
côte ouest américaine en avril 2007 et, en avril 2008, de celles d’Alto Dairy Cooperative. Par ailleurs, notre rentabilité 
a augmenté aux États-Unis, au Canada et en Argentine, ce qui nous a permis de renforcer nos activités de base. 
Nous avons également acquis une meilleure compréhension du marché européen par l’entremise de nos activités en 
Allemagne et au Royaume-Uni. De plus, l’industrie laitière a connu de nombreux changements au sein de chacune 

4            

MEssaGE du présidEnt Et chEf dE la dirEction  _  rapport annueL 2008  _  saputo

de nos divisions. Saputo n’a pas reculé devant ce défi et, fidèles à notre tradition, nos employés ont travaillé ensemble 
pour dégager des moyens efficaces d’aborder les difficultés et de les surmonter. 
Bien  que  les  conditions  du  marché  canadien  soient  demeurées  stables  en  terme  général,  certains  changements 
législatifs ont été introduits en ce qui a trait à la composition des fromages et à l’étiquetage des produits. Se préparer pour 
les amendements à la réglementation se révèle un processus continu pour notre Division Produits laitiers (Canada). Par 
conséquent, bien que cela puisse parfois s’avérer un défi, nous serons conformes aux nouvelles exigences canadiennes 
qui prendront effet en décembre 2008, et nous avons l’intention d’atténuer l’incidence potentielle qu’elles pourraient 
avoir sur nos activités tout en déployant des efforts pour contrer l’impact sur nos clients.
Certains marchés, comme celui des États-Unis, sont plus volatils que le marché canadien. En raison de différents 
systèmes de prix, la Division Produits laitiers (USA) continue de composer avec les fluctuations du prix du lactosérum 
et des disparités à l’égard des allocations manufacturières des fabricants même si certains changements positifs ont 
été apportés, par des organismes de contrôle, en lien avec les formules de calcul. Tandis que la majorité des produits 
aux États-Unis affichaient en moyenne des prix relativement élevés, le marché du lactosérum en poudre, qui joue un 
rôle déterminant dans le coût du lait, a atteint des niveaux sans précédent. Combinée à des conditions de marché 
instables, cette situation demeure difficile. Néanmoins, nous continuons d’axer nos efforts sur notre développement 
puisque le marché américain constitue un élément clé de notre stratégie de croissance.
Au  cours  du  dernier  exercice,  le  marché  de  l’Argentine  a  également  connu  certaines  difficultés.  Alors  que  nos 
dépenses en immobilisations sont complétées en Argentine, nos usines n’ont pas encore atteint leur pleine capacité 
en raison des inondations qui ont frappé le pays au début de l’exercice 2008. De plus, afin que le marché intérieur 
puisse avoir accès aux produits laitiers à des prix compétitifs, le gouvernement argentin a imposé un prix plafond 
pour leur exportation. Cette taxe à l’exportation a été récemment ajustée de façon positive et nous avons l’intention 
de poursuivre notre collaboration avec le gouvernement pour répondre à la demande du marché domestique tout 
en maintenant notre présence sur le marché international.
Au cours de l’année, les inondations en Argentine, conjuguées à d’autres facteurs climatiques comme la sécheresse 
en  Australie,  et  la  diminution  du  nombre  de  producteurs  de  lait  et  de  la  production  de  l’Union  européenne  ont 
entraîné la hausse du prix du lait à l’échelle mondiale. Ces conditions ont donné lieu à un déséquilibre mondial au 
sein de l’industrie laitière, ce qui a poussé la demande au-delà de l’offre en plus de mettre de l’avant des marchés 
importateurs émergents tels que la Chine, la Russie et le Moyen-Orient.
Notre  Division  Boulangerie  a  également  connu  des  conditions  de  marché  changeantes  en  lien  avec  des  coûts 
d’emballage et d’ingrédients plus élevés ainsi que l’introduction de marques privées par certains détaillants. La division 
continue de concentrer ses efforts afin d’améliorer ses efficiences opérationnelles, spécifiquement ses recettes et 
ses procédés de production, tout en préservant ses parts de marché.

unE socIété Aux FoRcEs multIPlEs 
Nos réalisations de la dernière décennie représentent un parcours rempli de défis. Essentiellement, ces réalisations 
reflètent nos qualités de Société et d’équipe. Depuis notre création, les employés de Saputo ont été de véritables 
leaders de l’industrie laitière, s’adaptant aux diverses circonstances qui sont survenues. Par conséquent, nous sommes 
devenus très polyvalents, ce qui témoigne de notre capacité à réagir de façon positive aux obstacles. Cette flexibilité, 
conjuguée à la volonté de notre équipe d’apprendre et de tirer avantage des occasions, nous permet d’évoluer avec 
l’industrie. Cependant, au cours de notre croissance, l’objectif de la Société est demeuré inchangé. Nous comptons 
offrir des produits de grande qualité à nos consommateurs et à nos clients, qui reflètent depuis toujours et continueront 
de refléter le dévouement de nos employés.
Pour l’année à venir, nous continuerons de solidifier nos assises, ce qui devrait nous permettre d’élargir nos activités. 
Nous nous efforcerons de trouver des moyens d’accroître notre efficience au sein de nos différents secteurs d’activité, en 
analysant sans cesse nos pratiques et en cernant des occasions d’amélioration dans toutes les sphères de la Société.
Notre faible niveau d’endettement et notre solide structure nous encouragent à poursuivre notre croissance au moyen 
d’acquisitions. Puisque notre industrie se consolide, notre objectif consiste à trouver des actifs qui cadreront avec les 
activités de Saputo. Essentiellement, grâce à notre clientèle internationale et à la hausse de la demande mondiale, la 
planète entière est devenue notre marché. Nous étudierons les occasions qui s’arrimeront à la structure et à la culture de 
Saputo, et continuerons de trouver des projets qui pourront ajouter de la valeur pour nos principaux intervenants.
Unis pour aller plus loin représente tout ce que Saputo a toujours défendu. En tant qu’équipe, nous continuons 
d’exercer nos activités avec sérieux tout en gardant le cap sur notre vision de croissance. Notre passion nous a 
menés jusqu’ici et elle continue de nous motiver à trouver des moyens d’améliorer et de développer notre entreprise 
à l’échelle mondiale. La réalisation de nos plans et la concrétisation de nos objectifs ne sont possibles que grâce à 
l’engagement soutenu de nos employés. Nous travaillerons ensemble pour atteindre les objectifs qui nous guideront 
avec succès vers le futur.

lIno A. sAPuto, JR.
Président et chef de la direction

saputo _  rapport annueL 2008_  MEssaGE du présidEnt Et chEf dE la dirEction                   

5

       
Revue de l’exploitation

liette lessard, clémence vachon et gisèle Bisson,  
fabrication, Ste-Marie, Division Boulangerie

2

SecteurS

5

DiviSionS

notre organiSation

ProDuitS LaitierS

ProDuitS D’ÉPicerie

sEctEuR  PRoduIts
lAItIERs cAnAdA,
EuRoPE  Et ARgEntInE

sEctEuR
PRoduIts lAItIERs
usA

sEctEuR
PRoduIts
d’éPIcERIE

dIvIsIon
PRoduIts lAItIERs
(cAnAdA)

dIvIsIon  
PRoduIts lAItIERs  
(EuRoPE)

dIvIsIon  
PRoduIts lAItIERs
(ARgEntInE)

dIvIsIon  
PRoduIts lAItIERs
(usA)

dIvIsIon  
BoulAngERIE

RéAlIsER  
nos  
objectifs  
collEctIvEmEnt

nomBRe d’usines paR secteuR

nomBRe d’employés

Revenus (%) paR secteuR

Secteur Produits 
laitiers CEA
28

Secteurs Produits 
laitiers USA
17

Secteur Produits 
d’épicerie
2

Secteur Produits 
laitiers CEA
5 425

Secteur Produits 
laitiers USA
2 742

Secteur Produits 
d’épicerie
1 012

Secteur Produits 
laitiers CEA
59

Secteur Produits 
laitiers USA
38

Secteur Produits 
d’épicerie
3

6            

rEvuE dE l’Exploitation  _  rapport annueL 2008  _  saputo

Revue de l’exploitation (suite)

lindsay macPherson, karen tang et Jane neville,  
assurance qualité, Burnaby, Division Produits laitiers (Canada)

michelle sicotte, vérification interne et  
louise st-Jean, fiscalité, Siège social

unIs PouR AllER Plus loIn…
Ensemble, au fil des ans, nous avons aspiré à faire croître Saputo en explorant de nouvelles perspectives, tout en 
restant fidèles à notre philosophie. Nous devons notre progrès au dévouement continu de nos 9 200 employés qui, 
répartis dans 5 pays, s’unissent chaque jour pour aller plus loin. Ils fabriquent, mettent en marché et distribuent 
une vaste gamme de produits de la plus grande qualité, notamment du fromage, du lait, du yogourt, des ingrédients 
laitiers et des petits gâteaux.

nous maintenons notre engagement visant à offrir des produits de la meilleure  
qualité qui soit et à poursuivre notre croissance à l’échelle mondiale.

Saputo, qui comprend 2 secteurs et 5 divisions, est présente dans 3 segments du marché alimentaire : le détail, la 
restauration et l’industriel. Au cours de l’exercice 2008, nous avons transformé plus de 5 milliards de litres de lait et 
produit environ 500 millions de kilogrammes de fromage et, en raison de la récente acquisition des activités d’Alto 
Dairy Cooperative (acquisition d’Alto), l’entreprise devrait transformer annuellement environ 5,7 milliards de litres de 
lait et produire environ 600 millions de kilogrammes de fromage. Nous sommes le 15e plus important transformateur 
laitier au monde, le plus important au Canada, le troisième en importance en Argentine, parmi les trois plus grands 
producteurs de fromage aux États-Unis et le plus grand manufacturier de petits gâteaux au Canada.

Nous maintenons notre engagement visant à offrir des produits de la meilleure qualité qui soit et à poursuivre notre 
croissance à l’échelle mondiale. Alimentés par l’innovation de produits et les acquisitions, nous nous engageons 
à répondre aux besoins de nos clients, tout en analysant continuellement nos opérations afin de demeurer un 
fabricant efficace et à faibles coûts.

Des consommateurs et des clients dans plus de 40 pays apprécient nos produits distribués sous nos marques 
réputées telles que saputo, alexis de portneuf, armstrong, Baxter, Dairyland, Danscorella, De Lucia, Dragone, DuVillage 
1860, Frigo, Kingsey, La paulina, nutrilait, ricrem, stella, treasure Cave, Hop&Go!, rondeau et Vachon.

Saputo inc. est une société ouverte dont les actions sont inscrites à la Bourse de Toronto sous le symbole SAP.

saputo _  rapport annueL 2008  _  rEvuE dE l’Exploitation                   

7

       
Secteur pRoduits laitieRs canada, euRope et aRgentine

martin Brazeau, opérations d’usine, Brampton, Antonino Iacono, administration, St-Léonard  
et debbie carson, ressources humaines, St-John, Division Produits laitiers (Canada)

REvEnus (%)
PAR sEgmEnt dE mARché
division Produits laitiers
(canada)

DÉtaiL 

reStauration

63%

31%

inDuStrieL

6%

dIvIsIon PRoduIts lAItIERs (cAnAdA)
À titre de plus important transformateur laitier au pays, notre Division Produits laitiers (Canada) produit 32 % de 
tout le fromage naturel et transforme 22 % de tout le lait nature.

Au cours de l’exercice 2008, nous avons poursuivi la consolidation de nos principales activités liées à la transformation 
du fromage (coupage, râpage, emballage), comme nous l’avions annoncé au dernier exercice. Ce programme des 
dépenses en immobilisations prendra fin au cours de l’exercice 2009. Ce plan de consolidation a entraîné la fermeture 
de notre usine de coupage à Boucherville, Québec, en juin 2007. D’autres dépenses en immobilisations ont été 
réalisées en matière d’exploitation. Par exemple, nous avons augmenté notre niveau de production de yogourt, 
mesure qui se révèle déjà bénéfique.

En  outre,  nous  avons  poursuivi  l’intégration  et  la  rationalisation  de  notre  logistique  dans  le  but  de  réduire  nos 
dépenses opérationnelles et de continuer à atténuer l’impact des coûts de l’essence et de l’énergie en 

consolidant des routes de transport. 

Notre excellent rendement provient d’une analyse constante de nos activités et de l’initiative de 

divers projets ou programmes conçus pour améliorer nos efficiences opérationnelles.

Bien que nous exercions nos activités au sein d’une industrie où la consommation individuelle 
du  fromage  est  relativement  stable,  mise  à  part  la  catégorie  des  fromages  de  spécialité 
qui connaît une solide croissance, nous augmentons nos volumes de ventes et nos parts 
de marché dans plusieurs catégories de produits. Notre marque armstrong de même que 
notre marque de fromages de spécialité et de chèvre alexis de portneuf continuent de jouir 
d’une  croissance  soutenue,  tandis  que  notre  marque  saputo  de  fromages  de  spécialité 
méditerranéenne demeure le premier choix1 des consommateurs canadiens.

En fait, notre gamme de fromages Feta saputo est la favorite des consommateurs canadiens2. 
De plus, puisque l’innovation est à la source de nos marques de fromage, nous avons lancé de 
nouveaux produits, y compris des fromages cheddars aromatisés tel que notre cheddar peppadew. 
Nous avons également élargi notre gamme de fromages de spécialité en proposant un nouveau Doré-
mi rehaussé d’épices orientales, et Le Cœur du nectar, un fromage à base de lait de vache et de chèvre 
nappé d’une garniture aux fruits, qui a récemment été reconnu meilleur nouveau dessert laitier dans le cadre des 
2008 Dairy Innovation awards.

Plusieurs autres fromages ont reçu de prestigieux prix dans le cadre de divers concours nationaux et internationaux. 
Encore cette année, notre Bleubry alexis de portneuf a été élu Grand Champion à la royal agriculture Winter Fair et au 
British empire Cheese show, organisé par la Central ontario Cheesemaker association. Dans le cadre de ces concours, 
nos fromages ont remporté dix prix.

8            

1 Source : AC Nielsen, Brand Overview Report, TL Italian Excl Mozzarella, 52 semaines terminées le 12 avril 2008.
2 Source : AC Nielsen, Total Feta Brand Review, 52 semaines terminées le 15 mars 2008.

rEvuE dE l’Exploitation  _  rapport annueL 2008  _  saputo

Secteur pRoduits laitieRs canada, euR ope et aRgentine  (suite)

Fareed kheyo et daniel Bäuerle,  
fabrication, Heiden, Division Produits laitiers (Europe)

Au  Canada,  on  observe  une  augmentation  de  la  consommation  de  produits 
laitiers comportant des avantages nutritionnels accrus. Nous avons ainsi lancé 
un certain nombre de produits laitiers à valeur ajoutée afin de tirer profit de 
cette tendance. Par exemple, nous avons introduit les yogourts nature’s 
treat, faits d’ingrédients naturels, et alive qui renferment un niveau élevé 
d’antioxydants. Pour ce qui est de la gamme de lait nature de première 
qualité Dairyland plus, nous avons élargi notre offre de produits sans 
lactose et avons lancé un lait probiotique. 

Notre  gamme  de  lait  aromatisé  Milk 2 Go/Lait’s  Go  a  connu  une 
croissance importante et demeure la marque numéro1 un au Canada 
dans  la  catégorie  des  boissons  en  portion  individuelle  dans  des 
bouteilles  en  plastique.  En  avril  2007,  nous  avons  d’ailleurs  bonifié 
la gamme Milk 2 Go/Lait’s Go en lançant une nouvelle saveur, orange 
obsession, que nos clients ont très bien accueillie. En octobre 2007, nous 
avons lancé Creama, une nouvelle gamme de crèmes aromatisées et natures 

emballées dans des bouteilles en plastique de 400 ml. 

En janvier 2008, Saputo est devenue le fournisseur officiel de produits laitiers 
emballés des Jeux olympiques et paralympiques d’hiver de 2010 à Vancouver, et 
le partenaire des équipes olympiques canadiennes de Pékin 2008, Vancouver 2010 et 
Londres 2012. Par conséquent, nous fournirons des produits comme du fromage, du yogourt et du 
lait aux athlètes des Jeux sous nos marques saputo, armstrong et Dairyland. De plus, nous lancerons diverses 
initiatives qui nous permettront de souligner notre partenariat avec les Jeux d’hiver 2010 et de renforcer la 
promotion de l’activité physique et du sport qui représentent un pas vers une société meilleure.

notre excellent rendement provient d’une analyse constante de nos activités 
et de l’initiative de divers projets ou programmes conçus pour améliorer  
nos efficiences opérationnelles.

dIvIsIon PRoduIts lAItIERs (EuRoPE)
Notre Division Produits laitiers (Europe) est composée de nos opérations en Allemagne et au Royaume-Uni.  
Nous transformons plus de 370 000 litres de lait chaque jour et desservons des clients principalement des 
segments du détail et de la restauration.

Cette division a accueilli deux employés provenant de nos installations canadiennes qui y 
travailleront pendant deux ans afin de faciliter la transmission des valeurs de la Société 
et de mettre en place des méthodes de travail et des processus propres à Saputo.

Au cours de l’exercice 2008, nous avons mis l’accent, en Allemagne, sur les 
procédures, les processus de fabrication et la qualité de certains systèmes 
et produits, et nous prévoyons compléter cette intégration au cours du 
prochain  exercice.  Nous  avons  axé  nos  efforts  sur  nos  gammes  de 
produits existantes et sur la façon de trouver un meilleur équilibre des 
ventes entre tous les segments.

Au  Royaume-Uni,  tout  au  long  de  l’exercice,  nous  avons  axé  nos 
efforts sur le perfectionnement de notre efficience opérationnelle. 
À  la  suite  des  investissements  en  capital  effectués  au  cours  du 
présent exercice, notre usine satisfait maintenant aux normes de 
qualité de l’organisation. Nous avons entamé d’autres programmes 
d’investissement  dans  le  but  d’améliorer  nos  efficiences 
opérationnelles au Royaume-Uni, en plus de compléter avec succès 
l’intégration des systèmes d’information. Ces améliorations devraient 
dégager des résultats positifs au cours du prochain exercice. Comme 
sa base de produits ressemble à celle des segments de la restauration 
du Canada et des États-Unis, nous comptons y appliquer les mêmes 
stratégies et approches de mise en marché. 

Nos activités en Europe ont également connu certaines difficultés en raison 
de la hausse du prix du lait en tant que matière première. À la suite de cette 
hausse et des défis qui y sont associés au sein des différents marchés, nous 
avons évalué la rentabilité de chaque client pour assurer son potentiel à long terme, 
en mettant l’accent sur la réduction des coûts opérationnels pour contrer l’incidence 
négative de ces conditions difficiles. Nous continuons de réviser nos structures, de même 
que nos processus et procédures afin d’optimiser nos activités.

1 Source : AC Nielsen, Single-Serve Plastic Dairy Beverages, All Channels, récentes 52 semaines terminées le 1er septembre 2007.

matthew Williams et  
david davies, fabrication,  
Newcastle Emlyn, Division 

Produits laitiers (Europe)

saputo _  rapport annueL 2008  _  rEvuE dE l’Exploitation                   

9

       
Secteur pRoduits laitieRs canada, euR ope et aRgentine  (suite)

Raül hang, luis schumacher et Fabián mottura,  
fabrication, Rafaela, Division Produits laitiers (Argentine)

dIvIsIon PRoduIts lAItIERs (ARgEntInE)
Notre Division Produits laitiers (Argentine) continue de croître et demeure le troisième transformateur laitier 
de ce pays. Chaque jour, nous y transformons environ 1,9 million de litres de lait, ce qui représente 7 % de la 
transformation laitière en Argentine.

Au cours des dernières années, diverses améliorations ont été apportées à nos usines. Par conséquent, nous 
avons dégagé de meilleures efficiences opérationnelles, en partie grâce à de petites initiatives qui, ensemble, 
ont permis la diminution des coûts et un niveau de production accru, le tout ayant contribué au bon rendement 
de la division au cours de l’exercice.

Néanmoins, à la suite des importantes inondations survenues au cours du premier trimestre de l’exercice 2007, 
nous avons rencontré des obstacles, lesquels ont nui à toute l’industrie. Bien que les niveaux de production 
soient actuellement en hausse, le taux réel de production pour l’exercice 2008 était inférieur à celui de l’exercice 
précédent en raison des retombées des inondations. Nous avons également connu une hausse du prix du lait 
en tant que matière première, considérant le prix élevé du lait sur le marché mondial, augmentant du même 
coup le prix de détail du fromage. Malgré tout, nous avons pu bénéficier d’une consommation domestique de 
fromage en pleine croissance.

Au même moment, alors que le gouvernement argentin adopte des politiques visant à assurer au marché 
domestique un plein approvisionnement, nous devons continuer d’ajuster notre plan d’action afin de maintenir 
un équilibre habile entre la quantité de produits laitiers destinés à la consommation domestique et celle des 
produits offerts à nos clients étrangers. La flexibilité de nos usines en Argentine nous a permis d’équilibrer 
ces deux marchés et de dégager un meilleur rendement, sans perdre de terrain sur aucun des marchés. Nous 
avons augmenté notre présence internationale en pénétrant de nouveaux marchés.

Au cours de l’exercice, nous avons mis l’accent sur la mise en marché et la promotion de fromages à tartiner 
fondus. De plus, nous avons lancé des fromages légers afin de répondre à la demande grandissante de nos 
clients en matière de choix plus sains. Nous avons également réaffirmé la position de notre marque La paulina 
au sein de nos clients du segment du détail.

10           

rEvuE dE l’Exploitation  _  rapport annueL 2008  _  saputo

Secteur pRoduits laitieRs usa

leo Pescua, distribution, Ignacio Rojas, fabrication et  
thao ngo, assurance qualité, Tulare, Division Produits laitiers (USA)

volumE (%)
PAR sEgmEnt dE mARché
division Produits laitiers (usA)

reStauration

DÉtaiL 

46%

29%

inDuStrieL

25%

dIvIsIon PRoduIts lAItIERs (usA)
Saputo est le troisième producteur de fromage en importance aux États-Unis et produit environ 7 % de l’ensemble 
du fromage naturel de ce pays.

La récente acquisition d’Alto, une entreprise qui comprend deux usines situées au Wisconsin et emploie quelque  
470  personnes,  renforce  notre  présence  aux  États-Unis,  en  plus  d’augmenter  notre  flexibilité  étant  donné 
l’emplacement et la capacité de séchage du lactosérum.

comme toujours, nous attribuons notre progrès aux personnes talentueuses  
et dévouées qui travaillent dans nos installations.

L’intégration des activités fromagères industrielles de Land O’Lakes sur la côte ouest 
américaine  continue  de  progresser.  Durant  l’exercice  2009,  nous  compléterons 
les projets d’investissement entrepris au cours du présent exercice, ce qui nous 
permettra d’optimiser notre efficience opérationnelle. Comme toujours, nous 
attribuons ce progrès aux personnes talentueuses et dévouées qui travaillent 
dans nos installations.

Tout au long de l’exercice 2008, notre engagement à améliorer nos efficiences 
opérationnelles de même que nos efforts visant à renouer avec nos niveaux 
de rentabilité historiques se sont traduits par de nombreuses initiatives. Nous 
avons  complété  les  mesures  de  rationalisation  relativement  à  nos  activités 
de  râpage  et  de  fromage  à  effilocher.  Ces  projets  ont  entraîné  la  cessation 
des activités de fromage à effilocher dans notre usine de Lena, Wisconsin, et 
le transfert des activités de fabrication et d’emballage des fromages à effilocher 
de Waldo, Wisconsin, vers d’autres usines au sein de la division. Ces projets nous 
ont permis de réduire les frais et de rationaliser nos activités, améliorant ainsi notre 
rentabilité dans une industrie laitière américaine concurrentielle et volatile.

Bryan silva et manuel vieira,  
fabrication, Tulare,  

Division Produits laitiers (USA)

saputo _  rapport annueL 2008  _  rEvuE dE l’Exploitation                  

11

       
Secteur pRoduits laitieRs  usa  (suite)

lucinda caetana, assurance qualité, Byron taylor, fabrication et  
ted schildknecht, entretien, Tulare, Division Produits laitiers (USA)

Nous avons également augmenté nos prix au sein de tous nos réseaux de vente afin d’atténuer les répercussions 
de la hausse des coûts des produits de base.

les projets pour améliorer nos efficiences nous ont permis de réduire les frais  
et de rationaliser nos activités, améliorant ainsi notre rentabilité dans une  
industrie laitière américaine concurrentielle et volatile.

Il importe que la division demeure combative dans le segment du détail compte tenu du nombre accru 
de produits de marque et de marques privées dans les catégories des collations de fromage naturel 
et des fromages de spécialité. Nous pourrons ensuite profiter de la popularité grandissante 
de ces catégories de produits. À cet égard, nous avons remanié notre marque de fromage 
à effilocher Frigo Cheese Heads, amélioré la qualité du produit et introduit de nouvelles 
saveurs. En ce qui concerne nos fromages de spécialité, nous avons modifié l’emballage 
de notre fromage bleu treasure Cave afin de rehausser sa réputation et de rendre son 
image plus distincte. Plusieurs activités promotionnelles ont soutenu ces initiatives 
qui se sont déjà révélées fructueuses. Nous avons amélioré notre position de chef de 
file de nos marques numéro un1 et avons accru notre volume de ventes, surpassant la 
croissance dans cette catégorie.

Nos  fromages  figurent  toujours  parmi  les  préférés  des  consommateurs  américains.  
En outre, plusieurs de nos fromages ont reçu des prix dans le cadre de concours de 
produits fromagers tenus durant le dernier exercice. Nos fromages mozzarella partiellement 
écrémés, à effilocher, bleus et gorgonzola ont été reconnus pour leur excellence dans le 

cadre du 2007 us Championship Cheese Contest. 

1  Source : IRI Info Scan/Wal-Mart Panel Data (FDMW), dernière période de 24 semaines terminées le 27 janvier 2008 et IRI Info Scan/Food, Drug Mass  
Wal-Mart, 52 semaines courantes terminées le 20 avril 2008.

12           

rEvuE dE l’Exploitation  _  rapport annueL 2008  _  saputo

Secteur pRoduits d’épiceRie

Jacques Paquette, ventes, dany lamontagne distribution et 
daniel cadorette, ventes, Ste-Foy, Division Boulangerie

REvEnus
PAR sEgmEnt dE mARché
division Boulangerie

PRIncIPAlEmEnt 
détail

dIvIsIon BoulAngERIE
À titre de plus important fabricant de petits gâteaux au Canada, notre Division Boulangerie approvisionne 
principalement des clients du segment du détail.

Durant l’exercice, nous avons poursuivi l’intégration des activités de Biscuits Rondeau inc. et de Boulangerie 
Rondeau inc. (Rondeau) au sein de la division. Également, nous avons complété la fermeture de notre usine de 
Laval et en avons transféré la production à l’usine de Ste-Marie. De plus, nous avons procédé à l’intégration des 
produits de Rondeau dans notre réseau de distribution et avons fermé notre centre de distribution de Laval. Notre 
performance de fabrication a subi l’incidence de ce processus d’intégration et de certains projets de dépenses 
en immobilisations qui, dans l’ensemble, n’ont pas donné le rendement et les résultats prévus. Suivant certains 
changements apportés à la fin de l’exercice 2008, ces initiatives, de même que d’autres projets de dépenses 
en immobilisations, devraient nous aider à accroître le volume de production de nos principales marques, à 
réduire certains coûts et à mettre l’accent sur nos efforts de vente pour améliorer notre rentabilité.

Par exemple, notre équipe d’optimisation continue de réviser les recettes dans le but de réduire l’impact des 
coûts des ingrédients, tout en préservant la qualité de nos produits.

La division a également connu la pratique de stratégies de prix plus féroces de la part de ses concurrents et l’arrivée 

à titre de plus important fabricant de petits gâteaux au canada, notre division  
Boulangerie approvisionne principalement des clients du segment du détail.

de marques privées. Par conséquent, nous nous efforçons de redoubler nos efforts de vente.

Ainsi, nous avons lancé de nouvelles barres Hop&Go! au cours du dernier exercice, notamment les barres 
galettes raisins-amandes et les minis à la mélasse et brownies. Par ailleurs, nous avons également renouvelé 
l’emballage et la signature de la marque.

De plus, la marque de petits gâteaux Jos Louis a retenu l’attention dans le cadre d’une campagne de publicité 
novatrice qui, d’une part, s’inspirait de la popularité des sites d’échange de vidéos et, d’autre part, encourageait 
les consommateurs à soumettre des vidéos mettant la marque Jos Louis en vedette. Cette campagne a obtenu 
beaucoup de succès auprès de notre clientèle.

saputo _  rapport annueL 2008  _  rEvuE dE l’Exploitation                  

13

       
Bilan social

tRAvAIllER 
EnsEmBlE PouR  
FAIRE unE
différence

irilla facin

Jorge l. cordts, technologie de l’information, siège social, croit  
aux engagements de la société tels que son partenariat avec  
la Fondation de l’athlète d’excellence du Québec, dont chloé  
dufour-lapointe, une skieuse acrobatique et espoir olympique pour 
les Jeux de vancouver en 2010, est la récipiendaire d’une bourse. 

chez  saputo,  nous  contribuons  à  bâtir  une  société  meilleure,  et  ce,  sur  les  plans 
économique,  environnemental  et  social.  saputo  accorde  une  grande  importance  au 
mieux-être  des  communautés  dans  chacun  des  pays  où  elle  exerce  ses  activités,  en 
mettant l’accent sur les générations de demain.

InvEstIR dAns nos EmPloyés
Saputo estime que ses employés constituent sa valeur la plus précieuse. Notre équipe de 9 200 hommes et femmes 
collabore jour après jour dans le but d’atteindre ses objectifs communs. Seul le travail d’équipe, un élément clé de 
notre philosophie, permet de concrétiser une telle approche. Cela dit, il nous incombe d’offrir à nos employés des 
conditions de travail favorables, lesquelles leur permettent d’exceller. 
Nos employés évoluent au sein d’un environnement à l’esprit d’entreprise qui encourage l’initiative et le leadership, valorise 
l’engagement et la responsabilité et croit à l’intégrité et au professionnalisme, de même qu’au respect des autres.
Notre code d’éthique, qui constitue le reflet de notre culture d’entreprise, englobe de nombreuses valeurs fondamentales. 
Nous veillons à ce que notre culture continue d’offrir un milieu de travail qui inspire l’innovation, récompense la 
réussite et favorise la productivité. Puisque nous croyons aux promotions à l’interne, nous encourageons tous les 
employés à exploiter leur plein potentiel en perfectionnant leurs forces. Nombre de nos employés ont en effet connu 
de belles progressions au sein de leur division alors que d’autres ont eu l’occasion d’être affectés à l’étranger, où 
leur expertise était requise. Nous croyons qu’il est important de tirer profit de l’expérience de nos employés afin 
d’améliorer nos activités et de permettre à notre Société de croître, mais également aux individus de s’épanouir.
En tant qu’organisation, nous préparons les membres de notre équipe à relever les défis qui peuvent se présenter. 
Nous encourageons la formation en milieu de travail et offrons également des occasions de perfectionnement 
professionnel  afin  de  répondre  aux  besoins  des  diverses  unités  comme  des  formations  en  vente,  du  coaching 
professionnel et des formations techniques spécialisées et en leadership. En outre, nous soutenons nos employés 
qui choisissent de poursuivre des études au moyen d’une aide financière.

14           

bilan social  _  rapport annueL 2008  _  saputo

tous les jours, les employés de saputo s’efforcent  
de fabriquer des produits de qualité supérieure  
pour des consommateurs du monde entier. nous 
retrouvons ici miguel lobo et Angel Jacki, fabrication,  
Rafaela, division Produits laitiers (Argentine).

le club des petits déjeuners du Québec 
a servi plus de deux millions de petits 
déjeuners lors de la dernière année scolaire 
dans plus de deux cents écoles primaires et 
secondaires du Québec. 

la Fédération de soccer du Québec  
encourage plus de 200 000 jeunes de  
5 à 18 ans à participer à des clubs de soccer 
organisés à l’échelle de la province.

Il s’avère également important pour nous de fournir à nos employés un environnement de travail qui soit à la fois 
sain et sécuritaire. Bien que notre Programme de santé et sécurité soit appliqué dans nos usines, des inspecteurs 
internes en effectuent la vérification sur une base périodique et relèvent les points forts et les points faibles des 
installations. Des suggestions sont formulées par la suite pour nous permettre d’améliorer notre rendement futur 
et les directeurs d’usines sont encouragés à montrer l’exemple et à rappeler l’importance du respect des lignes 
directrices. Les employés assistent régulièrement à des séances d’information portant sur la santé et la sécurité. 
En tant qu’employeur, nous nous efforçons aussi de contribuer au mieux-être personnel de nos employés au moyen 
de programmes d’avantages sociaux comprenant des régimes d’assurance collective et des régimes de retraite. 
De plus, nous tentons d’appuyer les familles des employés par l’entremise de diverses actions. Ces nombreuses 
initiatives, conjuguées à l’esprit d’équipe qui anime l’ensemble de nos localisations, contribuent à fidéliser notre 
main-d’œuvre, dont la moyenne d’années de service s’élève à un peu plus de dix ans. 

oFFRIR lA QuAlIté
Le respect, l’engagement et la responsabilisation constituent les valeurs qui sont au cœur de notre culture d’entreprise 
et elles sont transmises à nos consommateurs par l’entremise de produits de qualité.
Saputo a établi des normes afin que tous nos produits soient de grande qualité. Ces normes rigoureuses, soutenues 
par nos équipes de contrôle de la qualité, sont exposées à nos employés et présentes dans nos usines et dans le 
cadre de nos activités. Nous avons également adopté des pratiques d’hygiène et avons instauré des procédures 
qui préviennent les problèmes relatifs à la qualité ou les dangers microbiologiques.
En outre, nos usines sont soumises à de rigoureuses mesures de contrôle et opèrent sous les certifications de 
l’industrie. De plus, la majorité de nos usines possèdent des certifications HACCP (Analyse des risques et maîtrise 
des points critiques), ISO (Organisation internationale de normalisation) ou d’autres certifications reconnues. Nos 
usines laitières sont dotées de systèmes de vérification qui assurent la qualité de la matière première, le lait. Si, en 
dépit des nombreuses mesures de contrôle, un problème devait survenir, nous avons établi des procédures et des 
plans d’intervention pour rectifier la situation rapidement.
Nos consommateurs et clients bénéficient également de services par l’entremise de nos sites web et de nos lignes 
téléphoniques sans frais, qui leur permettent de communiquer avec nous pour obtenir toute information. De plus, 
nos équipes du service des ventes et du service à la clientèle travaillent dans le respect de notre culture d’entreprise 
tout en considérant la satisfaction de la clientèle. 

REdonnER à notRE communAuté
Dans le cadre de notre engagement envers la communauté, nous nous impliquons auprès de nombreux organismes 
en axant nos ressources sur le développement de la jeunesse, particulièrement en ce qui a trait à la nutrition, l’activité 
physique et l’entrepreneurship.
À titre de chef de file dans l’industrie alimentaire, nous croyons qu’il est important d’offrir des produits plus sains et 
accessibles, et de faire la promotion de saines habitudes alimentaires auprès des enfants. Cet objectif se concrétise 
principalement  par  l’entremise  de  notre  partenariat  avec  le  Club  des  petits  déjeuners  du  Canada.  L’organisme 
permet à 220 000 enfants de prendre part à un programme d’alimentation en milieu scolaire à l’échelle du pays qui 
leur procure les aliments dont ils ont besoin pour entamer leur journée en classe. Grâce entre autres à notre appui, 
plusieurs écoles offrent aux élèves des barres Hop&Go!, du fromage en tranche et des bâtonnets de fromage. De 
plus, notre aide financière contribue à la mise sur pied de nouveaux programmes à l’échelle du pays, augmentant 
ainsi le nombre d’enfants qui bénéficient d’un petit déjeuner complet.

saputo _  rapport annueL 2008  _  bilan social                  

15

       
Bilan social

Antonio Ribeiro et Patrick leduc, joueurs de 
soccer de l’Impact de montréal, s’entraînent 
au tout nouveau stade saputo. 

Nous  soutenons  également  les  banques  alimentaires  dans  les  régions  où  nous 
sommes présents au moyen de dons de produits et en argent, et nous aidons les 
familles et les personnes dans le besoin en leur offrant de la nourriture. 
Afin d’atteindre nos objectifs, notre engagement englobe aussi la promotion de 
l’activité physique, puisque nous avons la conviction que de saines habitudes 
alimentaires, conjuguées à l’activité physique, contribuent au développement 
équilibré des individus. En fait, nous avons annoncé au cours de l’exercice un 
partenariat avec les Jeux olympiques et paralympiques d’hiver de Vancouver 
en 2010, de même qu’avec l’équipe olympique canadienne pour Pékin 2008, 
Vancouver 2010 et Londres 2012. Ce partenariat englobe le soutien que nous 
offrons aux athlètes de tous les niveaux depuis des années et illustre l’importance 
que nous accordons à l’activité physique. Cet appui contribue au développement du 
sport partout au Canada, de même qu’au succès d’un événement important pour les 
athlètes canadiens et de partout dans le monde. Grâce à ce partenariat, Saputo devient 
le fournisseur officiel de produits laitiers emballés et offrira ses produits de qualité aux 
athlètes, bénévoles et participants des Jeux.
Parmi ses partenariats liés au sport, Saputo encourage également la Fondation de l’athlète d’excellence 
du Québec. Elle décerne chaque année des bourses, dont 14 athlètes ont été récipiendaires à l’automne dernier. Ce 
groupe comprend des athlètes de haut niveau dont Dasha Gaïazova, membre de l’équipe nationale de ski de fond 
et espoir olympique pour Vancouver 2010, la lutteuse Martine Dugrenier, médaillée d’argent aux Championnats du 
monde, le cycliste Martin Gilbert, membre de l’équipe nationale, la plongeuse Meaghan Benfeito et les skieuses 

acrobatiques Chloé et Maxime Dufour-Lapointe. 

toutes les 40 minutes,  
la Make-a-Wish foundation of america,  
grâce au soutien de ses partenaires, 
exauce le souhait d’un enfant atteint  
d’une maladie potentiellement mortelle.

L’activité physique et le sport en général revêtent une grande importance pour nous, et le soccer 
occupe une place de choix dans nos engagements. Nous croyons que ce sport, accessible à 
tous,  encourage  non  seulement  l’activité  physique,  mais  favorise  aussi  l’esprit  d’équipe, 
le respect des autres, le leadership et la détermination. En fait, nous sommes l’un des 
trois partenaires fondateurs de l’équipe professionnelle l’Impact de Montréal, membre 
des  united  soccer  Leagues.  La  promotion  du  soccer  est  également  réalisée  par  la 
Fédération de soccer du Québec qui encourage de nombreuses associations de la 
province. Saputo contribue financièrement au rayonnement de cet organisme et 
plus de 200 000 jeunes joueurs bénéficient de cette contribution à la gestion des 
associations et l’organisation des clubs et des événements. D’autres organismes 
sportifs profitent de cette contribution comme le Club 9 de Julio et la escuela de 
Fútbol en Argentine. 
Notre engagement en matière de développement de la jeunesse s’effectue 
par l’entremise de notre association à divers organismes qui se consacrent 
à  des  causes  liées  aux  jeunes.  Plus  particulièrement,  nous  soutenons  la 
Make-a-Wish Foundation of america aux États-Unis, qui permet aux enfants 
atteints de maladies pouvant porter atteinte à leur vie de réaliser leur rêve 
le plus cher. En Argentine, nous appuyons La Huella, un organisme qui offre 
des ateliers aux enfants souffrant de maladie mentale et à la Granja el Ceibo 
qui aide les enfants handicapés.
Enfin, aider les jeunes entrepreneurs à démarrer leur entreprise et à ajouter de la 
valeur à leur communauté s’avère très important pour les fondateurs de la Société. 
Nous soutenons Jeunes Entreprises du Canada et de l’Argentine, un organisme qui 
enseigne aux élèves de cinquième année primaire jusqu’à la cinquième secondaire 
des notions d’affaires et les aide à développer leurs compétences en leadership et 
en entrepreneurship. De plus, nous sommes partenaires de la Fondation du maire 
de Montréal pour la Jeunesse qui offre des bourses, du soutien technique et un 
programme de tutorat pour les jeunes entrepreneurs. 

martine dugrenier, lutteuse, est  
une récipiendaire de la Bourse saputo  
de la Fondation de l’athlète  
d’excellence du Québec et se classe  
au deuxième rang mondial.

Nous contribuons également à l’éducation des futures générations de travailleurs 
et de gestionnaires par l’entremise de divers programmes de bourse et en soutenant 

les établissements d’enseignement.

Nous encourageons nos propres employés à s’investir dans leur communauté, par exemple 
en faisant du bénévolat. Parfois, nous sommes en mesure de reconnaître leur initiative et de 

soutenir leur contribution financière au moyen de notre programme de dons jumelés. 

16           

bilan social  _  rapport annueL 2008  _  saputo

Bilan social

martin scuccimarri, affaires environnementales et sylvia mereb, 
assurance qualité, St-Léonard, Division Produits laitiers (Canada)

unE éQuIPE
soucieuse
dE l’AvEnIR

kenny Wong est le récipiendaire du prix  
du défi entreprise 2008 de Jeunes entreprises 
du canada, présenté par Bill Bailey, ventes, 
Burnaby, division Produits laitiers (canada).

maría salomé lomdjian et Franco Romanini, récipiendaires 
de la Bourse saputo de la Fondation du maire de montréal 
pour la Jeunesse, sont les propriétaires de caipirisima,  
un café brésilien et un service de traiteur. 

contRIBuER à notRE EnvIRonnEmEnt
Chez Saputo, nous reconnaissons que l’environnement peut être touché par nos activités. Bien que la Société 
s’efforce d’innover et de croître, nous ne perdons pas de vue l’importance de la conservation et de la protection 
de l’environnement.
En plus des initiatives établies par notre équipe des affaires environnementales, telles que les évaluations périodiques, 
nous avons réalisé certains projets au cours de l’exercice visant à protéger notre environnement basés sur notre 
politique environnementale.
Au Canada, de nouveaux équipements nous ont permis de réduire le gaspillage de plastique découlant des processus 
d’emballage de nos produits. Nous avons également optimisé certains emballages en maintenant nos normes de 
qualité pour protéger nos produits et leur poids, tout en réduisant la quantité de plastique utilisée. 
En ce qui a trait au transport, nous nous efforçons de maximiser l’utilisation de nos routes de distribution, ce qui 
réduit les effets de nos activités sur l’environnement et la consommation d’essence. 
Dans nos usines, l’entretien de notre équipement est effectué régulièrement afin de réparer ou de remplacer nos 
appareils moins efficaces ou périmés par des équipements à la fine pointe de la technologie qui dégageront un 
rendement plus élevé et par conséquent, consommeront moins d’énergie. En outre, nous avons réussi à diminuer 
le gaspillage d’ingrédients et de sous-produits grâce à nos experts en recherche et développement.
De nombreux projets sont également mis sur pied aux États-Unis afin de réduire les effets de nos activités sur 
l’environnement. Une de nos usines bénéficie d’un projet de régénération pour économiser l’énergie, tandis que  
11 autres usines tirent avantage d’un changement permettant d’être plus efficaces et de réduire leur consommation 
d’eau et leurs déchets. Des modifications ont également été apportées à certains appareils afin de prévenir les 
déversements et la contamination.
De plus, notre Division Boulangerie a adopté des mesures visant à réduire l’impact de ses activités sur l’environnement 
en veillant à ce que les boîtes utilisées pour l’emballage soient faites de carton recyclé. Aussi, à notre usine de  
Ste-Marie, un projet d’efficacité énergétique d’Hydro-Québec a été mis en place ainsi qu’un projet de géothermie 
qui utilisera l’énergie du sol afin de réchauffer et de refroidir ses installations.
À l’échelle de la Société, nous révisons continuellement nos processus afin d’améliorer notre efficience et de réduire 
nos coûts.

saputo _  rapport annueL 2008  _  bilan social                  

17

       
RappoRt de gestion1

dEs RésultAts
AttEInts
gRâcE à nos
EFFoRts
communs

LE RAPPORT DE GESTION A POUR OBJECTIF D’ANALYSER 

LES RÉSULTATS ET LA SITUATION FINANCIÈRE DE LA SOCIÉTÉ 

POUR L’EXERCICE TERMINÉ LE 31 MARS 2008. IL DOIT ÊTRE LU 

EN PARALLÈLE AVEC NOS ÉTATS FINANCIERS CONSOLIDÉS VÉRIFIÉS 

ET  LES  NOTES  COMPLÉMENTAIRES.  LES  CONVENTIONS  COMPTABLES  DE  LA  SOCIÉTÉ  SONT  CONFORMES 

AUX  PRINCIPES  COMPTABLES  GÉNÉRALEMENT  RECONNUS  DU  CANADA  DE  L’INSTITUT  CANADIEN  DES 

COMPTABLES AGRÉÉS. SAUF INDICATION CONTRAIRE, TOUS LES MONTANTS EN DOLLARS SONT EXPRIMÉS 

EN DOLLARS CANADIENS. CE RAPPORT TIENT COMPTE D’ÉLÉMENTS POUVANT ÊTRE CONSIDÉRÉS COMME 

IMPORTANTS SURVENUS ENTRE LE 31 MARS 2008 ET LA DATE DU PRÉSENT RAPPORT, SOIT LE 5 JUIN 2008, DATE 

À LAQUELLE IL A ÉTÉ APPROUVÉ PAR LE CONSEIL D’ADMINISTRATION DE SAPUTO INC. (SOCIÉTÉ OU SAPUTO). 

DE L’INFORMATION ADDITIONNELLE RELATIVEMENT À LA SOCIÉTÉ, Y COMPRIS LA NOTICE ANNUELLE POUR 

L’EXERCICE TERMINÉ LE 31 MARS 2008, PEUT ÊTRE OBTENUE SUR SEDAR À L’ADRESSE WWW.SEDAR.COM.

MISE EN GARDE RELATIVE À L’INFORMATION FINANCIÈRE PROSPECTIVE

Ce rapport, y compris la rubrique « Perspectives », contient de l’information financière prospective au sens des lois sur les valeurs 
mobilières. Cette information est fondée, notamment, sur nos hypothèses, attentes, estimations, objectifs, plans et intentions 
actuels à propos des revenus et des charges prévus, des contextes économiques et des marchés dans lesquels nous exerçons 
nos activités ou qui sont susceptibles d’avoir une incidence sur nos activités, de notre aptitude à attirer et à fidéliser les clients et 
les consommateurs, de même que de nos charges d’exploitation et de l’approvisionnement en matières premières et en énergie 
qui sont assujettis à certains risques et incertitudes. L’information financière prospective se caractérise généralement par l’emploi 
du conditionnel, des expressions « pouvoir », « devoir », « croire », « prévoir », « s’attendre à », « avoir l’intention de », « estimer », 
« projeter », « objectif » et « continuer » ou encore des formes négatives ou des variantes de ces expressions, ou d’expressions de 
nature similaire. Les résultats réels pourraient différer de manière importante des conclusions, prévisions ou projections énoncées 
dans cette information financière prospective. Par conséquent, nous ne pouvons garantir que les déclarations prospectives se 
concrétiseront. Les hypothèses, attentes et estimations élaborées dans la préparation des déclarations prospectives et les risques 
qui pourraient faire en sorte que nos résultats réels diffèrent de manière importante de nos prévisions actuelles sont abordés tout au 
long du présent rapport de gestion et, notamment, à la rubrique « Risques et incertitudes ». L’information financière prospective qui 
figure dans le présent rapport, y compris à la rubrique « Perspectives », est fondée sur les estimations, les attentes et les hypothèses 
actuelles de la direction qui sont, à son avis, raisonnables en date des présentes. Vous ne devriez pas accorder une importance indue 
à l’information financière prospective, ni vous y fier à une autre date. Bien que nous puissions choisir de le faire, nous ne sommes 
pas tenus, à quelque moment que ce soit, de mettre à jour ces renseignements et nous ne nous engageons pas à le faire.

1  Les nombres et les prix d’actions ordinaires mentionnés ont été ajustés afin de tenir compte du dividende de 100 % déclaré sur les actions le 10 décembre 2007, 
ayant eu le même effet qu’un fractionnement d’actions à raison de deux actions pour une.

18           

rapport dE GEstion  _  rapport annueL 2008  _  saputo

vue d’ensemBle
Le  dernier  exercice  a  de  nouveau  été  fructueux  alors  que  la 
Société a atteint, voire surpassé, la plupart des objectifs qu’elle 
s’était fixés, malgré les nombreux défis. Au cours de l’exercice 
2008, nous sommes restés proactifs dans notre mission visant 
à demeurer un chef de file mondial de notre industrie, en explorant 
la  croissance  par  l’entremise  d’acquisitions.  Par  ailleurs,  nous 
avons axé nos efforts sur la croissance interne tout en continuant 
de miser sur l’innovation et l’efficience opérationnelle.

Dans  cette  perspective,  Saputo  a  complété  aux  États-Unis 
l’acquisition  des  activités  fromagères  industrielles  de  
Land  O’Lakes  sur  la  côte  ouest  américaine  (acquisition  de  
Land O’Lakes sur la côte ouest américaine) le 2 avril 2007 et, 
des  activités  d’Alto  Dairy  Cooperative  (acquisition  d’Alto)  le  
1er  avril  2008  (les  résultats  qui  figurent  aux  présentes  ne 
tiennent  pas  compte  de  cette  acquisition).  Ces  transactions 
témoignent à nos actionnaires de notre engagement à offrir une 
croissance soutenue, à accroître nos activités et à consolider 
notre présence aux États-Unis. 

Dans un contexte où l’industrie laitière comporte des défis de 
plus en plus grands, Saputo est fière d’être le plus important 
transformateur laitier au Canada, le troisième plus important 
en  Argentine  et  parmi  les  trois  plus  grands  producteurs  de 
fromage aux États-Unis. À l’échelle mondiale, Saputo se classe 
au 15e rang. La Société est également le plus grand manufacturier 
de petits gâteaux au Canada. 

Saputo est active dans deux secteurs : le secteur Produits laitiers, 
qui  représente  96,7 %  des  revenus  consolidés,  et  le  secteur 
Produits d’épicerie, qui compte pour 3,3 % des revenus consolidés. 
Saputo fabrique presque tous les produits qu’elle commercialise.

Saputo exerce ses activités par l’entremise de deux secteurs et 
de  cinq  divisions,  à  savoir  le  secteur  Produits  laitiers,  qui 
regroupe  les  secteurs  Produits  laitiers  Canada,  Europe  et 
Argentine (secteur Produits laitiers CEA) et le secteur Produits 
laitiers USA, ainsi que le secteur Produits d’épicerie. Le secteur 
Produits laitiers CEA se compose de la Division Produits laitiers 
(Canada),  de  la  Division  Produits  laitiers  (Europe)  et  de  la 
Division Produits laitiers (Argentine) ; le secteur Produits laitiers 
USA  se  compose  de  la  Division  Produits  laitiers  (USA)  et  le 
secteur Produits d’épicerie, de la Division Boulangerie.

Les  produits  laitiers  de  Saputo  se  retrouvent  dans  tous  les 
segments du marché alimentaire, soit le détail, la restauration 
et l’industriel. Le segment du détail représente 49 % du total des 
revenus du secteur Produits laitiers. Les ventes sont réalisées 
auprès des chaînes de supermarchés, des grandes surfaces, des 
dépanneurs, des détaillants indépendants, des clubs-entrepôts 
et des boutiques de fromages de spécialité. Nos produits y sont 
vendus sous nos propres marques et sous des marques privées. 
Les produits fabriqués pour et vendus dans ce segment consistent 
notamment en des produits laitiers et non laitiers, tels que des 
crèmes à café non laitières, des jus et des boissons.

Le  segment  de  la  restauration  représente  34 %  du  total  des 
revenus de notre secteur Produits laitiers. Ce segment englobe 
les ventes faites aux distributeurs de fromages de spécialité et 
de gammes complètes de produits, aux restaurants ainsi qu’aux 
hôtels. Les produits y sont vendus sous nos propres marques 
et sous des marques privées. Par l’entremise de notre réseau 

de distribution canadien, nous offrons également des produits 
non laitiers fabriqués par des tiers. De plus, nous produisons 
des mélanges laitiers pour les chaînes de restauration rapide.

Le segment industriel représente 17 % du total des revenus du 
secteur  Produits  laitiers.  Il  englobe  les  ventes  faites  aux 
transformateurs alimentaires qui utilisent nos produits comme 
ingrédients pour fabriquer les leurs.

Dans  nos 
installations  manufacturières  canadiennes, 
américaines  et  argentines,  nous  produisons  également  des 
sous-produits tels que le lactose, la poudre de lactosérum et 
les  protéines  de  lactosérum.  Nos  opérations  canadiennes  et 
argentines approvisionnent en fromages, en lactose, en poudre 
de lactosérum, en poudre de lait et en protéines de lactosérum 
divers clients à l’échelle internationale.

Avec l’acquisition d’Alto aux États-Unis, les revenus du secteur 
Produits laitiers devraient être, sur une base pro forma, d’environ 
45 % pour le segment du détail, de 34 % pour le segment de la 
restauration et de 21 % pour le segment industriel.

Sur le marché canadien, les produits d’épicerie de Saputo sont 
vendus presque exclusivement dans le segment du détail, par 
les chaînes de supermarchés, les marchands indépendants et 
les clubs-entrepôts. Ces produits sont également vendus aux 
États-Unis, à petite échelle, grâce à des ententes de coemballage 
en vertu desquelles la Société fabrique des produits pour des 
tiers sous des marques qui leur appartiennent. Parmi les produits 
fabriqués  et  vendus  dans  ce  secteur,  on  compte  des  petits 
gâteaux, des tartelettes, des barres collation, des biscuits frais 
et des tartes fraîches.

oRIEntAtIon FInAncIèRE
Dans  un  marché  mondial  en  évolution,  la  Société  continue 
d’avoir pour objectif de repousser les limites de l’innovation et 
de l’efficience opérationnelle, tout en poursuivant sa croissance 
au moyen d’acquisitions stratégiques. Cet objectif, en plus d’être 
un élément de notre modèle d’affaires, a toujours été au cœur 
de  notre  culture  d’entreprise.  C’est  de  là  que  part  notre 
engagement  à  profiter  des  occasions  et  à  maximiser  notre 
rentabilité, dans le respect de cette culture qui, au fil des années, 
a fait de Saputo un chef de file mondial de l’industrie laitière tel 
que nous le connaissons aujourd’hui.

Nos flux de trésorerie positifs et notre solide situation financière 
font foi de notre engagement. Ils témoignent de notre efficience 
accrue et des améliorations apportées, ainsi que de l’intégration 
de l’acquisition de Land O’Lakes sur la côte ouest américaine 
complétée au cours du dernier exercice. Cette solidité financière 
nous permet de continuer d’investir dans nos activités et nous 
procure les ressources nécessaires afin de chercher à conclure 
des acquisitions dans de nouveaux marchés ou des marchés 
où nous sommes déjà présents. Ces flux de trésorerie se sont 
traduits  par  une  augmentation  des  dividendes  versés  aux 
actionnaires,  le  renouvellement  de  l’offre  publique  de  rachat 
dans le cours normal des activités et des investissements dans 
des programmes d’immobilisations stratégiques ainsi que dans 
les  activités  de  recherche  et  de  développement.  Nous 
maintenons notre engagement à croître au moyen d’acquisitions 
et nous continuons d’évaluer les occasions qui se présentent, 
en demeurant disciplinés.

saputo _  rapport annueL 2008  _  rapport dE GEstion                 

19

       
élémEnts à consIdéRER PouR lA lEctuRE 
du RAPPoRt dE gEstIon dE l’ExERcIcE 2008
Au cours de l’exercice 2008, nous avons obtenu un rendement 
financier solide :

•  Bénéfice net de 288,2 millions de dollars, en hausse de 20,9 %
•  Bénéfice  avant  intérêts,  impôts  sur  les  bénéfices  et 
amortissement  (BAIIA)  de  526,0  millions  de  dollars,  en 
hausse de 23,4 %

•  Revenus de 5,059 milliards de dollars, en hausse de 26,4 %
•  Flux  de  trésorerie  liés  à  l’exploitation  de  291,1  millions  de 

dollars, en baisse de 15,3 %

L’amélioration des résultats de l’exercice 2008 est attribuable 
principalement à notre secteur Produits laitiers USA. L’inclusion 
de l’acquisition de Land O’Lakes sur la côte ouest américaine, 
l’incidence favorable de l’augmentation du prix moyen du bloc1 
par livre de fromage et les initiatives amorcées par la Société 
au cours des exercices précédents et de l’exercice en cours ont 
contribué à cette amélioration des résultats. Le prix moyen du 
bloc  par  livre  de  fromage  pour  l’exercice  2008  s’est  établi  à 
1,88 $  US,  en  hausse  de  0,62 $  US  par  rapport  à  1,26 $  US 
l’exercice  précédent,  ce  qui  s’est  traduit  par  une  meilleure 
absorption de nos frais fixes et une amélioration de la réalisation 
des stocks. Inversement, une relation moins favorable entre le 
prix moyen du bloc par livre de fromage et le coût de la matière 
première,  le  lait,  a  été  observée  au  cours  de  l’exercice.  Ces 
augmentations ont été neutralisées en partie par l’appréciation 
continue  du  dollar  canadien.  La  Société  prévoit  continuer  à 
profiter  des  changements  au  prix  du  lait  destiné  à  la 
transformation, qui ont altéré le facteur de poudre de lactosérum 
et  se  sont  traduits  par  une  augmentation  des  allocations 
manufacturières des fabricants, effective le 1er décembre 2007, 
tel qu’il a été décidé lors de la consultation publique intitulée 
Consolidated stabilization and Marketing plan, tenue en Californie 
en octobre 2007.

Les  résultats  de  notre  secteur  Produits  laitiers  CEA  se  sont 
également  améliorés  au  cours  de  l’exercice  2008.  Cette 
amélioration est notamment attribuable aux gains découlant 
des  mesures  de  rationalisation  mises  en  œuvre  dans  nos 
activités canadiennes, à des efficiences accrues, à l’accroissement 
des  volumes  de  ventes  dans  les  principales  catégories,  par 
exemple celle du lait nature et de la crème, ainsi qu’à la hausse 
des  ventes  de  sous-produits  découlant  d’un  marché  plus 
favorable.  Par  ailleurs,  les  avantages  tirés  des  dépenses  en 
immobilisations  engagées  durant  l’exercice  en  cours  et  les 
exercices précédents ont eu une incidence favorable sur nos 
activités en Argentine.

La Division Produits laitiers (Europe) a dû composer avec des 
conditions défavorables du marché au cours de l’exercice 2008. 
Les coûts du lait plus élevés et le délai dans l’établissement de 
prix de vente plus élevés auprès de notre clientèle en Allemagne 
ont eu une incidence défavorable sur les résultats. Au Royaume-
Uni, l’intégration de nos systèmes d’information a été achevée 
au troisième trimestre et la mise sur pied de nos programmes 
d’investissement en immobilisations visant à accroître l’efficience 
et les rendements progresse comme prévu.

Les résultats du secteur Produits d’épicerie ont enregistré une 
baisse marquée pour l’exercice 2008 par rapport à 2007. Cette 
baisse est principalement imputable à l’augmentation du coût 
des ingrédients, de l’emballage et de la main-d’œuvre. En outre, 
les volumes de ventes ont diminué en raison de la hausse de 
prix en novembre 2007.

Durant l’exercice 2008, la Société a comptabilisé une économie 
d’impôts  nette  d’environ  3,5  millions  de  dollars.  Ce  montant 
correspondait à la réduction des taux d’imposition fédéraux au 
Canada, sanctionnée en décembre 2007, qui s’est traduite par 
une augmentation des résultats d’environ 6,5 millions de dollars, 
laquelle a neutralisé une charge fiscale d’environ 3 millions de 
dollars  attribuable  à  une  réduction  de  l’actif  d’impôts  futurs 
comptabilisé  par  notre  division  en  Argentine.  Pour  l’exercice 
2007, la Société a comptabilisé une économie d’impôts d’environ 
6 millions de dollars.

Revenus 
(en millions de dollars)

Baiia 
(en millions de dollars)

Bénéfice net 
(en millions de dollars)

flux de tRésoReRie liés 
à l’exploitation 
(en millions de dollars)

2008
5058,9

2007

4 001,0

2006

4 022,2

2008
526,0

2007

426,3

2006

366,0

2008
288,2

2007

238,5

2006

192,1

2008
291,1

2007

343,5

2006

299,6

06

07

08

06

07

08

06

07

08

06

07

08

1  Le « prix moyen du bloc » correspond au prix moyen quotidien d’un bloc de fromage cheddar de 40 livres transigé sur la Chicago Mercantile exchange (CME), utilisé 
comme prix de base du fromage.

20          

rapport dE GEstion  _  rapport annueL 2008  _  saputo

PRIncIPAlEs donnéEs FInAncIèREs consolIdéEs

Exercices terminés les 31 mars
(en milliers de dollars, sauf les données par action et les ratios)

données tirées des états des résultats
Secteur Produits laitiers
Revenus 
   CEA1
   USA

Secteur Produits d’épicerie

Coût des ventes, frais de vente et d’administration

Secteur Produits laitiers
   CEA
   USA

Secteur Produits d’épicerie

BAIIA2 

Secteur Produits laitiers
   CEA
   USA

Secteur Produits d’épicerie

Marge de BaIIa (%)

Amortissement des immobilisations

Secteur Produits laitiers
   CEA
   USA

Secteur Produits d’épicerie

Bénéfice d’exploitation

Secteur Produits laitiers
   CEA
   USA

Secteur Produits d’épicerie

Dévaluation du placement de portefeuille
Intérêts de la dette à long terme
Autres intérêts, nets des revenus d’intérêt

Bénéfice, avant impôts sur les bénéfices
Impôts sur les bénéfices

Bénéfice net

Marge de bénéfice net (%)
Bénéfice net par action
Bénéfice net dilué par action
Dividendes déclarés par action
données tirées des bilans
Total de l’actif
Dette portant intérêt3
Capitaux propres
données tirées des états des flux de trésorerie
Flux de trésorerie liés à l’exploitation
Montant des ajouts aux immobilisations,  
   net du produit de disposition

2008

2007

2006

2 966 293 $
1 927 983

4 894 276 
164 624

2 794 099 $
1 036 830

3 830 929
170 051

2 651 402 $
1 206 601

3 858 003
164 207

5 058 900 $

4 000 980 $

4 022 210 $

2 602 928 $
1 782 505

4 385 433
147 423

2 477 013 $
953 940

3 430 953
143 695

2 389 809 $
1 128 301

3 518 110
138 135

4 532 856 $

3 574 648 $

3 656 245 $

363 365 $
145 478

508 843 
17 201

526 044 $

10,4 %

36 810 $
34 780

71 590 
7 844

79 434 $

326 555 $
110 698

437 253 
9 357

446 610 $

-   
18 806 
6 538

421 266 
133 066

288 200 $

5,7 %
1,40
1,38
0,48

2 733 476 $
282 704 $
1 619 160 $

291 062 $

96 438 $

 –

317 086 $
82 890

399 976
26 356

426 332 $

10,7 %

36 163 $
29 849

66 012
6 104

72 116 $

280 923 $
53 041

333 964
20 252

354 216 $

22 603
(3 498)

335 111
96 644

261 593 $
78 300

339 893
26 072

365 965 $

9,1 %

34 146 $
29 881

64 027
5 334

69 361 $

227 447 $
48 419

275 866
20 738

296 604 $

10 000
24 474
(644)

262 774
70 672

238 467 $

192 102 $

6,0 %
1,15
1,14
0,40

4,8 %
0,92
0,91
0,36

2 488 367 $
116 140 $
1 533 018 $

2 253 933 $
241 854 $
1 402 543 $

343 501 $

299 567 $

72 319 $

92 868 $

1  Secteur Produits laitiers Canada, Europe et Argentine.
2 Mesure de calcul des résultats non conforme aux principes comptables généralement reconnus.
La Société évalue son rendement financier sur la base de son BAIIA qui est défini comme le bénéfice avant intérêts, impôts sur les bénéfices et amortissement  
(y compris la dévaluation du placement de portefeuille pour l’exercice 2006). Le BAIIA n’est pas une mesure de rendement définie par les principes comptables 
généralement reconnus du Canada et, conséquemment, peut ne pas être comparable aux mesures présentées par d’autres sociétés. Voir la section « Mesure de calcul 
des résultats non conforme aux principes comptables généralement reconnus ».
3 Nette des espèces et quasi-espèces.

saputo _  rapport annueL 2008  _  rapport dE GEstion                 

21

       
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Les revenus consolidés de saputo ont totalisé 5,059 milliards 
de dollars, en hausse de 1,058 milliard de dollars, ou 26,4 %, par 
rapport  à  4,001  milliards  de  dollars  à  l’exercice  2007.  Cette 
hausse est principalement attribuable à notre secteur Produits 
laitiers USA, dont les revenus ont augmenté d’environ 891 millions 
de dollars. L’inclusion de l’acquisition de Land O’Lakes sur la 
côte ouest américaine, conjuguée à la hausse des prix de vente 
et des volumes de ventes, se sont traduites par des revenus 
supplémentaires d’environ 730 millions de dollars au cours de 
l’exercice 2008. Le prix moyen du bloc par livre de fromage, qui 
s’est établi à 1,88 $ US à l’exercice 2008 par rapport à 1,26 $ US 
à l’exercice 2007, a positivement contribué aux revenus  pour 
environ 290 millions de dollars. Les revenus de notre secteur 
Produits laitiers CEA ont augmenté d’environ 172 millions de 
dollars par rapport à l’exercice précédent. La hausse des prix de 
vente liés à nos activités au Canada et en Argentine, découlant 
de  l’augmentation  du  coût  de  la  matière  première,  le  lait, 
l’accroissement  des  volumes  de  ventes  provenant  de  nos 
activités  laitières  canadiennes,  de  même  que  les  revenus 
supplémentaires attribuables à un marché des sous-produits 
plus favorable ainsi que l’inclusion de nos activités au Royaume-
Uni acquises le 23 mars 2007, expliquent l’accroissement des 
revenus de ce secteur. Ces facteurs ont neutralisé la baisse des 
revenus  liés  à  nos  activités  en  Argentine,  imputable  à  la 
diminution  des  volumes,  principalement  sur  le  marché  des 
exportations, et de l’appréciation du dollar canadien par rapport 
au peso argentin. Les revenus de notre secteur Produits d’épicerie 
ont  diminué  d’environ  5,4  millions  de  dollars  par  rapport  à 
l’exercice précédent. Cette diminution s’explique par la baisse 
des volumes de ventes due à la hausse des prix en novembre 
2007 ainsi qu’à la diminution des volumes de ventes liés à nos 
activités de coemballage aux États-Unis. L’appréciation du dollar 
canadien  à  l’exercice  2008  a  réduit  les  revenus  d’environ  
155 millions de dollars, comparativement à l’exercice précédent.

Le bénéfice consolidé avant intérêts, impôts sur les bénéfices 
et  amortissement  (BAIIA)  s’est  établi  à  526,0  millions  de 
dollars à l’exercice 2008, en hausse de 99,7 millions de dollars, 
ou 23,4 %, par rapport à 426,3 millions de dollars à l’exercice 
2007. Cette hausse est principalement attribuable au secteur 
Produits laitiers USA, dont le BAIIA s’est élevé à 145,5 millions 
de dollars, soit une augmentation de 62,6 millions de dollars 
par rapport à 82,9 millions de dollars à l’exercice précédent. 
Cette augmentation résulte essentiellement de l’inclusion de 
l’acquisition de Land O’ Lakes sur la côte ouest américaine ainsi 
que  des  initiatives  amorcées  par  la  Société  au  cours  des 
exercices  précédents  et  de  l’exercice  en  cours.  Les  mesures 
prises par l’État de la Californie et le département américain de 
l’Agriculture (USDA) afin de réduire le prix du lait destiné à la 
transformation  ont  aussi  eu  une  incidence  favorable  sur  le 
secteur. En outre, le prix moyen du bloc par livre de fromage 
s’est établi à 1,88 $ US au cours de l’exercice 2008, une hausse 
importante par rapport à 1,26 $ US à l’exercice 2007, ce qui a 
eu une incidence favorable sur l’absorption de nos frais fixes et 
la réalisation de nos stocks pour l’exercice 2008. En revanche, 
une relation moins favorable entre le prix moyen du bloc par 
livre de fromage et le coût de la matière première, le lait, a été 
observée au cours de l’exercice comparativement à l’exercice 
précédent. Combinées, ces conditions du marché ont eu une 
incidence favorable d’environ 4 millions de dollars sur le BAIIA. 
La hausse du dollar canadien a réduit de quelque 10 millions de 
dollars le BAIIA de l’exercice considéré. Au cours de l’exercice 
2007,  le  secteur  a  engagé  des  charges  de  rationalisation 
d’environ 1,3 million de dollars relativement à la fermeture de 
notre usine de Peru en Indiana.

Le BAIIA de notre secteur Produits laitiers CEA s’est établi à 
363,4 millions de dollars pour l’exercice 2008, en hausse de 
46,3 millions de dollars par rapport à 317,1 millions de dollars 

l’exercice précédent. Cette hausse est principalement attribuable 
aux gains découlant des mesures de rationalisation mises en 
œuvre dans nos activités canadiennes au cours des exercices 
précédents, des efficiences accrues, ainsi qu’à l’accroissement 
des volumes de ventes de nos activités laitières canadiennes, 
comparativement à l’exercice précédent. Au cours de l’exercice 
2008, le secteur a aussi bénéficié des conditions plus favorables 
du  marché  des  sous-produits,  qui  se  sont  traduites  par  une 
augmentation du BAIIA d’environ 8 millions de dollars. Le BAIIA 
de  notre  division  en  Argentine  s’est  amélioré  au  cours  de 
l’exercice  2008,  en  raison  des  avantages  découlant  des 
dépenses  en  immobilisations  engagées  durant  l’exercice  en 
cours et les exercices antérieurs. Au cours de l’exercice 2007, 
nous avons comptabilisé des charges de rationalisation d’environ 
2,1 millions de dollars relativement à la fermeture de notre usine 
située  à  Vancouver,  Colombie-Britannique,  et  de  celle  de 
Boucherville, Québec. Les conditions difficiles du marché ont 
eu une incidence négative sur le BAIIA de la Division Produits 
laitiers  (Europe),  particulièrement  pour  ce  qui  est  de  nos 
activités allemandes, mais n’ont eu qu’une incidence minime 
sur le BAIIA du secteur.

Le  BAIIA  de  notre  secteur  Produits  d’épicerie  a  diminué  de  
9,2 millions de dollars, passant de 26,4 millions de dollars à 
l’exercice 2007 à 17,2 millions de dollars à l’exercice en cours. 
Cette  diminution  est  principalement  imputable  à  la  hausse 
d’environ 4,1 millions de dollars liée aux coûts des ingrédients, 
de l’emballage et de la main-d’œuvre. Par ailleurs, la diminution 
des volumes de ventes associés à nos activités canadiennes et 
américaines s’est traduite par une diminution du BAIIA d’environ 
1,3  million  de  dollars,  net  de  la  hausse  de  prix  annoncée  en 
novembre 2007.

La marge de BAIIA consolidée a diminué, passant de 10,7 % 
pour  l’exercice  2007  à  10,4 %  pour  l’exercice  2008.  Cette 
diminution est imputable à la diminution des marges de BAIIA 
enregistrées par les secteurs Produits laitiers USA et Produits 
d’épicerie,  laquelle  a  contrebalancé  légèrement  la  hausse 
enregistrée par le secteur Produits laitiers CEA pour l’exercice 
2008 par rapport à celui de 2007.

La dépense d’amortissement a totalisé 79,4 millions de dollars à 
l’exercice 2008, en hausse de 7,3 millions de dollars par rapport à 
72,1  millions  de  dollars  à  l’exercice  2007.  Cette  hausse  est 
principalement imputable à l’acquisition de Land O’Lakes sur la côte 
ouest américaine par le secteur Produits laitiers USA. Les dépenses 
en immobilisations engagées par toutes les divisions au cours de 
l’exercice et des exercices précédents ont également entraîné une 
augmentation de la dépense d’amortissement.

Les dépenses nettes d’intérêts ont totalisé 25,3 millions de dollars 
à l’exercice 2008, comparativement à 19,1 millions de dollars à 
l’exercice  2007.  L’augmentation  est  imputable  aux  intérêts 
supplémentaires qui ont dû être payés, en raison des montants 
prélevés  par  la  Société  sur  ses  facilités  de  crédit  bancaires 
existantes afin de compléter l’acquisition de Land O’Lakes sur la 
côte ouest américaine au début de l’exercice, et de racheter des 
actions dans le cadre d’une offre publique de rachat dans le 
cours normal des activités. Les intérêts sur la dette à long terme 
ont diminué en raison du remboursement de 30,0 millions de 
dollars  US  sur  la  dette  à  long  terme  au  cours  du  troisième 
trimestre de l’exercice 2007, ainsi que de l’appréciation du dollar 
canadien, ce qui a fait baisser la dépense d’intérêts sur notre 
dette libellée en dollars américains.

Les impôts sur les bénéfices ont totalisé 133,1 millions de dollars 
à l’exercice 2008, ce qui représente un taux d’imposition effectif 
de 31,6 % par rapport à 96,6 millions de dollars en 2007, ce qui 
représentait un taux d’imposition effectif de 28,8 %. Au cours 
de l’exercice 2007, la Société a bénéficié d’une réduction d’impôts 

22           

rapport dE GEstion  _  rapport annueL 2008  _  saputo

non récurrente de quelque 6 millions de dollars afin d’ajuster les 
soldes  d’impôts  futurs  suivant  une  diminution  des  taux 
d’imposition  fédéraux  au  Canada.  Au  cours  du  deuxième 
trimestre  de  l’exercice  2008,  la  Société  a  comptabilisé  une 
charge d’impôts d’environ 3 millions de dollars par suite d’une 
réduction  de  l’actif  d’impôts  futurs  comptabilisé  au  cours 
d’exercices précédents pour notre division argentine. Au troisième 
trimestre de l’exercice 2008, ce changement a été neutralisé par 
une économie d’impôts non récurrente d’environ 6,5 millions de 
dollars découlant de la réduction des taux d’imposition fédéraux 
au  Canada  sanctionnée  en  décembre  2007.  Notre  taux 
d’imposition  varie  et  peut  augmenter  ou  diminuer  selon  le 
montant  des  bénéfices  imposables  générés  et  leurs  sources 
respectives, selon les modifications apportées aux lois fiscales 
et aux taux d’imposition et selon la révision des hypothèses et 
estimations ayant servi à l’établissement des actifs ou des passifs 
fiscaux de la Société et de ses sociétés affiliées.

Le  bénéfice  net  pour  l’exercice  terminé  le  31  mars  2008  a 
totalisé 288,2 millions de dollars, en hausse de 49,7 millions 
de dollars, ou 20,9 %, par rapport à 238,5 millions de dollars à 
l’exercice  2007.  L’augmentation  est  attribuable  aux  facteurs 
mentionnés précédemment.

infoRmation sectoRielle

sEctEuR PRoduIts lAItIERs  
cAnAdA, EuRoPE Et ARgEntInE  
(sEctEuR PRoduIts lAItIERs cEA)

Revenus 
(en millions de dollars)

Baiia 
(en millions de dollars)

2008
2 966,3

2007

2 794,1

2006

2 651,4

2008
363,4

2007

317,1

2006

261,6

06

07

08

06

07

08

revenuS
Les revenus du secteur Produits laitiers CEA se sont élevés à 
2,966 milliards de dollars, en hausse de 6,2 %, ou 172,2 millions 
de  dollars,  comparativement  à  2,794  milliards  de  dollars  à 
l’exercice précédent. L’augmentation des revenus se répartit par 
environ 133 millions de dollars pour la Division Produits laitiers 
(Canada)  et  près  de  43  millions  de  dollars  pour  la  Division 
Produits laitiers (Europe), alors que la Division Produits laitiers 
(Argentine) a enregistré une diminution d’environ 4 millions de 
dollars des revenus.

La  hausse  de  133  millions  de  dollars  des  revenus  de  notre 
Division Produits laitiers (Canada) est attribuable à trois facteurs 
principaux. Une tranche d’environ 58 millions de dollars est liée 
à la hausse des prix de vente découlant de l’augmentation du 
coût  de  la  matière  première,  le  lait.  De  plus,  les  volumes  de 
ventes  ont  augmenté  dans  certaines  de  nos  catégories, 
principalement celle du lait nature et de la crème, comme ce 
fut le cas à l’exercice précédent. Les volumes de ventes dans la 
catégorie du lait nature ont augmenté de 6,1 %, comparativement 

à 3,3 % à l’exercice précédent. Finalement, le segment industriel 
a contribué à la hausse des revenus grâce à l’accroissement des 
ventes de sous-produits découlant d’un marché plus favorable. 
Ces augmentations ont contrebalancé le recul des volumes de 
ventes moins rentables dans les segments du détail et industriel 
du fromage au Canada. Dans l’ensemble, les volumes de ventes 
de la division ont enregistré une croissance modérée.

Nos  pratiques  en  matière  de  prix,  de  rabais  et  d’escomptes  
sont demeurées inchangées dans tous les segments au cours 
de l’exercice.

La  Société  produit  environ  32 %  de  tout  le  fromage  naturel 
fabriqué au Canada et demeure le chef de file de l’industrie. La 
production de lait nature de Saputo représente environ 22 % 
de la production totale canadienne.

Le segment de détail, qui est demeuré relativement stable au 
cours  de  l’exercice,  représente  63 %  des  revenus  de  notre 
Division  Produits  laitiers  (Canada).  La  consommation 
individuelle  de  lait  en  général  a  peu  changé,  bien  que  la 
consommation de lait de spécialité ait augmentée. Dans cette 
perspective, la catégorie du lait à valeur ajoutée, qui comprend 
le célèbre produit Milk 2 Go/Lait’s Go, a enregistré une croissance 
à  deux  chiffres  de  ses  volumes  de  ventes  pendant  plusieurs 
années.  Cette  marque  est  actuellement  la  plus  vendue  au 
Canada, occupant 49 % du marché canadien des boissons en 
portions  individuelles  dans  des  bouteilles  en  plastique. 
L’enthousiasme des consommateurs pour les yogourts et les 
fromages de spécialité a continué de se manifester au cours de 
l’exercice.  À  cet  égard,  nos  revenus  tirés  des  fromages  de 
spécialité italienne ont affiché une croissance importante. Le 
total de la croissance des volumes de ventes pour les produits 
de spécialité par rapport à l’exercice précédent s’est chiffré à 
environ  8 %.  Pour  ce  qui  est  du  yogourt,  la  production  a 
augmenté de 3,5 % au Canada. En raison de nos efforts continus 
en  matière  d’innovation,  notamment  en  ce  qui  concerne  le 
nouveau yogourt alive lancé en juillet 2007, nos volumes de 
ventes de yogourt ont connu une croissance légèrement au-
dessus de celle de l’industrie. 

Le segment de la restauration est demeuré relativement stable 
par  rapport  à  l’exercice  précédent  et  représente  31 %  des 
revenus  de  notre  Division  Produits  laitiers  (Canada).  Nous 
travaillons en étroite collaboration avec nos clients afin de mieux 
répondre à leurs besoins et de maintenir et développer des liens 
solides  aux  fins  de  l’accroissement  de  nos  activités.  La  plus 
importante augmentation des volumes de ce segment concerne 
la catégorie du lait nature et de la crème, laquelle comprend 
certains de nos comptes nationaux.

Le segment industriel compte pour 6 % des revenus de notre 
Division Produits laitiers (Canada), soit un niveau relativement 
stable par rapport au dernier exercice. Ce segment est constitué 
des ventes de fromage et de sous-produits. L’augmentation des 
revenus dans ce secteur résulte d’un marché plus favorable des 
sous-produits et de l’accroissement des volumes de ventes de 
poudre  de  lait  écrémé  à  la  Commission  canadienne  du  lait, 
attribuable au surplus de lait dans les provinces de l’Ouest, où 
nous faisons office d’usine de dernier recours.

Les  revenus  de  la  Division  Produits  laitiers  (Europe)  ont 
augmenté d’environ 43 millions de dollars, ce qui tient compte 
des  résultats  tirés  de  nos  activités  au  Royaume-Uni  sur  un 
exercice complet, alors que ces résultats n’ont été comptabilisés 
que pour une semaine à l’exercice précédent. Ces revenus sont 
conformes  à  nos  attentes.  En  Allemagne,  la  diminution  des 
volumes de ventes au cours de l’exercice a été neutralisée par 
l’augmentation des prix de vente découlant de l’augmentation 
des prix du lait. 

saputo _  rapport annueL 2008  _  rapport dE GEstion                 

23

       
Les  revenus  de  la  Division  Produits  laitiers  (Argentine)  ont 
diminué de 4 millions de dollars à l’exercice 2008 par rapport 
à l’exercice 2007, en raison de l’appréciation du dollar canadien, 
ce qui a réduit les revenus d’environ 26 millions de dollars, et 
de la diminution des volumes de ventes, principalement sur le 
marché des exportations. L’augmentation des revenus tirés des 
ventes découlant de la hausse des prix de vente, elle-même 
attribuable à l’augmentation du coût de la matière première, le 
lait, a presque entièrement neutralisé cette diminution.

Baiia
Notre BAIIA a totalisé 363,4 millions de dollars pour l’exercice 
terminé le 31 mars 2008, comparativement à 317,1 millions de 
dollars à l’exercice précédent, en hausse de 46,3 millions de 
dollars, ou 14,6 %. La marge de BAIIA a augmenté, passant de 
11,3 % pour l’exercice précédent à 12,2 % pour l’exercice 2008. 
Cette  amélioration  est  attribuable  à  de  meilleures  marges 
enregistrées  par  notre  Division  Produits  laitiers  (Canada)  et 
notre Division Produits laitiers (Argentine).

La Division Produits laitiers (Canada) a continué d’afficher un 
rendement  solide  à  l’exercice  2008,  grâce  aux  mesures  de 
rationalisation  mises  en  œuvre  au  cours  des  exercices 
précédents.  De  plus,  l’augmentation  du  BAIIA  au  cours  de 
l’exercice  2008  reflète  clairement  l’efficience  accrue  de  nos 
usines de fabrication, tant pour nos activités fromagères que 
laitières qui se sont traduites par une amélioration du BAIIA 
d’environ 12 millions de dollars. Ces mesures continues, qui font 
partie intégrante de notre engagement à être un producteur à 
faibles coûts, ont permis à nos installations manufacturières de 
se spécialiser et d’accroître leur efficience.

Le 31 mars 2007, nous avons fermé notre usine de fabrication 
de  fromage  située  à  Vancouver,  Colombie-Britannique  et,  le  
2 juin 2007, notre usine de transformation du fromage située 
à Boucherville, Québec. Le BAIIA de l’exercice 2007 comprenait 
des charges de rationalisation d’environ 2,1 millions de dollars 
liées à ces fermetures. Dans le cadre de ce processus, la Société 
a complété son projet d’automatisation pour ses activités de 
coupage et d’emballage. Par ailleurs, la Société prévoit investir 
environ  49  millions  de  dollars  dans  des  immobilisations  au 
cours de l’exercice 2009, dont environ 10 millions de dollars 
afin d’accroître l’automatisation de ses usines au Canada.

L’accroissement de nos volumes de ventes dans la catégorie du 
lait nature et de la crème, conjugué aux économies découlant 
de l’optimisation de la logistique, de la chaîne d’approvisionnement 
et  de  l’entreposage,  s’est  traduit  par  une  augmentation  du 
BAIIA.  Par  ailleurs,  les  résultats  favorables  obtenus  sur  le 
marché des sous-produits au cours de l’exercice 2008 ont eu 
une incidence positive d’environ 8,0 millions de dollars sur le 
BAIIA par rapport à l’exercice 2007.

La Division Produits laitiers (Europe) a dû composer avec des 
conditions  défavorables  du  marché  au  cours  de  l’exercice, 
résultant de l’augmentation des prix du lait, combinée au délai 
dans l’établissement de prix de vente plus élevés à nos clients 
en  Allemagne  et  à  la  diminution  des  volumes  de  ventes  en 
relation avec ces hausses de prix. Même si nos opérations au 
Royaume-Uni  ont  bien  performé,  ces  facteurs  ont  eu  une 
incidence défavorable sur notre BAIIA de l’exercice en cours.

Le  BAIIA  de  la  Division  Produits  laitiers  (Argentine)  s’est 
amélioré en 2008 par rapport à 2007. Les avantages découlant 
des dépenses en immobilisations engagées durant l’exercice en 
cours et les exercices précédents ont contribué à neutraliser 
l’incidence  défavorable  de  trois  facteurs :  l’augmentation  des 
prix  du  lait  au  cours  de  l’exercice  suivant  les  inondations 
importantes survenues dans certaines régions de l’Argentine 
au début de l’exercice en cours ; la diminution des volumes de 

ventes  ainsi  que  les  nouveaux  règlements  mis  en  place  au 
premier trimestre par les autorités, qui limitent les prix de vente 
sur le marché de l’exportation. En outre, l’appréciation du dollar 
canadien a eu une incidence défavorable sur le BAIIA.

PerSPectiveS
Au  cours  de  l’exercice  2009,  nous  continuerons  de  nous 
concentrer  sur  l’ensemble  de  nos  secteurs  d’activité  et  à 
accroître nos activités de marketing afin de lancer des produits 
à valeur ajoutée qui génèrent des marges plus élevées. Nous 
continuerons également de soutenir nos marques principales 
afin de maintenir notre position dans le marché.

Nous sommes d’avis que le marché des fromages de spécialité 
présente  encore  des  débouchés  prometteurs.  Grâce  à  nos 
ressources  spécialisées  à  ce  chapitre,  nous  sommes  bien 
positionnés pour profiter de ces débouchés. Nous accordons 
une très grande importance à l’innovation afin de pouvoir offrir 
des  produits  qui  répondent  aux  besoins  actuels  des 
consommateurs. Nous continuons d’affecter à la création de 
nouveaux produits les ressources qui devraient nous permettre 
de préserver et d’établir des relations à long terme avec nos 
clients et avec les consommateurs. De plus, nous prévoyons 
renforcer notre portefeuille de marques de spécialité en lançant 
une nouvelle marque, DuVillage 1860, en remplacement de notre 
ancienne gamme de produits DuVillage de Warwick.

Plusieurs autres catégories de produits laitiers, notamment le 
lait, la crème, le yogourt et le fromage, présentent d’excellentes 
occasions  au  chapitre  de  l’innovation.  Par  conséquent,  nous 
prévoyons lancer de nouveaux produits laitiers à valeur ajoutée 
au cours de l’exercice 2009. Par ailleurs, nous soutiendrons ces 
innovations de produits au moyen de campagnes publicitaires 
et de programmes promotionnels dynamiques tout au long de 
l’exercice 2009.

En janvier, Saputo est devenue le fournisseur officiel de produits 
laitiers emballés des Jeux olympiques et paralympiques d’hiver 
de 2010 à Vancouver et des équipes olympiques canadiennes 
de Pékin 2008, Vancouver 2010 et Londres 2012. Ainsi, nous 
fournirons aux athlètes des Jeux des produits comme du yogourt, 
du lait et du fromage de marques saputo, armstrong et Dairyland. 
Des initiatives de marketing seront mises en œuvre au cours du 
prochain exercice afin de promouvoir ce partenariat.

En décembre 2007, le gouvernement du Canada a introduit une 
réglementation  modifiée  établissant  de  nouvelles  normes 
relatives à la composition des fromages fabriqués et importés 
au  Canada.  Le  gouvernement  fédéral  a  accordé  une  période 
transitoire d’un an afin de permettre à l’industrie de se conformer 
aux nouvelles exigences. Les produits fabriqués par Saputo ont 
toujours  répondu  aux  exigences  des  normes  canadiennes  et 
internationales. Nous nous conformerons donc à ces nouvelles 
normes  même  si  elles  diffèrent  des  normes  internationales. 
Nous  avons  l’intention  de  mitiger  les  conséquences  que  ces 
nouvelles normes auront sur nos résultats tout en déployant des 
efforts appréciables pour minimiser l’incidence sur nos clients.

La division réévalue continuellement sa capacité de production 
pour  toutes  ses  catégories  de  produits.  Notre  capacité  de 
production  excédentaire  est  de  35 %.  Nous  continuerons 
d’examiner chacun des aspects de nos activités quotidiennes 
et  nous  prendrons  les  mesures  nécessaires  pour  rendre  la 
division encore plus solide.

Pour la Division Produits laitiers (Europe), nous prévoyons que 
le prix du lait se stabilisera. En 2009, notre priorité sera d’intégrer 
complètement  ces  activités  à  celles  de  Saputo.  Nous 
continuerons d’investir dans certains programmes de dépenses 
en immobilisations afin d’accroître l’efficience générale et de 

24           

rapport dE GEstion  _  rapport annueL 2008  _  saputo

permettre à la division d’accroître ses volumes et sa rentabilité. 
Nous prévoyons que les employés expérimentés provenant de 
nos opérations canadiennes affectés à cette division au cours 
de l’exercice l’aideront à atteindre ces objectifs.

La Division Produits laitiers (Argentine) continuera, au cours de 
l’exercice 2009, à mettre l’accent sur l’augmentation de l’efficience 
et  la  croissance  des  volumes,  tant  sur  le  marché  national 
qu’international. Les volumes de production de lait ont commencé 
à  augmenter  à  la  mi-exercice  2008,  après  des  inondations 
importantes qui ont considérablement ralenti la production. Nous 
prévoyons que les volumes de production de lait continueront 
d’augmenter et reviendront aux niveaux historiques.

sEctEuR PRoduIts lAItIERs usA
La volatilité de l’industrie américaine des produits laitiers a eu 
une incidence sur notre secteur Produits laitiers USA au cours 
de l’exercice 2008. Vers la fin de l’exercice 2007, le prix de la 
poudre de lactosérum, un élément clé de la formule utilisée pour 
établir le prix minimal du lait, a atteint des niveaux sans précédents, 
aussi élevés que 0,82 $ US la livre. Cette tendance s’est maintenue 
au cours des trois premiers trimestres de l’exercice 2008 ; par la 
suite, au quatrième trimestre, le prix du lait a chuté pour s’établir 
à 0,24 $ US la livre. Par conséquent, au cours de l’exercice 2008, 
le  prix  du  lait  a  aussi  atteint  des  niveaux  bien  supérieurs  aux 
moyennes historiques. En octobre 2007, l’État de la Californie a 
tenu la consultation publique intitulée Consolidated stabilization 
and Marketing plan Hearings afin de traiter de cette situation. Le 
résultat de cette consultation a été d’attribuer une valeur fixe au 
facteur  de  poudre  de  lactosérum  utilisé  dans  la  formule 
d’établissement  du  prix  du  lait  et  de  hausser  l’allocation 
manufacturière pour la fabrication du fromage en Californie. Ce 
changement,  conjugué  aux  modifications  apportées  aux 
règlements gouvernementaux au cours des exercices précédents, 
continue d’influer sur l’industrie laitière américaine. Le prix moyen 
du bloc par livre de fromage de l’exercice 2008 a été lui aussi 
supérieur aux moyennes historiques. Le prix moyen du bloc par 
livre de fromage s’est chiffré à 1,42 $ US au début de l’exercice, 
pour ensuite augmenter à 1,63 $ US au premier trimestre. Le prix 
moyen des trois autres trimestres s’est établi à 1,96 $ US et le 
prix  moyen  du  bloc  par  livre  de  fromage  s’est  ainsi  établi  à  
1,88 $ US pour l’ensemble de l’exercice 2008, comparativement 
à 1,26 $ US pour l’exercice 2007.

Malgré la volatilité du marché durant l’exercice 2008, la Division 
Produits  laitiers  (USA)  a  réalisé  d’importants  progrès  par 
rapport à l’exercice 2007.

Revenus 
(en millions de dollars)

Baiia 
(en millions de dollars)

2008
1 928,0

2007

1 036,8

2006

1 206,6

2008
145,5

2007

82,9

2006

78,3

06

07

08

06

07

08

revenuS
Les  revenus  du  secteur  Produits  laitiers  USA  ont  totalisé  
1,928  milliard  de  dollars  pour  l’exercice  2008,  en  hausse  de 
891,2 millions de dollars ou 86,0 % par rapport à 1,037 milliard 
de  dollars  au  cours  de  l’exercice  2007.  L’augmentation  est 
principalement attribuable à l’acquisition de Land O’Lakes sur la 
côte  ouest  américaine,  à  la  hausse  des  prix  de  vente  et  à 
l’augmentation des volumes de ventes. Ces facteurs combinés 
se  sont  traduits  par  une  augmentation  des  revenus  d’environ  
730 millions de dollars à l’exercice 2008 par rapport à l’exercice 
2007. Le prix moyen du bloc par livre de fromage s’est chiffré à 
1,88 $  US  à  l’exercice  2008,  comparativement  à  1,26 $  US  à 
l’exercice 2007, ce qui a engendré des revenus supplémentaires 
d’environ 290 millions de dollars. L’appréciation du dollar canadien 
a  entraîné  une  baisse  des  revenus  d’environ  129  millions  de 
dollars. L’augmentation des volumes de ventes est principalement 
attribuable à la catégorie du fromage à effilocher. 

Nos  pratiques  en  matière  de  prix,  de  rabais  et  d’escomptes  
sont demeurées inchangées dans tous les segments au cours 
de l’exercice.

Pour l’exercice 2008, les segments du détail, de la restauration 
et  industriel  ont  compté  pour  29 %,  46 %  et  25 %  de  notre 
volume de ventes total, respectivement. Au cours de l’exercice 
2007, ces mêmes segments avaient respectivement compté 
pour 31 %, 48 % et 21 % de notre volume de ventes total. Cette 
variation est principalement attribuable à l’acquisition de Land 
O’Lakes sur la côte ouest américaine.

Dans le segment du détail, nous avons continué d’appuyer nos 
marques au moyen de promotions et de publicités distinctives 
afin d’assurer notre croissance et de conserver notre position 
de tête sur le marché. La marque Frigo Cheese Heads demeure 
la marque numéro un du fromage à effilocher. En fait, notre part 
de  ce  marché  très  concurrentiel  a  augmenté  par  rapport  à 
l’exercice  précédent.  Pendant  l’exercice  2008,  nous  avons 
apporté des changements à l’emballage de la marque treasure 
Cave afin de lui donner une allure haut de gamme par rapport 
aux  marques  concurrentes.  La  distribution  de  la  marque 
connaissait déjà des gains vers la fin de l’exercice.

Dans  le  segment  de  la  restauration,  nous  avons  continué  à 
promouvoir et à publiciser notre gamme de fromages auprès 
de  l’industrie  de  la  pizza  en  passant  par  des  publications 
spécialisées  et  des  salons  professionnels  ciblés.  Nous  avons 
axé  nos  efforts  publicitaires  sur  d’importants  magazines  du 
secteur  de  la  restauration,  des  sites  web  et  des  bulletins 
électroniques ciblés, ce qui nous a permis de faire connaître 
davantage nos produits dans ce segment.

Le segment industriel regroupe les ventes de fromage, de sous-
produits  du  lactosérum,  de  lait  condensé  sucré  et  de  lait  de 
poule. Le segment a bénéficié du prix élevé des sous-produits 
sur les marchés internationaux au cours de l’exercice 2008 par 
rapport à l’exercice précédent. L’acquisition de Land O’Lakes 
sur  la  côte  ouest  américaine  qui  incluait  une  installation  de 
séchage  de  sous-produits,  nous  a  permis  d’accroître  nos 
volumes de sous-produits disponibles à la vente et nous a dotés 
d’une flexibilité accrue pour nos activités américaines. 

Baiia
Au cours de l’exercice 2008, le BAIIA a totalisé 145,5 millions 
de dollars, en hausse de 62,6 millions de dollars ou 75,5 % par 
rapport à 82,9 millions de dollars à l’exercice 2007. Cette hausse 
est principalement attribuable aux initiatives entreprises par la 
Société lors des exercices précédents et de l’exercice en cours 
relativement à l’augmentation de prix de vente, à la réduction 
des  frais  liés  à  la  manutention  du  lait,  à  l’amélioration  de 
l’efficience opérationnelle et à l’acquisition de Land O’ Lakes 

saputo _  rapport annueL 2008  _  rapport dE GEstion                 

25

       
sur  la  côte  ouest  américaine.  Cette  hausse  a  neutralisé  la 
diminution  du  BAIIA  attribuable  à  l’accroissement  des 
promotions  et  à  l’augmentation  du  coût  des  ingrédients  et 
d’autres coûts durant l’exercice 2008 par rapport à l’exercice 
2007.  Ces  facteurs  combinés  se  sont  traduits  par  une 
augmentation  du  BAIIA  d’environ  63  millions  de  dollars  par 
rapport à l’exercice 2007. Les décisions prises par l’État de la 
Californie et le USDA au cours des exercices 2007 et 2008, 
afin de réduire le coût du lait destiné à la fabrication, ont aussi 
contribué à faire augmenter le BAIIA d’environ 5 millions de 
dollars pour l’exercice en cours. L’appréciation du dollar canadien 
a également entraîné une baisse d’environ 10 millions de dollars 
du BAIIA de l’exercice 2008.

À l’exercice 2008, le prix moyen du bloc par livre de fromage 
s’est établi à 1,88 $ US, en hausse de 0,62 $ US par rapport à 
1,26 $ US à l’exercice 2007. Le prix du bloc par livre de fromage 
s’est  chiffré  à  1,42 $  US  au  début  de  l’exercice  2008  et  a 
augmenté rapidement par la suite, pour atteindre la moyenne 
mentionnée précédemment. La hausse du prix moyen du bloc 
par livre de fromage a eu une incidence favorable sur l’absorption 
de nos frais fixes et la réalisation des stocks au cours de l’exercice 
2008. Cependant, au cours des trois premiers trimestres de 
l’exercice 2008, l’augmentation du prix moyen du bloc par livre 
de fromage a été conjuguée à une augmentation du prix de la 
poudre  de  lactosérum,  un  élément  clé  de  l’établissement  du 
prix du lait en tant que matière première. Par conséquent, une 
relation moins favorable entre le prix moyen du bloc par livre 
de  fromage  et  le  coût  de  la  matière  première,  le  lait,  a  été 
constatée pour l’exercice 2008 comparativement à l’exercice 
2007. Ainsi, au cours des trois premiers trimestres de l’exercice 
2008, le prix élevé de la poudre de lactosérum a fait grimper le 
coût  du  lait  à  des  niveaux  jamais  atteints,  ce  qui  a  exercé 
d’énormes  pressions  sur  les  marges  possibles  pour  les 
producteurs de fromage. Vers la fin du troisième trimestre et 
au cours du quatrième trimestre de cet exercice, le prix de la 
poudre de lactosérum a diminué de façon constante, ce qui a 
réduit les pressions exercées sur les producteurs de fromage et 
amélioré l’écart entre le prix moyen du bloc par livre de fromage 
et le coût de la matière première, le lait. La combinaison de ces 
facteurs  du  marché  a  eu  une  incidence  positive  d’environ  
4 millions de dollars du BAIIA au cours de l’exercice 2008 par 
rapport à l’exercice 2007. La division avait engagé des charges 
de rationalisation d’environ 1,3 million de dollars relativement 
à la fermeture de notre usine de Peru, en Indiana, au cours de 
l’exercice 2007.

PerSPectiveS
Au début de l’exercice 2008, nous avons complété l’acquisition 
de Land O’Lakes sur la côte ouest américaine. Tout au long de 
l’exercice  2008,  nous  avons  concentré  nos  efforts  sur 
l’intégration de ces activités à celles du secteur Produits laitiers 
USA. Grâce aux efforts de nos employés, l’intégration se déroule 
avec succès. Pendant l’exercice 2009, nous mènerons à terme 
notre  projet  d’investissement  en  immobilisations  pour  ces 
activités,  ce  qui  devrait  avoir  une  incidence  favorable  sur 
l’efficience opérationnelle et le rendement financier. La décision 
d’augmenter l’allocation manufacturière pour la fabrication du 
fromage,  prise  à  l’issue  de  la  consultation  publique  intitulée 
Consolidated  stabilization  and  Marketing  plan  en  Californie, 
devrait aussi avoir une incidence positive sur nos activités de 
la côte ouest.

Le 1er avril 2008, nous avons complété l’acquisition d’Alto. Cette 
entreprise  emploie  environ  470  personnes  et  produit  des 
fromages de types italien et américain de même que des produits 
à base de lactosérum, dans ses deux usines du Wisconsin. Pour 
l’exercice 2007, Alto a enregistré un chiffre d’affaires d’environ 
378 millions de dollars US et un BAIIA de 19,6 millions de dollars 

US,  ces  données  ayant  été  ajustées  afin  de  tenir  compte  de 
certaines charges non récurrentes. Cette transaction stratégique 
permettra à notre division américaine d’étendre ses activités et 
constitue un autre pas vers l’atteinte de notre objectif d’accroître 
notre  présence  aux  États-Unis.  Au  cours  de  l’exercice  2009, 
nous axerons nos efforts sur l’intégration de ces activités aux 
systèmes  d’information  et  à  la  structure  de  Saputo.  Nous 
poursuivrons également notre analyse exhaustive de la structure 
de  coûts  afin  de  cerner  les  possibilités  de  synergie  entre  les 
activités acquises et nos autres activités aux États-Unis.

L’exercice  2009  devrait  nous  permettre  de  tirer  profit  de 
nombreuses initiatives mises en œuvre au cours de l’exercice 
précédent.  Durant  l’exercice  2008,  nous  avons  terminé  la 
rationalisation  de  nos  activités  de  râpage  et  de  fromage  à 
effilocher  aux  États-Unis.  Les  avantages  découlant  de  cette 
rationalisation,  y  compris  la  diminution  des  coûts  de  main-
d’œuvre, des frais indirects et des coûts de matière première, 
devraient  avoir  une  incidence  favorable  sur  les  résultats  de 
l’exercice 2009. En outre, différentes initiatives liées aux prix de 
vente  entreprises  à  la  fin  de  l’exercice  2008  devraient  aussi 
permettre  d’améliorer  le  rendement  de  la  division.  D’autres 
dépenses en immobilisations seront engagées dans cet exercice 
afin d’améliorer l’efficience opérationnelle et la rentabilité globale. 
L’importance  soutenue  que  nous  accordons  à  nos  marques 
principales, Frigo Cheese Heads et treasure Cave, ainsi que notre 
soutien supplémentaire à nos fromages de spécialité, devraient 
aussi susciter de nombreuses occasions durant l’exercice.

La volatilité qui a caractérisé l’industrie laitière américaine au 
cours des derniers exercices a entrainé de nombreux défis pour 
le secteur Produits laitiers USA. Cette volatilité devrait persister 
dans un avenir rapproché. Comme par le passé, nous prenons 
des décisions afin d’atténuer l’incidence de cette volatilité sur 
nos  activités.  Notre  but  consiste  à  fournir  à  nos  clients  des 
produits et des services de qualité, tout en préservant l’efficience 
de nos activités.

sEctEuR PRoduIts d’éPIcERIE

Revenus 
(en millions de dollars)

Baiia 
(en millions de dollars)

2008
164,6

2007

170,1

2006

164,2

2008
17,2

2007

26,4

2006

26,1

06

07

08

06

07

08

revenuS
Les  revenus  du  secteur  Produits  d’épicerie  ont  totalisé  
164,6  millions  de  dollars  pour  l’exercice  terminé  le  31  mars 
2008, en baisse de 5,4 millions de dollars par rapport à l’exercice 
précédent. Cette baisse est principalement imputable au volume 
de  ventes  au  Canada  qui  a  diminué  de  1,5 %  par  rapport  à 
l’exercice précédent. En outre, le lancement de produits sous 
des marques privées, la forte concurrence des prix sur le marché 
et  les  hausses  de  prix  qui  sont  entrées  en  vigueur  à  la  mi-
novembre 2007 ont aussi eu une incidence sur nos revenus. Le 

26           

rapport dE GEstion  _  rapport annueL 2008  _  saputo

marché québécois a été le marché le plus durement touché par 
ces facteurs. L’apport des activités de Biscuits Rondeau inc. et 
de Boulangerie Rondeau inc. (Rondeau) a neutralisé en partie 
ces diminutions, leurs résultats ayant été comptabilisés sur une 
année complète pour l’exercice 2008. Les volumes de ventes 
provenant de nos activités de coemballage aux États-Unis ont 
aussi beaucoup reculé par rapport à l’exercice précédent, pour 
atteindre environ 58 %.

Nous  avons  maintenu  notre  part  de  marché  malgré 
l’intensification de la concurrence dans un marché saturé.

Au  cours  de  l’exercice,  nous  avons  soutenu  activement  nos 
marques. En raison de la nature du secteur, nous devons innover 
et adapter constamment nos produits selon la saison. En 2008, 
nous avons lancé 11 nouveaux produits ; par exemple, nous avons 
introduit de nouveaux passion Flakie et Hop&Go! sous la marque 
Vachon, ainsi que de nouveaux biscuits à la farine d’avoine destinés 
à l’Ouest canadien, sous la marque Hostess. En outre, dans le cadre 
du plan d’intégration de Rondeau, nous avons revu notre gamme 
de produits afin d’en standardiser l’emballage.

Aux États-Unis, nous avons axé nos efforts sur la conclusion 
d’accords de coemballage. Malheureusement, nos efforts n’ont 
pas porté leurs fruits en 2008.

Baiia
Le  BAIIA  de  notre  secteur  Produits  d’épicerie  a  totalisé  
17,2  millions  de  dollars  pour  l’exercice  2008,  en  baisse  de  
9,2  millions  de  dollars  par  rapport  à  l’exercice  précédent.  La 
diminution  du  BAIIA  est  principalement  imputable  à 
l’augmentation  d’environ  4,1  millions  de  dollars  du  coût  des 
ingrédients,  de  l’emballage  et  de  la  main-d’œuvre  et  à  la 
diminution  des  volumes  de  ventes  liés  à  nos  activités 
canadiennes  et  américaines,  laquelle  s’est  traduite  par  une 
diminution d’environ 1,3 million de dollars du BAIIA, déduction 
faite de l’incidence des hausses de prix. Pour l’exercice 2008, 
un  montant  supplémentaire  de  2,7  millions  de  dollars  a  été 
affecté au soutien de nos marques au Canada ainsi qu’au régime 
de retraite. Au cours des exercices antérieurs, nos dépenses en 
immobilisations  nous  ont  permis  d’accroître  notre  efficience 
opérationnelle,  à  la  suite  de  la  mise  en  œuvre  de  projets 
d’automatisation et de robotisation. Les économies découlant 
de ces dépenses en immobilisations ont contrebalancé en partie 
la  hausse  des  coûts  dont  il  est  fait  mention  précédemment. 
Cependant, 
les  projets  majeurs  d’investissement  en 
immobilisations mis en œuvre au cours de l’exercice ont donné 
lieu  à  des  coûts  supplémentaires  de  main-d’œuvre  et  de 
démarrage  de  1,2  million  de  dollars.  La  marge  de  BAIIA  est 
passée de 15,5 % en 2007 à 10,7 % en 2008.

Le  rendement  de  nos  activités  de  fabrication  a  été 
défavorablement  influencé  par  l’intégration  de  Rondeau  et 
certains  projets  d’investissement  en  immobilisations  qui, 
collectivement, n’ont pas généré les rendements prévus.

PerSPectiveS
La conjoncture économique difficile a une incidence directe sur 
les résultats financiers de la division. Les principaux obstacles 
sont l’intensification de la concurrence, les prix agressifs sur le 
marché,  le  lancement  de  marques  privées  par  certains 
détaillants, l’augmentation du coût des régimes de retraite ainsi 
que l’augmentation constante des coûts de matière première 
et d’emballage. Afin d’atténuer l’incidence de ces facteurs, nous 
avons pris une série de mesures relatives au marketing et aux 
opérations.  Nous  avons  transféré  des  fonds  en  marketing  à 
l’équipe  de  vente  afin  de  soutenir  nos  efforts  de  ventes  en 
magasins. Nous tentons d’atténuer l’incidence défavorable de 
l’augmentation des coûts de matières premières et d’emballage 
en  mettant  l’accent  sur  l’optimisation  des  recettes  et  des 

procédés de fabrication. Nous évaluons également différentes 
possibilités aux États-Unis. En mars 2008, nous avons conclu 
une entente relative à une marque privée avec un nouveau client 
américain, laquelle devrait compenser à hauteur d’environ 25 % 
la diminution du volume lié aux activités de coemballage aux 
États-Unis en 2008.

tRésoRERIE
Les  flux  de  trésorerie  provenant  des  activités  d’exploitation 
avant  la  variation  des  éléments  hors  caisse  du  fonds  de 
roulement  se  sont  établis  à  390,8  millions  de  dollars  pour 
l’exercice  2008,  en  hausse  de  76,0  millions  de  dollars  par 
rapport à 314,8 millions de dollars à l’exercice 2007. Au cours 
de l’exercice 2008, un montant de 99,8 millions de dollars a 
été  utilisé  au  titre  des  éléments  hors  caisse  du  fonds  de 
roulement,  contre  28,7  millions  de  dollars  générés  durant 
l’exercice  2007.  La  hausse  du  montant  utilisé  au  titre  des 
éléments  hors  caisse  du  fonds  de  roulement  au  cours  de 
l’exercice 2008 est surtout imputable à l’augmentation du fonds 
de  roulement  lié  à  nos  activités  américaines  résultant  de 
l’augmentation du prix moyen du bloc par livre de fromage au 
cours  du  présent  exercice  comparativement  à  l’exercice 
précédent.  À  l’exercice  2007,  les  fonds  générés  étaient 
principalement attribuables à la réduction des stocks découlant 
de la gestion améliorée des stocks liés à nos activités laitières 
au Canada et en Argentine.

En ce qui concerne les activités d’investissement, la Société a 
utilisé  un  montant  de  354,4  millions  de  dollars  au  cours  de 
l’exercice  2008,  principalement  pour  l’acquisition  de  
Land  O’Lakes  sur  la  côte  ouest  américaine,  laquelle  a  coûté  
250,9 millions de dollars. La Société a ajouté 101,7 millions de 
dollars en immobilisations, dont près de 16 % étaient liés au 
remplacement d’immobilisations. Le solde a servi à la mise en 
place de nouvelles technologies, ainsi qu’à l’agrandissement et 
à  l’augmentation  de  certaines  capacités  manufacturières.  La 
Société a également cédé des actifs inutilisés à l’exercice 2008, 
pour un produit total de 5,3 millions de dollars.

En  ce  qui  concerne  les  activités  de  financement  à  l’exercice 
2008,  la  Société  a  augmenté  ses  emprunts  bancaires  de  
91,4 millions de dollars, racheté du capital-actions totalisant 
81,5 millions de dollars dans le cadre du programme de rachat 
dans le cours normal des activités et versé des dividendes de 
94,5 millions de dollars. Au cours de l’exercice 2008, la Société 
a également émis des actions pour une contrepartie en espèces 
de 28,4 millions de dollars dans le cadre de son régime d’options 
d’achat d’actions.

REssouRcEs FInAncIèREs
Au 31 mars 2008, le fonds de roulement de la Société totalisait 
416,3 millions de dollars, en baisse de 104,8 millions de dollars 
par rapport à 521,1 millions de dollars au 31 mars 2007. Cette 
baisse  est  principalement  imputable  aux  fonds  auparavant 
disponibles qui ont été utilisés pour l’acquisition de Land O’Lakes 
sur la côte ouest américaine. Au 31 mars 2008, notre ratio de 
dette portant intérêt sur les capitaux propres s’établissait à 0,17, 
comparativement à 0,08 au 31 mars 2007.

Au cours de l’exercice 2009, la Société prévoit ajouter environ 
101  millions  de  dollars  en  immobilisations,  dont  environ  
57 millions de dollars seront réservés aux nouvelles technologies 
et  à  l’augmentation  des  capacités  manufacturières.  Le  solde 
sera consacré au remplacement de certaines immobilisations. 
La Société s’attend à ce que l’amortissement des immobilisations 
totalise  environ  90  millions  de  dollars  pour  l’exercice  2009. 
L’augmentation  de  l’amortissement  par  rapport  à  l’exercice 
2008 est imputable à l’acquisition d’Alto et aux dépenses en 

saputo _  rapport annueL 2008  _  rapport dE GEstion                 

27

       
immobilisations engagées au cours de l’exercice 2008 et des 
exercices précédents. Tous les fonds requis pour les ajouts aux 
immobilisations seront générés par les activités de la Société. 
Au  31  mars  2008,  la  Société  n’avait  aucun  engagement 
important lié aux acquisitions d’immobilisations.

La  Société  dispose  de  facilités  de  crédit  bancaire  d’environ  
649 millions de dollars, dont une tranche de 222,6 millions de 
dollars  est  utilisée.  Elle  dispose  également  d’espèces  et  de 
quasi-espèces de 165,7 millions de dollars, dont une tranche 
de 163 millions de dollars a servi à l’acquisition d’Alto, conclue 
le  1er  avril  2008.  Au  cours  de  l’exercice,  un  montant 
supplémentaire de 300 millions de dollars a été ajouté à ses 
facilités de crédit bancaire existantes. Si cela s’avérait nécessaire, 
la Société pourrait prendre de nouveaux arrangements financiers 
pour poursuivre sa croissance par l’entremise d’acquisitions.

BIlAn
Comparativement au 31 mars 2007, les principaux postes du 
bilan au 31 mars 2008 ont varié en raison de l’appréciation du 
dollar  canadien  par  rapport  au  dollar  américain  et  au  peso 
argentin.  Le  taux  de  conversion  des  postes  de  bilan  de  nos 
activités  américaines  libellés  en  dollars  américains  était  de 
1,0265 $ CA/US au 31 mars 2008, contre 1,1546 $ CA/US au  
31 mars 2007. Le taux de conversion des postes de bilan de nos 
activités en Argentine en pesos argentins était de 0,3226 $ CA/
ARS au 31 mars 2008, contre 0,3691 $ CA/ARS au 31 mars 2007. 
La valeur accrue du dollar canadien s’est traduite par des valeurs 
moindres  des  postes  de  bilan  concernés  de  nos  activités  à 
l’étranger. Les variations des principaux postes de bilan étaient 
également attribuables à l’acquisition de Land O’Lakes sur la 
côte  ouest  américaine.  Notre  position  de  trésorerie  nette  a 
diminué, passant de 137,9 millions de dollars au 31 mars 2007 
à un montant négatif de 56,9 millions de dollars au 31 mars 
2008. Cette diminution s’explique par l’utilisation des espèces 
et des quasi-espèces existantes au début de l’exercice 2008 
pour  payer  l’acquisition  de  Land  O’Lakes  sur  la  côte  ouest 
américaine. La variation de l’écart de conversion sous la rubrique 
des capitaux propres est attribuable à l’appréciation du dollar 
canadien. L’actif total de la Société se chiffrait à 2,733 milliards 
de dollars au 31 mars 2008 comparativement à 2,488 milliards 
de dollars au 31 mars 2007.

InFoRmAtIon suR lE cAPItAl-ActIons
Le  capital-actions  autorisé  de  la  Société  est  constitué  d’un 
nombre illimité d’actions ordinaires et privilégiées. Les actions 
ordinaires  sont  des  actions  avec  droit  de  vote  et  droit  de 
participation. Les actions privilégiées peuvent être émises en 
une ou plusieurs séries, et les modalités et privilèges de chaque 
série doivent être établis au moment de leur création.

Autorisées

émises au  
31 mars 2008

émises au 
27 mai 2008

Nombre 
illimité

Nombre 
illimité

205 962 964 206 080 915

Aucune

Aucune

8 893 428

10 338 170

Actions 
ordinaires

Actions 
privilégiées

Options d’achat 
d’actions

Le  7  novembre  2006,  la  Société  a  annoncé  son  intention 
d’acheter, dans le cadre d’un programme de rachat dans le cours 
normal  des  activités  (programme  de  rachat),  à  des  fins 
d’annulation,  certaines  de  ses  actions  ordinaires  par 
l’intermédiaire  de  la  Bourse  de  Toronto,  à  compter  du  
13 novembre 2006.

En vertu du programme de rachat, la Société pouvait racheter 
jusqu’à 10 358 608 actions ordinaires à des fins d’annulation, 
ce  qui  représentait  5 %  des  207 172 178  actions  ordinaires 
émises et en circulation au 31 octobre 2006. Ces achats devaient 
être faits sur une période maximale de 12 mois commençant le 
13  novembre  2006  et  prenant  fin  le  12  novembre  2007  en 
conformité  avec  la  réglementation  applicable.  La  Société  ne 
pouvait racheter plus de 2 % des actions ordinaires émises et 
en circulation sur toute période de 30 jours. La contrepartie, en 
espèces,  versée  par  la  Société  pour  toute  action  ordinaire 
rachetée en vertu du programme de rachat correspondait au 
cours  du  marché  des  actions  ordinaires  au  moment  de 
l’acquisition. Pour l’exercice terminé le 31 mars 2008, la Société 
a racheté aux fins d’annulation un total de 3 705 240 actions 
ordinaires  au  cours  moyen  de  21,98 $,  pour  un  montant  de  
81,5 millions de dollars.

Le  6  novembre  2007,  la  Société  a  annoncé  son  intention 
d’acheter, dans le cadre d’un nouveau programme de rachat 
dans  le  cours  normal  des  activités  (nouveau  programme  de 
rachat),  à  des  fins  d’annulation,  certaines  de  ses  actions 
ordinaires par l’intermédiaire de la Bourse de Toronto, à compter 
du 13 novembre 2007.

En  vertu  du  nouveau  programme  de  rachat,  la  Société  peut 
racheter  jusqu’à  10 272 848  actions  ordinaires  à  des  fins 
d’annulation, ce qui représente 5 % des 205 456 990 actions 
ordinaires  émises  et  en  circulation  au  31  octobre  2007.  Ces 
achats ont lieu en conformité avec la réglementation applicable 
sur  une  période  maximale  de  12  mois  commençant  le  
13  novembre  2007  et  prenant  fin  le  12  novembre  2008.  La 
Société  ne  peut  racheter  plus  de  2 %  des  actions  ordinaires 
émises  et  en  circulation  sur  toute  période  de  30  jours.  La 
contrepartie en espèces, versée par la Société pour toute action 
ordinaire rachetée en vertu du nouveau programme de rachat, 
doit correspondre au cours du marché des actions ordinaires 
au moment de l’acquisition. Pour l’exercice terminé le 31 mars 
2008, la Société n’a racheté aucune action ordinaire à des fins 
d’annulation en vertu du nouveau programme de rachat.

Pour l’exercice terminé le 31 mars 2007, la Société avait racheté 
aux fins d’annulation un total de 2 813 400 actions ordinaires 
au  cours  moyen  de  18,02 $,  pour  un  montant  total  de  
50,7 millions de dollars.

La Société estime que le rachat de ses propres actions peut, en 
certaines  circonstances  appropriées,  constituer  un 
investissement  responsable  des  fonds  disponibles.  Des 
exemplaires  de  la  notice  relative  aux  deux  programmes  de 
rachat peuvent être obtenus sans frais, sur demande, auprès 
du secrétaire de la Société.

ARRAngEmEnts hoRs BIlAn
La  Société  a  recours  à  certains  arrangements  hors  bilan  qui 
consistent  essentiellement  en  la  location  de  certains  locaux 
ainsi qu’en certains contrats de location visant de l’équipement 
et du matériel roulant. Ces ententes sont comptabilisées sous 
forme de contrats de location-exploitation. Les loyers minimaux 
futurs au 31 mars 2008 totalisaient 47,0 millions de dollars. La 

28           

rapport dE GEstion  _  rapport annueL 2008  _  saputo

Société n’utilise pas d’instruments financiers dérivés à des fins 
spéculatives.  Saputo  utilise  certains  instruments  financiers 
dérivés dans des situations bien précises. Dans le cours normal 
des activités, nous importons certains produits aux fins de nos 
activités canadiennes, et notre gestion des risques de change 
nous  amène  occasionnellement  à  conclure  certains  contrats 
d’achat  de  devises  en  euros,  dont  le  montant  total  au  
31 mars 2008 s’élevait à 2 400 000 euros.

La Société conclut, à l’occasion, certains contrats à terme pour 
se protéger des fluctuations des prix de certaines marchandises 
lorsqu’elle a, au préalable, un engagement de vente du produit 
fini. Au 31 mars 2008, la valeur de marché de ces contrats était 
de 0,6 million de dollars.

L’évolution  de  la  conjoncture  économique  n’influe  pas  sur 
l’exposition financière de la Société à l’égard des instruments 
financiers dérivés utilisés, car ces derniers sont généralement 
détenus  jusqu’à  leur  échéance.  Les  notes  17  et  19  des  états 
financiers consolidés décrivent les arrangements hors bilan de 
la Société.

gARAntIEs
De temps à autre, la Société conclut des ententes dans le cours 
normal de ses activités, notamment des ententes de service et 
des contrats de location, ainsi que dans le cadre d’acquisitions 
ou de cessions d’entreprises ou d’actifs, lesquelles ententes, de 
par leur nature, peuvent fournir des indemnités à des tierces 
parties.  Ces  dispositions  d’indemnisation  peuvent  viser  des 
manquements aux représentations et garanties de même que 
des réclamations futures à l’égard de certains passifs, notamment 
en ce qui a trait à des questions fiscales ou environnementales. 
Les modalités de ces clauses d’indemnisation sont de durées 
variées.  La  note  17  des  états  financiers  consolidés  traite  des 
garanties de la Société.

oBlIgAtIons contRActuEllEs
Les obligations contractuelles de la Société consistent en des 
engagements  relatifs  au  remboursement  de  sa  dette  à  long 
terme ainsi qu’en certaines ententes de location relatives à des 
locaux, de l’équipement et du matériel roulant.

La note 7 décrit l’engagement de la Société pour ce qui est du 
remboursement de la dette à long terme, alors que la note 17 
décrit ses engagements de location.

(en milliers de dollars)

2009

2010

2011

2012

2013

dette à  
long terme

-

174 505

-

-

-

Années ultérieures

51 325

loyers 
minimaux

11 864

9 241

7 417

5 455

4 359

8 672

total

11 864

183 746

7 417

5 455

4 359

59 997

Total

225 830

47 008

272 838

oPéRAtIons EntRE APPAREntés
Dans le cours normal de ses activités, la Société reçoit des biens 
et services de sociétés sous influence notable de son actionnaire 
principal, et leur en fournit. Ces biens et services d’un montant 
non significatif sont compensés par une contrepartie égale à la 
juste valeur de marché. Se reporter à la note 18 des états financiers 
consolidés qui décrit les opérations entre apparentés.

noRmEs comPtABlEs

norMeS aPPLiQuÉeS
Au  cours  de  l’exercice,  la  Société  a  adopté  les  principes 
comptables suivants, tels qu’ils sont décrits dans le Manuel de 
l’ICCa (Institut Canadien des Comptables Agréés) :

Modifications comptables
Le chapitre 1506 du Manuel de l’ICCa, intitulé « Modifications 
comptables ».  Il  révise  les  normes  actuelles  concernant  les 
changements  de  méthodes  comptables,  les  changements 
d’estimations comptables et les corrections d’erreurs. L’adoption 
de  ce  chapitre  n’a  eu  aucune  incidence  sur  les  états  
financiers consolidés.

Résultat étendu
Le chapitre 1530 du Manuel de l’ICCa, intitulé « Résultat étendu ». 
Il établit des normes d’information et de présentation concernant 
le  résultat  étendu  et  ses  composantes.  Le  résultat  étendu 
consiste  en  la  variation  des  capitaux  propres  découlant 
d’opérations ou d’événements sans rapport avec les actionnaires 
de la Société. Ces opérations ou événements comprennent les 
variations  de  l’écart  de  conversion  liées  aux  établissements 
étrangers autonomes.

Par  suite  de  l’adoption  de  ce  chapitre,  les  états  financiers 
consolidés  de  la  Société  comprennent  maintenant  un  état 
consolidé  du  résultat  étendu.  Les  états  financiers  consolidés 
des périodes antérieures ont été retraités pour tenir compte de 
l’adoption de ce chapitre seulement dans le cas des changements 
de soldes relatifs à la conversion des devises des établissements 
étrangers autonomes.

Informations à fournir concernant le capital
Le chapitre 1535 du Manuel de l’ICCa, intitulé « Informations à fournir 
concernant le capital ». Il établit des normes pour la présentation 
d’informations sur le capital de l’entité et la façon dont il est géré. 
La présentation des informations sur le capital de la Société est 
conforme aux recommandations de ce nouveau chapitre.

Conversion des devises étrangères
Le chapitre 1651 du Manuel de l’ICCa, intitulé « Conversion des 
devises ». Il établit des normes pour la conversion des opérations 
d’une entité publiante libellées dans une monnaie étrangère et 
pour la conversion des états financiers d’un établissement étranger 
qu’une  entité  publiante  incorpore  dans  ses  états  financiers. 
L’impact de l’adoption de ce chapitre ainsi que du chapitre 1530 
« Résultat étendu », est que les changements dans les pertes 
non  réalisées  sur  conversion  des  états  financiers  des 
établissements étrangers autonomes sont présentés dans l’état 
consolidé du résultat étendu.

Placements
Le chapitre 3051 du Manuel de l’ICCa, intitulé « Placements ».  
Il établit des normes pour la comptabilisation des participations 
dans  des  entités  sous  influence  notable,  ainsi  que  pour 
l’évaluation de certains placements autres que les placements 
dans des instruments financiers. L’adoption de ce chapitre n’a 
eu aucune incidence sur les états financiers consolidés.

Capitaux propres
Le chapitre 3251 du Manuel de l’ICCa, intitulé « Capitaux propres ». 
Il établit des normes pour la présentation des capitaux propres 
et des variations des capitaux propres au cours de la période 
considérée. La présentation des capitaux propres de la Société 
est conforme aux recommandations de ce nouveau chapitre.

saputo _  rapport annueL 2008  _  rapport dE GEstion                 

29

       
Instruments financiers – Comptabilisation et évaluation
Le  chapitre  3855  du  Manuel  de  l’ICCa,  intitulé  « Instruments 
financiers  –  Comptabilisation  et  évaluation ».  Il  établit  les 
normes  de  comptabilisation  et  d’évaluation  des  instruments 
financiers dans le bilan ainsi que les normes pour la présentation 
des gains et des pertes dans les états financiers consolidés. En 
vertu de ce chapitre, les actifs financiers disponibles à la vente, 
les actifs et les passifs détenus à des fins de transaction et les 
instruments financiers dérivés, qu’il s’agisse ou non d’éléments 
constitutifs d’une relation de couverture, doivent être évalués 
à  la  juste  valeur.  L’adoption  de  ce  chapitre  n’a  eu  aucune 
indicence sur les états financiers consolidés.

Instruments financiers – Informations à fournir
Le  chapitre  3862  du  Manuel  de  l’ICCa,  intitulé  « Instruments 
financiers – informations à fournir », exige qu’une entité fournisse 
dans ses états financiers des informations qui permettent aux 
utilisateurs d’évaluer l’importance des instruments financiers 
au  regard  de  la  situation  financière  et  de  la  performance 
financière  de  l’entité.  Ces  informations  devraient  également 
permettre aux utilisateurs d’évaluer la nature et l’ampleur des 
risques découlant des instruments financiers auxquels l’entité 
est exposée au cours de la période et à la date de clôture, ainsi 
que la façon dont l’entité gère ces risques. La présentation des 
instruments financiers est conforme aux recommandations de 
ce chapitre.

Instruments financiers – Présentation
Le  chapitre  3863  du  Manuel  de  l’ICCa,  intitulé  « Instruments 
financiers – Présentation », a pour objectif d’aider les utilisateurs 
des  états  financiers  à  mieux  comprendre  l’importance  des 
instruments financiers par rapport à la situation financière, à la 
performance et aux flux de trésorerie d’une entité. La présentation 
des instruments financiers est conforme aux recommandations 
de ce chapitre.

Couvertures
Le chapitre 3865 du Manuel de l’ICCa, intitulé « Couvertures ». 
Il établit des normes qui précisent quand et comment on peut 
appliquer la comptabilité de couverture. Ce chapitre prévoit une 
documentation formalisée, la désignation d’éléments précis de 
relation de couverture et l’appréciation de l’efficacité comme 
des conditions préalables à l’application de la comptabilité de 
couverture. L’adoption de ce chapitre n’a eu aucune incidence 
sur les états financiers consolidés.

norMeS FutureS

Stocks
Le chapitre 3031 du Manuel de l’ICCa, intitulé « Stocks », donne 
des  commentaires  sur  la  détermination  du  coût  et  sa 
comptabilisation  ultérieure  en  charges,  y  compris  toute 
dépréciation  jusqu’à  la  valeur  nette  de  réalisation.  Il  donne 
également des commentaires sur les méthodes de détermination 
du coût qui sont utilisées pour imputer les coûts aux stocks. Ce 
chapitre  s’applique  aux  états  financiers  intermédiaires  et 
annuels des exercices ouverts à compter du 1er janvier 2008. 
La Société évalue actuellement l’incidence que l’adoption de ce 
chapitre aura sur ses états financiers consolidés.

Écarts d’acquisition et actifs incorporels
Le chapitre 3064 du Manuel de l’ICCA,intitulé « Écarts d’acquisition 
et actifs incorporels », établit des normes de comptabilisation, 
d’évaluation, de présentation et d’information applicables aux 
écarts d’acquisition après leur comptabilisation initiale et aux 
autres actifs incorporels des entreprises à but lucratif.Les normes 

concernant l’écart d’acquisition n’ont pas changé comparativement 
à celles incluses dans le chapitre 3062.

Normes internationales d’information financière
En 2006, le Conseil des normes comptables du Canada (CNC) 
a  publié  un  nouveau  plan  stratégique  qui  affectera 
significativement  les  exigences  en  matière  de  présentation 
financière des entreprises canadiennes. Le plan stratégique du 
CNC décrit la convergence des normes comptables canadiennes 
aux normes internationales (IFRS) au cours d’une période de 
transition d’environ cinq ans. En février 2008, le CNC a annoncé 
que la date de basculement des PCGR du Canada actuels aux 
IFRS, pour les entités publiques, serait 2011. En conséquence, 
la date de transition du 1er avril 2011 pour la Société exigera le 
retraitement des montants comparatifs émis par la Société pour 
l’exercice  se  terminant  le  31  mars  2011.  La  Société  ayant 
commencé l’évaluation de l’adoption des IFRS, l’impact de cette 
transition aux IFRS ne peut être estimé à ce moment.

convEntIons comPtABlEs cRItIQuEs Et 
REcouRs à dEs EstImAtIons comPtABlEs
Dans le cadre de la préparation des états financiers consolidés 
de  la  Société  conformément  aux  principes  comptables 
généralement  reconnus,  la  direction  doit  procéder  à  des 
estimations.  Ces  estimations  sont  établies  en  fonction  des 
exercices  précédents  et  selon  le  meilleur  jugement  de  la 
direction. La direction révise continuellement ces estimations. 
Les  résultats  réels  pourraient  différer  de  ces  estimations.  La 
section qui suit décrit les principales estimations utilisées dans 
la préparation des états financiers consolidés de Saputo inc.

Immobilisations
Afin d’assigner le coût des immobilisations sur leur vie utile, 
des  évaluations  de  la  durée  de  vie  utile  des  immobilisations 
doivent être faites. Le coût de chaque immobilisation sera alors 
attribué sur sa durée de vie utile et amorti année après année 
sur cette base.

Placement de portefeuille
Le  placement  de  portefeuille  est  enregistré  à  la  valeur 
d’acquisition. La Société réalise une évaluation annuelle pour 
s’assurer que la juste valeur du placement n’est pas inférieure 
à  sa  valeur  comptable.  Afin  de  calculer  une  juste  valeur 
estimative, elle utilise le BAIIA de la Société en y appliquant un 
multiple basé sur des normes comparables de son industrie. Si 
le  placement  de  portefeuille  subissait  une  baisse  de  valeur 
durable, sa valeur comptable serait réduite pour tenir compte 
de  cette  baisse  de  valeur.  La  Société  a  effectué  le  test  de 
dépréciation, et aucune réduction de valeur n’a été comptabilisée 
pour l’exercice 2008.

Écarts d’acquisition
Les normes comptables exigent que l’écart d’acquisition ne soit 
pas amorti, mais qu’il soit plutôt soumis à un test de dépréciation 
annuellement ou plus fréquemment si des événements ou des 
changements de situation indiquaient que l’actif pourrait avoir 
subi une baisse de sa juste valeur. Afin de déterminer si une 
baisse de valeur s’est produite, il faut évaluer chacune des unités 
comptables  respectives.  Les  évaluations  de  la  Société  sont 
basées  sur  des  multiples  de  Saputo  et  de  l’industrie.  Ces 
multiples sont appliqués au BAIIA et aux actifs nets. Si la valeur 
obtenue est inférieure à la valeur comptable, une réduction de 
valeur  serait  constatée.  La  Société  a  effectué  le  test  de 
dépréciation, et aucune réduction de valeur n’a été nécessaire 
pour l’exercice 2008.

30           

rapport dE GEstion  _  rapport annueL 2008  _  saputo

Regroupements d’entreprises
La Société comptabilise ses regroupements d’entreprises selon 
la  méthode  de  l’acquisition.  Selon  cette  méthode,  la  Société 
répartit le prix d’acquisition aux actifs corporels et incorporels 
acquis  et  aux  passifs  pris  en  charge,  en  fonction  de  la  juste 
valeur  estimative  à  la  date  d’acquisition,  l’excédent  du  prix 
d’achat étant attribué à l’écart d’acquisition.

Rémunération à base d’actions
La Société emploie la méthode basée sur la juste valeur pour 
comptabiliser aux résultats la rémunération à base d’actions. 
Par cette méthode, la Société répartit une charge de rémunération 
sur la durée d’acquisition des droits liés aux options octroyées. 
La durée de vie utile prévue des options utilisée pour calculer 

la juste valeur des options est basée sur l’expérience et sur le 
jugement de la direction.

Marques de commerce
Un test de dépréciation doit être effectué annuellement pour 
toutes  les  marques  de  commerce  de  la  Société.  Le  montant 
estimatif des flux de trésorerie futurs qui seront tirés des actifs 
incorporels est actualisé selon les cours actuels du marché. Les 
flux de trésorerie actualisés sont comparés à la valeur comptable 
des  marques  de  commerce.  S’ils  sont  inférieurs  à  la  valeur 
comptable, une réduction de valeur est constatée. La Société a 
effectué le test de dépréciation, et aucune réduction de valeur 
n’a été nécessaire pour l’exercice 2008.

anaLySe De SenSiBiLitÉ 
rÉgiMeS De retraite et autreS rÉgiMeS D’avantageS Sociaux

(en milliers de dollars)

Taux de rendement prévu de l’actif 
  Incidence d’une hausse de 1 % 
  Incidence d’une baisse de 1 %

Taux d’actualisation 
  Incidende d’une hausse de 1 % 
  Incidence d’une baisse de 1 %

Taux de croissance hypothétique du coût global  
  des soins de santé 
  Incidence d’une hausse de 1 % 
  Incidence d’une baisse de 1 %

Régimes de retraite

Autres avantages sociaux futurs

obligations au 
titre des 
prestations 
constituées

obligations au 
titre des 
prestations 
constituées

charge nette

charge nette

s.o. 
s.o.

(1 835) 
1 835

s.o. 
s.o.

s.o. 
s.o.

(19 802) 
25 965

(2 873) 
2 452

(1 037) 
1 227

(420) 
486

s.o. 
s.o.

s.o. 
s.o.

896 
(786)

245 
(222)

Régimes de retraite
La Société offre des régimes de retraite à cotisations déterminées 
auxquels elle participe et auxquels adhèrent plus de 80 % de 
ses employés actifs. La charge nette de retraite liée à ces types 
de régimes est généralement égale aux cotisations effectuées 
par l’employeur.

La  Société  participe  également  à  des  régimes  de  retraite  à 
prestations  déterminées  auxquels  adhère  le  reste  de  ses 
employés actifs. Le coût des prestations de retraite gagnées par 
les  employés  est  déterminé  selon  la  méthode  actuarielle  de 
répartition des prestations au prorata des années de service et 
selon des hypothèses retenues par la direction relativement, 
entre autres, au taux d’actualisation, au rendement attendu de 
l’actif des régimes, au taux de croissance de la rémunération et 
à  l’âge  de  retraite  des  employés.  Toutes  ces  estimations  et 
évaluations sont préparées avec l’aide de conseillers externes.

Le taux d’actualisation a été déterminé en fonction des taux de 
rendement effectif des obligations de sociétés de haute qualité 
à long terme, tel que le requiert la norme ajustée, pour tenir 
compte de la durée du passif des régimes. Le taux appliqué pour 
la  période  terminée  le  31  décembre  2007  était  5,60 %, 
comparativement à un taux de 5,26 % à l’exercice précédent.

Nous avons établi à 7,3 % le rendement moyen prévu des actifs 
investis, compte tenu de la nature et de la combinaison de ces 
actifs. Cette hypothèse est jugée raisonnable et est appuyée 
par nos conseillers externes.

Le  taux  de  croissance  de  la  rémunération  a  été  fixé  à  3,5 %  
à  long  terme,  en  tenant  compte  de  l’estimation  des  taux 
d’inflation futurs.

La  Société  offre  également  un  programme  d’avantages 
complémentaires de retraite lié aux soins de santé. Aux fins de 
l’évaluation des coûts liés à ce programme, le taux de croissance 
annuel hypothétique des coûts liés aux soins de santé a été fixé 
entre 6,6 % et 9 % pour l’exercice 2009 et, selon les hypothèses 
retenues, ce taux devrait diminuer graduellement, pour atteindre 
6 % à l’exercice 2013.

Toute modification à ces hypothèses ou toute expérience des 
régimes différente de celle prévue se traduit par des gains ou 
des pertes actuariels par rapport aux résultats anticipés. Si ces 
gains  ou  ces  pertes  dépassent  10 %  de  l’actif  ou  du  passif 
maximal  du  régime,  ils  sont  amortis  sur  le  nombre  moyen 
d’années de service futures du groupe d’employés cotisant aux 
régimes, conformément aux recommandations de l’ICCA.

Le tableau ci-dessus présente une analyse de la sensibilité des 
hypothèses économiques clés utilisées pour mesurer l’incidence 
sur les obligations relatives aux régimes de retraite à prestations 
déterminées, les autres avantages sociaux futurs et la charge 
nette.  Cette  analyse  de  sensibilité  doit  être  interprétée  avec 
prudence, étant donné que ses résultats sont hypothétiques et 
que les variations de chacune des hypothèses clés pourraient 
s’avérer  non  linéaires.  L’analyse  de  sensibilité  doit  être  lue 
parallèlement à la note 16 des états financiers consolidés. La 
sensibilité  de  chaque  variable  principale  a  été  calculée 

saputo _  rapport annueL 2008  _  rapport dE GEstion                 

31

       
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
indépendamment des autres. La date de mesure des actifs et 
des passifs des régimes de retraite a été fixée au 31 décembre 
de chaque exercice.

Les  actifs  des  régimes  de  retraite  sont  détenus  par  plusieurs 
fiducies  indépendantes,  et  la  composition  moyenne  du 
portefeuille global au 31 décembre 2007 était de 4 % en trésorerie 
et placements à court terme, 43 % en obligations et 53 % en 
actions canadiennes, américaines et étrangères. À long terme, 
nous ne prévoyons pas de modification majeure à cette répartition 
des  actifs.  La  composition  moyenne  du  portefeuille  au  
31 décembre 2006 était la même que pour l’exercice en cours.

Pour  les  régimes  à  prestations  déterminées,  des  évaluations 
actuarielles  ont  été  effectuées  en  décembre  2006  et  en  
juillet  2007,  ce  qui  couvrait  plus  de  97 %  des  obligations 
relatives à ce type de régime. À la suite de ces évaluations, des 
insuffisances  de  solvabilité  de  4,4  millions  de  dollars  et  de  
10 millions de dollars ont été constatées le 31 décembre 2006 
et le 1er juillet 2007, respectivement, ce qui a réduit de moitié 
le déficit, lequel s’élevait à 28,8 millions de dollars au moment 
des dernières évaluations actuarielles.

Le rendement supérieur de l’actif, conjugué avec les cotisations 
supplémentaires aux déficits des derniers exercices, a contribué 
à  la  réduction  de  l’écart.  En  vertu  des  lois  provinciales,  une 
cotisation supplémentaire est requise pour les cinq prochaines 
années afin d’acquitter cette insuffisance de 14,4 millions de 
dollars.  Le  versement  supplémentaire  requis  pour  l’exercice 
2008 était de 4,8 millions de dollars (7,2 millions de dollars 
pour l’exercice 2007). Le versement supplémentaire requis pour 
l’exercice 2009 sera de 4,9 millions de dollars. La prochaine 
évaluation  pour  certains  régimes  de  retraite  est  prévue  en 
décembre 2009.

Impôts futurs
La  Société  utilise  la  méthode  du  report  variable  pour 
comptabiliser  les  impôts  sur  les  bénéfices.  Les  actifs  et  les 
passifs d’impôts futurs sont déterminés en fonction des taux 
d’imposition en vigueur qu’on s’attend à appliquer au bénéfice 
imposable  au  cours  des  exercices  durant  lesquels  les  écarts 
temporaires  seront  censés  être  recouvrés  ou  réglés.  Par 
conséquent, une projection du bénéfice imposable est nécessaire 
pour  ces  exercices,  de  même  qu’une  hypothèse  quant  à  la 
période de recouvrement ou de règlement de certains écarts 
temporaires.  La  projection  du  bénéfice  imposable  futur  est 
fondée sur la meilleure estimation de la direction et peut différer 
du  bénéfice  imposable  réel.  La  Société  évalue  sur  une  base 
annuelle  le  besoin  d’établir  une  provision  pour  moins-value 
relative à ses actifs d’impôts futurs. Les règles et les règlements 
fiscaux canadiens, américains et internationaux sont sujets à 
interprétation et nécessitent le jugement de la Société, lequel 
peut  être  contesté  par  les  autorités  fiscales.  La  Société  croit 
qu’elle  a  pourvu  de  façon  adéquate  aux  obligations  fiscales 
pouvant découler des faits et circonstances actuels. Les écarts 
temporaires et les taux d’imposition peuvent changer à la suite 
de  modifications  apportées  par  un  budget  fiscal  et  par  une 
nouvelle législation relative aux impôts sur les bénéfices.

RIsQuEs Et IncERtItudEs

Responsabilité de produits
Les activités de Saputo sont exposées aux mêmes dangers et 
aux mêmes risques de responsabilité que celles de toutes les 
autres  entreprises  de  transformation  des  aliments,  dont  la 
contamination des ingrédients ou des produits par des bactéries 
ou  d’autres  agents  externes  pouvant  être  accidentellement 
introduits dans les produits ou les emballages. Saputo maintient 
des procédures de contrôle de la qualité dans ses installations 

afin de réduire de tels risques. La Société n’a jamais vécu de 
problème  de  contamination  important  avec  ses  produits. 
Toutefois, si une telle éventualité devait se produire, elle pourrait 
se  solder  par  un  rappel  de  produits  coûteux  et  entacher 
gravement la réputation de Saputo pour ce qui est de la qualité 
de ses produits. Nous maintenons une couverture d’assurance 
pour  notre  responsabilité  en  tant  que  fabricant  et  d’autres 
couvertures  que  nous  croyons  généralement  conformes  aux 
pratiques courantes dans l’industrie.

Approvisionnement en matières premières
Saputo achète des matières premières qui peuvent représenter 
jusqu’à 85 % du coût des produits. Elle transforme les matières 
premières  en  produits  finis  comestibles  dans  le  but  de  les 
revendre à un large éventail de consommateurs. Par conséquent, 
la disponibilité des matières premières et la fluctuation du prix 
des denrées alimentaires peuvent avoir une incidence positive 
ou négative sur les résultats de la Société. L’incidence de toute 
hausse de prix des denrées alimentaires sur les résultats de la 
Société dépendra de sa capacité à transférer ces hausses à sa 
clientèle dans un contexte de marché concurrentiel.

Marchés américain et international
Le prix du lait, en tant que matière première, de même que le 
prix de nos fromages aux États-Unis, en Argentine, en Allemagne 
et au Royaume-Uni, des produits dérivés et des fromages sur 
les marchés internationaux dépendent des forces de l’offre et 
de  la  demande  sur  les  marchés.  Ces  prix  sont  tributaires  de 
plusieurs  facteurs,  dont  la  santé  de  l’économie  ainsi  que  les 
niveaux de l’offre et de la demande de produits laitiers dans 
l’industrie. Toute fluctuation des prix peut affecter les résultats 
de la Société. L’incidence de telles variations sur nos résultats 
dépendra de notre capacité à mettre en place les mécanismes 
nécessaires pour les réduire.

Concurrence
L’industrie  de  la  transformation  des  aliments  est  très 
concurrentielle. Saputo y participe principalement dans le cadre 
de  ses  activités  laitières.  L’industrie  laitière  canadienne  est 
hautement  concurrentielle  et  compte  trois  compétiteurs 
importants,  dont  Saputo.  Aux  États-Unis,  en  Argentine,  en 
Allemagne et au Royaume-Uni, Saputo est active dans l’industrie 
laitière  à  la  grandeur  de  ces  pays  et  se  mesure  à  plusieurs 
compétiteurs  régionaux  et  nationaux.  Notre  performance 
dépendra de notre capacité à continuer d’offrir des produits de 
qualité à prix concurrentiels, et cela, dans tous les pays où nous 
exerçons nos activités.

Regroupement de la clientèle
Au  cours  des  dernières  années,  nous  avons  assisté  à  un 
regroupement important dans l’industrie alimentaire, et ce, dans 
tous les segments de marché. Étant donné que nous desservons 
ces segments, le regroupement dans l’industrie a eu pour effet 
de diminuer le nombre de clients et d’augmenter l’importance 
relative de certains clients. Au sein des segments du détail, de 
la restauration et des ingrédients, aucun client ne génère plus de 
10 % du total de notre chiffre d’affaires consolidé. Notre capacité 
à continuer de desservir nos clients dans tous les marchés où 
nous  exerçons  des  activités  dépendra  de  la  qualité  de  nos 
produits et de notre service ainsi que des prix de nos produits.

Environnement
Les affaires et les activités de Saputo sont régies par des lois et 
des règlements en matière d’environnement, y compris en ce 
qui a trait à l’évacuation des eaux usées, au rejet de substances 
dangereuses et non dangereuses et à la restauration des sites 
contaminés. Nous croyons que nos activités sont conformes à 
tous les égards importants à ces lois et règlements, à l’exception 

32           

rapport dE GEstion  _  rapport annueL 2008  _  saputo

de ce qui est précisé ailleurs dans notre notice annuelle datée 
du 27 mai 2008, pour l’exercice terminé le 31 mars 2008. Le 
respect de ces lois et règlements exige que la Société continue 
d’engager des dépenses d’exploitation et d’entretien, de même 
que des dépenses en immobilisations. Des événements futurs, 
comme les changements apportés aux lois et règlements ou le 
resserrement des politiques d’application, pourraient avoir un 
impact  important  sur  la  situation  financière  de  Saputo  et 
nécessiter des dépenses supplémentaires importantes pour s’y 
conformer ou continuer à s’y conformer.

Tendances de consommation
La demande pour nos produits est assujettie à la variation des 
tendances  de  consommation.  Ces  changements  peuvent 
affecter  les  résultats  de  la  Société.  Afin  de  constamment 
s’adapter à ces changements, la Société a recours à l’innovation 
et au développement de nouveaux produits.

Expositions aux risques financiers
Le degré d’exposition de Saputo aux risques financiers varie en 
fonction de la devise relative à ses activités aux États-Unis, en 
Argentine, en Allemagne et au Royaume-Uni. Nous réalisons 
environ 38 % des ventes aux États-Unis et 5 % des ventes en 
Allemagne, au Royaume-Uni et en Argentine, collectivement. 
Cependant, les flux de trésorerie liés à ces activités constituent 
une couverture naturelle contre ces risques. Les flux de trésorerie 
liés  aux  activités  américaines  constituent  également  une 
couverture naturelle contre le risque de change lié à notre dette 
exprimée en dollars américains. Au 31 mars 2008, la dette à 
long terme de la Société était constituée de billets de premier 
rang en dollars américains uniquement, lesquels comportent 
un taux fixe jusqu’à leur échéance.

Considérations d’ordre législatif, réglementaire,  
normatif et politique
La  Société  est  assujettie  à  des  lois,  règlements,  règles  et 
politiques  locaux,  provinciaux,  étatiques,  fédéraux  et 
internationaux,  ainsi  qu’aux  contextes  social,  économique  et 
politique des pays où elle exerce ses activités. Par conséquent, 
toute modification ou variation de l’un de ces éléments pourrait 
avoir une incidence défavorable sur les résultats et les activités 
de Saputo et faire en sorte que cette dernière doive engager 
des dépenses importantes pour s’y adapter ou s’y conformer. 
Plus précisément, la production et la distribution de produits 
alimentaires sont assujetties à des lois, règles, règlements et 
politiques fédéraux, étatiques, provinciaux et locaux ainsi qu’à 
des accords commerciaux internationaux, fournissant un cadre 
dans lequel s’inscrivent les activités de Saputo. L’incidence de 
nouvelles  lois  ou  de  nouveaux  règlements,  ou  encore  d’un 
resserrement des politiques d’application, d’une interprétation 
plus stricte ou de changements à des lois ou règlements déjà 
en vigueur, dépendra de notre capacité à nous y adapter et à 
nous y conformer. Nos activités sont actuellement conformes 
à  toutes  les  lois  et  à  tous  les  règlements  gouvernementaux 
importants,  et  nous  possédons  tous  les  permis  et  licences 
importants dans le cadre de nos activités.

Croissance par voie d’acquisitions
La Société prévoit afficher une croissance interne. De plus, nous 
prévoyons poursuivre notre croissance au moyen d’acquisitions. 
La Société a, par le passé, connu une croissance grâce à des 
acquisitions, et devrait vraisemblablement et  dans une  large 
mesure compter sur de nouvelles acquisitions pour poursuivre 
sa croissance. La capacité d’évaluer correctement la juste valeur 

de marché des entreprises acquises, d’évaluer correctement le 
temps  et  les  ressources  humaines  nécessaires  pour  intégrer 
avec succès leurs activités à celles de la Société ainsi que notre 
capacité  de  réaliser  les  synergies,  les  améliorations  et  les 
bénéfices prévus et d’atteindre le rendement attendu constituent 
des risques inhérents aux acquisitions.

Protection des tarifs
Les industries de la production laitière sont encore partiellement 
protégées  des  importations  par  des  quotas  tarifaires  qui 
permettent l’importation d’un volume précis de produits à un 
tarif réduit ou inexistant et imposent des tarifs plus substantiels 
aux volumes d’importations excédentaires. Il n’est aucunement 
garanti que, du fait d’une décision politique ou d’une modification 
aux  accords  commerciaux  internationaux,  les  mesures  de 
protection des tarifs ne seront pas abolies en ce qui a trait au 
marché des produits laitiers, ce qui aurait pour conséquence 
d’accroître  la  concurrence.  Notre  performance  dépendra  de 
notre capacité à continuer d’offrir des produits de qualité à des 
prix concurrentiels.

PRésEntAtIon, contRÔlEs Et PRocéduREs
Le  chef  de  la  direction  et  le  chef  de  la  direction  financière, 
conjointement avec la direction, après avoir évalué l’efficacité 
des  contrôles  et  procédures  de  la  Société  en  matière  de 
communication de l’information en date du 31 mars 2008, ont 
conclu  que  ces  contrôles  et  procédures  étaient  adéquats  et 
efficaces pour assurer que l’information importante relative à 
la Société et à ses filiales consolidées leur soit communiquée.

contRÔlE IntERnE à l’égARd  
dE l’InFoRmAtIon FInAncIèRE
Le  chef  de  la  direction  et  le  chef  de  la  direction  financière, 
conjointement avec la direction, ont conclu, après avoir procédé 
à une évaluation, et au meilleur de leur connaissance, qu’il n’y 
a eu, au 31 mars 2008, aucune modification du contrôle interne 
à l’égard de l’information financière de la Société qui ait pu avoir 
une incidence importante, ou qui pourrait raisonnablement avoir 
une incidence importante, sur le contrôle interne de la Société 
à l’égard de l’information financière.

AnAlysE dE sEnsIBIlIté dEs vARIAtIons dE 
tAux d’IntéRÊt Et dE lA dEvIsE AméRIcAInE
La dette à long terme est couverte par des taux d’intérêt fixes 
dans une proportion de 100 %. La portion utilisée des facilités 
de crédit bancaire est exposée aux fluctuations des taux d’intérêt 
et n’était pas protégée contre celles-ci en date du 31 mars 2008. 
Une  fluctuation  de  1 %  du  taux  d’intérêt  occasionnerait  une 
variation du bénéfice net d’environ 1,4 million de dollars, sur la 
base  des  emprunts  bancaires  de  222,6  millions  de  dollars 
contractés en date du 31 mars 2008. Les fluctuations de devises 
canadienne et américaine peuvent aussi avoir une incidence 
sur  les  résultats.  Une  appréciation  du  dollar  canadien  par 
rapport  au  dollar  américain  se  traduirait  par  une  incidence 
négative  sur  les  résultats.  À  l’inverse,  la  faiblesse  du  dollar 
canadien aurait une incidence positive sur les résultats. Pour 
l’exercice terminé le 31 mars 2008, le taux de conversion moyen 
du dollar américain était calculé sur la base de 1,00 $ CA pour 
0,97 $ US. Sur cette base, une fluctuation de 0,01 $ CA aurait 
entraîné des variations approximatives de 0,7 million de dollars 
sur le bénéfice net, de 1,7 million de dollars sur le BAIIA et de 
21,0 millions de dollars sur les revenus.

saputo _  rapport annueL 2008  _  rapport dE GEstion                 

33

       
mEsuRE dE cAlcul dEs RésultAts non 
conFoRmE Aux PRIncIPEs comPtABlEs 
généRAlEmEnt REconnus
La Société définit le BAIIA comme le bénéfice avant intérêts, 
impôts  sur  les  bénéfices,  et  amortissement.  Le  BAIIA  est 
présenté de façon constante d’une période à l’autre.

Nous utilisons le BAIIA, entre autres mesures, pour évaluer le 
rendement d’exploitation de nos activités permanentes, avant 
l’incidence de l’amortissement. Nous excluons l’amortissement, 
car  il  dépend  largement  des  méthodes  et  des  hypothèses 
comptables utilisées par une société, ainsi que de facteurs hors 
exploitation comme le coût historique des immobilisations.

Le BAIIA n’est pas une mesure des résultats qui est conforme 
aux principes comptables généralement reconnus (PCGR) du 
Canada, et il ne vise pas à être considéré comme une mesure 
de remplacement à d’autres mesures financières du rendement 
d’exploitation. Il ne vise pas non plus à représenter les fonds 

disponibles pour le service de la dette, le paiement de dividendes, 
le réinvestissement ou d’autres utilisations discrétionnaires et 
il ne doit pas être considéré séparément ou comme remplacement 
à  des  mesures  de  rendement  préparées  conformément  aux 
PCGR du Canada. La Société utilise le BAIIA, car la direction 
estime qu’il constitue une mesure de rendement révélatrice. Le 
BAIIA est couramment utilisé par les investisseurs pour analyser 
le  rendement  des  sociétés  des  industries  dans  lesquelles  la 
Société exerce ses activités. La définition donnée au BAIIA par 
la Société peut ne pas être identique à celle de mesures portant 
le  même  nom  présentées  par  d’autres  sociétés  et,  par 
conséquent,  peut  ne  pas  être  comparable  à  la  définition  de 
mesures semblables présentées par d’autres sociétés.

La mesure financière conforme aux PCGR du Canada la plus 
comparable est le bénéfice d’exploitation. Les tableaux ci-après 
présentent un rapprochement du bénéfice d’exploitation et du 
BAIIA consolidés.

MeSure De caLcuL DeS rÉSuLtatS non conForMe aux PrinciPeS coMPtaBLeS gÉnÉraLeMent reconnuS

(en milliers de dollars)

Bénéfice d’exploitation 
Amortissement des immobilisations

BAIIA

(en milliers de dollars)

Bénéfice d’exploitation 
Amortissement des immobilisations

BAIIA

Produits laitiers

2008

cEA

326 555 
36 810

363 365

usA

110 698 
34 780

total

437 253 
71 590

145 478

508 843

cEA

280 923 
36 163

317 086

Produits laitiers

usA

53 041 
29 849

82 890

2007

total

333 964 
66 012

399 976

Produits 
d’épicerie

9 357 
7 844

17 201

Produits 
d’épicerie

20 252 
6 104

26 356

total

446 610 
79 434

526 044

total

354 216 
72 116

426 332

34           

rapport dE GEstion  _  rapport annueL 2008  _  saputo

L’inForMation Financière triMeStrieLLe De 2007 et De 2008 n’a PaS Fait L’oBjet D’un exaMen Par un 
vÉriFicateur externe.

inForMation Financière triMeStrieLLe 2008 – État conSoLiDÉ DeS rÉSuLtatS

(En mIllIERs dE dollARs, sAuF lEs donnéEs PAR ActIon)

(non véRIFIé)

(non véRIFIé)

(non véRIFIé)

(non véRIFIé)

(véRIFIé)

1ER tRImEstRE

2E tRImEstRE

3E tRImEstRE

4E tRImEstRE

ExERcIcE 2008

données tirées des états des résultats 
Revenus 
Coût des ventes, frais de vente et d’administration

Bénéfice avant intérêts, impôts sur les bénéfices  
  et amortissement 
  Marge % 

  1 226 735 $ 
 1 099 220

  1 288 982 $ 
  1 164 910

  1 277 037 $ 
  1 140 081

  1 266 146 $ 
  1 128 645

 5 058 900 $ 
 4 532 856

127 515 
10,4 % 

124 072 
9,6 % 

136 956 
10,7 % 

137 501 
10,9 % 

  526 044 
10,4 % 

Amortissement des immobilisations

20 268

19 670

19 669

19 827

79 434

Bénéfice d’exploitation 
Intérêts sur la dette à long terme 
Autres intérêts, nets

107 247 
5 040 
1 549

  104 402 
4 684 
2 482

Bénéfice, avant impôts sur les bénéfices 
Impôts sur les bénéfices

  100 658 
32 211

97 236 
34 712

117 287 
4 494 
1 468

111 325 
29 307

117 674 
4 588 
1 039

  446 610 
18 806 
6 538

112 047 
36 836

  421 266 
133 066

Bénéfice net 
  Marge nette %

Par action 
  Bénéfice net 
    De base 
    Dilué

  68 447 $ 

5,6 %

62 524 $ 
4,9 %

82 018 $ 
6,4 %

75 211 $ 
5,9 %

  288 200 $ 

5,7 %

0,33 $ 
0,33 $

0,30 $ 
0,30 $

0,40 $ 
0,39 $

0,37 $ 
0,36 $

1,40 $ 
1,38 $

inForMation Financière triMeStrieLLe 2007 – État conSoLiDÉ DeS rÉSuLtatS

(En mIllIERs dE dollARs, sAuF lEs donnéEs PAR ActIon)

(non véRIFIé)

(non véRIFIé)

(non véRIFIé)

(non véRIFIé)

(véRIFIé)

1ER tRImEstRE

2E tRImEstRE

3E tRImEstRE

4E tRImEstRE

ExERcIcE 2007

données tirées des états des résultats 
Revenus 
Coût des ventes, frais de vente et d’administration

Bénéfice avant intérêts, impôts sur les bénéfices  
  et amortissement 
  Marge % 

  981 142 $ 
  888 065

  994 145 $ 
  887 378

  1 016 989 $ 
  901 955

 1 008 704 $ 
  897 250

 4 000 980 $ 
 3 574 648

93 077 
9,5 % 

106 767 
10,7 % 

115 034 
11,3 % 

111 454 
11,0 % 

  426 332 
10,7 % 

Amortissement des immobilisations

18 129

17 652

18 732

17 603

72 116

Bénéfice d’exploitation 
Intérêts sur la dette à long terme 
Autres intérêts, nets

74 948 
5 586 
(545)

89 115 
5 739 
(760)

Bénéfice, avant impôts sur les bénéfices 
Impôts sur les bénéfices

  69 907 
16 643

84 136 
25 850

96 302 
5 594 
(959)

91 667 
27 609

93 851 
5 684 
(1 234)

  354 216 
22 603 
(3 498)

89 401 
26 542

335 111 
  96 644

Bénéfice net 
  Marge nette %

Par action 
  Bénéfice net 
    De base 
    Dilué

53 264 $ 
5,4 %

58 286 $ 
5,9 %

  64 058 $ 

6,3 %

62 859 $ 
6,2 %

  238 467 $ 
6,0 %

0,26 $ 
0,26 $

0,28 $ 
0,28 $

0,31 $ 
0,30 $

0,31 $ 
0,30 $

1,15 $ 
1,14 $

saputo _  rapport annueL 2008  _  rapport dE GEstion                 

35

       
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
sommAIRE dEs RésultAts du QuAtRIèmE 
tRImEstRE tERmIné lE 31 mARs 2008
Les revenus du trimestre terminé le 31 mars 2008 ont totalisé 
1,266 milliard de dollars, en hausse de 257,4 millions de dollars, 
ou 25,5 %, par rapport à 1,009 milliard de dollars pour le trimestre 
correspondant  de  l’exercice  précédent.  Cette  hausse  est 
principalement attribuable à notre secteur Produits laitiers USA, 
dont les revenus ont augmenté d’environ 204 millions de dollars 
comparativement  au  trimestre  correspondant  de  l’exercice 
précédent.  L’acquisition  de  Land  O’Lakes  sur  la  côte  ouest 
américaine, conjuguée à la hausse des volumes et des prix de 
ventes, s’est traduite par une augmentation des revenus d’environ 
186 millions de dollars. En outre, le prix moyen du bloc par livre 
de fromage de 1,91 $ US enregistré pour le trimestre en cours, 
par rapport à 1,34 $ US au trimestre correspondant de l’exercice 
précédent,  a  généré  des  revenus  supplémentaires  d’environ  
69  millions  de  dollars.  L’appréciation  du  dollar  canadien  au 
quatrième  trimestre  de  l’exercice  2008  a  réduit  les  revenus 
d’environ  50  millions  de  dollars.  Les  revenus  tirés  de  notre 
secteur Produits laitiers Canada, Europe et Argentine (secteur 
Produits  laitiers  CEA)  ont  également  contribué  à  la  hausse 
globale des revenus d’environ 57 millions de dollars au quatrième 
trimestre, par rapport au même trimestre de l’exercice précédent. 
La hausse des prix de vente dans nos activités canadiennes et 
argentines découlant de l’augmentation du coût de la matière 
première,  le  lait,  de  l’accroissement  des  volumes  de  ventes 
provenant de nos activités laitières canadiennes, de la hausse 
des ventes de poudre de lait écrémé à la Commission canadienne 
du lait en raison du surplus de lait des provinces de l’Ouest, où 
nous agissons en tant qu’usine de dernier recours, de même 
que  l’inclusion  de  nos  activités  au  Royaume-Uni,  sont  les 
principaux facteurs ayant causé cette augmentation. La baisse 
enregistrée pour le marché des sous-produits, la diminution du 
volume de ventes imputable principalement aux exportations 
liées à nos activités en Argentine, de même que l’appréciation 
du dollar canadien par rapport au peso argentin, ont cependant 
partiellement contrebalancé cette augmentation. Les revenus 
de notre secteur Produits d’épicerie ont diminué de 4,6 millions 
de dollars au quatrième trimestre de l’exercice 2008, par rapport 
au  trimestre  correspondant  de  l’exercice  précédent.  Cette 
diminution  s’explique  par  la  baisse  du  volume  de  ventes  au 
Canada, en raison des hausses des prix au troisième trimestre 
de l’exercice 2008, ainsi que par le lancement de produits sous 
des  marques  privées  de  détaillants  et  la  forte  concurrence  
des  prix  sur  le  marché.  De  plus,  les  volumes  de  ventes  
provenant de nos activités de coemballage aux États-Unis ont 
beaucoup  reculé  par  rapport  au  trimestre  correspondant  de 
l’exercice précédent.

Le  bénéfice  avant  intérêts,  impôts  sur  les  bénéfices  et 
amortissement (BAIIA) a totalisé 137,5 millions de dollars au 
trimestre terminé le 31 mars 2008, en hausse de 26,0 millions 
de dollars, ou 23,3 %, par rapport à 111,5 millions de dollars au 
trimestre correspondant de l’exercice précédent. Cette hausse 
est surtout attribuable à notre secteur Produits laitiers USA, 
dont le BAIIA a augmenté d’environ 19 millions de dollars au 
trimestre en cours, comparativement au trimestre correspondant 
de l’exercice précédent. L’augmentation résulte de l’acquisition 
des activités de Land O’ Lakes sur la côte ouest américaine, 
ainsi que des initiatives amorcées par la Société au cours des 
exercices précédents et de l’exercice en cours. Le prix moyen 
du  bloc  par  livre  de  fromage  de  1,91 $  US  enregistré  pour  le 
trimestre en cours, comparativement à 1,34 $ US pour le même 
trimestre de l’exercice précédent, a créé une meilleure absorption 
de nos frais fixes. La relation entre le prix moyen du bloc par 
livre de fromage et le coût de la matière première, le lait, était 
favorable pour le trimestre en cours, par rapport au trimestre 
correspondant de l’exercice précédent. À l’inverse, le prix moyen 

du bloc par livre de fromage entre le trimestre en cours et le 
troisième trimestre de l’exercice 2008, comparativement aux 
mêmes  trimestres  de  l’exercice  2007,  a  créé  une  incidence 
défavorable  sur  la  réalisation  des  inventaires.  Ensemble,  ces 
facteurs  de  marché  ont  eu  une  incidence  positive  d’environ  
6 millions de dollars sur le BAIIA du quatrième trimestre de 
l’exercice 2008. En outre, les avantages tirés des révisions aux 
formules utilisées pour établir le prix du lait apportées par l’État 
de la Californie, ainsi que par le USDA, ont totalisé dans leur 
ensemble environ 2 millions de dollars.

Le  BAIIA  de  notre  secteur  Produits  laitiers  CEA  a  augmenté 
d’environ  10  millions  de  dollars  par  rapport  au  trimestre 
correspondant  de  l’exercice  précédent.  Cette  augmentation 
s’explique  principalement  par  les  volumes  de  ventes  accrus 
provenant de nos activités laitières canadiennes et l’amélioration 
de nos activités en Argentine. Toutefois, cette augmentation vient 
contrebalancer  le  marché  moins  favorable  des  sous-produits, 
l’incidence  défavorable  des  nouveaux 
règlements 
gouvernementaux  limitant  les  prix  de  vente  en  Argentine,  de 
même que l’appréciation du dollar canadien par rapport au peso 
argentin. L’inclusion de notre division Produits laitiers (Europe) a 
eu une incidence minime sur le BAIIA au quatrième trimestre.

Le BAIIA de notre secteur Produits d’épicerie a reculé d’environ 
3 millions de dollars pour le trimestre terminé le 31 mars 2008, 
comparativement  au  trimestre  correspondant  de  l’exercice 
précédent.  La  diminution  est  principalement  imputable  à  la 
hausse des coûts des ingrédients, de l’emballage et de la main-
d’œuvre, ainsi qu’à la diminution des volumes de ventes liés à 
nos activités canadiennes et américaines.

La  dépense  d’amortissement  pour  le  trimestre  terminé  le  
31 mars 2008 a totalisé 19,8 millions de dollars, en hausse de 
2,2 millions de dollars par rapport à 17,6 millions de dollars au 
trimestre  correspondant  de  l’exercice  précédent.  La  hausse 
s’explique surtout par l’acquisition de Land O’Lakes sur la côte 
ouest américaine ainsi que par les dépenses en immobilisations 
engagées pendant l’exercice en cours et l’exercice précédent. 
Les  dépenses  nettes  d’intérêts  ont  augmenté  pour  atteindre  
5,6 millions de dollars, comparativement à 4,5 millions de dollars 
pour  le  trimestre  correspondant  de  l’exercice  précédent,  par 
suite  de  l’utilisation  de  facilités  de  crédit  additionnelles  pour 
l’acquisition de Land O’Lakes sur la côte ouest américaine, et du 
remboursement de 30 millions de dollars US au titre de la dette 
à long terme au cours du troisième trimestre de l’exercice 2007. 
Le taux d’imposition effectif pour le trimestre a été de 32,9 %, 
comparativement à 29,7 % pour le trimestre correspondant de 
l’exercice  précédent.  L’augmentation  du  taux  d’imposition 
effectif par suite de la variation des sources de bénéfices pour 
le trimestre en cours par rapport au même trimestre de l’exercice 
précédent.  Au  cours  du  quatrième  trimestre  de  l’exercice 
précédent, la Société a bénéficié d’une réduction d’impôts non 
récurrente  de  quelque  2  millions  de  dollars  afin  d’ajuster  les 
soldes  d’impôts  futurs  suivant  une  diminution  des  taux 
d’imposition fédéraux au Canada. Sans cet ajustement, le taux 
d’imposition effectif se serait chiffré à 31,9 %.

Au cours du trimestre, la Société a ajouté environ 32 millions 
de  dollars  en  immobilisations,  a  émis  des  actions  pour  une 
contrepartie en espèces de 4,5 millions de dollars dans le cadre 
du régime d’options d’achat d’actions et a versé des dividendes 
de  24,7  millions  de  dollars  à  ses  actionnaires.  La  Société  a 
également accru ses emprunts bancaires d’environ 129 millions 
de dollars à la fin du quatrième trimestre de l’exercice 2008, en 
prévision de l’acquisition d’Alto aux États-Unis, le 1er avril 2008. 
Également au quatrième trimestre de l’exercice 2008, la Société 
a généré des flux de trésorerie de 86,8 millions de dollars, en baisse 
par rapport à 91,9 millions de dollars au trimestre correspondant 

36           

rapport dE GEstion  _  rapport annueL 2008  _  saputo

de l’exercice précédent. Le bénéfice net a totalisé 75,2 millions de 
dollars pour le trimestre terminé le 31 mars 2008, en hausse de 
12,3  millions  de  dollars  comparativement  au  trimestre 
correspondant de l’exercice précédent.

InFoRmAtIon FInAncIèRE tRImEstRIEllE
Au cours de l’exercice 2008, certaines circonstances particulières 
ont eu une incidence sur les variations trimestrielles des revenus 
et  du  bénéfice  avant  intérêts,  impôts  sur  les  bénéfices  et 
amortissement comparativement à l’exercice 2007. Au cours 
des quatre trimestres de l’exercice 2008, le prix moyen du bloc 
par livre de fromage est demeuré beaucoup plus élevé qu’au 
cours de l’exercice 2007, grâce à l’absorption des frais fixes et 
à la réalisation des stocks. Cependant, la relation entre le prix 
moyen  du  bloc  par  livre  de  fromage  et  le  coût  de  la  matière 
première, le lait, a été défavorable au cours des trois premiers 
trimestres de l’exercice, en raison du prix élevé de la poudre de 
lactosérum, lequel est un élément clé dans l’établissement du 
prix du lait. Le prix élevé du marché des sous-produits a été 
favorable pour le BAIIA au cours des trois premiers trimestres 
de  l’exercice  2008,  par  rapport  à  l’exercice  2007.  Le  dollar 
canadien a été plus vigoureux au cours des quatre trimestres 
de l’exercice 2008, ce qui a entraîné une baisse des revenus et 
du  BAIIA.  La  Société  a  également  conclu  l’acquisition  de  
Land O’Lakes sur la côte ouest américaine le 1er avril 2007 et 
tenu compte de l’exercice complet de Dansco Dairy Products 
Limited (Royaume-Uni), dont les activités avaient été acquises 
le  23  mars  2007.  Les  bénéfices  trimestriels  témoignent 
directement de l’incidence des éléments indiqués ci-dessus.

AnAlysE dEs RésultAts dE l’ExERcIcE  
tERmIné lE 31 mARs 2007 En comPARAIson 
dE l’ExERcIcE tERmIné lE 31 mARs 2006
Les revenus consolidés de Saputo pour l’exercice 2007 avaient 
totalisé 4,001 milliards de dollars, en baisse de 21,2 millions de 
dollars,  ou  0,5 %,  par  rapport  à  4,022  milliards  de  dollars  à 
l’exercice 2006. Cette baisse était imputable à notre secteur 
Produits laitiers USA, dont les revenus avaient reculé d’environ 
170  millions  de  dollars.  Le  prix  moyen  du  bloc  par  livre  de 
fromage de 1,26 $ US pour l’exercice 2007, comparativement 
à 1,42 $ US à l’exercice 2006, avait entraîné une diminution des 
revenus d’environ 84 millions de dollars. L’appréciation du dollar 
canadien à l’exercice 2007 avait entraîné une diminution des 
revenus d’environ 48 millions de dollars, comparativement à 
l’exercice  2006.  Les  volumes  de  ventes  avaient  diminué  de 
5,9 %, en raison de la fermeture de notre usine de Peru, Indiana, 
en mai 2006. Exclusion faite de cette fermeture, les volumes 
de ventes étaient demeurés relativement stables à l’exercice 
2007,  par  rapport  à  l’exercice  2006.  Les  revenus  de  notre 
secteur  Produits  laitiers  CEA  avaient  augmenté  d’environ  
143 millions de dollars par rapport à l’exercice 2006. La hausse 
des prix de vente dans nos activités canadiennes découlant de 
l’augmentation  du  coût  de  la  matière  première,  le  lait, 
l’accroissement  des  volumes  de  ventes  provenant  de  nos 
activités laitières canadiennes et de nos activités en Argentine, 
de même que les revenus supplémentaires attribuables à un 
marché des sous-produits plus favorable et l’inclusion de nos 
activités  allemandes,  acquises  le  13  avril  2006,  expliquaient 
cette augmentation. Ces facteurs avaient compensé la baisse 
des revenus découlant de nos activités en Argentine, en relation 
avec  l’appréciation  du  dollar  canadien.  Les  revenus  de  notre 
secteur  Produits  d’épicerie  avaient  augmenté  d’environ  
6 millions de dollars par rapport à l’exercice 2006. Les volumes 
de ventes supplémentaires sur le marché canadien et l’inclusion 
de Rondeau, acquise le 28 juillet 2006, avaient compensé la 
baisse des revenus découlant de nos accords de coemballage 
pour la production de produits destinés au marché américain.

Le bénéfice consolidé avant intérêts, impôts sur les bénéfices, 
amortissement  et  dévaluation  (BAIIA)  s’était  établi  à  
426,3  millions  de  dollars  à  l’exercice  2007,  en  hausse  de  
60,3 millions de dollars, ou 16,5 %, par rapport à 366,0 millions 
de dollars à l’exercice 2006. Cette hausse était essentiellement 
attribuable à notre secteur Produits laitiers CEA, dont le BAIIA 
avait  augmenté  de  55,5  millions  de  dollars  pour  se  chiffrer  à  
317,1 millions de dollars, par rapport à 261,6 millions de dollars 
pour l’exercice 2006. Cette augmentation était principalement 
attribuable aux gains découlant des mesures de rationalisation 
mises en œuvre pour nos activités canadiennes au cours des 
exercices antérieurs, ainsi qu’à l’accroissement des volumes de 
ventes de nos activités laitières canadiennes et de nos activités 
en Argentine, comparativement à l’exercice 2006. Le secteur 
avait également bénéficié d’un marché des sous-produits plus 
favorable. L’appréciation du dollar canadien et les changements 
apportés à la taxe à l’exportation mentionnés précédemment 
avaient continué d’avoir une incidence défavorable sur le BAIIA 
lié aux activités en Argentine. Ces deux facteurs avaient entraîné 
une  diminution  du  BAIIA  d’environ  4  millions  de  dollars  par 
rapport à l’exercice précédent. Au cours de l’exercice 2007, nous 
avions  comptabilisé  des  charges  de  rationalisation  d’environ  
2,1 millions de dollars relativement à la fermeture de notre usine 
située  à  Vancouver,  Colombie-Britannique,  et  de  celle  de 
Boucherville, Québec. Les résultats de l’exercice 2006 tenaient 
compte d’une charge de rationalisation d’environ 2,0 millions de 
dollars  liée  à  la  fermeture  de  notre  usine  de  Harrowsmith, 
Ontario. Le BAIIA de notre Division Produits laitiers (Europe) 
avait eu une incidence minime sur le BAIIA du secteur.

Le BAIIA de notre secteur Produits laitiers USA s’était établi à 
82,9  millions  de  dollars  à  l’exercice  2007,  en  hausse  de  
4,6 millions de dollars par rapport à 78,3 millions de dollars à 
l’exercice 2006. Le secteur avait déployé des efforts importants 
pour  accroître  son  BAIIA ;  il  avait  notamment  amélioré  son 
efficience opérationnelle, augmenté les prix de vente, réduit les 
coûts promotionnels ainsi que les coûts de l’énergie, d’emballage 
et des ingrédients, et réduit les frais liés à la manutention du 
lait. Ces efforts avaient donné lieu à une augmentation d’environ 
22  millions  de  dollars  du  BAIIA  à 
l’exercice  2007, 
comparativement  à  l’exercice  2006.  Le  secteur  avait  aussi 
bénéficié des révisions aux formules utilisées pour établir le prix 
du lait apportées par l’État de la Californie, avec prise d’effet le 
1er novembre 2006, ainsi que par le USDA, avec prise d’effet le 
1er février 2007. Ces facteurs positifs avaient compensé la baisse 
du  BAIIA  découlant  des  conditions  du  marché  défavorables.  
Le  prix  moyen  du  bloc  par  livre  de  fromage  s’était  établi  à  
1,26 $ US à l’exercice 2007, en baisse par rapport à 1,42 $ US à 
l’exercice 2006, ce qui avait eu une incidence défavorable sur 
l’absorption des frais fixes. De plus, une relation moins favorable 
entre le prix moyen du bloc par livre de fromage et le coût de la 
matière première, le lait, avait été constatée pour l’exercice 2007 
comparativement  à  l’exercice  2006.  Les  facteurs  du  marché 
avaient  eu  un  effet  favorable  sur  la  valeur  de  réalisation  des 
stocks. Ces facteurs combinés avaient entraîné une diminution 
du BAIIA d’environ 20 millions de dollars. La hausse du dollar 
canadien avait réduit le BAIIA d’environ 3,4 millions de dollars 
à  l’exercice  2007.  Également  au  cours  de  l’exercice  2007,  la 
division avait engagé des charges de rationalisation d’environ  
1,3 million de dollars relativement à la fermeture de notre usine 
de Peru, en Indiana. À l’exercice 2006, le secteur avait engagé 
des charges de rationalisation d’environ 3,3 millions de dollars 
pour la fermeture de notre usine de Whitehall, Pennsylvanie.

Le  BAIIA  du  secteur  Produits  d’épicerie  s’était  chiffré  à  
26,4 millions de dollars à l’exercice 2007, soit une légère hausse 
par  rapport  à  26,1  millions  de  dollars  enregistrés  à  l’exercice 
2006. La baisse des dépenses de marketing et l’inclusion de 
Rondeau, acquise le 28 juillet 2006, avaient donné lieu à une 

saputo _  rapport annueL 2008  _  rapport dE GEstion                 

37

       
augmentation  du  BAIIA  d’environ  5  millions  de  dollars  à 
l’exercice 2007. Cette augmentation avait été compensée par 
la hausse du coût de la matière première et des autres coûts, 
ainsi que par la diminution du BAIIA résultant de la baisse des 
revenus  découlant  de  nos  accords  de  coemballage  pour  la 
production  de  produits  destinés  au  marché  américain, 
comparativement  à  l’exercice  2006.  Le  secteur  Produits 
d’épicerie  avait  par  ailleurs  comptabilisé  des  charges  de 
rationalisation d’environ 0,6 million de dollars à l’exercice 2007, 
relativement à la fermeture de l’usine de Laval, Québec.

La marge de BAIIA consolidée s’était accrue, passant de 9,1 % 
à l’exercice 2006 à 10,7 % à l’exercice 2007. Cette augmentation 
était attribuable aux marges de BAIIA plus élevées enregistrées 
dans presque tous les secteurs à l’exercice 2007, par rapport à 
l’exercice 2006.

La  dépense  d’amortissement  avait  totalisé  72,1  millions  de 
dollars à l’exercice 2007, en hausse de 2,7 millions de dollars 
comparativement à 69,4 millions de dollars à l’exercice 2006. 
La  hausse  était  surtout  imputable  aux  dépenses  en 
immobilisations engagées par tous les secteurs, principalement 
par  notre  secteur  Produits  laitiers  CEA.  La  hausse  découlait 
également des acquisitions complétées au cours de l’exercice 
2007. Ces augmentations contrebalançaient la diminution de 
l’amortissement dans la Division Produits laitiers (USA) et dans 
la  Division  Produits  laitiers  (Argentine)  découlant  de 
l’appréciation du dollar canadien.

Au cours de l’exercice 2006, la Société avait inscrit une réduction 
de  valeur  de  10,0  millions  de  dollars  de  son  placement  de 
portefeuille, ce qui avait réduit le bénéfice net avant impôts. De 
plus,  un  dividende  de  1,0  million  de  dollars  reçu  au  cours  de 
l’exercice 2006 avait été comptabilisé en diminution du coût de 
placement. Ces mesures avaient été jugées nécessaires après une 
évaluation de la juste valeur du placement. La réduction de valeur 
avait eu une incidence après impôts d’environ 8 millions de dollars 
à  l’exercice  2006.  Une  évaluation  avait  aussi  été  effectuée  à 
l’exercice 2007, et il avait été déterminé qu’il n’y avait pas lieu de 
comptabiliser une réduction de valeur à l’exercice 2007.

Les dépenses nettes d’intérêts s’étaient établies à 19,1 millions 
de  dollars  à  l’exercice  2007,  par  rapport  à  23,8  millions  de 
dollars à l’exercice 2006. Cette diminution était attribuable à 
la hausse du revenu d’intérêts généré à même l’excédent de 
trésorerie  à  l’exercice  2007,  par  rapport  à  l’exercice  2006,  à 
l’appréciation  du  dollar  canadien  et  au  remboursement  de  
30 millions de dollars US relativement à la dette à long terme.

Les impôts sur les bénéfices avaient totalisé 96,6 millions de 
dollars à l’exercice 2007, ce qui représentait un taux d’imposition 
effectif de 28,8 %, comparativement à 70,7 millions de dollars, 
ou un taux d’imposition effectif de 26,9 %, à l’exercice 2006. 
Au cours de l’exercice 2007, la Société avait bénéficié d’une 
réduction  d’impôts  non  récurrente  de  quelque  6  millions  de 
dollars  afin  d’ajuster  les  soldes  d’impôts  futurs  suivant  une 
diminution  des  taux  d’imposition  fédéraux  au  Canada.  À 
l’exercice  2006,  la  Société  avait  comptabilisé  une  économie 
d’impôts  d’environ  4  millions  de  dollars  résultant  de  pertes 
fiscales antérieures liées aux activités d’exploitation. Également 
à  l’exercice  2006,  la  Société  avait  comptabilisé  une  charge 
d’impôts d’environ 2 millions de dollars afin d’ajuster les soldes 
d’impôts  futurs  en  raison  d’une  augmentation  des  taux 
d’imposition  provinciaux  canadiens.  Exclusion  faite  de  ces 
ajustements fiscaux, le taux d’imposition effectif pour l’exercice 
2007 s’était élevé à 30,6 %, par rapport à 27,7 % à l’exercice 
2006.  Notre  taux  d’imposition  varie  et  peut  augmenter  ou 
diminuer selon le montant des bénéfices imposables générés 
et leurs sources respectives, selon les modifications apportées 

aux lois fiscales et aux taux d’imposition ainsi qu’à la révision 
des hypothèses et estimations ayant servi à l’établissement des 
actifs ou passifs fiscaux de la Société et de ses sociétés affiliées. 
Au cours de l’exercice 2007, une proposition de changement 
avec incidence rétroactive à une loi fiscale provinciale canadienne 
avait été adoptée. Un avis de cotisation d’un montant d’environ 
12 millions de dollars avait été émis suivant l’adoption de cette 
proposition. En s’appuyant sur des fondements juridiques, la 
Société  était  d’avis  qu’elle  n’aurait  pas  à  payer  les  montants 
demandés  dans  l’avis  de  cotisation.  Par  conséquent,  aucun 
montant en relation avec cet avis de cotisation n’avait été inclus 
dans les états financiers du 31 mars 2007.

Le bénéfice net pour l’exercice terminé le 31 mars 2007 avait 
totalisé 238,5 millions de dollars, en hausse de 46,4 millions 
de dollars, ou 24,2 %, par rapport à 192,1 millions de dollars à 
l’exercice 2006. L’augmentation était attribuable aux facteurs 
mentionnés ci-dessus.

PERsPEctIvEs
L’exercice 2008 a été une excellente année pour la Société. Nos 
divisions  ont  affiché  de  bons  résultats  et  elles  sont  prêtes  à 
amorcer l’exercice 2009 avec confiance et enthousiasme.

Notre Division Produits laitiers (Canada) continuera à travailler 
en vue de l’optimisation de ses installations de production afin 
d’améliorer leur efficience. Pour l’exercice 2009, un de nos défis 
sera  l’implantation  de  nouvelles  normes  de  composition  du 
fromage fabriqué et importé au Canada. Nous avons l’intention 
de  nous  conformer  à  ces  nouvelles  exigences  canadiennes 
même  si  elles  sont  différentes  des  exigences  internationales 
relatives à la composition du fromage. Nous comptons atténuer 
l’incidence de ces nouvelles normes sur nos résultats tout en 
faisant de notre mieux pour réduire au minimum leur incidence 
sur notre clientèle.

Nous poursuivrons l’intégration de nos activités européennes 
au cours de l’exercice 2009. En ce qui concerne nos activités 
en  Allemagne,  nous  mettrons  l’accent  sur  l’achèvement  de 
l’intégration et la réalisation d’une meilleure efficience grâce au 
soutien de nos employés canadiens mutés au cours de l’exercice 
2008.  L’intégration  des  activités  au  Royaume-Uni  est  plus 
avancée, et nous nous attendons à ce que cette division améliore 
son efficience et sa rentabilité globale.

Au  cours  de  l’exercice  2009,  notre  Division  Produits  laitiers 
(Argentine) continuera de mettre l’accent sur l’efficience. Grâce aux 
volumes de production de lait qui sont de nouveau en hausse, après 
les inondations importantes survenues au début de l’exercice 2008, 
nos volumes de production devraient augmenter et nous permettre 
de développer davantage les marchés national et international.

L’acquisition d’Alto, qui a été conclue au début de l’exercice 2009, 
nous permettra d’accroître davantage notre présence aux États-
Unis  et  sera  complémentaire  à  l’acquisition  antérieure  de  
Land O’Lakes sur la côte ouest américaine conclue à l’exercice 
précédent. Pour l’exercice 2009, notre objectif consiste notamment 
à réussir l’intégration de ces nouvelles activités conformément à 
la culture et aux valeurs de Saputo, et à améliorer leur rentabilité.

Pour  l’exercice  2009,  l’objectif  de  notre  secteur  Produits 
d’épicerie  est  d’améliorer  l’efficience  opérationnelle  et 
d’optimiser les processus manufacturiers de manière à réduire 
les coûts croissants des ingrédients et de l’emballage, ainsi que 
d’achever l’intégration des activités de Rondeau.

Nous affichons une excellente situation financière, un faible niveau 
d’endettement et une structure solide. Ces atouts nous permettront 
de poursuivre notre croissance au moyen d’acquisitions.

38           

rapport dE GEstion  _  rapport annueL 2008  _  saputo

états financieRs consolidés

Énoncé de responsabilité de la diRection 
Relativement à l’infoRmation financièRe

La direction est responsable de la préparation et de la présentation des états financiers consolidés et de l’information financière 
présentée dans ce rapport annuel. Cette responsabilité comprend le choix de conventions et de pratiques comptables ainsi que 
le recours au jugement et à des estimations nécessaires pour la préparation des états financiers consolidés, conformément 
aux principes comptables généralement reconnus.

La direction a également préparé l’information financière présentée ailleurs dans le présent rapport annuel et s’est assurée 
qu’elle correspond aux états financiers consolidés.

La direction maintient des systèmes de contrôle interne conçus en vue de fournir une assurance raisonnable quant à la 
protection des éléments d’actif contre la perte et à la pertinence et à la fiabilité de l’information financière produite.

Le conseil d’administration a la responsabilité de s’assurer que la direction remplit ses responsabilités à l’égard de l’information 
financière et est responsable de la révision et de l’approbation des états financiers consolidés. Le conseil d’administration 
s’acquitte de cette tâche principalement par l’entremise de son comité de vérification, composé exclusivement d’administrateurs 
indépendants. Le comité de vérification se réunit périodiquement avec la direction et les vérificateurs externes afin de discuter 
des contrôles internes et de sujets portant sur la vérification et la présentation de l’information financière. Il révise également 
le rapport annuel, les états financiers consolidés et le rapport des vérificateurs externes. Le comité de vérification recommande 
les vérificateurs externes, qui sont ensuite nommés par les actionnaires. Les vérificateurs externes ont librement accès au 
comité de vérification. Les états financiers consolidés ont été vérifiés par les vérificateurs externes Deloitte & Touche s.r.l., 
dont le rapport est présenté ci-après.

lIno A. sAPuto, JR. 
Président et  
chef de la direction 

Le 27 mai 2008

louIs-PhIlIPPE cARRIèRE, FcA
Vice-président exécutif,
finances et administration, et secrétaire

Rapport des vérificateurs aux actionnaiRes de saputo inc.

Nous avons vérifié les bilans consolidés de Saputo inc. aux 31 mars 2008 et 2007 et les états consolidés des résultats, du 
résultat étendu, des bénéfices non répartis et des flux de trésorerie des exercices terminés à ces dates. La responsabilité de 
ces états financiers incombe à la direction de la Société. Notre responsabilité consiste à exprimer une opinion sur ces états 
financiers en nous fondant sur nos vérifications.

Nos vérifications ont été effectuées conformément aux normes de vérification généralement reconnues du Canada. Ces 
normes exigent que la vérification soit planifiée et exécutée de manière à fournir l’assurance raisonnable que les états financiers 
sont exempts d’inexactitudes importantes. La vérification comprend le contrôle par sondages des éléments probants à l’appui 
des montants et des autres éléments d’information fournis dans les états financiers. Elle comprend également l’évaluation des 
principes comptables suivis et des estimations importantes faites par la direction, ainsi qu’une appréciation de la présentation 
d’ensemble des états financiers.

À notre avis, ces états financiers consolidés donnent, à tous les égards importants, une image fidèle de la situation financière 
de la Société aux 31 mars 2008 et 2007 ainsi que des résultats de son exploitation et de ses flux de trésorerie pour les 
exercices terminés à ces dates selon les principes comptables généralement reconnus du Canada.

dEloIttE & touchE s.R.l.
Comptables agréés
Montréal (Québec)
Le 27 mai 2008

saputo _  rapport annueL 2008  _  états financiErs consolidés                

39

       
États consolidés des Résultats

Exercices terminés les 31 mars
(en milliers de dollars, sauf les données par action)

Revenus
Coût des ventes, frais de vente et d’administration

Bénéfice avant intérêts, amortissement et impôts sur les bénéfices
Amortissement des immobilisations corporelles (note 3)

Bénéfice d’exploitation
Intérêts de la dette à long terme
Autres intérêts, nets (note 12)

Bénéfice avant impôts sur les bénéfices
Impôts sur les bénéfices (note 13)

Bénéfice net

Résultat par action (note 14)
   Bénéfice net
      De base
      Dilué

États consolidés du Résultat étendu

Exercices terminés les 31 mars
(en milliers de dollars)

Bénéfice net
Variations nettes des pertes non réalisées sur conversion  
des états financiers des établissements étrangers autonomes

Résultat étendu

2008

2007

5 058 900  $
4 532 856

4 000 980  $
3 574 648

526 044
79 434

446 610
18 806
6 538

421 266
133 066

426 332
72 116

354 216
22 603
(3 498)

335 111
96 644

288 200  $

238 467  $

1,40  $
1,38  $

1,15  $
1,14  $

2008

2007

288 200  $

238 467  $

(63 750)

(5 398)

224 450  $

233 069  $

États consolidés des Bénéfices non RépaRtis

Exercices terminés les 31 mars
(en milliers de dollars)

Bénéfices non répartis au début de l’exercice
Bénéfice net
Dividendes
Excédent du prix d’achat du capital-actions sur la valeur comptable (note 9)

Bénéfices non répartis à la fin de l’exercice

2008

2007

1 085 081  $
288 200
(94 455)
(72 258)

971 131  $

238 467
(80 721)
(43 796)

1 206 568  $

1 085 081  $

40          

états financiErs consolidés  _  rapport annueL 2008  _  saputo

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Bilans consolidés

Aux 31 mars
(en milliers de dollars)

ActIF
Actif à court terme
   Espèces et quasi-espèces
   Débiteurs
   Stocks
   Impôts à recevoir
   Impôts futurs (note 13)
   Frais payés d’avance et autres éléments d’actif

Placement de portefeuille (note 2)
Immobilisations (note 3)
écart d’acquisition (note 4)
marques de commerce et autres intangibles (note 4)
Autres éléments d’actif (note 5)
Impôts futurs (note 13)

PAssIF
Passif à court terme
   Emprunts bancaires (note 6)
   Créditeurs et charges à payer
   Impôts à payer
   Impôts futurs (note 13)
   Tranche de la dette à long terme échéant à moins d’un an (note 7)

dette à long terme (note 7)
Autres éléments de passif (note 8)
Impôts futurs (note 13)

cAPItAux PRoPREs
capital-actions (note 9)
surplus d’apport (note 10)
Bénéfices non répartis
cumul des autres éléments du résultat étendu (note 11)

Au nom du conseil,

Lino Saputo 
Administrateur 

Louis A. Tanguay
Administrateur

2008

2007

165 710  $

276 894  $

          408 973
          533 686
              10 252
            17 150 
43 729

       1 179 500
            41 343
          871 739
          522 546
             38 043
             75 257
               5 048

          324 702
          445 992
              6 413
            13 045 
            23 939

       1 090 985
            42 991
          691 226
          547 379
             32 340
             73 726
               9 720

2 733 476  $

2 488 367  $

222 584  $
409 323
111 511
19 790
-

763 208
225 830
13 972
111 306
1 114 316

536 921
22 085
1 206 568
(146 414)

1 619 160

139 001  $
343 911
85 644
1 294
21

569 871
254 012
16 413
115 053
955 349

511 737
18 864
1 085 081
(82 664)

1 533 018

2 733 476  $

2 488 367  $

saputo _  rapport annueL 2008  _  états financiErs consolidés                 

41

       
 
 
 
 
 
 
 
 
États consolidés des flux de tRésoReRie

Exercices terminés les 31 mars
(en milliers de dollars)

Flux de trésorerie liés aux activités suivantes :
   Exploitation
      Bénéfice net
      Éléments sans incidence sur la trésorerie
         Rémunération à base d’actions
         Amortissement des immobilisations
         Gain à la cession d’immobilisations
         Impôts futurs
         Unités d’actions différées
      Excédent du financement des régimes des employés sur le coût 

      Variation des éléments hors caisse du fonds de roulement d’exploitation

   Investissement
      Acquisitions d’entreprises (note 15)
      Placement de portefeuille
      Ajouts aux immobilisations
      Produits à la cession d’immobilisations
      Autres éléments d’actif

   Financement
      Emprunts bancaires
      Remboursement de la dette à long terme
      Émission de capital-actions
      Rachat de capital-actions
      Dividendes

(diminution) augmentation des espèces et quasi-espèces
Incidence des écarts de taux de change sur les espèces  
   et les quasi-espèces
Espèces et quasi-espèces au début de l’exercice

Espèces et quasi-espèces à la fin de l’exercice

Information complémentaire

Intérêts payés

Impôts sur les bénéfices payés

2008

2007

288 200  $

238 467  $

8 279
          79 434
             (144)
                15 838
1 265
          (2 019)

         390 853
         (99 791)

7 917
          72 116
             (122)
          (1 525)
1 173
          (3 207)

         314 819
           28 682

         291 062

         343 501

(254 204)
              1 648
         (101 723)
              5 285
            (5 443)

(31 794)
                  -
         (76 127)
            3 808
          (6 124)

        (354 437)

      (110 237)

91 413
                  -
         28 366
        (81 472)
        (94 455) 

93 701
        (33 828)
         20 886
        (50 677)
        (80 721) 

        (56 148)

        (50 639)

 (119 523)

 182 625

            8 339
          276 894

            2 736
          91 533

165 710  $

276 894  $

25 767  $

19 651  $

92 235  $

84 868  $

42          

états financiErs consolidés  _  rapport annueL 2008  _  saputo

 
 
 
 
 
 
 
 
 
notes complémentaires aux états financiers consolidés
Exercices terminés les 31 mars 2008 et 2007
(Les montants présentés dans les tableaux sont en milliers de dollars, sauf pour les données sur les options, les unités d’actions et les actions.)

1. principales conVentions comptaBles

NOUVELLES CONVENTIONS COMPTABLES
Durant l’année, la Société a adopté les conventions comptables suivantes, telles que décrites dans le Manuel de l’ICCa (Institut 
Canadien des Comptables Agréés) : 

Modifications comptables
Avec prise d’effet le 1er avril 2007, la Société a adopté le chapitre 1506 du Manuel de l’ICCa, intitulé « Modifications comptables ». 
Ce chapitre révise les normes actuelles concernant les changements de méthodes comptables, les changements d’estimations 
comptables et les corrections d’erreurs. L’adoption de ce chapitre n’a eu aucun impact sur les états financiers consolidés. 

Résultat étendu
Avec prise d’effet le 1er avril 2007, la Société a adopté le chapitre 1530 du Manuel de l’ICCa, intitulé « Résultat étendu ». Ce chapitre 
décrit la présentation à adopter en lien avec le résultat étendu et ses composantes. Le résultat étendu consiste en la variation des 
capitaux propres d’une entreprise, découlant d’opérations et d’autres événements et circonstances sans rapport avec les propriétaires. 
Ces opérations et événements incluent l’ajustement lié à la conversion des états financiers des établissements étrangers autonomes.

L’adoption de ce chapitre signifie que la Société présente désormais un état consolidé du résultat étendu comme étant partie intégrante 
des états financiers consolidés. Le comparatif des états financiers consolidés a été ajusté afin de refléter l’adoption de ce chapitre 
seulement pour les changements dans les soldes de conversion des états financiers des établissements étrangers autonomes.

Information à fournir concernant le capital
Avec prise d’effet le 1er janvier 2008, la Société a adopté le chapitre 1535 du Manuel de l’ICCa, intitulé « Informations à fournir 
concernant le capital ». Ce chapitre établit des normes concernant la présentation d’informations liées au capital de la Société et 
de la façon dont celui-ci est géré. La présentation de notre capital respecte ces nouvelles normes.

Conversion de devises
Avec prise d’effet le 1er avril 2007, la Société a adopté le chapitre 1651 du Manuel de l’ICCa, intitulé « Conversion de devises ». Ce 
chapitre établit des normes concernant la conversion des opérations d’une entité publiante libellées dans une monnaie étrangère et 
pour la conversion des états financiers d’un établissement étranger qu’une entité publiante incorpore dans ses états financiers. L’impact 
de l’adoption de ce chapitre ainsi que du chapitre 1530 « Résultat étendu », les changements dans les pertes non réalisées sur conversion 
des états financiers des établissements étrangers autonomes, sont présentés dans les états consolidés du résultat étendu.

Placements
Avec prise d’effet le 1er avril 2007, la Société a adopté le chapitre 3051 du Manuel de l’ICCa, intitulé « Placements ». Ce chapitre établit 
des normes de comptabilisation des placements sous influence notable ainsi que de mesure et de présentation de certains placements 
qualifiés d’instruments non financiers. L’adoption de ce chapitre n’a eu aucun impact sur les états financiers consolidés.

Capitaux propres
Avec prise d’effet le 1er avril 2007, la Société a adopté le chapitre 3251 du Manuel de l’ICCa, intitulé « Capitaux propres ». Ce chapitre 
établit des normes de présentation des capitaux propres et des changements dans les capitaux propres durant l’exercice. La 
présentation des capitaux propres de la Société est conforme aux recommandations de ce chapitre.

Instruments financiers – Comptabilisation et évaluation
Avec prise d’effet le 1er avril 2007, la Société a adopté le chapitre 3855 du Manuel de l’ICCa, intitulé « Instruments financiers – 
Comptabilisation et évaluation ». Ce chapitre établit des normes de comptabilisation et d’évaluation des instruments financiers 
dans le bilan ainsi que les normes de présentation des gains et des pertes dans les états financiers consolidés. Les actifs financiers 
disponibles à la vente, les actifs et les passifs détenus à des fins de transaction et les instruments financiers dérivés, qu’ils soient 
désignés comme couverture ou non, doivent désormais être évalués à la juste valeur. L’adoption de ce chapitre n’a eu aucun impact 
sur les états financiers consolidés.  

Instruments financiers – Informations à fournir
Avec prise d’effet le 1er janvier 2008, la Société a adopté le chapitre 3862 du Manuel de l’ICCa, intitulé « Instruments financiers – 
Informations à fournir ». Ce chapitre établit des normes de présentation des états financiers qui permettent aux utilisateurs des 
états financiers d’évaluer l’importance des instruments financiers au regard de la situation financière et la performance de la 
Société. De plus, ces normes aident les utilisateurs à évaluer la nature et l’étendue du risque découlant des instruments financiers 
détenus par la Société durant la période et à la date du bilan ainsi que la façon dont la direction gère ces risques. La présentation 
des instruments financiers de la Société est conforme aux normes de ce chapitre.

Instruments financiers - Présentation
Avec prise d’effet le 1er janvier 2008, la Société a adopté le chapitre 3863 du Manuel de l’ICCa, intitulé « Instruments financiers – 
Présentation ». Ce chapitre permet aux utilisateurs des états financiers de comprendre l’importance des instruments financiers 
par rapport à la situation financière, la performance ainsi que les flux de trésorerie de la Société. La présentation des instruments 
financiers est conforme aux recommandations de ce chapitre.

saputo _  rapport annuel 2008  _  notes complémentaires aux états financiers consolidés                

43

       
1. pRincipales conventions comptaBles (suite)

Couvertures
Avec prise d’effet le 1er avril 2007, la Société a adopté le chapitre 3865 du Manuel de l’ICCa, intitulé « Couvertures ». Ce chapitre 
établit des normes qui précisent quand et comment on peut appliquer la comptabilité de couverture. Ce chapitre requiert une 
documentation formalisée, la désignation d’éléments précis de relation de couverture et l’appréciation de l’efficacité comme des 
conditions préalables à l’application de la comptabilité de couverture. L’adoption de ce chapitre n’a eu aucun impact sur les états 
financiers consolidés.  

PrinciPaLeS conventionS coMPtaBLeS

Recours à des estimations
Dans le cadre de la préparation des états financiers conformément aux principes comptables généralement reconnus du Canada, 
la direction doit procéder à des estimations telles que la durée de vie utile, la dépréciation et l’amortissement des immobilisations 
corporelles, l’évaluation de l’écart d’acquisition, du placement de portefeuille, des marques de commerce et autres intangibles et 
des impôts futurs, ainsi que certaines hypothèses actuarielles et économiques utilisées dans le calcul du coût des régimes de 
retraite à prestations déterminées, de l’obligation au titre des prestations de retraite constituées et de l’actif des régimes de retraite, 
et de rémunération à base d’actions qui influent sur les montants déclarés des actifs et des passifs ainsi que sur la présentation 
des actifs et des passifs éventuels à la date des états financiers et sur les montants des revenus et des charges de l’exercice. Les 
résultats réels peuvent différer de ces estimations.

États financiers consolidés
Les états financiers consolidés comprennent les comptes de la Société ainsi que de ses filiales. Toutes les transactions et soldes 
interentreprises ont été éliminés. Les entités sur lesquelles la Société exerce un contrôle effectif sont consolidées. La participation dans 
une coentreprise qui est sous contrôle conjoint est comptabilisée selon la méthode de la consolidation proportionnelle. Les résultats 
d’exploitation des entreprises acquises sont inclus aux états consolidés des résultats depuis leurs dates respectives d’acquisition.

Espèces et quasi-espèces
Les espèces et quasi-espèces sont principalement composés de liquidités non affectées et de placements à court terme dont 
l’échéance initiale, au moment de l’acquisition, est de trois mois ou moins. 

Stocks
Les stocks de produits finis et de produits en cours sont évalués au moindre du coût et de la valeur de réalisation nette. Les stocks 
de matières premières sont évalués au moindre du coût et du coût de remplacement. Le coût étant déterminé selon la méthode 
du premier entré, premier sorti.

Impôts sur les bénéfices
La Société suit la méthode du passif fiscal. Selon cette méthode, les actifs et les passifs d’impôts futurs sont établis en fonction 
des écarts entre la valeur comptable et la valeur fiscale de l’actif et du passif et sont mesurés par application des taux d’imposition 
en vigueur ou pratiquement en vigueur au moment où ces écarts sont censés se résorber. Les actifs d’impôts futurs ne sont 
constatés que dans la mesure où, de l’avis de la direction, il est plus probable qu’improbable qu’ils soient réalisés.

Immobilisations corporelles
Les immobilisations corporelles sont comptabilisées au coût et sont amorties de façon linéaire sur leur durée de vie utile en fonction 
des durées suivantes :

Bâtiments
Mobilier, machinerie et équipement
Matériel roulant

20 à 40 ans
3 à 20 ans
5 à 10 ans ou en fonction du kilométrage parcouru

Les actifs destinés à la vente sont comptabilisés au moindre du coût et de la valeur de réalisation nette moins les coûts de cession, 
et aucun amortissement n’est comptabilisé.

Perte de valeur des actifs à long terme
Dans le cas où des éléments portent à croire que la valeur comptable d’actifs à long terme pourrait ne pas être recouvrable, les 
flux de trésorerie estimatifs non actualisés sont projetés sur leur durée restante et comparés à la valeur comptable. Dans la mesure 
où ces projections indiquent que les flux de trésorerie non actualisés futurs ne sont pas suffisants pour recouvrer les valeurs 
comptables des actifs connexes, une charge est comptabilisée en vue de réduire la valeur comptable afin que celle-ci corresponde 
à la juste valeur, soit aux flux de trésorerie actualisés futurs projetés.

Écart d’acquisition, marques de commerce et autres actifs incorporels
L’écart d’acquisition, les marques de commerce et les quotas ne sont pas amortis, mais sont plutôt soumis à un test de dépréciation 
annuellement, ou plus fréquemment si des événements ou des changements de situation indiquaient que les actifs pourraient 
avoir subi une baisse de valeur. La valeur comptable de l’écart d’acquisition, des marques de commerce et des quotas est comparée 
à leur juste valeur respective et toute baisse de valeur, le cas échéant, est imputée aux résultats. Les autres actifs incorporels sont 
amortis sur leur durée de vie utile.

44          

notEs coMpléMEntairEs aux états financiErs consolidés  _  rapport annueL 2008  _  saputo

1. pRincipales conventions comptaBles (suite)

Regroupements d’entreprises
La Société comptabilise ses regroupements d’entreprises selon la méthode de l’acquisition. Selon cette méthode, la Société répartit 
le prix d’acquisition aux actifs corporels et incorporels acquis et aux passifs pris en charge, en fonction de la juste valeur estimative 
à la date d’acquisition, l’excédent du prix d’achat étant attribué à l’écart d’acquisition. 

Avantages sociaux futurs
Le coût des prestations de retraite et des avantages postérieurs à l’emploi est établi d’après des calculs actuariels qui font appel 
à la méthode de répartition des prestations au prorata des services et à des hypothèses à l’égard du rendement prévu de l’actif 
des régimes, lequel est fondé sur la valeur reliée au marché, du taux de croissance de la rémunération, de l’âge de la retraite et 
des coûts prévus des soins de santé et autres avantages postérieurs à l’emploi. Le coût des services rendus au cours de l’exercice 
est comptabilisé aux résultats de l’exercice considéré. Conformément aux principes comptables généralement reconnus, le coût 
des services passés ainsi que l’excédent des gains ou pertes actuariels nets des régimes à prestations déterminées sur 10 % du 
plus élevé de l’obligation au titre des prestations constituées ou de la juste valeur de l’actif des régimes sont amortis sur le nombre 
moyen prévu d’années de service futures des employés actifs admissibles aux prestations en vertu des régimes. La Société répartit 
la  variation  de  la  valeur  de  l’actif  sur  cinq  ans  afin  de  déterminer  le  coût  des  régimes  à  prestations  déterminées.  Lorsque  la 
restructuration d’un régime d’avantages sociaux entraîne à la fois une compression et un règlement des obligations découlant de 
ce régime, la compression est comptabilisée avant le règlement. Le nombre moyen prévu d’années de services futures des employés 
actifs admissibles aux prestations en vertu des régimes est de 11,5 années.

Constatation des revenus
La Société constate ses revenus au moment de la livraison lorsque la propriété et les risques de perte sont transférés aux clients, que 
le prix est déterminable, que le recouvrement est raisonnablement assuré et qu’il existe des évidences d’un arrangement. Les revenus 
sont enregistrés nets des incitatifs à la vente incluant les rabais sur volume, les frais de référencement et les rabais de publicité.

Conversion des devises étrangères
Les postes de bilan des établissements autonomes situés aux États-Unis, en Argentine, en Allemagne et au Royaume-Uni ont été 
convertis en dollars canadiens selon les taux de change en date des bilans, alors que les postes des états des résultats ont été 
convertis en utilisant les taux de change moyens mensuels en vigueur au cours des périodes. Les pertes non réalisées sur conversion 
des états financiers des établissements étrangers autonomes, présentées dans le cumul des autres éléments du résultat étendu, 
représentent le cumul des pertes de change résultant des investissements nets de la Société dans des établissements autonomes 
situés aux États-unis, en Argentine, en Allemagne et au Royaume-Uni. La variation des pertes non réalisées sur conversion des 
états financiers des établissements étrangers autonomes résulte principalement de l’augmentation de la valeur du dollar canadien 
par rapport au dollar américain.

Les postes des états financiers de la Société et de ses filiales libellés en devises ont été convertis en utilisant les taux de change 
en date des transactions pour les éléments de revenus et charges, et le taux de change en date des bilans pour les éléments d’actif 
et de passif monétaires. Les actifs et les passifs non monétaires sont convertis en utilisant le taux de change historique. Le gain 
ou la perte de change résultant de ces conversions est inclus dans le coût des ventes, frais de vente et d’administration.

(Perte) gain de change

2008

2007

(99) $  

855  $

Rémunération à base d’actions
La méthode de la juste valeur est utilisée pour comptabiliser aux résultats la rémunération à base d’actions. Cette méthode consiste 
à enregistrer aux résultats une charge répartie sur la période d’acquisition des droits des options octroyées. Lorsque les options 
sont exercées, toute contrepartie payée par les employés ainsi que la rémunération correspondante comptabilisée comme surplus 
d’apport sont créditées au capital-actions.

Résultat par action
Le résultat de base par action est fondé sur le nombre moyen pondéré d’actions en circulation au cours de l’exercice. L’effet dilutif 
des options d’achat d’actions est déterminé selon la méthode du rachat d’actions.

conventionS coMPtaBLeS FutureS

Stocks
En juin 2007, l’ICCA a publié le chapitre 3031, intitulé « Stocks », lequel remplace le chapitre 3030, intitulé « Stocks ». Ce nouveau 
chapitre est applicable pour les états financiers intermédiaires et annuels des exercices ouverts à compter du 1er janvier 2008. En 
conséquence, la Société adoptera ces nouvelles règles pour l’exercice ouvert à compter du 1er avril 2008. Ce nouveau chapitre 
établit  davantage  de  règles  concernant  la  mesure  et  la  présentation  des  stocks.  La  Société  évalue  présentement  l’impact  de 
l’adoption de ce chapitre sur les états financiers consolidés.

saputo _  rapport annueL 2008  _  notEs coMpléMEntairEs aux états financiErs consolidés                

45

       
 
1. pRincipales conventions comptaBles (suite)

Écarts d’acquisition et actifs incorporels
En février 2008, l’ICCA a publié le chapitre 3064, intitulé « Écarts d’acquisition et actifs incorporels ». Ce chapitre remplacera les 
chapitres 3062, intitulé « Écarts d’acquisition » et 3450, intitulé « Frais de recherche et de développement ». Plusieurs changements 
ont été faits dans les autres chapitres de l’ICCA afin d’être consistent avec ce changement. Ce nouveau chapitre est applicable 
pour les états financiers intermédiaires et annuels des exercices ouverts à compter du 1er octobre 2008. En conséquence, la Société 
adoptera ces nouvelles règles pour l’exercice ouvert à compter du 1er avril 2009. Ce nouveau chapitre établit des normes de 
comptabilisation, d’évaluation, de présentation et d’information applicables aux écarts d’acquisition et aux actifs incorporels des 
entreprises à but lucratif. Les normes concernant l’écart d’acquisition n’ont pas changé comparativement à celles incluses dans 
le chapitre 3062. La Société évalue présentement l’impact de l’adoption de ce chapitre dans les états financiers consolidés.

Normes internationales d’information financière
En 2006, le Conseil des normes comptables du Canada (CNC) a publié un nouveau plan stratégique qui affectera significativement 
les exigences en matière de présentation financière des compagnies canadiennes. Le plan stratégique du CNC décrit la convergence 
des normes comptables canadiennes aux normes internationales (IFRS) au cours d’une période de transition d’environ cinq ans. 
En février 2008, le CNC a annoncé que la date de basculement des PCGR du Canada actuels aux IFRS, pour les entités publiques, 
serait 2011. En conséquence, la date de transition du 1er avril 2011 pour la Société exigera le retraitement des montants comparatifs 
émis par la Société pour l’exercice se terminant le 31 mars 2011. La Société a commencé l’évaluation de l’adoption des IFRS, 
cependant l’impact de cette transition aux IFRS sur les états financiers consolidés ne peut être estimé à ce moment.

 2. placement de poRtefeuille

Participation en actions de 21 % dans Dare Holdings Ltd.

2008

2007

  41 343  $   42 991  $

Le placement de portefeuille est comptabilisé au coût moins l’excédent des dividendes reçus par rapport à la quote-part de la 
Société dans les résultats cumulés. Aucun dividende n’a été reçu au cours des exercices 2008 et 2007. 

Durant l’année, la Société a reçu de Dare Holdings Ltd. un montant de 1 648 000 $ en relation au plein remboursement d’un 
emprunt, qui a été regroupé dans le placement.

3. immoBilisations 

2008

2007

Coût

Amortissement 
cumulé

Valeur 
comptable nette

Coût

Amortissement 
cumulé

Valeur 
comptable nette

Terrains
Bâtiments
Mobilier, machinerie et équipement
Matériel roulant
Destinées à la vente

34 117  $

-  $

34 117  $

337 789
997 317
12 478
3 433

74 679
431 054
7 662
   -

263 110
566 263
4 816
3 433

  27 666  $
278 463
824 427
 12 928
6 998

-  $

 68 750
383 350
7 156
 -

  27 666  $
209 713
441 077
5 772
6 998

 1 385 134  $   513 395  $   871 739  $  1 150 482  $   459 256  $   691 226  $

Au cours de l’exercice, un gain à la cession d’immobilisations corporelles destinées à la vente de 144 000 $ (122 000 $ en 2007) 
a été comptabilisé dans le poste coût des ventes, frais de vente et d’administration. Ces actifs ont trait principalement aux activités 
de notre secteur Produits laitiers Canada, Europe et Argentine.

Durant l’exercice 2007, une réduction à la juste valeur de 3 238 000 $ a été comptabilisée pour certains bâtiments et pièces de 
machinerie et d’équipement. Cette charge est comprise dans l’amortissement des immobilisations corporelles.

Les immobilisations corporelles destinées à la vente sont principalement constituées de machinerie, d’équipement et de bâtiments 
du Canada et des États-Unis qui seront vendus en raison de la fermeture de certaines usines.  

La valeur comptable nette des immobilisations corporelles en cours de construction, qui ne font pas l’objet d’un amortissement, 
totalisait 46 593 000 $ au 31 mars 2008 (22 518 000 $ au 31 mars 2007) ; ces immobilisations sont principalement constituées 
de machinerie et d’équipement.

46          

notEs coMpléMEntairEs aux états financiErs consolidés  _  rapport annueL 2008  _  saputo

 
 
 
 
4. écaRt d’acQuisition, maRQues de commeRce et autRes actifs incoRpoRels

Secteur 
Produits  
laitiers

2008 

Secteur 
Produits  
d’épicerie

Secteur 
Produits  
laitiers

Total

2007

Secteur 
Produits  
d’épicerie

Total

écart d’acquisition
   Solde au début de l’exercice
   Écart de conversion
   Acquisitions d’entreprises (note 15)

  377 949  $
(24 833)
-

  169 430  $

-
-

  547 379  $
(24 833)
-

  379 959  $
(2 405)
395

  164 513  $

-
4 917

  544 472  $
(2 405)
5 312

   Solde à la fin de l’exercice

  353 116  $   169 430  $   522 546  $   377 949  $   169 430  $   547 379  $

marques de commerce et  
autres actifs incorporels
   Solde au début de l’exercice
   Écart de conversion
   Acquisitions d’entreprises (note 15)
   Amortissement

  30 340  $
(2 863)
9 080
(514)

2 000  $

-
-
-

  32 340  $
(2 863)
9 080
(514)

  30 589  $

(249)
-
-

-  $
-
2 000
-

  30 589  $

(249)
2 000
-

Solde à la fin de l’exercice

  36 043  $  

2 000  $   38 043  $   30 340  $  

2 000  $   32 340  $

5. autRes éléments d’actif

Actif net au titre des régimes de retraite (note 16)
Taxes à recevoir
Autres

2008

2007

  56 239  $
 10 822
   8 196

  54 326  $
   12 626
     6 774

  75 257  $   73 726  $

6. empRunts BancaiRes

La Société dispose de facilités de crédit bancaire à court terme lui permettant d’obtenir des emprunts bancaires d’un montant 
maximal d’environ 649 000 000 $. Les emprunts de l’Amérique du Nord, qui expireront en décembre 2012, sont disponibles 
principalement en dollars américains ou l’équivalent en d’autres devises et portent intérêt à des taux fluctuant en fonction du taux 
préférentiel des prêteurs majoré jusqu’à un maximum de 0,25 % ou du taux LIBOR ou du taux des acceptations bancaires majoré 
de 0,50 % jusqu’à un maximum de 1,125 %, en fonction du ratio de la dette portant intérêt par rapport au bénéfice avant intérêts, 
amortissement et impôts sur les bénéfices de la Société. 14 % des facilités de crédit bancaire à court terme sont disponibles pour 
les activités en Argentine et portent intérêt aux taux du marché local.

7. dette à long teRme

Effets de premier rang
   8,12 %, échéant en novembre 2009 (170 000 000 $ US)
   8,41 %, échéant en novembre 2014 (50 000 000 $ US)

Autres emprunts, remboursés en 2008

Tranche échéant à moins d’un an

2008

2007

  174 505  $
51 325

  196 282  $
57 730

-

21

225 830
-

254 033
21

  225 830  $   254 012  $

Les versements estimatifs de capital à effectuer au cours des prochains exercices sont 174 505 000 $ en 2010 et 51 325 000 $  
en 2015.

8. autRes éléments de passif

Avantages sociaux futurs (note 16)
Autres

2008

2007

9 202  $
4 770

9 430  $
6 983

13 972  $  

16 413  $

saputo _  rapport annueL 2008  _  notEs coMpléMEntairEs aux états financiErs consolidés                

47

       
 
 
 
 
 
9. capital-actions

autoriSÉ
Le capital-actions autorisé de la Société est constitué d’un nombre illimité d’actions ordinaires et privilégiées. Les actions ordinaires 
sont avec droit de vote et droit de participation. Les actions privilégiées peuvent être émises en une ou plusieurs séries, les modalités 
et les privilèges de chaque série devant être établis au moment de leur création.

DiviDenDe en actionS
Le 10 décembre 2007, la Société a déclaré un dividende en action de 100 % par lequel les actionnaires de la Société ont reçu une 
action supplémentaire pour chaque action détenue. Le dividende en action est applicable aux porteurs d’actions ordinaires inscrits 
à la fermeture des activités le 10 décembre 2007, ce qui a le même effet qu’un fractionnement des actions ordinaires en circulation 
de la Société. Les nombres et les prix d’actions ordinaires et les options d’achat d’actions ont été ajustés afin de tenir compte de 
ce dividende.

ÉMiS
  205 962 964 actions ordinaires (207 353 834 en 2007)

2008

2007

  536 921  $   511 737  $

Au cours de l’exercice terminé le 31 mars 2008, 2 314 370 actions ordinaires (1 938 124 en 2007) ont été émises pour un montant 
de  28 366 000 $  (20 886 000 $  en  2007)  en  vertu  du  régime  d’options  d’achat  d’actions.  Pour  les  options  d’achat  d’actions 
octroyées depuis le 1er avril 2002, le montant comptabilisé auparavant comme une augmentation du surplus d’apport a été transféré 
au capital-actions à l’exercice de ces options. Pour l’exercice terminé le 31 mars 2008, le montant transféré du surplus d’apport 
s’élève à 6 032 000 $ (3 481 000 $ en 2007).

Dans le cadre d’un programme de rachat dans le cours normal des activités, commencé le 13 novembre 2006, la Société pouvait 
acheter, à des fins d’annulation, un maximum de 10 358 608 actions ordinaires jusqu’au 12 novembre 2007. Dans le cadre d’un 
nouveau programme de rachat dans le cours normal des activités, commencé le 13 novembre 2007, la Société peut acheter, à des 
fins d’annulation, un maximum de 10 272 848 actions ordinaires jusqu’au 12 novembre 2008. Au cours de l’exercice terminé le 
31 mars 2008, la Société a acheté 3 705 240 (2 813 400 en 2007) actions ordinaires à des prix variant de 21,73 $ à 22,00 $ l’action 
(de 17,38 $ à 19,00 $ en 2007). L’excédent du prix d’achat sur la valeur comptable des actions, d’un montant de 72 258 000 $  
(43 796 000 $ en 2007), a été imputé aux bénéfices non répartis.

rÉgiMe D’oPtionS D’achat D’actionS
La Société a mis sur pied un régime d’options d’achat d’actions visant l’achat d’actions ordinaires par des employés clés, des 
dirigeants et des administrateurs de la Société. Le nombre total d’actions ordinaires pouvant être émises en vertu du régime ne 
peut dépasser 28 000 000 d’actions. Le prix d’exercice de chaque option, avant le 31 juillet 2007, correspond au cours de clôture 
des actions de la Société la journée précédant la date d’octroi. Après cette date, les options peuvent être exercées à un prix qui 
ne peut être inférieur à la moyenne pondérée des cours de clôture des actions pour les cinq jours précédant la date d’octroi. Ces 
options sont acquises à raison de 20 % par année et expirent dix ans après la date de leur octroi.

Les options émises et en circulation à la fin de l’exercice sont les suivantes :

Périodes 
d’octroi

1998
1999
2000
2001
2002
2003
2004
2005
2006
2007
2008

2008

2007

Prix 
d’exercice

Nombre 
d’options

Prix  
d’exercice 
moyen pondéré

Nombre 
d’options

Prix  
d’exercice 
moyen pondéré

4,25 $
de 8,06 $ à 9,37 $
9,85 $
6,75 $
de 9,50 $ à 11,50 $
15,18 $
11,25 $
16,53 $
18,08 $
16,35 $
23,09 $

-
20 480
111 404
217 836
409 246
745 912
1 203 594
1 138 316
1 383 476
1 933 324
1 729 840

4,25 $
9,22 $
9,85 $
6,75 $
9,52 $
15,18 $
11,25 $
16,53 $
18,08 $
16,35 $
23,09 $

38 000
106 280
213 898
526 804
838 410
1 085 188
1 597 510
1 454 626
1 655 864
2 194 636
-

 -

4,25 $
9,22 $
9,85 $
6,75 $
9,52 $
15,18 $
11,25 $
16,53 $
18,08 $
16,35 $
 $

8 893 428  

16,52 $

9 711 216  

14,32 $

Options pouvant être levées  
à la fin de l’exercice

3 535 818  

13,56 $

4 023 642  

12,02 $

48          

notEs coMpléMEntairEs aux états financiErs consolidés  _  rapport annueL 2008  _  saputo

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
9. capital-actions (suite)

Le nombre d’options a varié de la façon suivante :

Solde au début de l’exercice
Options octroyées
Options levées
Options annulées

Solde à la fin de l’exercice

2008

2007

Nombre 
d’options

Prix  
d’exercice 
moyen pondéré

Nombre 
d’options

Prix  
d’exercice 
moyen pondéré

9 711 216
1 779 172
(2 314 370)
(282 590)

14,32 $
23,09 $
12,25 $
17,46 $

9 758 486
2 282 450
(1 938 124)
(391 596)

8 893 428

16,52 $

9 711 216

13,18 $
16,35 $
10,78 $
15,13 $

14,32 $

Le prix d’exercice des options octroyées au cours de l’exercice 2008 est de 23,09 $ (16,35 $ en 2007), ce qui correspond au cours 
de clôture des actions le jour précédant la date d’octroi.

La juste valeur des options d’achat d’actions octroyées au cours de l’exercice 2008 a été estimée à 7,17 $ par option (4,89 $ en 
2007) au moyen du modèle d’évaluation des options de Black et Scholes en fonction des hypothèses suivantes :

Taux d’intérêt sans risque :
Durée prévue des options :
Volatilité :
Taux de dividendes :

2008

4,0 %
5 ans
25 %
2,1 %

2007

4,2 %
5 ans
35 %
2,5 %

Une charge de rémunération de 8 279 000 $ (7 323 000 $ après impôts sur les bénéfices) relative aux options d’achat d’actions 
a été comptabilisée à l’état des résultats pour l’exercice terminé le 31 mars 2008 et de 7 917 000 $ (6 958 000 $ après impôts sur 
les bénéfices) pour l’exercice terminé le 31 mars 2007.

L’incidence  de  cette  charge  sur  le  bénéfice  par  action  et  le  bénéfice  dilué  par  action  est  de  0,04 $  pour  l’exercice  terminé  le  
31 mars 2008 et de 0,04 $ pour l’exercice terminé le 31 mars 2007.

Des options visant l’acquisition de 1 634 393 actions ordinaires à un prix de 27,81 $ l’action ont également été octroyées le 1er avril 2008.

rÉgiMe D’octroi D’unitÉS D’actionS DiFFÉrÉeS à L’intention DeS aDMiniStrateurS
Avec prise d’effet le 1er avril 2004, tous les administrateurs admissibles de la Société ont reçu annuellement un nombre fixe d’unités 
d’actions différées (octroi annuel) qui ont été octroyées sur une base trimestrielle, conformément au régime d’unités d’actions 
différées.  Les  administrateurs  peuvent  choisir  de  recevoir  une  somme  en  espèces  ou  des  unités  d’actions  différées  comme 
rémunération. Le nombre d’unités émises à chaque administrateur est basé sur la valeur de marché des actions ordinaires de la 
Société à chaque date d’octroi. Suivant la terminaison des fonctions d’un administrateur de la Société, un paiement en espèces 
égal à la valeur au marché des unités d’actions différées lui est versé. Le passif lié à ces unités est ajusté en multipliant le nombre 
d’unités en circulation par la valeur de marché des actions ordinaires à la fin de l’exercice de la Société. La variation du passif est 
enregistrée comme une charge au coût des ventes, frais de vente et d’administration par la Société.

Au début de l’exercice
Octroi annuel
Rémunération du conseil
Augmentation en raison de la variation du prix des actions

À la fin de l’exercice

10. suRplus d’appoRt

2008

2007

Unités

Passif

Unités

Passif

85 450
16 000
11 151
-

112 601

2 182 $
421
367
477

55 808
16 000
13 642
-

3 447 $

85 450

1 009 $
309
323
541

2 182 $

Surplus d’apport au début de l’exercice
Rémunération à base d’actions
Économie d’impôts excédentaire découlant de l’excédent du montant déductible  
   sur le coût de rémunération comptabilisé
Montant transféré au capital-actions

Surplus d’apport à la fin de l’exercice

2008

2007

18 864  $
8 279

14 428  $
7 917

974
(6 032)

-
(3 481)

  22 085  $  

18 864  $

saputo _  rapport annueL 2008  _  notEs coMpléMEntairEs aux états financiErs consolidés                

49

       
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
11. cumul des autRes éléments du Résultat étendu

Cumul des autres éléments du résultat étendu au début de l’exercice
Autres éléments du résultat étendu

Cumul des autres éléments du résultat étendu à la fin de l’exercice

12. autRes intéRÊts

Charges
Revenus

13. impÔts suR les Bénéfices

La charge d’impôts sur les bénéfices se détaille comme suit :

Impôts exigibles
Impôts futurs

2008

2007

  (82 664) $
(63 750)

  (77 266) $
(5 398)

  (146 414) $   (82 664) $

2008

2007

7 707  $
(1 169)

4 055  $
(7 553)

6 538  $  

(3 498) $

2008

2007

117 228  $
15 838

  98 169  $
(1 525)

  133 066  $   96 644  $

Rapprochement des impôts sur les bénéfices, calculés aux taux canadiens prévus par la loi, à la charge d’impôts sur les bénéfices 
présentée à l’état des résultats :

Impôts sur les bénéfices, calculés aux taux canadiens prévus par la loi
Écarts attribuables aux éléments suivants :
   Incidence des taux d’imposition de filiales étrangères
   Modification des lois fiscales et des taux d’imposition
   Bénéfice découlant de placements dans des filiales
   Rémunération à base d’actions
   Effet des pertes fiscales reportables
   Autres

Charge d’impôts sur les bénéfices

2008

2007

131 946  $

  108 415  $

6 576
(6 577)
(12 038)
1 891
4 480
6 788

685
(6 058)
(8 033)
2 142
(3 096)
2 589

  133 066  $   96 644  $

L’incidence fiscale d’écarts temporaires qui donnent lieu à une partie importante de l’actif et du passif d’impôts futurs se présente 
comme suit :

Actif d’impôts futurs

   Créditeurs et charges à payer
   Pertes fiscales
   Placement de portefeuille
   Autres

Passif d’impôts futurs

   Stocks
   Immobilisations corporelles
   Actif net au titre des régimes de retraite
   Autres éléments d’actif
   Dette à long terme

50          

notEs coMpléMEntairEs aux états financiErs consolidés  _  rapport annueL 2008  _  saputo

2008

2007

10 153  $
904
738
8563

6 895  $
10 681
1 151
7 272

  20 358  $   25 999  $

2008

2007

19 390  $
79 395
12 092
7 904
10 475

5 863  $
82 757
13 423
6 596
10 942

  129 256  $  

119 581  $

 
 
 
 
 
 
 
 
 
13. impÔts suR les Bénéfices (suite)

Présentés dans les états financiers à titre de :

   Actif d’impôts futurs à court terme
   Actif d’impôts futurs à long terme
   Passif d’impôts futurs à court terme
   Passif d’impôts futurs à long terme

   Passif d’impôts futurs, net

2008

2007

17 150  $
5 048
(19 790)
(111 306)

13 045  $
9 720
(1 294)
(115 053)

 (108 898) $   (93 582) $

avantageS FiScaux LatentS
Au  31  mars  2008,  en  plus  des  pertes  fiscales  enregistrées,  la  Société  cumulait  des  pertes  fiscales  d’un  montant  d’environ 
6 905 000 $ (26 357 000 $ en 2007) pouvant servir à réduire les revenus imposables futurs de ses filiales étrangères. Ces pertes 
peuvent êtres reportées indéfiniment.

14. Résultat paR action

Bénéfice net

Nombre moyen pondéré d’actions ordinaires en circulation
Options dilutives

Nombre dilué d’actions ordinaires en circulation

Bénéfice de base par action
Bénéfice dilué par action

2008

2007

288 200 $

238 467 $

205 660 927
2 638 598

207 440 308
1 455 456

208 299 525

208 895 764

1,40 $
1,38 $

1,15 $
1,14 $

Lors du calcul du résultat dilué par action en 2007 et 2008, aucune option n’avait été exclue en raison de leur prix d’exercice 
inférieur à la valeur de marché moyenne de l’action.

Les actions acquises au cours de l’exercice, dans le cadre des deux programmes de rachat dans le cours normal des activités, ont 
été exclues du calcul du résultat par action à la date d’acquisition.

15. acQuisitions d’entRepRises

Le 2 avril 2007, la Société a acquis les activités fromagères industrielles de Land O’Lakes sur la côte ouest américaine pour une 
contrepartie en espèces de 250 904  000 $. Les justes valeurs attribuées aux actifs acquis étaient de 22 620 000 $ pour le fonds 
de roulement, de 222 504 000 $ pour les immobilisations et de 5 780 000 $ pour les actifs intangibles.

Au cours de l’exercice 2008, la Société a aussi acquis des quotas d’importation d’une entreprise sujette à l’influence notable de 
son principal actionnaire pour la Division Produits laitiers (Canada) pour une contrepartie en espèces de 3 300 000 $. Cet achat 
a été alloué aux actifs intangibles.

Le 13 avril 2006, la Société a acquis les activités de Spezialitäten-Käserei De Lucia GmbH (un fabricant de fromage allemand 
produisant des spécialités fromagères de type italien) pour une contrepartie en espèces de 7 086 000 $, qui a été principalement 
attribuée aux immobilisations corporelles.

Le 28 juillet 2006, la Société a acquis les activités de Boulangerie Rondeau inc. et de Biscuits Rondeau inc. (des fabricants de 
tartes et de biscuits frais exerçant leurs activités au Canada) pour une contrepartie en espèces de 12 545 000 $. Les justes valeurs 
attribuées aux actifs acquis étaient de 1 218 000 $ pour le fonds de roulement, de 4 410 000 $ pour les immobilisations corporelles, 
de 4 917 000 $ pour l’écart d’acquisition et de 2 000 000 $ pour les marques de commerce. 

Le 23 mars 2007, la Société a acquis les activités de Dansco Dairy Products Limited (un fabricant du Royaume-Uni produisant 
principalement de la mozzarella) pour une contrepartie en espèces de 12 163 000 $. Les justes valeurs attribuées aux actifs acquis 
étaient de 3 935 000 $ pour le fonds de roulement et de 8 228 000 $ pour les immobilisations corporelles. 

saputo _  rapport annueL 2008  _  notEs coMpléMEntairEs aux états financiErs consolidés                

51

       
 
 
 
 
 
 
 
 
16. Régimes de RetRaite et autRes Régimes d’avantages sociaux

La Société offre des régimes de retraite à prestations déterminées et à cotisations déterminées ainsi que d’autres avantages sociaux 
comme l’assurance-maladie, l’assurance-vie et les soins dentaires à ses employés et retraités admissibles.

En vertu des dispositions des régimes à prestations déterminées, les prestations sont fondées sur le nombre d’années de service 
et sur le salaire moyen des dernières années de service ou le salaire de fin de carrière. Les cotisations versées par les employés et 
les cotisations de la Société sont établies suivant les conseils d’actuaires indépendants. Des évaluations actuarielles ont été effectuées 
en décembre 2006 et en juillet 2007. La date de mesure des actifs et des passifs des régimes de retraite est le 31 décembre.  

Les régimes à cotisations déterminées prévoient le versement d’une cotisation annuelle donnant droit à une pension pour chaque 
employé participant.

L’actif des régimes se compose principalement d’actions de sociétés canadiennes et étrangères (53 %), de titres à revenus fixes 
(43 %) ainsi que d’encaisses et placements à court terme (4 %).

Situation Financière DeS rÉgiMeS 

2008

2007

Régimes de 
retraite à 
prestations 
déterminées

Autres 
régimes 
d’avantages 
sociaux

Régimes de 
retraite à 
prestations 
déterminées

Autres 
régimes 
d’avantages 
sociaux

  200 370  $

13 001  $

évolution de l’obligation au titre des prestations constituées
   Obligation au titre des prestations constituées au début de l’exercice
   Augmentation au cours de l’exercice
   Coût des services rendus au cours de l’exercice
   Frais d’intérêts
   Prestations versées
   Pertes actuarielles (gains actuariels)
   Gain de change

  199 938  $

-
7 756
10 361
(12 690)
(8 805)
(390)

13 143  $
588
224
667
(1 368)
(278)
(292)

-
7 096
10 339
(14 612)
(3 225)
(30)

   Obligation au titre des prestations constituées à la fin de l’exercice

196 170

12 684

199 938

évolution de la juste valeur de l’actif des régimes
   Juste valeur de l’actif des régimes au début de l’exercice
   Rendement réel de l’actif des régimes
   Cotisations patronales
   Cotisations salariales
   Prestations versées
   Perte de change

   Juste valeur de l’actif des régimes à la fin de l’exercice

situation de capitalisation
   Déficit, à la fin de l’exercice
   Pertes actuarielles non amorties
   Coût des services passés non amorti
   Provision pour moins-value
   Obligation transitoire non amortie

193 146
657
10 101
1 125
(12 690)
(279)

192 060

(4 111)
65 903
963
(573)
(7 593)

-
-
1 196
172
(1 368)
-

175 819
19 254
11 563
1 150
(14 613)
(27)

-

193 146

(12 684)
2 223
201
 -
973

(6 792)
67 104
1 081
(181)
(8 749)

-
256
658
(1 144)
406
(34)

13 143

-
-
944
200
(1 144)
-

-

(13 143)
2 251
231
-
1 169

   Actif (passif) à la date de mesure
   Cotisations patronales entre la date de mesure  
      et la fin de l’exercice

54 589

(9 287)

52 463

(9 492)

1 650

85

1 863

62

Actif (passif) net comptabilisé au bilan

  56 239  $  

(9 202) $   54 326  $  

(9 430) $

52          

notEs coMpléMEntairEs aux états financiErs consolidés  _  rapport annueL 2008  _  saputo

 
 
16. Régimes de RetRaite et autRes Régimes d’avantages sociaux (suite)

La majorité des régimes de retraite à prestations déterminées présentent des obligations au titre des prestations constituées 
supérieures à l’actif net des régimes.

charge au titre DeS rÉgiMeS D’avantageS Sociaux

Régimes à prestations déterminées
   Coût des services courants de l’employeur
   Intérêts sur l’obligation au titre des prestations constituées
   Rendement réel de l’actif des régimes
   Pertes actuarielles (gains actuariels)
   Modification des régimes
   Compression et règlement des régimes

   Charge au titre des régimes avant ajustements visant  
      à prendre en compte la nature à long terme du coût
   Écart entre le rendement prévu et le rendement réel  
      de l’actif des régimes
   Écart entre l’amortissement du coût des services passés  
      et les modifications des régimes pour l’exercice
   Écart entre les pertes actuarielles nettes constatées et  
      les pertes actuarielles réelles sur l’obligation au titre  
      des prestations constituées
   Amortissement de l’obligation transitoire

charge au titre des régimes à prestations déterminées avant la 
provision pour moins-value
Provision pour moins-value

charge au titre des régimes à prestations déterminées
charge au titre des régimes à cotisations déterminées

2008

2007

Régimes  
de retraite

Autres 
régimes 
d’avantages 
sociaux

6 631  $
10 361
(657)
(8 805)
-
-

52  $

667
-
(278)
-
-

Régimes  
de retraite

5 946  $
10 339
(19 254)
(3 225)
-
-

Autres 
régimes 
d’avantages 
sociaux

56  $

658
-
406
-
-

7 530

441

(6 194)

1 120

(12 765)

115

13 858
(1 156)

7 582
392

7 974
12 733

-

31

636
196

1 304
-

1 304
-

6 538

115

8 608
(1 156)

7 911
181

8 092
11 929

-

31

(140)
196

1 207
-

1 207
-

total de la charge au titre des régimes d’avantages sociaux

  20 707  $  

1 304  $   20 021  $  

1 207  $

Pour  l’exercice  terminé  le  31  mars  2008,  la  charge  totale  de  la  Société  au  titre  des  régimes  d’avantages  sociaux  s’est  élevée  
à 22 011 000 $ (21 228 000 $ en 2007) et la cotisation totale versée par la Société s’est chiffrée à 24 030 000 $ (24 436 000 $ 
en 2007).

hypothèses moyennes pondérées

Pour calculer l’obligation au titre des prestations constituées  
à la fin de l’exercice :
   Taux d’actualisation
   Taux de croissance de la rémunération
Pour calculer la charge au titre des régimes d’avantages sociaux :
   Taux d’actualisation
   Taux de rendement à long terme prévu de l’actif des régimes
   Taux de croissance de la rémunération

5,61 %
3,50 %

5,26 %
7,30 %
3,50 %

5,44 %
3,50 %

5,35 %
s.o.
3,50 %

5,26 %
3,50 %

5,26 %
7,31 %
3,50 %

5,35 %
3,50 %

5,31 %
s.o.
3,50 %

Aux fins de calcul, le taux de croissance annuel hypothétique des coûts liés à l’assurance-maladie, à l’assurance-vie et aux soins dentaires 
a été fixé entre 6,6 % et 9 % pour l’exercice 2009 et devrait diminuer graduellement pour atteindre 6 % en 2013. En comparaison, ce 
taux a été fixé entre 7 % et 10 % pour l’exercice 2008 et devait diminuer graduellement pour atteindre 5,1 % en 2012.

saputo _  rapport annueL 2008  _  notEs coMpléMEntairEs aux états financiErs consolidés                

53

       
 
 
 
 
17. engagements et éventualités 

La Société exerce certaines de ses activités dans des locaux loués et est également liée en vertu de contrats de location pour de 
l’équipement et du matériel roulant. Les loyers minimaux exigibles pour les prochains exercices s’établissent comme suit :

2009
2010
2011
2012
2013
Exercices subséquents

11 864 $
9 241
7 417
5 455
4 359
8 672

  47 008 $

La Société est défenderesse à certaines réclamations dans le cours normal de ses activités. La Société est d’avis que le règlement 
final de ces réclamations n’aura aucune incidence importante sur ses résultats ou sur sa situation financière. Durant l’exercice 
2007, une proposition de changement avec incidence rétroactive à une loi fiscale provinciale a été adoptée. Un avis de cotisation 
d’un montant d’environ 12 000 000 $ a été émis à la suite de l’adoption de cette proposition. En s’appuyant sur des fondements 
juridiques, la Société est d’avis qu’elle n’aura pas à payer les montants demandés dans l’avis de cotisation. Par conséquent, aucun 
montant à l’égard de cet avis de cotisation n’a été inclus dans les états financiers.

inDeMniSationS
De temps à autre, la Société fournit des indemnisations à des tierces parties dans le cours normal de ses activités, dans le cadre 
d’acquisitions ou de cessions d’entreprises ou d’actifs. Ces clauses d’indemnisation peuvent toucher des ruptures de représentations 
et de garanties, de même que des réclamations futures à l’égard de certaines obligations, notamment en ce qui a trait à des 
questions fiscales ou environnementales. Les modalités de ces clauses d’indemnisation sont de durées variées. Au 31 mars 2008, 
étant donné que la nature et le montant de ces indemnisations dépendaient d’événements futurs, la Société n’était pas en mesure 
d’évaluer de manière raisonnable le paiement éventuel maximal qu’elle peut être tenue de verser en vertu de ces ententes. La 
Société n’a versé aucun paiement d’indemnisation important par le passé et, aux 31 mars 2008 et 2007, elle n’a comptabilisé 
aucun passif lié à ces indemnisations.

contratS De Location
La Société garantit à certains bailleurs une tranche de la valeur résiduelle de certains actifs loués en vertu de contrats de location-
exploitation dont les derniers viennent à échéance en 2014. Si la valeur de marché des activités louées, à l’échéance de leur contrat 
de location-exploitation respectif, est inférieure à la valeur résiduelle garantie, la Société est tenue d’indemniser le bailleur pour 
le manque à gagner, sous réserve de certaines conditions, jusqu’à concurrence d’une valeur maximale. La Société est d’avis que 
le montant d’indemnisation potentiel n’aura pas d’incidence importante sur les états financiers consolidés.

18. opéRations entRe appaRentés

La Société reçoit des services de sociétés qui sont sous influence notable de son actionnaire principal ou fournit des services à 
ces sociétés. Ces opérations ont été effectuées dans le cours normal des activités et elles ont été comptabilisées à la valeur 
d’échange qui correspond à la juste valeur de marché. Tous les montants sont inclus au poste Coût des ventes, frais de vente et 
d’administration de l’état des résultats.

Les services reçus sont les suivants :

Frais de location, de déplacement et de logement
Frais de gestion pour la rémunération du président du conseil d’administration

Les services fournis sont les suivants :

2008

2007

2 135  $
500

2 164  $
500

2 635  $  

2 664  $

Frais de gestion pour des services fournis par la Société

175  $  

175  $

Il n’y avait aucun montant à recevoir ou à payer relativement à ces opérations aux 31 mars 2008 et 2007.

54          

notEs coMpléMEntairEs aux états financiErs consolidés  _  rapport annueL 2008  _  saputo

 
 
 
 
 
19. instRuments financieRs

Dans le cours normal des activités, la Société utilise plusieurs instruments financiers qui, de par leur nature, impliquent certains 
risques dont le risque de crédit, le risque de liquidité et le risque de marché. Le risque de marché inclut le risque de prix (dont le 
risque de prix des marchandises ainsi que le risque des marchandises quotées), le risque de taux de change ainsi que le risque de 
taux d’intérêt. Ces instruments financiers font l’objet de conditions standard de crédit, de contrôles financiers, de gestion du risque 
ainsi que de procédures de contrôles. L’analyse qui suit fournit des mesures du risque aux dates de bilans :

a) juSte vaLeur DeS inStruMentS FinancierS
La Société a effectué les classements suivants dans la façon de déterminer la juste valeur de chacun de ses instruments financiers :

Les espèces et quasi-espèces sont considérées comme des actifs détenus à des fins de transactions et sont évaluées à la juste valeur.

Les débiteurs sont classés comme des prêts et créances et sont évalués initialement à la juste valeur et subséquemment au coût 
après amortissement.

Le placement de portefeuille est considéré comme disponible à la vente et est évalué au coût amorti puisqu’il n’est pas inscrit sur 
un marché actif.

Les  autres  actifs  qui  répondent  à  la  définition  d’un  actif  financier  sont  classés  comme  des  prêts  et  créances  et  sont  évalués 
initialement à la juste valeur et subséquemment au coût après amortissement.

Les emprunts bancaires sont classés comme un passif financier détenu à des fins de transactions et sont mesurés à la juste valeur.

Les créditeurs et charges à payer, les autres éléments du passif et les dettes à long terme sont classés comme autres passifs et 
sont évalués initialement à la juste valeur et subséquemment au coût après amortissement, à l’exception du passif en lien avec 
les unités d’actions différées qui sont mesurées selon la juste valeur.

La Société a déterminé que la juste valeur de ces actifs et passifs financiers correspondent à leurs valeurs comptables aux dates 
des bilans.

La juste valeur de la dette à long terme, estimée selon les flux de trésorerie actualisés, aux taux offerts à la Société pour des dettes 
ayant les mêmes conditions et échéances, soit 251 598 000 $ (277 500 000 $ au 31 mars 2007).

B) riSQue De crÉDit
Les instruments financiers qui sont sujets à une concentration du risque de crédit pour la Société sont les quasi-espèces et les 
comptes débiteurs.

Les quasi-espèces sont principalement composées de dépôts à court terme. Aucune quasi-espèce n’est constituée d’actifs soutenus 
par du papier commercial. La Société a déposé les quasi-espèces auprès d’institutions financières réputées, ce qui porte la direction 
à croire que le risque de perte est minime.

La Société fournit du crédit à ses clients dans le cours normal des activités. Des évaluations de crédit sont effectuées sur une base 
régulière et les états financiers tiennent compte d’une provision pour créances douteuses.

La Société considère qu’elle ne possède aucun risque de concentration de crédit en lien avec des comptes à recevoir des clients, 
considérant la diversité et l’ampleur de sa clientèle et de sa diversité géographique. Il n’y a aucun compte à recevoir supérieur à 
10 % du solde total des comptes à recevoir au 31 mars 2008.

La provision pour créances douteuses ainsi que les comptes à recevoir échus sont revus par la direction à toutes les dates de bilan.  
La Société révise l’estimation de sa provision pour créances douteuses en fonction de la recouvrabilité des comptes à recevoir en 
fonction du solde de chaque client en considérant l’historique et les tendances des comptes échus. Les comptes à recevoir sont 
radiés une fois déterminés comme étant non recouvrables.

En moyenne, la Société possède 10 % des comptes à recevoir considérés comme échus au-delà des termes standard, mais qui ne 
sont pas dépréciés. La valeur comptable des comptes à recevoir est réduite par la provision pour créances douteuses et le montant 
de la perte est comptabilisé dans l’état des résultats dans les dépenses d’opérations. Lorsqu’un solde recevable est considéré 
comme non recouvrable, il est mis en contrepartie de la provision pour créances douteuses. Les recouvrements subséquents de 
montants radiés antérieurement sont portés en diminution des dépenses d’opérations dans l’état des résultats. Cependant, la 
direction ne croit pas que ces provisions soient significatives.

c) riSQue De LiQuiDitÉ
Le risque de liquidité est le risque que la Société ne soit pas en mesure de remplir ses obligations financières aux moments requis. 
La Société gère ses liquidités en fonction de sa gestion du capital ainsi que de son levier financier, tel que mentionné dans la note 
20 des états financiers consolidés (« Gestion du capital »). De plus, la direction gère le risque de liquidité en analysant continuellement 
les  liquidités  projetées  et  actuelles.  Le  conseil  d’administration  révise  et  approuve  les  budgets  opérationnels  et  les  dépenses  
de  capital  de  la  Société  ainsi  que  toutes  les  transactions  significatives  qui  ne  sont  pas  effectuées  dans  le  cours  normal  
des activités.

Au 31 mars 2008, la Société détenait des espèces et quasi-espèces équivalant à 165 710 000 $. La Société dispose également de 
facilités de crédit à court terme (note 6) pour un montant de 649 000 000 $. Compte tenu des liquidités dont la Société dispose, 
en relation avec les moments auxquels les paiements des obligations sont dus, la direction estime que les risques de liquidité 
auxquels la Société est exposée sont faibles.

saputo _  rapport annueL 2008  _  notEs coMpléMEntairEs aux états financiErs consolidés                

55

       
19. instRuments financieRs (suite)

D) riSQue De taux D’intÉrêt
La facilité de crédit à cour terme porte intérêt à des taux variables. La dette à long terme possède un taux fixe donc aucun risque 
d’intérêt ne subsiste sur cette dette. 

Pour l’exercice se terminant le 31 mars 2008, la dépense d’intérêt sur la dette à long terme totalise 18 806 000 $ (22 603 000 $ 
au 31 mars 2007). Le montant d’intérêts courus au 31 mars 2008 représente 7 049 000 $ (7 929 000 $ au 31 mars 2007).

Selon les soldes au 31 mars 2008, une augmentation de 1 % du taux d’intérêt impliquerait une diminution de 2 200 000 $ du bénéfice 
avant impôts. Pour une diminution de 1 % du taux d’intérêt, il y aurait une incidence égale et inverse sur le bénéfice avant impôts.

e) riSQue LiÉ à La variation De taux De change
La Société opère dans différents pays et est donc exposée au risque de change découlant de transactions en différentes devises 
étrangères. Le risque lié à la variation de taux de change provient principalement de transactions commerciales futures qui sont 
transigées en devises qui ne sont pas la devise opérationnelle standard de la Société faisant partie de la transaction. La Société a des 
contrats en devises étrangères en date du bilan pour l’achat de 2 400 00 euros (1 300 000 euros et 5 500 000 $ US en 2007).

La Société est principalement touchée par la variation des taux de change du dollar américain. Le tableau qui suit présente la 
sensibilité du bénéfice net et du résultat étendu de la Société à une appréciation de 1 % du dollar américain par rapport au dollar 
canadien. Pour une dépréciation de 1 % du dollar américain par rapport au dollar canadien, il y aurait une incidence égale et inverse 
sur le bénéfice net et le résultat étendu.

Augmentation du bénéfice net
Augmentation du résultat étendu

2008

Impact du  
dollar américain

681  $
5 070  $

F) riSQue LiÉ aux Prix DeS MarchanDiSeS
La Société effectue occasionnellement des contrats de couverture afin de se couvrir contre la variation du prix des marchandises. 
À la date du bilan, les contrats en cours ont une valeur positive de 600 000 $ (valeur négative de 756 000 $ en 2007).

20. gestion du capital

L’objectif de la Société en termes de gestion du capital est de s’assurer que la Société possède suffisamment de liquidités pour 
poursuivre sa stratégie de croissance et ainsi pouvoir effectuer des acquisitions spécifiques tout en conservant une approche 
conservatrice en termes de levier financier et de gestion du risque financier. Un objectif additionnel est de fournir un retour sur 
investissement adéquat aux investisseurs. De plus, la Société croit que le rachat de ses propres actions peut représenter, en 
certaines circonstances, une utilisation judicieuse de son capital.

Le capital de la Société est composé de la dette nette et du capital-actions. La dette nette est composée d’emprunts bancaires 
ainsi que de dette portant intérêts, net des espèces et quasi-espèces. L’utilisation principale du capital de la Société est de financer 
l’augmentation  des  éléments  hors  caisse  du  fonds  de  roulement  ainsi  que  de  supporter  les  dépenses  en  capital  telles  que 
l’augmentation des capacités et les acquisitions d’entreprises.

La  mesure  principale  utilisée  par  la  Société  pour  gérer  son  levier  financier  est  le  ratio  de  dette  nette  sur  capital-actions.  Au  
31 mars 2008 ainsi qu’au 31 mars 2007, la dette nette sur le capital-actions était comme suit :

Emprunts bancaires
Portion court terme de la dette à long terme
Dette à long terme
Espèces et quasi-espèces

Dette nette

Capitaux propres

Dette nette sur les capitaux propres

2008

2007

  222 584 $

139 001 $

-
225 830
(165 710)

21
254 012
(276 894)

282 704

116 140

1 619 160

1 533 018

0,17:1

0,08:1

La Société croit que les résultats du ratio actuel interne est consistant avec les objectifs en matière de gestion du capital de la direction.

La Société dispose de facilités de crédit qui nécessitent une revue trimestrielle et la Société respecte ses ratios au 31 mars 2008.

La Société n’est pas sujette à aucune exigence de la part d’un organisme de réglementation.

56          

notEs coMpléMEntairEs aux états financiErs consolidés  _  rapport annueL 2008  _  saputo

 
 
 
21. infoRmation sectoRielle

La Société exerce ses activités dans deux secteurs : le secteur Produits laitiers et le secteur Produits d’épicerie.

Le secteur Produits laitiers comprend principalement la fabrication et la distribution de fromage et de lait nature. Les activités de 
ce secteur sont exercées au Canada, en Europe, en Argentine (CEA) et aux États-Unis (USA).

Le secteur Produits d’épicerie représente les activités de fabrication et de commercialisation de petits gâteaux. L’actif total du 
secteur Produits d’épicerie comprend le placement de portefeuille.

Ces secteurs sont gérés distinctement puisque chaque secteur d’activité représente un secteur stratégique qui offre différents 
produits et qui dessert différents marchés. La Société évalue la performance en fonction du bénéfice d’exploitation géographique 
et du bénéfice d’exploitation des secteurs d’activité pris isolément.

Les conventions comptables des secteurs sont les mêmes que celles décrites à la note 1 portant sur les principales conventions 
comptables. La Société n’effectue pas de ventes intersectorielles.

Information par secteur d’activité

Revenus1
   Produits laitiers
   Produits d’épicerie

Bénéfice avant intérêts, amortissement  
   et impôts sur les bénéfices
   Produits laitiers
   Produits d’épicerie

Amortissement des immobilisations corporelles
   Produits laitiers
   Produits d’épicerie

Bénéfice d’exploitation
   Produits laitiers
   Produits d’épicerie

2008 

2007

CEA

États-Unis

Total

CEA

États-Unis

Total

 2 966 293 $
164 624

  1 927 983 $

-

 4 894 276 $
164 624

 2 794 099 $
170 051

 1 036 830 $

-

 3 830 929 $
170 051

  3 130 917 $   1 927 983 $  5 058 900 $  2 964 150 $  1 036 830 $  4 000 980 $

  363 365 $

145 478 $

  508 843 $

17 201

-

17 201

  317 086 $
26 356

  82 890 $

-

  399 976 $
26 356

  380 566 $  

145 478 $   526 044 $   343 442 $   82 890 $   426 332 $

36 810 $
7 844

34 780 $

-

71 590 $
7 844

36 163 $
6 104

29 849 $

-

66 012 $
6 104

  44 654 $  

34 780 $  

79 434 $  

42 267 $  

29 849 $  

72 116 $

  326 555 $

110 698 $

  437 253 $

9 357

-

9 357

  280 923 $
20 252

53 041 $

-

  333 964 $
20 252

  335 912 $  

110 698 $   446 610 $  

301 175 $  

53 041 $   354 216 $

Intérêts

Bénéfice avant impôts sur les bénéfices

Impôts sur les bénéfices

Bénéfice net

1 Les revenus sont attribués aux pays où s’effectue la fabrication.

25 344

421 266

133 066

19 105

335 111

96 644

  288 200 $

  238 467 $

saputo _  rapport annueL 2008  _  notEs coMpléMEntairEs aux états financiErs consolidés                

57

       
 
 
 
 
 
 
 
 
 
21. infoRmation sectoRielle (suite)

Information géographique

Revenus1
   Produits laitiers
   Produits d’épicerie

Total de l’actif
   Produits laitiers
   Produits d’épicerie

Valeur comptable  
   nette des  
   immobilisations  
   corporelles
   Produits laitiers
   Produits d’épicerie

Ajouts aux  
   immobilisations  
   corporelles
   Produits laitiers
   Produits d’épicerie

Écart d’acquisition
   Produits laitiers
   Produits d’épicerie

2008 

Canada

Argentine 
 et Europe

États-Unis

Total

Canada

2007

Argentine
et Europe

États-Unis

Total

  2 700 962  $
164 624

265 331  $

  1 927 983  $

-

-

  4 894 276  $
164 624

  2 566 645  $
170 051

  227 454  $

  1 036 830  $

-

-

  3 830 929  $
170 051

  2 865 586  $  

265 331  $   1 927 983  $  5 058 900  $   2 736 696  $   227 454  $   1 036 830  $  4 000 980  $

  1 075 228  $
306 005

  237 687  $

1 114 556  $

-

-

  2 427 471  $
306 005

  1 014 705  $
305 594

  206 145  $

  961 923  $

-

-

  2 182 773  $
305 594

1 381 233  $   237 687  $  

1 114 556  $   2 733 476  $   1 320 299  $   206 145  $   961 923  $   2 488 367  $

  342 908  $
45 649

91 645  $

391 537  $

-

-

  826 090  $
45 649

  332 980  $
46 507

102 073  $

  209 666  $

-

-

  644 719  $
46 507

  388 557  $  

91 645  $  

391 537  $  

871 739  $   379 487  $  

102 073  $   209 666  $   691 226  $

42 113  $
9 342

7 674  $
-

42 594  $

-

92 381  $
9 342

24 264  $
7 576

28 588  $

15 699  $

-

-

68 551  $
7 576

51 455  $  

7 674  $  

42 594  $  

101 723  $  

31 840  $  

28 588  $  

15 699  $  

76 127  $

156 324  $
169 430

395  $
-

196 397  $

-

353 116  $
169 430

156 324  $
169 430

395  $
-

221 230  $

-

  377 949  $
169 430

  325 754  $  

395  $  

196 397  $   522 546  $   325 754  $  

395  $  

221 230  $   547 379  $

1 Les revenus sont attribués aux pays où s’effectue la fabrication.

22. événements postéRieuRs

Le 1er avril 2008, la Société a acquis les activités fromagères d’Alto Dairy Cooperative aux États-Unis pour une contrepartie en 
espèces  de  163 000 000 $.  Les  justes  valeurs  attribuées  aux  actifs  étaient  de  27 000 000 $  pour  le  fonds  de  roulement,  de 
72 500 000 $ pour les immobilisations et de 63 500 000 $ pour l’écart d’acquisition. La répartition finale du prix d’acquisition 
sera terminée au cours du prochain exercice.

23. chiffRes coRRespondants

Certains  chiffres  de  l’exercice  précédent  ont  été  reclassés  afin  que  leur  présentation  soit  conforme  à  celle  adoptée  pour  
l’exercice considéré.

58          

notEs coMpléMEntairEs aux états financiErs consolidés  _  rapport annueL 2008  _  saputo

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
RENSEIgNEMENTS à L’INTENTION des actionnaires

siège soCial
saputo inc.
6869 boul. Métropolitain est
st-Léonard QC Canada  H1P 1X8
Téléphone : 514.328.6662
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assemBlée générale annuelle des aCTionnaires
Le mercredi 6 août 2008, à 11 h
salon Laval, Hôtel sheraton Laval
2440 autoroute des Laurentides
Laval QC Canada  H7T 1X5

relaTions aveC les invesTisseurs
Communications corporatives
Téléphone : 514.328.3377
Télécopieur : 514.328.3364
Courriel : investisseurs@saputo.com

Bourse
Toronto
symbole : sAP

agenT de TransferT
société de fiducie Computershare du Canada
1500 rue university, bureau 700
Montréal QC Canada  H3A 3s8
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vérifiCaTeurs eXTernes
Deloitte & Touche s.r.l., Montréal QC

poliTiQue en maTière de dividendes
saputo  inc.  verse  des  dividendes  trimestriels  en  espèces  sur  les 
actions ordinaires s’élevant à 0,12 $ par action, ce qui représente un 
dividende annuel de 0,48 $ par action. Le solde du bénéfice réalisé 
est réinvesti pour financer la croissance des activités de la société.

Le  conseil  d’administration  peut  en  tout  temps  et  à  son  entière 
discrétion réviser la politique de la société en matière de dividendes, 
en fonction de la situation financière, des résultats d’exploitation, des 
besoins en capitaux ou de tout autre facteur qu’il juge pertinent.

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Photographies :  Todd  Davis,  simon  Dawson,  Marie-Reine  Mattera, 
Martin Meissner, André Périard, Roth and Ramberg, Valerie simmons, 
Larry  slater,  Tango  Photographie,  Guy  Tessier  et  Tracy  Birdsell 
Photography.

nous  désirons  remercier  Campbell  Appleton,  Marie-eve  Cadieux, 
nicole Fisher, sebastián García Aleman, Alejandro Hernandez, Fannie 
Perron,  Daphne  Price,  John  Wegenast  et  Clifton  Young,  pour  leur 
contribution à l’ajout d’éléments visuels.

Conception graphique : dyade.com

imprimé au Canada

POSITION 
SEULEMENT

Ce  document  est  imprimé  en  partie  sur  du  papier  dont  les  fibres 
proviennent de forêts bien gérées selon les certifications forestières 
FsC  et  PeFC  ainsi  que  sur  du  papier  contenant  30 %  de  fibres 
postconsommation, certifié Choix environnemental et FsC sources 
Mixtes, fabriqué à partir d’énergie biogaz.

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